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Initiative populaire cantonale – Canton de Schwyz

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous forme de projet élaboré

En vertu du § 34 de la Constitution du canton de Schwytz du 24 novembre 2010 et de la loi sur les élections et les votations

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Schwytz, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Schwytz du 24 novembre 2010 est complétée par les paragraphes suivants :

§ [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 La pratique de la chasse par des personnes privées (chasse au brevet, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton de Schwytz.

2 La protection, la gestion et, dans la mesure du nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est admis qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou se sont révélées insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la commission pour la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante pour la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

§ [nouveau] Protection des espèces fauniques menacées et protégées

1 Le canton renonce à déposer des demandes de régulation préventive des populations d'espèces fauniques protégées en vertu de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le grand harle ainsi que les autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence des animaux sauvages.

3 Les mesures à l'encontre d'animaux sauvages représentant une menace immédiate et grave pour des personnes demeurent réservées. Elles doivent être limitées au strict minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, en faveur de la protection et de la conservation des espèces animales sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent à l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les émoluments de permis déjà versés pour la saison de chasse en cours sont remboursés au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase transitoire.

Commentaires

1. Situation initiale

Dans le canton de Schwytz, canton alpin de Suisse centrale comptant environ 160’000 habitantes et habitants sur une superficie de 908 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à l'examen scientifique. L'affirmation selon laquelle, sans la chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée dans le canton de Schwytz sous la forme d'une chasse au permis. Des particuliers acquièrent un permis cantonal et chassent sans responsabilité territoriale fixe. Contrairement à l'affirmation largement répandue, les détenteurs de permis n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre de plans de tir cantonaux orientés principalement vers les intérêts de la sylviculture et de l'agriculture (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Schwytz ainsi que la analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, de plus en plus d'espèces sauvages protégées sont soumises à des pressions au niveau fédéral. Le canton de Schwytz est au cœur du débat national sur le loup : en juillet 2025, la première meute de loups dans le canton a été confirmée par des images de pièges photographiques. Environ cinq semaines plus tard, le canton a demandé une régulation à l'OFEV et a reçu, le 28 août 2025, l'autorisation d'abattre deux tiers des louveteaux. D'ici fin novembre 2025, trois des cinq jeunes loups avaient été abattus. Le délai entre la première confirmation et l'abattage illustre la rapidité avec laquelle un fait biologique se transforme en décision politique d'abattage. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le lynx est établi dans le canton (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton de Schwytz a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune sauvage plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection conséquente des espèces sauvages menacées au niveau cantonal.

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse amateur de loisir. Avant l'interdiction, le grand gibier avait pratiquement disparu du canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait plus que quelques dizaines de chevreuils. Quelque 300 chasseurs amateurs lâchaient massivement des faisans, des perdrix et des lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a sensiblement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants est passé de quelques centaines à environ 30 000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un abattage annuel spécial par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, lors d'une nouvelle votation populaire, 90 pour cent des votants genevois se sont prononcés pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion visant à la réintroduire a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en environ 600’000 francs pour le personnel (env. trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de chargés d'environnement), 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2.40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune sauvage depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier «Genève et l'interdiction de la chasse» sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un abattage sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 individus pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle plutôt que plaisir de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique, avec une formation biologique et dans le cadre d'un mandat de prestation cantonal (cf. l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).

Principe de l'ultima ratio. Un abattage n'est admissible que si toutes les mesures non létales ont été épuisées. Cela comprend les clôtures électriques, l'effarouchement, l'aménagement de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs gustatifs et les mesures de protection structurelles.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que des pressions politiques ne diluent la gestion de la faune sauvage. L'initiative ancre l'obligation d'autorisation dans la constitution.

La régulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques l'atteste : les populations de faune sauvage se régulent d'elles-mêmes dans la plupart des cas. La chasse de loisir perturbe ce processus naturel.

4. Pourquoi Schwyz ?

Le canton de Schwytz se prête particulièrement à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune sauvage, et ce pour plusieurs raisons :

Schwytz est au cœur du débat sur le loup. En juillet 2025, la première meute de loups du canton a été confirmée. Cinq semaines plus tard, l'autorisation d'abattage était délivrée. D'ici novembre 2025, trois des cinq louveteaux étaient morts. Le délai entre la première confirmation et l'abattage illustre à quelle vitesse un fait biologique peut se transformer en décision politique d'élimination — et pourquoi une protection constitutionnelle est nécessaire avant que la situation n'en arrive là. L'initiative offre une réponse constitutionnelle au débat sur le loup : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des abattages à motivation politique (cf. la politique sur le loup sur wildbeimwild.com).

Mythes et Muotatal : des espaces sauvages uniques. Le Muotatal et la région des Mythen abritent quelques-uns des derniers espaces sauvages de la Suisse centrale. Le lynx y est établi, le bouquetin vit sur les crêtes rocheuses. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protégerait ces habitats uniques de manière plus cohérente que la chasse de loisir (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et les zones protégées).

2’000 signatures. Avec 160’000 habitants, 2’000 signatures ne représentent que 1,25 pourcent de la population. La collecte peut se faire efficacement à Schwytz, Freienbach, Küssnacht, Einsiedeln et Wollerau (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone urbaine).

Le castor sur la Sihl et sur la rive sud du lac de Zurich. Le castor est documenté dans le canton. Depuis février 2025, il peut être abattu dans toute la Suisse sur demande cantonale. L'initiative protège le castor (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).

Chasse au permis = changement de système simplifié. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation communale. Les permis existants s'éteignent et les taxes déjà versées sont remboursées au prorata.

Bassin urbain au bord du lac de Zurich. Les communes de Freienbach, Wollerau et Küssnacht font partie du bassin d'attraction zurichois et ont un caractère urbain. Avec le chef-lieu de Schwytz et Einsiedeln, une part considérable de la population cantonale vit dans des agglomérations.

Effet signal pour la Suisse centrale. Un succès à Schwytz aurait un effet signal pour l'ensemble de la Suisse centrale (LU, OW, NW, UR, ZG). Schwytz est le canton qui symbolise le débat sur le loup.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 — Interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse à patente pour les particuliers est le cœur de l'initiative. Elle correspond au modèle genevois. La compétence cantonale en la matière est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément aux cantons le soin d'organiser l'exploitation de la chasse (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes de chasse en Suisse – chasse à patente, chasse en régie de district et chasse en régie cantonale – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974, en conformité avec le droit fédéral.

Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune sauvage

À la place des chasseurs amateurs, des gestionnaires de faune sauvage professionnellement formés, au service du canton, assument l'ensemble des tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 – L'abattage comme ultima ratio

L'abattage n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives ont la priorité. À Genève, environ 250 sangliers sont abattus chaque année par des gardes-faune (selon les statistiques de chasse de l'OFEV), principalement des jeunes, les animaux guides étant explicitement épargnés.

Alinéa 4 – Commission faune sauvage

La commission indépendante pour la faune sauvage s'inspire du modèle genevois. Elle garantit que les associations de protection des animaux et de la nature disposent d'un droit de regard et empêche que le Conseil d'État accorde des dérogations de manière autonome. L'intégration de la science assure des décisions fondées sur des données probantes (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten). Le débat sur le loup dans le canton de Schwyз a montré à quelle vitesse la pression politique peut conduire à des autorisations d'abattage : cinq semaines se sont écoulées entre la première détection et l'autorisation. Une commission faune sauvage ancrée dans la constitution aurait empêché cet automatisme.

Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence

La promotion de la coexistence comprend dans le canton de Schwyz notamment la préservation et la mise en réseau des zones sauvages du Muotatal et de la région des Mythen, la forêt protectrice sur les versants escarpés ainsi que la sensibilisation de la population au comportement à adopter face aux animaux sauvages (cf. wildbeimwild.com zu Wildtieren im Siedlungsgebiet).

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse au Conseil d'État suffisamment de temps pour élaborer la législation d'exécution. L'office des forêts et de la nature existant peut servir de base institutionnelle. Le passage du système de la chasse à patente à la chasse en régie est administrativement simple.

6. Sur le deuxième paragraphe : protection des espèces sauvages menacées et protégées

Le deuxième paragraphe est d'une actualité brûlante pour Schwyz. Le cas de la première meute de loups schwytzoise en 2025 illustre de manière exemplaire pourquoi une protection constitutionnelle est nécessaire : cinq semaines entre le premier signalement et l'autorisation d'abattage. Trois des cinq louveteaux morts en l'espace de quelques mois. Sans contrôle démocratique exercé par une commission de la faune sauvage, chaque observation de loup se transforme automatiquement en décision d'abattage. Le lynx est une espèce indigène du canton. Le castor colonise la Sihl et la rive sud du lac de Zurich. La formulation «notamment» protège également les espèces amenées à revenir à l'avenir (cf. la politique relative au loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : budget concret pour Schwyz

Le budget de référence genevois

À Genève, dont la superficie d'environ 282 km² est près de trois fois inférieure à celle de Schwyz et qui compte environ 500’000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600’000 francs pour le personnel, environ 250’000 francs pour la prévention et environ 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages.

Estimation conservative pour Schwyz

Pour Schwyz, avec une superficie de 908 km² et environ 160’000 habitants, l'estimation de coûts suivante, délibérément conservative, peut être établie :

Coûts de personnel : 480’000 à 840’000 francs par an. Il faut prévoir 4 à 6 postes à plein temps. Schwyz est trois fois plus grand que Genève et topographiquement diversifié : urbain au bord du lac de Zurich, alpin dans le Muotatal et dans la région des Mythen.

Frais de fonctionnement : 100’000 à 180’000 francs par an.

Indemnisation des dommages : 60’000 à 150’000 francs par an.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 400’000 à 700’000 francs. Investissement unique dans les infrastructures de protection des troupeaux pour la région des Mythen et le Muotatal, sur une période de trois à cinq ans.

Coûts totaux : 640’000 à 1’170’000 francs par an (bruts). Cela correspond à environ 4.00 à 7.30 francs par habitant et par an.

Reproduction compensatoire et gestion de la transition

La reproduction compensatoire induite par la pression cynégétique concerne également le canton de Schwyz. La chasse de loisir génère, sous l'effet de cette pression, davantage de naissances qu'elle n'effectue de prélèvements. Après le changement de système, une gestion transitoire ciblée sera nécessaire durant les premières années, ce qui est intégré dans les effectifs de postes plus élevés (cf. études sur wildbeimwild.com).

Économies et financement compensatoire

À cela s'opposent des économies : pas d'examens de chasse, pas de gestion des permis, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. Un seul loup tué inutilement coûte au public environ 35’000 francs. En 2025, dans le canton de Schwytz, trois jeunes loups ont été abattus en l'espace de quelques mois après la première attestation de la meute – des coûts qui n'existeraient pas dans le cadre d'une gestion professionnelle de la faune sauvage visant la coexistence.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les redevances de permis estimées à 400’000 à 600’000 francs par an disparaîtraient. Cependant, les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse milicienne leur font contrepoids – accidents de la route impliquant des animaux sauvages, dégâts de abroutissement liés à la chasse dans les forêts protectrices, charges administratives, interventions policières et judiciaires –, lesquels représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes font défaut depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs amateurs étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps font le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une régulation cynégétique fondée sur le jargon des chasseurs ou sur la «expérience de la nature» mal comprise des chasseurs amateurs. Un calcul en coûts complets le montre : la chasse milicienne coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs amateurs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pourcent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué en votation (51,9 pourcent de non). En 2016, la Fédération des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs amateurs au Parlement ont politisé majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs amateurs sont des défenseurs de la nature ignore leur comportement lors des votations (cf. Fédération des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier sur les coûts).

Les surcoûts nets pourraient s'élever à 350’000 à 800’000 francs par an, ce qui correspond à environ 2.20 à 5.00 francs par habitant, soit moins de 0.05 pourcent du budget cantonal d'environ 1.6 milliard de francs (comptes de l'État 2024, AFF). Moins d'un café par personne et par an – pour une protection professionnelle de la faune sauvage dans le canton qui symbolise le débat sur le loup (cf. Vérification des mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier paragraphe : Abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève sans contestation depuis 1974.

Deuxième paragraphe : Protection des espèces protégées

L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Le renoncement ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Respectée, dans la mesure où l'ensemble des dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.

9. Anticipation des objections prévisibles

« Schwytz est un canton alpin – le modèle genevois ne convient pas »

Les faits : Schwytz est topographiquement diversifié : les communes riveraines du lac de Zurich (Freienbach, Wollerau, Küssnacht) sont urbaines. Le bassin de Schwytz et le bassin versant d'Einsiedeln sont similaires au Plateau. Les zones alpines (Muotatal, région des Mythen) sont peu peuplées et présentent moins de zones de conflit. Dans la partie urbaine, la situation est directement comparable à celle de Genève. Dans la partie alpine, il y a moins d'habitants et donc moins de conflits – et non davantage (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Schwytz).

Formule de communication synthétique : « Freienbach et Küssnacht sont aussi urbains que Genève. Et dans le Muotatal, c'est une gestion professionnelle de la faune qui s'impose, pas la chasse de loisir. »

« Le loup doit être régulé »

Les faits : Cinq semaines entre la première détection et l'autorisation d'abattage. Trois louveteaux tués. Ce n'est pas de la régulation, c'est de l'activisme politique au fusil. Une gestion professionnelle de la faune utiliserait le loup comme régulateur naturel et protégerait les troupeaux d'animaux de rente par une prévention professionnelle – et non par des abattages réflexes. Le loup réduit la pression du abroutissement dans les forêts de protection, ce qui est écologiquement et économiquement significatif dans un canton aux versants escarpés.

Formule de communication synthétique : « Cinq semaines entre la première détection et l'abattage. Trois louveteaux tués. Ce n'est pas de la régulation, c'est une mise à mort politique. »

« Les coûts sont trop élevés pour un petit canton »

Les faits : Même en calculant généreusement : environ 2.20 à 5.00 francs par habitant et par an. Moins d'un café par personne et par an. Moins de 0.1 pourcent du budget cantonal. Schwytz dispose en outre de l'une des capacités fiscales les plus élevées de tous les cantons.

Formule de communication synthétique : «Moins d'un café par personne et par an. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal. Supportable pour l'un des cantons fiscalement les plus puissants de Suisse.»

10. Résumé

Cette initiative donne à la population schwytzoise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection globale des espèces sauvages menacées. Le premier paragraphe suit le modèle genevois éprouvé depuis plus de 50 ans. Le deuxième paragraphe est une réponse directe à l'affaire de la meute de loups schwytzoise en 2025 : il empêche que chaque observation de loup devienne automatiquement un arrêté d'abattage, et protège également le lynx, le castor et les futurs retournants. En tant que canton au cœur du débat sur le loup, un succès à Schwytz aurait un effet signal dépassant largement les frontières cantonales.

Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton de Schwytz)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Les dossiers et sources suivants étayent l'argumentation de cette initiative :

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune sauvage à Genève depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien – Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations de faune sauvage.

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu régulièrement mis à jour de la politique cynégétique suisse.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Schwytz : wildbeimwild.com – Psychologie der Hobby-Jagd im Kanton SZ – Analyse spécifique au canton.

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Articles transversaux.

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet – Coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark – Autorégulation naturelle dans les zones protégées.

Mythes sur la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification des faits.

Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville – Le modèle pour l'ensemble de la série d'initiatives.

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la chancellerie d'État du canton de Schwytz pour examen préalable avant le début de la collecte de signatures. 2’000 signatures valables sont nécessaires pour l'aboutissement de l'initiative. Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur les élections et les votations.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton de Schwytz Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Schwytz est le canton du débat sur le loup. Le premier pack de loups a été confirmé en juillet 2025, cinq semaines plus tard l'autorisation d'abattage était délivrée, et d'ici novembre trois des cinq louveteaux étaient morts. L'initiative est une réponse directe à cette situation. 2’000 signatures pour 160’000 habitants, c'est réalisable. La base urbaine au bord du lac de Zurich (Freienbach, Wollerau, Küssnacht) offre le potentiel de mobilisation nécessaire. La région des Mythen et le Muotatal sont des territoires sauvages uniques qui méritent une protection professionnelle.

1. Pourquoi Schwytz en particulier ?

Épicentre du débat sur le loup. Premier pack de loups en 2025. Cinq semaines entre la confirmation et l'abattage. Trois louveteaux tués. L'article sur la protection des espèces est une réponse directe à cela.

Les Mythen et le Muotatal. Territoires sauvages uniques de la Suisse centrale. Lynx, bouquetin, aigle.

2’000 signatures pour 160’000 habitants. 1,25 pour cent. Réalisable.

Base urbaine au bord du lac de Zurich. Freienbach, Wollerau et Küssnacht ont un caractère urbain prononcé.

Chasse au brevet = transition systémique simplifiée. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation communale.

Effet signal pour la Suisse centrale. Schwytz symbolise le débat sur le loup.

2. Les enseignements de Zurich : ce que nous ferons différemment

Titre positif. «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» plutôt que «Des gardes-chasse à la place des chasseurs».

Calcul budgétaire concret. Environ 2.20 à 5.00 francs par habitant. Moins d'un café par personne et par an.

Le débat sur le loup comme thème de mobilisation. Le pack de loups de Schwytz en 2025 est l'argument le plus percutant émotionnellement de la série.

Assurer le soutien des partis tôt. Impliquer rapidement le PS, les Verts et les Vert'libéraux. À Schwytz, la base est plus restreinte, mais le seuil aussi (seulement 2’000 signatures).

3. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1 : «Schwytz est un canton alpin»

Les faits : Freienbach et Küssnacht sont aussi urbains que Genève. Dans le Muotatal : moins d'habitants, moins de conflits.

Formule de communication synthétique : «Freienbach est aussi urbain que Genève. Et dans le Muotatal, il faut une protection professionnelle de la faune sauvage, pas une chasse de loisir.»

Contre-argument 2 : «Le loup doit être régulé»

Les faits : Cinq semaines du premier constat à l'abattage. Trois louveteaux morts. Ce n'est pas une régulation, c'est de l'activisme politique avec un fusil.

Formule communicative synthétique : «Cinq semaines du premier constat à l'abattage. Trois louveteaux morts. Ce n'est pas une régulation.»

Contre-argument 3 : «Les coûts sont trop élevés»

Les faits : Environ 2.20 à 5.00 francs par habitant et par an. Moins qu'un café. Schwyz affiche l'une des capacités fiscales les plus élevées de tous les cantons.

Formule communicative synthétique : «Environ 2 à 3 francs. Supportable pour l'un des cantons à la fiscalité la plus solide.»

4. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Cinq semaines du premier constat à l'abattage. Cela ne peut pas continuer ainsi.» Le débat sur le loup, entre émotion et faits.

«Genève montre l'exemple depuis 50 ans.» 90 pourcent d'approbation, populations stables, coûts minimes.

«Professionnel plutôt qu'amateur.» Des spécialistes plutôt que des chasseurs de loisir.

5. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuCalendrier
Constitution du comité & examen préalable du texteFaire appel à un(e) juriste ; recruter des membres du comité domiciliés dans le canton de SZMois 1–3
Dépôt pour examen préalableChancellerie d'État de SchwyzMois 3–4
Publication & lancement de la récolte de signaturesObjectif : 2’500+ signatures comme marge de sécuritéMois 4
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts, PVL ; Pro Natura Schwyz ; BirdLife ; Amis du loupMois 1–12
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès la période de collecte
Débat au Conseil cantonalAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne en vue de la votationMobilisation finale, argument loup, Muotatal comme élément visuelAvant la votation

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un modèle de texte de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé et adapté aux conditions du canton de Schwyz par des militantes et militants, des organisations ou des comités d'initiative.

Vérification des faits : les affirmations du lobby des chasseurs amateurs

La brochure « La chasse en Suisse protège et profite » de JagdSchweiz ressemble à un prospectus publicitaire – mais ses principales affirmations ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits à l'épreuve des faits, de « mission d'État » à « biodiversité » en passant par « 80 % d'approbation » :Dossier : vérification des faits – brochure JagdSchweiz →