Textes types pour interventions critiques de la chasse dans les parlements cantonaux
De plus en plus de parlementaires souhaitent une politique de la chasse respectueuse des animaux et de la nature – et échouent non pas par manque de volonté politique, mais faute de temps pour formuler des interventions concrètes. Cette page rassemble tous les modèles en un seul endroit.
Sur cette page, tu trouveras plus de 80 textes types déjà formulés (y compris des initiatives populaires cantonales) pour des interventions critiques envers la chasse dans les parlements cantonaux et au-delà. L'IG Wild beim Wild met ainsi gratuitement à disposition des textes types pour des motions, postulats, initiatives populaires et autres projets parlementaires. Chaque texte peut être repris directement, adapté au niveau cantonal et déposé. Les textes sont organisés par thème selon les sept catégories de wildbeimwild.com – afin que tu trouves immédiatement les fondements scientifiques et les sources pertinents dont tu as besoin pour motiver ton intervention.
Remarques importantes concernant l'utilisation
- Tous les textes sont des modèles et doivent être vérifiés sur le plan juridique et formel au regard de la situation légale cantonale avant leur dépôt.
- Les dénominations des lois, les numéros d'articles et les formats parlementaires (motion, postulat, interpellation) doivent être complétés au niveau cantonal.
- Les textes types distinguent systématiquement entre la chasse à patente (environ 65 % des cantons, pas de responsabilité de territoire) et la chasse à territoire – merci de vérifier la réglementation correspondante dans ton propre canton.
- Les titulaires de mandats, les partis, les organisations et les particuliers engagés peuvent reprendre et adapter librement tous les textes.
- Remarque juridique : L'IG Wild beim Wild décline toute responsabilité quant à l'exactitude juridique des textes déposés.
- Pour toute question concernant l'adaptation spécifique au canton : Prendre contact →
1. Fondements & chasse en Suisse
Ces interventions s'attaquent à la structure fondamentale de la chasse de loisir en Suisse – des périodes de protection aux interdictions de chasse en passant par la mise à l'abri des terrains privés. Fondements scientifiques, bases juridiques (JSG, lois cantonales sur la chasse, LPA) et argumentaire à ce sujet dans le Dossier : Fondements & chasse en Suisse →
- Repos de la chasse en forêt privée : mise à l'abri des propriétés privées pour des raisons éthiques
Les propriétaires fonciers doivent obtenir le droit de soustraire leurs propriétés à la chasse pour des raisons éthiques – à l'image des réglementations en vigueur dans plusieurs États de l'UE et du modèle genevois. - Interdiction de la chasse au renard : réorientation de la politique cantonale de la chasse fondée sur la science et l'éthique animale
Selon l'état actuel de la recherche, la chasse au renard n'a aucun effet régulateur démontrable sur la population. Cette intervention réclame une interdiction ancrée au niveau cantonal sur la base de la loi fédérale sur la chasse (JSG). - Abolition de la chasse au petit gibier : protection des espèces menacées face à la chasse de loisir
Plusieurs espèces de petit gibier (lièvre commun, perdrix grise, bécasse des bois) figurent sur la Liste rouge de la Suisse. Cette intervention exige une interdiction immédiate de la chasse pour les espèces menacées. - Interdiction du lâcher d'animaux d'élevage à des fins cynégétiques
Le lâcher d'animaux d'élevage à des fins cynégétiques crée des occasions de tir là où aucune population n'existe. L'intervention exige une interdiction cantonale et le réexamen des espèces chassables sans population sauvage avérée. - Interdiction des chasses en mouvement
Les chasses en mouvement avec rabatteurs, chiens et nombreux tireurs et tireuses représentent un risque accru pour la sécurité et provoquent un stress massif pour les animaux sauvages. L'intervention exige une interdiction cantonale. - Protection des jeunes animaux et des animaux parents : périodes de protection et zones de tranquillité rigoureuses
Des périodes de protection scientifiquement fondées et des zones de tranquillité spatiales pendant les périodes de couvaison, de mise bas et d'élevage doivent être ancrées de manière contraignante au niveau cantonal. - Trêve de chasse lors des canicules et sur les surfaces incendiées
Les canicules et les incendies de forêt touchent les animaux sauvages à une phase où leur bilan énergétique est de toute façon à la limite. L'intervention exige une trêve de chasse automatique lors d'un avertissement de canicule et une période d'interdiction pluriannuelle sur les surfaces incendiées. - Miradors illégaux : débarrasser les forêts de la prolifération cynégétique
Les miradors et infrastructures de chasse non autorisés obstruent illégalement les zones forestières publiques. L'intervention exige des contrôles systématiques et des obligations de démantèlement. - Interdiction de chasse sur le modèle genevois : remplacer la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune sauvage
Le canton de Genève a aboli la chasse de loisir en 1974 et l'a remplacée par une gestion étatique de la faune sauvage. L'intervention exige un projet pilote correspondant ou une initiative populaire dans le canton concerné. - Zones sans chasse et territoire pilote sur le modèle genevois
Dans un premier temps, des zones définies doivent être déclarées sans chasse pendant cinq ans, afin de documenter scientifiquement les effets écologiques et sociaux d'un renoncement à la chasse. - Endiguer le tourisme de chasse de loisir : interdiction de la publicité pour les voyages de chasse au trophée et régulation des licences de chasse cantonales pour les hôtes étrangers
L'attribution commerciale de droits de tir sur des espèces d'animaux sauvages convoitées à des hôtes de chasse solvables doit être empêchée et la promotion des voyages de chasse au trophée doit être soumise à autorisation cantonale. - Des corridors fauniques plutôt que des tirs : ancrage contraignant de la mise en réseau des habitats dans l'aménagement du territoire cantonal
Les corridors fauniques doivent être inscrits comme zones prioritaires dans le plan directeur cantonal, les passages à faune planifiés de manière contraignante et les tirs dans les zones fragmentées remplacés par des mesures d'aménagement du territoire. - Chasse de loisir et maladies des animaux sauvages : examen indépendant du rôle de la chasse dans la propagation des zoonoses et des épizooties
Le rôle de la chasse de loisir dans la propagation des maladies des animaux sauvages doit être examiné de manière indépendante, l'agrainage interdit et les prescriptions d'hygiène renforcées. - Droit au repos sans confrontation avec la chasse de loisir : garantir le libre accès à la nature pour la population
Des week-ends sans chasse, des cartes de chasse numériques, des zones de détente et des points de signalement doivent garantir le droit de la population à un repos non perturbé en forêt et dans la nature. - Examen obligatoire de la biodiversité avant l'octroi d'autorisations de tir
Avant chaque autorisation de tir, un service spécialisé indépendant doit examiner les effets des prélèvements prévus sur la biodiversité locale et régionale. - Corps professionnel de gardes-faune : augmentation des effectifs et professionnalisation de la gestion cantonale de la faune
Le corps cantonal de gardes-faune doit être doublé, doté d'un code d'honneur et progressivement établi comme instance principale de la gestion de la faune – à l'image du canton de Genève. - Réforme de la formation des chasseurs de loisir : examen obligatoire sur la protection animale et l'éthique comme condition d'obtention du permis de chasse
La formation des chasseurs doit être élargie par des modules obligatoires en droit de la protection animale, en éthique animale et en écologie de la faune, complétée par une évaluation d'aptitude psychologique et un contrôle périodique.
2. Politique, lobby & médias
Ces interventions visent l'influence politique du lobby de la chasse, la propagande dans les écoles et les privilèges injustifiés accordés aux associations de chasse. Contexte à ce sujet dans le Dossier : Politique, lobby & médias →
- Endiguer la propagande de la chasse au moyen d'animaux morts
L'exposition publique d'animaux sauvages tués (tableaux de chasse, expositions de trophées) doit être réglementée au niveau cantonal – de manière analogue aux dispositions existantes de protection animale concernant l'exposition de cadavres d'animaux. - Pas de propagande de la chasse par des chasseurs de loisir dans les écoles
Les associations de chasse ne doivent pas utiliser les heures de cours publiques pour faire une publicité non critique en faveur de la chasse de loisir. L'intervention exige des critères contraignants pour les acteurs extrascolaires dans les établissements d'enseignement. - Retrait des privilèges environnementaux pour les associations de chasse
Les associations de chasse sont reconnues comme organisations de protection de la nature dans plusieurs cantons et bénéficient à ce titre de privilèges fiscaux et procéduraux. Cette intervention demande un réexamen de cette classification sur la base de contributions vérifiables à la protection de la nature. - Obligation d'autorisation pour les événements de chasse publics : réguler les messes de Saint-Hubert, les présentations de tableaux et les foires de la chasse
Les manifestations au cours desquelles des animaux sauvages tués sont exposés au public ou des voyages de chasse au trophée sont promus doivent être soumises à une obligation d'autorisation cantonale. - Transparence sur l'imbrication entre l'administration de la chasse et les associations de chasse : divulgation des doubles rôles personnels
Les imbrications personnelles et institutionnelles entre l'administration de la chasse et les associations de chasse doivent être rendues transparentes, et les conflits d'intérêts empêchés par des règles d'incompatibilité. - Transparence du lobby et obligation de récusation lors des décisions de politique cynégétique
Les membres du parlement ayant des intérêts liés à la chasse doivent être soumis à des obligations de divulgation et de récusation. Un registre public des lobbies doit documenter tous les contacts entre les associations de chasse et l'administration cantonale.
3. Modes de chasse, sécurité & technique
Ces interventions abordent des risques concrets de sécurité, des dangers pour la santé et des aspects techniques de la chasse de loisir. Études, statistiques d'accidents et bases juridiques dans le Dossier : Modes de chasse, sécurité & technique →
- Empêcher efficacement la consommation d'alcool et de drogues durant la chasse de loisir
Contrairement à la circulation routière, la plupart des cantons ne prévoient aucune limite d'alcoolémie contraignante pour les personnes portant une arme à feu à la chasse. L'intervention demande des réglementations analogues à celles régissant la conduite de véhicules sous influence. - Chasse de loisir et criminalité : renforcer les contrôles d'aptitude, les obligations de signalement et les conséquences
Les condamnations pour délits de violence doivent entraîner le retrait immédiat de la patente de chasse. L'intervention demande en outre des contrôles psychologiques d'aptitude obligatoires lors de l'octroi de la patente. - Chasse sans plomb : interdiction des munitions au plomb dans le canton
Les munitions au plomb contaminent de manière avérée les corps des animaux sauvages et l'environnement. L'Allemagne et l'Autriche ont déjà pris des mesures de restriction. L'intervention demande une interdiction cantonale. - Interdiction des pièges et de la chasse à l'appât cruels envers les animaux
Les pièges à animaux vivants, les pièges à glu et certaines méthodes de chasse à l'appât sont en contradiction directe avec la loi sur la protection des animaux (LPA art. 4). L'intervention demande une interdiction cantonale explicite. - Sécurité de la population : distances minimales, zones d'interdiction, obligation de déclaration
L'usage d'armes à feu dans les zones forestières proches des habitations, des sentiers de randonnée et des écoles doit être réglementé par des distances minimales contraignantes et une obligation de déclaration des événements de chasse. - Recensement transparent des chasseurs de loisir impliqués dans des délits de violence
Les statistiques officielles ne recensent pas si les auteurs possèdent un permis de chasse ni si des armes de chasse ont été utilisées. L'intervention demande une collecte systématique des données et une publication annuelle comme base d'une prévention de la violence fondée sur des preuves. - Protection contre la violence armée domestique : armes de chasse, chasseurs de loisir et féminicides
Les armes de chasse sont impliquées dans un nombre considérable de féminicides et d'actes de violence domestique. L'intervention demande un recensement systématique ainsi que des mesures préventives concernant la détention d'armes par les personnes titulaires d'une licence de chasse. - Interdiction des méthodes de chasse high-tech : pas de caméras thermiques, de dispositifs de visée nocturne ni de drones pour la chasse de loisir
Les caméras thermiques, les optiques de visée nocturne, les drones et les appareils d'appel numériques transforment la chasse de loisir en une machinerie de mise à mort technologiquement suréquipée. L'intervention demande une interdiction cantonale complète. - Protection des chiens de chasse : interdiction du déterrage avec des chiens, obligation de déclaration en cas de blessures et contrôles de la détention
Les chiens de chasse comptent parmi les victimes oubliées de la chasse de loisir. L'intervention demande une interdiction du déterrage avec des chiens, une obligation de déclaration des blessures et des normes de détention contraignantes. - Réforme de la haute chasse cantonale : du rituel traditionnel à une gestion de la faune fondée sur des preuves
La haute chasse forfaitaire et généralisée doit être remplacée par une gestion fondée sur des preuves, des zones de tranquillité doivent être délimitées et le passage au modèle du garde-faune doit être examiné. - Peste porcine africaine : pas d'extension de la chasse de loisir sous prétexte de lutte contre les épizooties
Des scénarios épizootiques comme la PPA ne doivent pas servir de prétexte à une extension de la chasse de loisir. Une lutte contre les épizooties fondée sur des preuves plutôt qu'une multiplication des tirs. - Restriction de l'affût : interdiction de l'agrainage, réglementation de l'affût nocturne et zones de tranquillité
L'agrainage des animaux sauvages doit être interdit, l'affût nocturne réglementé et des zones de tranquillité délimitées de manière contraignante. - Interdiction du déterrage : abolir l'une des formes de chasse les plus cruelles
Le déterrage – au cours duquel des chiens sont envoyés dans les terriers des renards et des blaireaux – doit être interdit totalement et sans exception. - Réglementation de l'affût : restriction de la chasse hivernale dans les corridors de haute montagne
L'affût dans les corridors fauniques et pendant les mois d'hiver doit être interdit, la liste des espèces restreinte et sa suppression examinée. - Suppression de la chasse spéciale : transfert vers le modèle professionnel de garde-faune
La chasse spéciale en tant que période de chasse supplémentaire doit être supprimée et les tâches de régulation restantes transférées au service professionnel de la faune.
4. Dignité animale, images de violence & dimension psychique
Ces interventions protègent les enfants des images de violence, renforcent la dignité animale et exigent la transparence sur les risques sanitaires du gibier. Bases scientifiques dans le Dossier : Dignité animale, images de violence & dimension psychique →
- Réguler les photos de tableau : protéger la dignité animale au-delà de la mort
Le partage de photos d'animaux sauvages tués sur les réseaux sociaux et dans les espaces publics doit être réglementé de manière analogue aux interdictions de représentations de violence. Base : loi sur la protection des animaux (LPA) et dignité de la créature ancrée dans la Constitution (art. 120 Cst.). - Formats de loisirs cruels envers les animaux et salons de terrariophilie
Les manifestations qui exposent des animaux vivants ou morts de manière dégradante doivent être soumises à une autorisation cantonale et pouvoir être interdites en cas d'infraction à la LPA. - Interdiction de la chasse pour les enfants et les adolescents
Les mineurs sont activement impliqués dans des actes de chasse dans plusieurs cantons. L'intervention exige un âge minimum de 18 ans pour toute forme de participation à des actes de chasse – en invoquant le bien-être de l'enfant (art. 301 ss CC) et la protection de la jeunesse. - Rendre transparents les risques sanitaires du gibier
Le gibier peut contenir des résidus de plomb, des parasites et des zoonoses. L'intervention exige une obligation d'étiquetage pour le gibier commercialisé directement ainsi que des obligations d'information envers les consommatrices et consommateurs. - Obligation cantonale de déclaration et statistique pour toutes les victimes de la chasse de loisir
Une obligation de déclaration complète et obligatoire ainsi qu'une statistique accessible au public pour tous les dommages corporels, matériels et les blessures d'animaux liés à la chasse de loisir doivent être introduites. - Engagement cantonal pour une interdiction nationale d'importation de trophées de chasse
Le canton doit s'engager activement au niveau fédéral pour une interdiction nationale d'importation de trophées de chasse et préparer une initiative cantonale. - Combler la lacune du droit de la protection animale : mise sur un pied d'égalité des animaux sauvages dans la loi sur la protection des animaux
Les animaux sauvages tués dans le cadre de la chasse de loisir devraient être soumis aux mêmes normes de protection animale que les animaux de rente dans les abattoirs. - Mettre fin à la violence de loisir envers les animaux : reconnaître la chasse de loisir comme une forme de violence de loisir
Le Conseil d'État doit examiner dans un rapport si la chasse de loisir doit être qualifiée de violence de loisir envers les animaux et quelles conséquences en découlent pour la politique cantonale de la chasse.
5. Loup, prédateurs & politique
Ces interventions s'opposent aux tirs de loups, exigent la protection des troupeaux et l'intégration des prédateurs dans la politique forestière cantonale. Études, chiffres et analyse juridique dans le Dossier : Loup, prédateurs & politique →
- Moratoire sur les tirs de lynx en cas de population génétiquement menacée
Plusieurs cantons envisagent des régulations du lynx, bien que l'espèce soit génétiquement appauvrie selon KORA et le FIWI et que des populations aient été manifestement décimées par le braconnage. L'intervention demande un moratoire, des analyses indépendantes des populations et une lutte conséquente contre le braconnage plutôt que des demandes de tir. - Moratoire, voire interdiction de la chasse au loup
Les tirs de loups en Suisse sont effectués sur la base de la loi révisée sur la chasse (JSG, 2023), critiquée par les organisations environnementales comme incompatible avec les obligations internationales de protection (Convention de Berne). L'intervention demande un moratoire cantonal jusqu'à l'examen juridique définitif. - Protéger la forêt protectrice de la chasse de loisir et intégrer les prédateurs
La présence de loups et d'autres prédateurs réduit manifestement la pression d'abroutissement dans les forêts protectrices (cascade trophique). L'intervention demande d'exclure systématiquement les zones de forêt protectrice de la chasse de loisir. - Protection des troupeaux plutôt que tirs de loups : la gestion du loup dans le canton
L'intervention demande d'affecter en priorité les moyens cantonaux à des mesures efficaces de protection des troupeaux (chiens de protection des troupeaux, clôtures, accompagnement en alpage), au lieu d'accorder des autorisations de tir. - Évaluation indépendante des tirs cantonaux de loups et de leurs conséquences écologiques
Tous les tirs de loups effectués depuis la révision de la JSG en 2023 doivent être évalués de manière indépendante – quant à leur efficacité, leurs conséquences écologiques, leurs coûts et leur conformité juridique. - Respect des normes internationales de protection des espèces lors des tirs cantonaux de loups
Toutes les décisions cantonales de tir concernant le loup doivent être conformes à la Convention de Berne. Examen au regard du droit international, droits de recours et protection du loup en tant qu'espèce strictement protégée.
6. Droit, contrôle & alternatives
Ces interventions renforcent le contrôle étatique, exigent la transparence des statistiques de chasse et misent sur une surveillance indépendante plutôt que sur l'autocontrôle des chasseurs. Bases juridiques dans le Dossier : Droit, contrôle & alternatives →
- Prescriptions sur les clôtures et filets de pâturage conformes à la protection animale
Les clôtures et filets de pâturage causent chaque année de nombreuses blessures et morts d'animaux sauvages. L'intervention exige des normes cantonales contraignantes pour la construction, le marquage et l'entretien selon l'état de la science. - Statistique de chasse transparente : divulguer les tirs, les recherches au sang et les tirs manqués
En Suisse, les tirs manqués (animaux touchés mais non abattus) ne sont systématiquement pas recensés. L'intervention exige une statistique de chasse complète, accessible publiquement au niveau cantonal, incluant les recherches au sang et les taux de pertes. - Zones sans chasse et zone pilote sur le modèle genevois
Comme premier pas, des zones définies devraient être déclarées sans chasse pendant cinq ans, afin de documenter scientifiquement les effets écologiques et sociaux d'un renoncement à la chasse. - Retrait des privilèges environnementaux pour les associations de chasse
Les associations de chasse reconnues comme organisations de protection de la nature ne devraient conserver leurs privilèges que si elles peuvent démontrer des contributions vérifiables à la protection de la nature. - Surveillance de la chasse indépendante : contrôle externe plutôt qu'autocontrôle
Dans la plupart des cantons, le contrôle de l'exercice correct de la chasse incombe aux chasseurs eux-mêmes. L'intervention exige un organe de surveillance financé par le canton et indépendant des chasseurs. - Supprimer le « paysage cultivé » comme justification des tirs d'animaux sauvages : arguments écologiques factuels plutôt que mythes
La référence générale à la « protection du paysage cultivé » comme justification des autorisations de tir devrait être supprimée et remplacée par des critères fondés sur des preuves et justifiés écologiquement.
7. Initiatives populaires cantonales
Outre les interventions parlementaires (motions, postulats), l'IG Wild beim Wild met également à disposition des textes types pour des initiatives populaires cantonales. Les initiatives populaires permettent à la population d'imposer directement dans les urnes l'abolition de la chasse de loisir – sans passer par le parlement. Le contexte à ce sujet dans le Dossier : Genève et l'interdiction de chasse → et dans le Dossier : Interdiction de chasse en Suisse →
- Initiative populaire cantonale – canton de Bâle-Ville
L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse de milice, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Bâle-Ville. Texte type pour une initiative populaire cantonale visant l'abolition complète de la chasse de loisir, sur le modèle du canton de Genève. - Initiative populaire cantonale – Canton de Bâle-Campagne
L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à territoire, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Bâle-Campagne. Texte type pour une initiative populaire cantonale visant l'abolition de la chasse à territoire, avec clause d'indemnisation pour les communes et gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton de Schaffhouse
Avec 298 km², presque identique à Genève (282 km²), seulement 1’000 signatures nécessaires et le seul vote obligatoire de Suisse, Schaffhouse offre des conditions idéales. Texte type pour une initiative populaire cantonale visant l'abolition de la chasse à territoire selon le modèle genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton de Zoug
Premier canton à chasse à patente avec texte type : avec 239 km², plus petit que Genève, seulement 230 chasseurs de loisir pour environ 135’000 habitants et, en tant que canton le plus riche de Suisse, sans argument de coût. Protection professionnelle de la faune au lieu de la «chasse bruyante» avec chiens courants. - Initiative populaire cantonale – Canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures
Le seuil de signatures le plus bas de Suisse : seulement 300 signatures nécessaires. Avec 243 km², plus petit que Genève, canton à chasse à patente, stratégie de campagne rurale avec argument agricole. - Initiative populaire cantonale – Canton de Neuchâtel
En tant que canton voisin de Genève, Neuchâtel dispose de l'accès le plus direct au modèle genevois éprouvé. La politique du loup dans le Jura comme motif d'actualité, Dandliker comme partenaire de campagne, 4’500 signatures en 6 mois. - Initiative populaire cantonale – Canton du Jura
Deuxième canton romand : le plus jeune canton de Suisse, avec une tradition progressiste, principale zone du lynx, la politique du loup dans le Jura comme motif urgent. 2’000 signatures, chasse à patente, Dandliker comme partenaire de campagne. - Initiative populaire cantonale – Canton de Soleure
Canton à chasse à territoire au pied sud du Jura : le lynx, le castor et le loup font de la protection professionnelle de la faune une nécessité concrète. 3’000 signatures, 18 mois, indemnisation des communes, de 1.10 à 2.20 francs par habitant. - Initiative populaire cantonale – Canton d'Argovie
Plus grand canton du Plateau avec les coûts par habitant les plus avantageux de la série : moins d'un franc par personne et par an. 3’000 signatures, 200 réserves de chasse, chasse à territoire, canton le plus important de Suisse pour le castor. - Initiative populaire cantonale – Canton de Thurgovie
Canton du lac de Constance : l'abolition de la chasse de loisir au bord du lac Léman a multiplié les oiseaux d'eau de quelques centaines à 30’000. Le lac de Constance a le même potentiel. 4’000 signatures, 6 mois de délai de récolte, chasse à territoire. - Initiative populaire cantonale – Canton de Lucerne
Plus grand canton de Suisse centrale pratiquant la chasse à territoire : réserve de biosphère UNESCO de l'Entlebuch, loup au Pilate, coûts par habitant en dessous du niveau genevois. 4’000 signatures, chasse à territoire. - Initiative populaire cantonale – Canton de Zurich
Nouvelle tentative après 2018 : titre positif, calcul transparent des coûts (0.25 à 0.45 franc par habitant), article sur la protection des espèces, indemnisation des communes. Coûts par habitant les plus bas de tous les cantons. 6’000 signatures, 6 mois, chasse à territoire. - Initiative populaire cantonale – Canton de Berne
Plus grand canton de Suisse pratiquant la chasse à patente, bilingue, effet capitale fédérale. La politique du loup dans l'Oberland comme thème mobilisateur. 15’000 signatures, 6 mois, coûts par habitant en dessous du niveau genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton de Fribourg
Canton pont bilingue entre la Romandie et la Suisse alémanique. Voisin de Genève, constitution moderne (2004), Préalpes fribourgeoises comme zone de faune sauvage. 6’000 signatures, chasse à patente. - Initiative populaire cantonale – Canton de Saint-Gall
Plus grand canton de Suisse orientale : Alpstein, politique du loup dans le Sarganserland, lac de Constance comme zone d'oiseaux d'eau. 4’000 signatures, chasse à territoire, coûts par habitant en dessous du niveau genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton de Schwyz
Cas test de la Suisse centrale : l'Ausserschwyz comme base urbaine, loup dans le Muotathal, constitution moderne (2010). 2’000 signatures, chasse à patente. - Initiative populaire cantonale – Canton d'Uri
Canton du Gothard : politique du loup comme thème mobilisateur, plus forte densité de bouquetins de Suisse centrale. 600 signatures (deuxième seuil le plus bas), chasse à patente. En chiffres absolus en dessous du budget genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton d'Obwald
Canton du Pilate : loup comme thème mobilisateur, 500 signatures, chasse à patente. En chiffres absolus en dessous du budget genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton de Nidwald
Presque aussi grand que Genève (276 vs. 282 km²) : la comparaison directe des surfaces a un fort impact communicatif. 250 signatures, chasse à patente. En chiffres absolus, une fraction du budget genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton de Vaud
Canton romand stratégiquement le plus important : voisin direct de Genève, plus grand canton romand, tirs de loups controversés comme motif de mobilisation. 12’000 signatures, chasse à patente, coûts par habitant inférieurs au niveau genevois. - Initiative populaire cantonale – Canton du Valais
Épicentre de la politique du loup : canton politiquement le plus difficile, mais le plus grand impact médiatique. Bilingue, voisin de Genève. 4’000 signatures, chasse à patente, plus grand canton alpin. - Initiative populaire cantonale – Canton des Grisons
Plus grand canton de Suisse : le Parc national suisse démontre depuis 100 ans la régulation naturelle. Trilingue, la plus forte tradition de chasse, politique du loup. 4’000 signatures, chasse à patente. - Initiative populaire cantonale – Canton du Tessin
Seul canton italophone : ouvre la troisième région linguistique au mouvement. Loup dans le Sopraceneri, base urbaine dans le Sottoceneri. 7’000 signatures, chasse à patente. - Initiative populaire cantonale – Canton de Glaris
Canton à Landsgemeinde : aucune récolte de signatures nécessaire, une demande de motion suffit. Vote à main levée, loup dans le pays glaronnais, bouquetin au Tödi. Chasse à patente. - Initiative populaire cantonale – Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures
Plus petit canton de Suisse, canton à Landsgemeinde : aucune récolte de signatures nécessaire. Plus petit que Genève (173 vs. 282 km²), l'Alpstein comme territoire d'animaux sauvages. En chiffres absolus, les coûts les plus bas de tous les cantons.
8. Initiative populaire fédérale «Pour une protection professionnelle de la faune»
Outre les projets cantonaux, un modèle pour une initiative populaire fédérale est désormais également disponible. Il transpose le modèle genevois de gestion professionnelle de la faune à toute la Suisse, ancre une interdiction de la chasse de loisir dans la Constitution fédérale et renforce la protection des espèces menacées telles que le loup, le lynx, l'ours et le castor.
Le texte de l'initiative se présente sous la forme d'un projet constitutionnel élaboré (art. 79a/79b Cst.) et peut être repris et développé politiquement par des partis, des organisations et des particuliers. Le projet complet, avec explications, estimation des coûts et mémo stratégique, est disponible ici : Initiative populaire fédérale «Pour une protection professionnelle de la faune»
Soutien & contact
L'IG Wild beim Wild se tient à disposition des mandataires, gratuitement et sans engagement, pour l'adaptation cantonale spécifique de tous les textes types.
La collection est régulièrement enrichie.
