Initiative populaire cantonale – Canton de Vaud
«Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» / «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
Initiative constitutionnelle rédigée de toutes pièces / Initiative constitutionnelle sous forme de projet élaboré
Fondée sur l'art. 79 de la Constitution du canton de Vaud du 14 avril 2003 et sur la Loi sur l'exercice des droits politiques
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]
Remarque : Le canton de Vaud est francophone. Pour le dépôt, le texte d'initiative doit être en langue française. La présente version allemande sert à la vue d'ensemble et à la planification stratégique.
Texte d'initiative
Les soussignés, personnes ayant le droit de vote dans le canton de Vaud, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :
La Constitution du canton de Vaud du 14 avril 2003 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage
1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Vaud.
2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement au service du canton.
3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers sont épuisées ou insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.
4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentants et représentantes des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.
5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations de faune sauvage, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.
6 Les modalités sont réglées par la loi.
Art. [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées
1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces de faune sauvage protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.
2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.
3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.
4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la collaboration intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces de faune sauvage menacées.
Disposition transitoire
1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.
2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.
3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.
Explications
1. Situation de départ
Dans le canton de Vaud, troisième plus grand canton de Suisse avec environ 815'000 habitants sur 3'212 km² de superficie, la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimée par des discours obsolètes qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse genevoise sur wildbeimwild.com).
La chasse de loisir est organisée dans le canton de Vaud sous forme de chasse à permis. Des particuliers acquittent un permis cantonal et chassent sans responsabilité territoriale fixe (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Vaud ainsi que l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).
Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces de faune sauvage protégées subissent des pressions. Avec la révision de la loi sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le canton de Vaud est directement concerné par le retour du loup : plusieurs meutes de loups sont documentées dans le Jura vaudois et dans les Alpes vaudoises. Le lynx est établi dans le Jura et les Préalpes depuis des décennies. Le castor colonise de nombreux cours d'eau. L'aigle royal niche dans les Alpes vaudoises. La rive nord du lac Léman constitue l'une des zones d'oiseaux aquatiques les plus importantes de Suisse (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Le canton de Vaud a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement pour une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir, mais aussi pour la protection conséquente des espèces de faune sauvage menacées au niveau cantonal. En tant que canton voisin de Genève, Vaud peut s'appuyer directement sur l'expérience réussie de son voisin.
2. Le modèle : canton de Genève
Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir de milice. Avant l'interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : cerfs et sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines d'exemplaires de chevreuils. Environ 300 chasseurs de loisir lâchaient massivement faisans, perdrix et lièvres pour la chasse de loisir.
Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :
– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix de Suisse.
– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un abattage spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.
– En 2005, lors d'une nouvelle votation populaire, 90 pour cent de l'électorat genevois s'est prononcé pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion pour la réintroduction a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.
– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en environ 600’000 francs pour le personnel (env. trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de chargés d'environnement), 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.
L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir comme l'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier «Genève et l'interdiction de chasse» sur wildbeimwild.com. Pour le canton de Vaud, l'expérience genevoise n'est pas seulement un modèle théorique, mais un voisinage vécu : Vaud partage avec Genève les rives du lac Léman, la même langue et la même culture politique.
L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un abattage sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir du canton de Zurich a besoin de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État Zurich).
3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir
L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle de garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Compétence professionnelle au lieu de divertissement de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation de chasse sur wildbeimwild.com).
Principe d'ultima ratio. Un abattage n'est autorisé que si toutes les mesures non-létales sont épuisées.
Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique n'affaiblisse la gestion de la faune.
Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations d'animaux sauvages se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.
4. Pourquoi Vaud ?
Le canton de Vaud se prête particulièrement bien à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :
Canton voisin de Genève. Le canton de Vaud est le voisin immédiat du canton de Genève. L'expérience genevoise n'est pas abstraite, mais tangible. La population vaudoise connaît Genève. Les oiseaux d'eau qui hivernent à Genève sont les mêmes que ceux visibles sur la rive nord du lac Léman. Les corridors faunistiques franchissent la frontière cantonale. Une gestion professionnelle de la faune dans le canton de Vaud étendrait l'expérience genevoise à l'ensemble du bassin lémanique.
Plus grand canton francophone de Suisse. Avec 815'000 habitants, le canton de Vaud est le plus grand canton de Romandie. Un succès ici aurait un effet de signal pour l'ensemble de la Suisse romande (FR, NE, JU, VS). Les messages clés fonctionnent en français : «Genève le fait depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.»
Politique du loup dans le Jura et les Alpes. Plusieurs meutes de loups sont documentées dans le Jura vaudois et les Alpes vaudoises (Pays-d'Enhaut, Gruyère vaudoise). Les tirs controversés de loups ont politisé le débat. L'initiative offre une réponse constitutionnelle (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Lynx dans le Jura vaudois. Le lynx est établi dans le Jura vaudois depuis des décennies et régule naturellement les populations de chevreuils. La gestion professionnelle de la faune protège le lynx et utilise sa fonction écologique.
Rive nord du lac Léman : zone d'oiseaux d'eau d'importance nationale. La rive nord du lac Léman fait partie des zones d'oiseaux d'eau les plus importantes de Suisse. L'expérience genevoise montre ce qui se passe quand la chasse de loisir aux oiseaux d'eau cesse : le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié de cent à 30'000. Le canton de Vaud pourrait obtenir un résultat similaire pour la rive nord.
12'000 signatures. Avec 815'000 habitants, 12'000 signatures représentent 1,5 pour cent de la population. À Lausanne, Yverdon-les-Bains, Montreux, Nyon, Vevey et Morges, la récolte peut s'effectuer efficacement (cf. wildbeimwild.com sur la faune dans les zones habitées).
Chasse au permis = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation communale.
Université de Lausanne (UNIL) et EPFL. Lausanne est un site scientifique. L'argument fondé sur les preuves de la gestion professionnelle de la faune trouve ici un public marqué par le milieu académique.
5. Sur le texte de l'initiative
Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir
L'interdiction de la chasse au permis par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève conforme au droit fédéral depuis 1974.
Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune
Au lieu de chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune formés professionnellement au service cantonal assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.
Alinéa 3 – Tir comme ultima ratio
Un tir est l'exception, pas la règle. Les mesures passives ont la priorité.
Alinéa 4 – Commission de la faune
La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle empêche que le Conseil d'État autorise de manière autonome des exceptions (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).
Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence
La promotion de la coexistence comprend dans le canton de Vaud notamment la mise en réseau de la rive nord du lac Léman avec le Jura et les Alpes, la sécurisation des corridors faunistiques et l'information de la population (cf. wildbeimwild.com sur la faune dans les zones habitées).
Dispositions transitoires
Le délai de deux ans donne suffisamment de temps au Conseil d'État. L'inspection cantonale de la faune existante peut servir de base institutionnelle.
6. Sur le deuxième article : Protection des espèces faunistiques menacées et protégées
Le deuxième article est particulièrement pertinent pour le canton de Vaud. Plusieurs meutes de loups sont documentées dans le Jura et dans les Alpes. Le lynx est établi dans le Jura depuis des décennies. Le castor colonise de nombreux cours d'eau. La rive nord du lac Léman constitue une zone d'importance nationale pour les oiseaux d'eau. La formulation «notamment» protège aussi les futurs revenants, notamment la loutre (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
7. Conséquences financières : Budget concret pour le canton de Vaud
Le budget de référence genevois
À Genève, canton directement voisin avec 282 km² et environ 500'000 habitants, les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.
Extrapolation prudente pour le canton de Vaud
Pour le canton de Vaud avec 3'212 km² de superficie et environ 820'000 habitants, voici une estimation de coûts volontairement prudente. Cette estimation calcule généreusement et tient compte des Alpes vaudoises, de la mise en place de la protection des troupeaux et de la gestion transitoire du cerf élaphe :
Coûts de personnel : 1'440'000 à 2'380'000 francs par an. 12 à 17 postes à plein temps sont nécessaires. Le canton de Vaud est onze fois plus grand que Genève et topographiquement diversifié : rives du lac Léman et Plateau à l'ouest, Jura au nord, Alpes vaudoises à l'est (Diablerets, Pays-d'Enhaut, Château-d'Oex). Le loup est documenté dans le canton. S'y ajoute la gestion transitoire du cerf élaphe dans les Alpes.
Coûts matériels : 300'000 à 500'000 francs par an. Équipement alpin, véhicules, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux et travail d'information publique.
Indemnisation des dommages : 150'000 à 350'000 francs par an.
Investissement initial pour la protection des troupeaux : 500'000 à 900'000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour les Alpes vaudoises (Diablerets, Pays-d'Enhaut) sur trois à cinq ans : programmes de chiens de protection, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation de bergers. Pas nécessaire dans le Plateau vaudois et au bord du lac Léman.
Coûts totaux : 1'890'000 à 3'230'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 2,30 à 3,95 francs par habitant et par an.
Gestion transitoire du cerf élaphe
Le cerf élaphe est présent dans les Alpes vaudoises. La reproduction compensatoire – le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse – empêche une réduction durable. Après le changement de système, il faut une gestion transitoire ciblée dans les trois à cinq premières années, qui est intégrée dans les effectifs plus élevés (cf. études sur wildbeimwild.com).
Économies et contre-financement
Face à cela se trouvent des économies considérables : pas d'examens de chasse, pas d'administration des permis, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. Un seul loup tué inutilement coûte environ 35'000 francs au public. Le canton de Vaud, en tant que canton voisin de Genève, a l'argumentaire le plus court : ce qui fonctionne à Genève depuis 50 ans fonctionne aussi dans le canton de Vaud.
Recettes supprimées
Avec l'abolition de la chasse de loisir disparaissent les taxes de permis estimées à 1,5 à 2 millions de francs par an. Face à cela se trouvent cependant les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans les forêts de protection, charge administrative, interventions de police et judiciaires –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes manquent depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon des chasseurs ou la «expérience de la nature» mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul complet des coûts montre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).
Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le Parc national Parc Adula. Pendant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont fait majoritairement de la politique contre les préoccupations environnementales. Qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier coûts).
Les coûts nets supplémentaires devraient se situer entre 1’000’000 et 2’200’000 francs par an, ce qui correspond à environ 1.20 à 2.70 francs par habitant. Même en calculant généreusement : c'est moins qu'un café par personne et par an. Pour un canton avec un budget total d'environ 12.7 milliards de francs (Comptes d'État 2024, AFF), cela représente moins de 0.02 pour cent (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).
8. Compatibilité avec le droit supérieur
Premier article : Abolition de la chasse de loisir
Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974 sans contestation.
Deuxième article : Protection des espèces protégées
L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais ne l'impose pas. Le renoncement ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.
Unité de la matière
Respectée, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.
9. Anticipation d'objections prévisibles
«Vaud est onze fois plus grand que Genève – le système ne fonctionne pas ici»
Les faits : Surface plus grande, mais aussi population plus importante (815’000 vs. 500’000). Les coûts par habitant sont inférieurs au niveau genevois : 1.20 à 2.70 francs vs. 2.40 francs. Le Plateau vaudois (Broye, Gros-de-Vaud) est le même paysage que Genève. Le Jura et les Alpes sont moins densément peuplés avec moins de zones de conflit (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Vaud).
Formule communicative courte : «Le Plateau vaudois est le même paysage que Genève. Et les coûts par habitant sont inférieurs à ceux de Genève.» / «Das Waadtländer Mittelland ist die gleiche Landschaft wie Genf. Und die Pro-Kopf-Kosten sind tiefer als in Genf.»
«Le loup a besoin de la chasse de loisir»
Les faits : Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.
Formule communicative courte : «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.»
«Les coûts sont trop élevés»
Les faits : 1.20 à 2.70 francs par habitant et par an. Sous le niveau genevois. Genève le fait depuis 50 ans, et 90 pour cent de la population veulent le conserver.
Formule communicative courte : «Moins de 2.20 francs par habitant et par an. Moins qu'à Genève. Et 90% des Genevois veulent garder le système.»
10. Résumé
Cette initiative donne à la population vaudoise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur les preuves de la faune sauvage et d'une protection complète des espèces de faune sauvage menacées. Le premier article suit le modèle genevois éprouvé depuis plus de 50 ans. Le deuxième article protège notamment les meutes de loups dans le Jura et dans les Alpes, le lynx dans le Jura et les oiseaux d'eau au lac Léman. En tant que canton voisin de Genève et plus grand canton francophone de Suisse, un succès à Vaud aurait un effet de signal pour toute la Romandie.
Comité d'initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» / «Für professionellen Wildtierschutz»
[Name 1], [Name 2], [Name 3] …
(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton de Vaud)
Adresse de contact : [Adresse du comité]
Annexe : Documentation complémentaire
Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.
Études scientifiques : wildbeimwild.com/etudes
Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/chasse-en-suisse
Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Vaud : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton VD
Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-chasse
Dossier loup : wildbeimwild.com/category/loup
Prédateurs : wildbeimwild.com/category/predateurs
Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/parc-national
Animaux sauvages en zone d'habitation : wildbeimwild.com/category/animaux-sauvages-zone-habitation
Mythes cynégétiques : wildbeimwild.com/dossiers/mythes-chasse
Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville
Remarque sur la procédure
Le comité d'initiative soumet le texte d'initiative en langue française avant le début de la récolte de signatures à la Chancellerie d'État du canton de Vaud pour examen préalable. Pour que l'initiative aboutisse, 12'000 signatures valables sont requises. Le délai de récolte est de 4 mois à compter de la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt se conforment à la loi sur l'exercice des droits politiques.
Briefing stratégique pour les activistes
Initiative populaire «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» – canton de Vaud Document de travail interne – État mars 2026
Résumé
Vaud est le canton romand stratégiquement le plus important de la série. En tant que voisin de Genève, plus grand canton francophone et siège de l'Université de Lausanne, Vaud réunit toutes les conditions. Les coûts par habitant sont inférieurs au niveau genevois. 12'000 signatures en 4 mois sont exigeantes, mais faisables avec 815'000 habitants (1,5 pour cent). Loup, lynx, oiseaux d'eau et castor sont présents dans le canton.
1. Pourquoi précisément Vaud ?
Canton voisin de Genève. Voisinage vécu. Même langue, même culture politique.
Plus grand canton romand. Effet signal pour toute la Suisse romande.
Politique du loup. Meutes de loups dans le Jura et les Alpes. Paragraphe protection des espèces mobilise.
Rive nord du Léman. Zone d'oiseaux d'eau d'importance nationale.
12'000 signatures. 1,5 pour cent. Exigeant, mais faisable.
Chasse à patente = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage.
2. Les leçons de Zurich : Ce que nous faisons différemment
Titre positif. «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage».
Voisinage genevois. «Genève le fait depuis 50 ans» n'est pas ici une référence abstraite, mais un voisinage vécu.
Calcul budgétaire concret. Moins de 2,20 francs par habitant. Sous le niveau genevois.
3. Analyse des opposants et réponses préparées
Argument adverse 1 : «Vaud est trop grand»
Formule communicative courte : «Le Plateau vaudois est Genève. Les coûts par habitant sont inférieurs.»
Argument adverse 2 : «Le loup a besoin de la chasse de loisir»
Formule communicative courte : «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe.»
Argument adverse 3 : «Les coûts sont trop élevés»
Formule communicative courte : «Moins de 2,20 francs par habitant. Moins qu'à Genève.»
4. Stratégie de communication : Les trois messages centraux
«Genève le fait depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.»
«Professionnel au lieu de loisir.» / «Professionnel au lieu de loisir.»
«Moins de 2,20 francs par personne et par an.»
5. Calendrier et prochaines étapes
| Phase | Contenu | Période |
|---|---|---|
| Formation du comité & examen préalable du texte | Consulter juriste ; Créer version française ; Membres du comité domiciliés VD | Mois 1–4 |
| Dépôt pour examen préalable | Chancellerie d'État Vaud (texte français) | Mois 4–5 |
| Publication & début de récolte | Délai de 4 mois ; Objectif : 15'000+ signatures comme tampon ; organisation professionnelle de récolte | Mois 5 |
| Contacts partis & construction de coalition | PS, Verts, Vert'libéraux ; Pro Natura Vaud ; BirdLife Vaud ; WWF Vaud ; Fondation Franz Weber | Mois 1–12 |
| Dépôt des signatures | Chancellerie d'État, vérification officielle | Mois 9–11 |
| Débat Grand Conseil | Ancrage parlementaire ; travail médiatique | Mois suivants |
| Campagne de votation | Voisinage genevois, argument loup, oiseaux d'eau du Léman | Avant le vote |
6. Matériel de campagne
- Le Dossier Genève sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
- La Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Vaud comme matériel de fond.
- Médias locaux : 24 heures, Le Temps, La Région, La Côte, Riviera-Chablais, RTS (Radio Télévision Suisse).
- Infographie : Carte Genève–Vaud comme bassin lémanique. Oiseaux aquatiques sur le lac Léman. Loup dans le Jura. Comparaison des coûts VD vs. GE.
- Tout le matériel de campagne en français.
7. Sources complémentaires
- Interdiction de chasse genevoise en détail
- Études scientifiques
- Chasse en Suisse
- Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Vaud
- Vérification des mythes cynégétiques
- Politique du loup
- Prédateurs
- Statistique fédérale de la chasse (OFEV)
- Initiative populaire cantonale Bâle-Ville
Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, organisations ou comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Vaud.
Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir
La brochure « La chasse en Suisse protège et sert » de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – pourtant les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l'épreuve, de « tâche étatique » à « diversité des espèces » en passant par « 80 % d'approbation » : Dossier : Vérification des faits brochure JagdSchweiz →
