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Initiative populaire cantonale – Canton de Glaris

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Demande au Mémorial de la Landsgemeinde du canton de Glaris

Fondé sur les art. 56 ss de la Constitution du canton de Glaris du 1er mai 1988 et sur la loi sur les droits politiques

Déposé par [Nom], [Lieu de résidence GL], [Date]

Remarque : Le canton de Glaris est un canton à Landsgemeinde. À la Landsgemeinde, toutes les citoyennes et tous les citoyens glaronnais ayant le droit de vote peuvent se prononcer directement sur des projets constitutionnels et législatifs. Une motion mémoriale peut être déposée par toute personne disposant du droit de vote. Aucune signature n'est requise.

Motion

La Landsgemeinde du canton de Glaris décide la modification suivante de la Constitution du canton de Glaris du 1er mai 1988 :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 La pratique de la chasse par des personnes privées (chasse au permis, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton de Glaris.

2 La protection, la gestion et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est admis qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou se sont révélées insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces fauniques menacées et protégées

1 Le canton renonce à déposer des demandes de régulation préventive des populations d'espèces fauniques protégées au sens de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, en particulier du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du grand harle et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence des animaux sauvages.

3 Des mesures à l'encontre d'animaux sauvages représentant un danger immédiat et considérable pour des personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au strict minimum et mises en œuvre par le service cantonal compétent.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, pour la protection et la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent à l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà versées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase transitoire.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton de Glaris, un petit canton alpin d'environ 40’000 habitants sur 685 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un passe-temps sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée à Glaris sous forme de chasse au permis. Des particuliers acquièrent un permis cantonal et chassent sans responsabilité territoriale fixe (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Le loup est présent dans le Pays de Glaris. Le lynx est établi dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes glaronaises. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le Klöntal et le Sernftal sont des habitats d'importance régionale. Le site du patrimoine mondial UNESCO Tectonicarena Sardona se trouve en partie dans le canton de Glaris (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la politique sur le loup sur wildbeimwild.com).

Le canton de Glaris a la possibilité d'envoyer ici un signal clair. La Landsgemeinde offre pour cela l'instrument démocratique idéal : une seule personne peut déposer la demande, et l'ensemble du corps électoral décide directement.

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir par milice. Les expériences sont sans équivoque :

– La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix de Suisse.

– La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir sanitaire annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pourcent des votants genevois se sont prononcés pour le maintien du système. En 2009, une motion de réintroduction a été rejetée par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2.40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker qualifie l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative financièrement la plus avantageuse. Présentation détaillée dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com. L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève nécessite en moyenne 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur amateur dans le canton de Zurich nécessite pour cela 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : gestion faunistique professionnelle plutôt que chasse de loisir

La motion remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle des gardes-faune :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation cynégétique).

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage.

L'autorégulation naturelle comme principe directeur. Attestée par Genève, les parcs nationaux et des études.

4. Pourquoi Glaris ?

Landsgemeinde : la démocratie la plus directe de Suisse. Une seule personne habilitée à voter peut déposer une motion. Aucune signature requise. L'obstacle le plus bas de toute la Suisse.

Patrimoine mondial de l'UNESCO : Arène tectonique Sardona. Une gestion professionnelle de la faune sauvage renforce la protection de ce territoire unique.

Alpes glaronaises : forêt protectrice et faune sauvage. Loup, lynx, aigle royal, bouquetin, chamois. Klöntal et Sernftal comme habitats précieux (cf. wildbeimwild.com sur les zones protégées et politique du loup).

Superficie comparable à Genève. 685 km² contre 282 km². Moins densément peuplé, moins de zones de conflit (cf. wildbeimwild.com sur la faune sauvage en milieu urbain).

Chasse au brevet = changement de système simplifié. Pas de contrats de bail, pas d'indemnisation communale.

5. Sur le texte de la demande

Les six alinéas du premier article et les quatre alinéas du second article correspondent exactement au modèle genevois et à la variante de chasse au brevet de l'ensemble de la série d'initiatives. Conforme au droit fédéral selon l'art. 3 al. 1 LChP. Genève sans contestation depuis 1974. La commission de la faune sauvage empêche le Conseil d'État d'accorder des dérogations de manière autonome (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).

6. Sur le second article : protection des espèces sauvages menacées et protégées

Loup, lynx, aigle royal présents dans le canton. La formulation «notamment» protège également les espèces amenées à revenir à l'avenir.

7. Conséquences financières

À Genève (282 km², 500’000 habitants) : 1,2 million de francs par an. Pour Glaris (685 km², 40’000 habitants), la projection volontairement prudente suivante tient généreusement compte des coûts supplémentaires liés au contexte alpin :

Charges de personnel : 360’000 à 700’000 francs. Entre 3 et 5 postes à plein temps sont nécessaires. Glaris est un canton alpin au relief exigeant, abritant l'Arena Tectonica Sardona, patrimoine mondial de l'UNESCO, ainsi que le Klöntal et le Sernftal. Le nombre plus élevé de postes tient compte de la gestion de transition pour le cerf élaphe.

Charges matérielles : 70’000 à 130’000 francs. Indemnisation des dommages : 35’000 à 90’000 francs.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 300’000 à 500’000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour les Alpes glaronaises et le Sernftal, sur une période de trois à cinq ans.

Recettes supprimées

L'abolition de la chasse de loisir entraîne la suppression des redevances de permis, estimées à 200’000 à 350’000 francs par an. En regard, il faut poser les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de la route impliquant la faune, dégâts de dents en forêt protectrice imputables à la chasse, charges administratives, interventions de police et de justice –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes font défaut depuis 1974 – sans problème financier pour autant : avant l'interdiction de chasser, plus de 400 chasseurs amateurs étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps accomplissent le même travail mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une régulation cynégétique fondée sur le jargon des chasseurs ou sur une «expérience de la nature» mal comprise des chasseurs amateurs. Un calcul en coûts complets le démontre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs amateurs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations liées à la biodiversité et à la protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 % de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué en votation (51,9 % de non). En 2016, la fédération tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015-2019, les chasseurs amateurs au parlement ont voté majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque prétend que les chasseurs amateurs sont des défenseurs de la nature ignore leur comportement en votation (cf. Fédération tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier sur les coûts).

Coûts totaux bruts : 465’000 à 920’000 francs. Après déductions (suppression de la gestion des permis, de la surveillance de la chasse et de la planification des tirs ; un loup tué inutilement coûte 35’000 francs) : Surcoûts nets : 250’000 à 600’000 francs par an. Le cerf élaphe est présent dans les Alpes glaronaises. La reproduction compensatoire liée à la pression de chasse concerne également Glaris. Après le changement de système, une gestion de transition ciblée sera nécessaire durant les trois à cinq premières années. Pour un canton disposant d'un budget d'environ 434 millions de francs (compte d'État 2024, AFF), le montant reste modeste : moins de 0,15 % (cf. Vérification des mythes sur la chasse).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Conforme au droit fédéral (art. 3 al. 1 LChP, trois systèmes cynégétiques équivalents, Genève depuis 1974). L'art. 7a LChP permet, mais n'oblige pas, à une régulation préventive. L'unité de la matière est respectée.

9. Anticipation des objections prévisibles

«Glaris est trop petit»

Les faits : Genève le fait depuis 50 ans sur 282 km². Glaris a 685 km² et est moins densément peuplé. 250’000 à 600’000 francs au total (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris).

Formule de communication synthétique : «Genève le fait depuis 50 ans sur 282 km². Glaris a 685 km².»

«Le loup menace les animaux de rente»

Formule de communication synthétique : «Une protection professionnelle des troupeaux protège les troupeaux. Les chasseurs amateurs ne les protègent pas.»

«Les coûts sont trop élevés»

Formule de communication synthétique : «250’000 à 600’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal.»

10. Résumé

Cette motion du Mémorial donne à la Landsgemeinde de Glaris la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage. La Landsgemeinde est l'instrument démocratique idéal : une seule personne dépose la motion, le corps électoral décide directement. Le seuil démocratique le plus bas de Suisse pour le changement le plus important possible.

Requérante/Requérant : [Nom], [Adresse], [Lieu de domicile GL]

(Toute personne ayant le droit de vote dans le canton de Glaris peut déposer une motion du Mémorial.)

Annexe : Documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris : wildbeimwild.com – Psychologie der Hobby-Jagd im Kanton GL

Parcs nationaux : wildbeimwild.com/category/nationalpark

Mythes sur la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Mustertext Basel-Stadt

Note sur la procédure

Une motion du Mémorial peut être déposée par toute personne ayant le droit de vote dans le canton de Glaris. La motion doit être remise à la chancellerie du Conseil au plus tard à la date limite publiée dans la Feuille officielle. La motion est publiée dans le Mémorial. Le Conseil d'État prend position. La prochaine Landsgemeinde ordinaire (chaque premier dimanche de mai) vote sur la motion. La requérante ou le requérant a le droit de motiver personnellement sa motion.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Motion du Mémorial «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton de Glaris Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Glaris est un canton à landsgemeinde. Une seule personne peut déposer la motion mémoriale. Aucune signature n'est nécessaire. La barre la plus basse de la série. 685 km², 40’000 habitants. Patrimoine mondial UNESCO : Arena Tectonica Sardona. 150’000–350’000 francs de surcoûts nets.

1. Particularité : la procédure de landsgemeinde

Aucune signature. Une motion mémoriale peut être déposée par une seule personne ayant le droit de vote.

Motivation personnelle. La ou le requérant·e motive la motion en personne lors de la landsgemeinde (3 à 5 minutes).

Vote direct. La population votante se prononce à main levée.

Respecter la date limite. La motion doit être déposée à temps auprès de la chancellerie du conseil.

2. Analyse des opposants

« Glaris est trop petit » : « Genève le fait depuis 50 ans sur 282 km². Glaris dispose de 685 km². »

« Le loup met en danger les animaux de rente » : « Une protection professionnelle des troupeaux protège les troupeaux. Les chasseurs amateurs, non. »

« Les coûts sont trop élevés » : « 250’000 à 600’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. »

3. Messages clés

« Genève montre l'exemple depuis 50 ans. » 90 pour cent d'approbation.

« Professionnel plutôt qu'amateur. » Des spécialistes plutôt que des tireurs du dimanche.

« La landsgemeinde décide directement. » Sans détour par la politique partisane.

4. Calendrier

PhaseContenuCalendrier
Préparer la motionConsulter une juriste ou un juriste ; finaliser le texteMois 1–3
DépôtChancellerie du conseil, avant la date limiteSelon la feuille officielle
Relations avec les médiasSüdostschweiz Glarus, Glarner NachrichtenAprès le dépôt
Cercle de soutienPS, Verts ; Pro Natura GL ; BirdLife ; associations localesEn continu
Discours à la landsgemeinde3–5 min., clair, factuel, personnelAvant la landsgemeinde
Landsgemeinde1er dimanche de mai ; motiver la demande ; vote à main levéeJour de la landsgemeinde

5. Conseils pour le discours à la landsgemeinde

Bref et clair. 3 à 5 minutes. Commencer par une touche personnelle. Genève comme preuve. « Genève le fait depuis 50 ans. 90 pour cent souhaitent le conserver. » Les coûts, concrètement. « 250’000 à 600’000 francs. » Terminer par un appel. « Votez pour une protection professionnelle de la faune sauvage. Pour nos animaux. Pour notre canton de Glaris. »

6. Sources

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des militantes et militants, des organisations ou des requérants, et adapté à la situation du canton de Glaris.

Vérification des faits : les affirmations du lobby des chasseurs de loisir

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