2 avril 2026, 01:58

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Psychologie et chasse

Psychologie de la chasse récréative dans le canton de Schwyz

Le canton de Schwyz est considéré comme un refuge pour les infractions liées à la chasse et un laboratoire pour une politique particulièrement agressive en matière de chasse au loup et de chasse récréative. Si les autorités évoquent la protection, la réglementation et la tradition, les poursuites pénales, le braconnage, les méthodes de chasse au loup interdites, l'absence de réserves fauniques et les initiatives politiques problématiques témoignent d'un système où la violence envers les animaux sauvages est structurellement minimisée. Sur le plan psychologique, Schwyz illustre à quel point le désir de contrôle, la construction d'une image d'ennemi et la loyauté envers un certain milieu social peuvent éloigner un système de chasse récréative des normes minimales de l'état de droit et de l'éthique.

L'équipe éditoriale Wild beim Wild — 26 février 2026

La conclusion selon laquelle le canton de Schwyz est un eldorado pour les crimes de chasse repose sur toute une série d'incidents : braconnage avec des collets près de Pfäffikon, utilisation de matériel de chasse interdit comme des collets en fil de fer, des lance-pierres et des arcs de haute performance, tirs sur des espèces protégées et infractions insuffisamment poursuivies.

Quiconque pratique la chasse dans un tel environnement n'évolue pas dans une zone de loisirs clairement réglementée, mais dans une zone grise où la loi n'est appliquée que sporadiquement et avec hésitation.

Psychologiquement, cela crée un terrain propice à la désinhibition. Lorsque les auteurs d'infractions graves constatent qu'elles restent largement impunies, ils sont moins enclins à considérer les règles comme de simples suggestions. La chasse récréative devient ainsi une zone grise entre loisir légal et violence criminelle envers la faune sauvage, ce qui entraîne une érosion de la confiance du public envers les autorités et le système judiciaire.

Canton de Schwyz : un eldorado pour les crimes de chasse

Primes et appâtage : Chasse au loup par tous les moyens nécessaires.

La chasse au loup dans le canton de Schwyz marque une escalade particulièrement alarmante. Avec un système de primes où l'indemnisation du bétail tué par les loups revient en réalité à récompenser ces derniers, le canton poursuit une politique de chasse obsolète : le loup n'est pas perçu comme un élément de l'écosystème, mais comme un ennemi exploité économiquement. Plus les dégâts sont signalés, plus la demande d'abattage se légitime.

Le scandale lié à l'appâtage illégal démontre jusqu'où peuvent aller ces méthodes. Des carcasses de cerfs et de chevreuils étaient attachées à un piège photographique. De la nourriture pour chiens et d'autres appâts étaient également utilisés pour attirer les loups et les mettre en position de tir. Le fait que des poursuites pénales aient été engagées contre le canton pour ces méthodes de chasse illégales au loup est la conséquence logique. Psychologiquement, cette pratique révèle une obsession du contrôle qui l'emporte sur toute inhibition : lorsque la cible, le loup mort, devient plus importante que la loi, la politique de gestion de la faune sauvage dégénère en braconnage organisé.

Prime à la chasse au loup : le canton de Schwyz persiste dans des pratiques de chasse obsolètes ; la chasse au loup dans le canton de Schwyz : le nourrissage interdit provoque un scandale

Meutes de loups, distances record et réalité des dégâts

L'arrivée de la première meute de loups dans le canton de Schwyz a profondément modifié la situation. La présence de louveteaux a été confirmée et la meute fréquente un territoire riche en cerfs élaphes. Parallèlement, le canton a tenté d'autoriser l'abattage d'un loup, mais a dû suspendre l'ordre, faute d'avoir suffisamment pris en compte le risque de formation d'une meute. Officiellement, l'accent est désormais mis sur le suivi et le contrôle de la population, mais dans les faits, la menace de nouvelles interventions demeure.

Les statistiques du canton sont révélatrices. Un rapport officiel indique que, malgré la présence confirmée du loup, aucun animal d'élevage n'a été tué cette année-là, tandis que le prélèvement de cerfs élaphes y a atteint un niveau record. Lors de la saison 2025/2026, 1 808 animaux sauvages ont été abattus dans le canton de Schwyz, dont 483 cerfs élaphes et près de 400 faons de chevreuil. L'objectif officiel de prélèvement de cerfs élaphes était de 525 animaux, objectif qui n'a pas été atteint, mais le prélèvement reste néanmoins historiquement élevé. Le principal prédateur du loup a ainsi été tué en nombre record par les chasseurs de loisir sans que sa population ne s'effondre. Malgré cela, le canton maintient son système de primes, ses arrêtés d'abattage et interdit le nourrissage des loups. Cela démontre que le problème réside moins dans les dégâts réels que dans une déclaration de guerre symbolique contre un prédateur, remettant en cause le monopole du chasseur de loisir sur le contrôle et l'interprétation de la situation.

Première meute de loups dans le canton de Schwyz : développements récents, mesures de surveillance et possible formation d’une meute : le canton de Schwyz doit suspendre la chasse au loup.

Bétail indemne, mais panique chez les prédateurs

Le fait qu'aucun dégât avéré causé au bétail par des ours, des loups ou des lynx n'ait été enregistré dans le canton de Schwyz durant toute une saison de pâturage alpin est particulièrement révélateur. Malgré cela, le canton durcit son discours et ses politiques à l'égard des prédateurs. Un document gouvernemental préconise la régulation des populations de loups et d'ours, alors même que les dégâts constatés ne le justifient pas.

Psychologiquement, il s'agit d'une stratégie visant à cultiver une image de l'ennemi : la simple « pensée » de loups et d'ours suffit à justifier des politiques de réglementation préventives. La peur, le besoin de contrôle et le symbolisme politique se substituent aux données empiriques. Ceux qui agissent ainsi utilisent les prédateurs comme des écrans de fumée pour afficher leur force, et non pour résoudre de véritables problèmes.

Canton de Schwyz : Les animaux de la ferme n'ont pas été blessés par les ours, les loups et les lynx.

Contrôle des prédateurs par la chasse récréative

Par une récente résolution du conseil d'État, le canton de Schwyz soutient une motion exigeant que les détenteurs de droits de chasse soient systématiquement impliqués dans la gestion des prédateurs. Ce qui est présenté administrativement comme un gain d'efficacité signifie, en réalité, que le groupe même qui combat le loup depuis des années va devenir officiellement l'organe chargé de la mise en œuvre des abattages sélectifs et du contrôle des populations.

Cela brouille davantage la frontière entre la gestion indépendante du gibier et la chasse récréative motivée par des intérêts particuliers. C'est désastreux pour l'opinion publique : au lieu de confier des interventions délicates à un organisme d'experts neutre, ce sont précisément ceux qui sont les plus impliqués émotionnellement et symboliquement qui se voient donner le pouvoir de décision. Les évaluations objectives deviennent encore plus difficiles et la méfiance du public s'accroît.

Loup et ours dans le canton de Schwyz

Absence de sanctuaires pour la faune sauvage : stress constant pour les animaux sauvages

Malgré la pression croissante des activités récréatives et l'intensification de la chasse au loup, le canton de Schwyz persiste à refuser la création de sanctuaires fauniques juridiquement contraignants. Bien qu'une révision de la loi sur la chasse et la protection de la faune sauvage ait mis en évidence des points à améliorer, le gouvernement s'abstient d'établir des refuges clairement délimités pour les animaux sauvages. Il privilégie plutôt les recours informels et la prise en compte des demandes volontaires.

Les saisons de chasse (du 1er septembre 2025 au 28 février 2026, plus deux périodes de chasse aux oiseaux aquatiques) démontrent clairement combien de mois les animaux sauvages du canton de Schwyz sont soumis à la pression de la chasse, ce qui rend le manque de zones de repos pour la faune sauvage encore plus grave.

Psychologiquement, cela revient à tolérer un stress chronique. Les animaux sauvages sont exposés toute l'année aux activités sportives, au tourisme, à la chasse de loisir et à d'autres perturbations, sans frontières territoriales leur assurant une protection. Un canton qui refuse d'accueillir des prédateurs ou de créer des réserves fauniques envoie le message que les revendications humaines, y compris celles des chasseurs armés, priment fondamentalement sur les besoins des animaux.

Il n'existe pas de sanctuaires pour la faune sauvage dans le canton de Schwyz.

Infractions courantes : fermeture de la saison de chasse, infraction à la législation sur les armes et cruauté envers les animaux

Outre les cas graves comme le braconnage et la chasse illégale au loup, le canton de Schwyz est tristement célèbre pour ses nombreuses infractions mineures qui en disent long sur la culture de la chasse de loisir. Un chasseur amateur a chassé un jour où la chasse était interdite, malgré l'interdiction légale. Il a écopé d'une amende, preuve supplémentaire, pour le système, du mépris des règles. Un autre a oublié un fusil chargé sur un parking, et un troisième a été condamné pour cruauté envers les animaux.

De tels cas ne sont pas des phénomènes psychologiquement isolés. Ceux qui manipulent régulièrement des armes et des animaux sauvages et qui se considèrent comme moralement supérieurs ont tendance à sous-estimer les risques et à percevoir les règles comme négociables. Cela affecte non seulement leur propre sécurité et celle d'autrui, mais aussi la souffrance animale. Lorsque la cruauté envers les animaux survient dans le contexte de la chasse récréative, il ne s'agit pas d'un cas isolé, mais plutôt de l'expression d'une culture où la violence envers les animaux sauvages est fondamentalement légitimée.

La chasse de loisir en Suisse donne du fil à retordre au système judiciaire.

Plomb et victimes invisibles

Un autre point aveugle dans les pratiques de chasse récréative du canton de Schwyz concerne l'utilisation des fusils de chasse. Un document gouvernemental sur la chasse au fusil de chasse révèle que, malgré les débats internationaux sur l'empoisonnement au plomb chez les rapaces, les charognards et les organismes du sol, le canton s'en tient à l'usage exclusif des fusils de chasse pour le petit gibier. Les victimes indirectes – rapaces empoisonnés, sols contaminés et charognards – restent largement invisibles dans les communications officielles.

Psychologiquement, cela s'inscrit dans un contexte plus large : lorsque la violence directe envers les animaux sauvages est déjà normalisée, il est plus facile d'accepter les conséquences invisibles. Tant que les pratiques de chasse établies restent inchangées, les résidus toxiques et les dommages écologiques à long terme apparaissent comme un problème abstrait, dissimulé derrière un jargon technique.

Un chasseur amateur a chassé un jour de fermeture dans le canton de Schwyz

Chacal doré : espèce rare, aucune procédure judiciaire

Le cas du chacal doré abattu près d'Einsiedeln illustre l'attitude du canton envers les espèces nouvelles ou rares. Un garde-chasse a tué l'animal, mais aucune poursuite n'a été engagée contre lui. Ce faisant, le canton manque une occasion de démontrer son engagement en faveur de la protection des espèces, non seulement sur le papier, mais aussi dans ses pratiques.

Psychologiquement, cela renforce l'impression, dans le milieu de la chasse, que tout animal qui ne correspond pas aux critères établis peut être abattu, avec ou sans conséquences légales. Les espèces rares qui requièrent une attention particulière sont ainsi assimilées aux prédateurs indésirables ou aux « concurrents » de la chasse récréative.

Aucune poursuite pour avoir abattu un chacal doré

Office des Forêts et de la Nature : L'autorité dans le tunnel de chasse

Officiellement, l'Office des forêts et de la nature (section Chasse et Faune sauvage) est chargé de la législation sur la chasse, des décisions relatives à la gestion du loup, de la lutte contre le braconnage et de la gestion de la faune sauvage dans le canton de Schwyz. En pratique, cependant, une contradiction existe : cet office, censé poursuivre les infractions liées à la faune sauvage, soutient simultanément les systèmes de primes, le refus de la création de réserves fauniques et des méthodes de chasse au loup passibles de poursuites pénales.

Psychologiquement, on a l'impression que les autorités collaborent de trop près avec les chasseurs de loisir et adoptent leur discours : le loup comme un problème, les chasseurs de loisir comme une force indispensable au maintien de l'ordre, les prédateurs comme des facteurs de perturbation et les aires protégées comme un luxe superflu. Lorsque les autorités et la communauté s'entremêlent, il devient difficile de tracer une ligne claire entre la loi et la « tradition », entre un contrôle indépendant et un favoritisme intéressé.

La transparence des statistiques de chasse est nécessaire, mais insuffisante. Quiconque félicite une autorité qui recense publiquement 1 808 animaux sauvages abattus chaque année sans pour autant créer de sanctuaires pour la faune sauvage, réviser les méthodes de chasse au loup ou poursuivre systématiquement les cas de braconnage confond transparence des données et responsabilité.

Ce que le canton de Schwyz reflète en Suisse

Le canton de Schwyz illustre de façon particulièrement frappante comment un système de chasse récréative peut dérailler lorsque le contrôle, la perpétuation de stéréotypes négatifs et la loyauté envers un groupe social particulier prennent le pas sur le droit, l'éthique et la science. Le braconnage, les primes offertes pour la capture de loups, le nourrissage illégal, les records de prises, l'absence de réserves fauniques, les violations des périodes de fermeture de la chasse, des lois sur les armes et des réglementations relatives à la protection des espèces, ainsi que la cruauté envers les animaux, ne sont pas des malentendus, mais bien un phénomène récurrent.

Pour la Suisse dans son ensemble, Schwyz constitue un exemple négatif : un canton où la psychologie de la chasse récréative, le contrôle, le statut social, la peur des prédateurs, la rhétorique traditionnelle, la politique et l’application de la loi sont si fortement ancrés que la protection de la faune sauvage, l’état de droit et la sécurité publique sont négligés. La question centrale n’est pas de savoir s’il faut préserver la tradition, mais combien de temps un système qui engendre et défend de tels excès peut rester socialement légitime.

La chasse aux loisirs en psychanalyse

Vous trouverez plus d'informations dans le dossier : Psychologie de la chasse

Analyses psychologiques cantonales :

À propos de la chasse de loisir : dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des rapports de fond.

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