Initiative populaire cantonale – Canton de Berne
«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé
En vertu de l'art. 58 de la Constitution du canton de Berne du 6 juin 1993 et de la loi sur les droits politiques (LDP)
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]
Remarque : Le canton de Berne est bilingue. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être disponible en allemand et en français. La version française doit être vérifiée par un juriste avant le dépôt.
Texte de l'initiative
Les soussignés, personnes ayant le droit de vote dans le canton de Berne, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :
La Constitution du canton de Berne du 6 juin 1993 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage
1 La pratique de la chasse par des particuliers (chasse au brevet, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton de Berne.
2 La protection, les soins et, dans la mesure où cela est nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.
3 L'abattage d'animaux sauvages n'est admis qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou se sont révélées insuffisantes. Il requiert l'approbation préalable de la commission de la faune sauvage.
4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.
5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.
6 La loi règle les modalités.
Art. [nouveau] Protection des espèces fauniques menacées et protégées
1 Le canton renonce à présenter des demandes de régulation préventive des populations d'espèces fauniques protégées en vertu de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, en particulier du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du grand harle et des autres espèces protégées par le droit fédéral.
2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.
3 Des mesures à l'encontre d'animaux sauvages représentant un danger immédiat et considérable pour des personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.
4 Dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, le canton s'engage activement pour la protection et la préservation des espèces animales sauvages menacées.
Disposition transitoire
1 Le Conseil-exécutif édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.
2 Les patentes de chasse existantes s'éteignent lors de l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les émoluments de patente déjà versés pour la saison de chasse en cours sont remboursés au prorata.
3 Le Conseil-exécutif assure la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase transitoire.
Explications
1. Situation initiale
Dans le canton de Berne, deuxième canton de Suisse par la superficie et par la population, avec environ 1'040'000 habitantes et habitants sur 5'959 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).
La chasse de loisir est organisée dans le canton de Berne sous forme de chasse à la patente. Des particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité territoriale fixe. Avec plus de 3'000 détentrices et détenteurs de patente actifs, Berne possède le plus grand nombre de chasseurs amateurs parmi tous les cantons pratiquant la chasse à la patente. Contrairement à l'affirmation largement répandue, les détenteurs de patente n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre de plans de tir cantonaux orientés principalement vers les intérêts de la sylviculture et de l'agriculture (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).
Parallèlement, de plus en plus d'espèces sauvages protégées sont soumises à des pressions au niveau fédéral. La révision de la loi sur la chasse en décembre 2022 a introduit la régulation préventive du loup. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. La pression politique sur d'autres espèces telles que le lynx, la loutre de rivière et le harle bièvre ne cesse de croître. Le canton de Berne est directement concerné par la politique relative au loup : plusieurs meutes de loups sont documentées dans l'Oberland bernois et dans le Simmental. Le lynx est établi depuis des décennies dans le Jura bernois et dans les Préalpes. Le castor colonise l'Aar, l'Emme et de nombreux autres cours d'eau. L'aigle royal niche dans l'Oberland. Berne est le canton le plus riche en espèces de Suisse (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la politique relative au loup sur wildbeimwild.com).
Le canton de Berne a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune sauvage plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur de la protection cohérente des espèces sauvages menacées au niveau cantonal. En tant que canton de la capitale fédérale, ce signal aurait une portée allant bien au-delà des frontières cantonales.
2. Le modèle de référence : le canton de Genève
Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève se sont prononcés en faveur de l'abolition de la chasse amateur de milice. Avant l'interdiction, le grand gibier avait pratiquement disparu du canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait plus que quelques dizaines de chevreuils. Quelque 300 chasseurs amateurs lâchaient massivement faisans, perdrix et lièvres pour la chasse de loisir.
Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :
– La biodiversité a augmenté de manière significative. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants est passé de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix de Suisse.
– La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel de seulement 20 à 36 animaux par des gardes-faune professionnels. La population se maintient à une densité compatible avec la surface forestière.
– En 2005, lors d'un nouveau vote populaire, 90 pourcent de l'électorat genevois s'est prononcé pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion visant à la réintroduire a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.
– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en environ 600'000 francs pour le personnel (env. trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de chargés de l'environnement), 250'000 francs pour la prévention et 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2.40 francs par habitant et par an.
L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée est disponible dans le Dossier «Genève et l'interdiction de la chasse» sur wildbeimwild.com.
L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).
3. Le concept : gestion professionnelle de la faune plutôt que chasse de loisir
L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle des gardes-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique, avec une formation en biologie et dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal. Leur objectif est le maintien de populations fauniques saines, et non la maximisation des chiffres d'abattage (cf. l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).
Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non létales ont été épuisées. Cela comprend les clôtures électriques, l'effarouchement, l'aménagement de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs gustatifs et les mesures de protection structurelles. À Genève, les arbres fruitiers sont protégés par des filets afin que les chevreuils et les lièvres ne rongent pas l'écorce. Pour les sangliers, le canton met des clôtures électriques à la disposition des agriculteurs. Cette pratique le démontre : la coexistence est une question de volonté, et non de possibilité technique.
Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante, composée d'associations de protection des animaux et de la nature, de représentants scientifiques et d'autorités, empêche que la pression politique de groupes d'intérêts particuliers ne dilue la gestion de la faune sauvage. L'initiative ancre l'obligation d'autorisation dans la constitution.
La régulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le démontre : les populations de faune sauvage se régulent d'elles-mêmes dans la grande majorité des cas. La chasse de loisir perturbe ce processus naturel en détruisant les structures sociales, en augmentant artificiellement les taux de reproduction et en modifiant les mouvements migratoires.
4. Pourquoi Berne ?
Le canton de Berne se prête particulièrement bien à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune sauvage, et ce pour plusieurs raisons :
Le plus grand canton à chasse au brevet de Suisse. Avec 5'959 km² et plus d'un million d'habitants, Berne est le plus grand canton à chasse au brevet du pays. Si la protection professionnelle de la faune sauvage fonctionne ici, elle fonctionne partout. Le canton réunit en son sein tous les types de paysages de la Suisse : le Jura (Jura bernois, Bienne), le Plateau (Berne, Thoune, Berthoud, Langenthal) et les Alpes (Oberland bernois avec la Jungfrau, l'Eiger, le Mönch). Le changement de système est administrativement plus simple que dans les cantons à chasse affermée, car il n'est pas nécessaire de résilier des baux de chasse ni d'indemniser des communes.
L'effet capitale fédérale. Le Palais fédéral se trouve à Berne. Une initiative dans le canton de Berne bénéficie d'une portée médiatique qui dépasse les frontières cantonales. Le débat de politique fédérale sur la politique cynégétique est directement influencé par une initiative cantonale bernoise. Un succès à Berne enverrait un signal à la politique nationale qu'aucun autre canton, à l'exception de Zurich, ne serait en mesure d'envoyer avec une telle force.
La politique du loup comme thème de mobilisation. Le canton de Berne est directement concerné par le retour du loup. Plusieurs meutes ont été documentées dans l'Oberland bernois et dans le Simmental. Les abattages controversés de loups ont politisé le débat. L'initiative offre une réponse constitutionnelle à ce débat : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des abattages motivés par des considérations politiques. Le second paragraphe relatif à la protection des espèces rend l'initiative attrayante pour les associations de protection de la nature, qui ont jusqu'ici adopté une posture défensive dans le débat sur le loup (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Le bilinguisme comme pont. Le canton de Berne est bilingue : allemand et français (Jura bernois, Biel/Bienne). L'initiative relie le débat alémanique et le débat romand. Dans le Jura bernois et à Biel/Bienne, l'expérience genevoise est culturellement et linguistiquement directement accessible. Les messages clés doivent fonctionner en allemand et en français.
Lynx dans le Jura bernois et dans les Préalpes. Le lynx est établi dans le Jura bernois depuis des décennies et régule naturellement la population de chevreuils. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protège le lynx et exploite sa fonction écologique.
Castor sur l'Aar et l'Emme. Le castor est documenté le long de l'Aar, de l'Emme et de nombreux autres cours d'eau. Depuis février 2025, il peut être abattu dans toute la Suisse sur demande cantonale. L'initiative protège le castor dans le canton (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).
15'000 signatures en 6 mois. L'obstacle est le plus élevé de la série. Avec 1'040'000 habitants, il est proportionnellement réalisable (1,4 pourcent). Cela représente environ 83 signatures par jour. La récolte peut s'effectuer efficacement à Berne, Thoune, Biel, Burgdorf et Langenthal. Une organisation professionnelle de la récolte est déterminante dès le premier jour (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone urbaine).
5. Sur le texte de l'initiative
Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir
L'interdiction de la chasse au permis par des particuliers est le cœur de l'initiative. Elle correspond au modèle genevois. La compétence cantonale en la matière est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément aux cantons l'organisation de l'activité cynégétique (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes de chasse en Suisse – chasse au permis, chasse en régie de district et chasse d'État ou en régie – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974, en conformité avec le droit fédéral. Contrairement aux cantons pratiquant la chasse en régie de district, il n'est pas nécessaire à Berne de résilier des baux de chasse ni d'indemniser des communes : les permis existants s'éteignent et les taxes déjà acquittées sont remboursées au prorata.
Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune sauvage
Au lieu de chasseuses et chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, employés au service cantonal, assument l'ensemble des tâches liées à la gestion de la faune et, si nécessaire, à la régulation des populations. Ces spécialistes disposent d'une formation biologique ou écologique plus approfondie et agissent sur une base scientifique et dans l'intérêt public. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.
Alinéa 3 – Le tir comme ultima ratio
La principale nouveauté par rapport au système actuel : un tir n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives ont la priorité. À Genève, les gardes-faune abattent en moyenne environ 250 sangliers par an (selon la statistique de chasse de l'OFEV), principalement des jeunes, tandis que les animaux directeurs sont explicitement épargnés pour des raisons éthiques et afin de préserver la stabilité sociale des hardes.
Alinéa 4 – Commission de la faune sauvage
La commission indépendante de la faune sauvage s'inspire du modèle genevois de la commission faunistique constitutionnelle. Elle garantit que les associations de protection des animaux et de la nature disposent d'un droit de regard sur les décisions de régulation et empêche que le gouvernement n'accorde seul des dérogations sous la pression de groupes d'intérêts. L'intégration de la science garantit que les décisions sont fondées sur des données probantes et non sur les mythes idéologiques de la chasse, dont la lobby de la chasse de loisir légitime sa pratique depuis des décennies.
Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence
Cet alinéa ancre dans la constitution le principe directeur de la protection professionnelle de la faune sauvage. La promotion de la coexistence comprend notamment, dans le canton de Berne, la sécurisation et la mise en réseau des corridors fauniques le long de l'Aar et de l'Emme, la revalorisation écologique des paysages alluviaux du Seeland et de l'Emmental, la forêt protectrice de l'Oberland bernois ainsi que la sensibilisation de la population au comportement à adopter face aux animaux sauvages (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone habitée).
Deuxième article : Protection des espèces menacées
Le deuxième article sur la protection des espèces protégées est particulièrement pertinent pour Berne. Le loup est présent dans l'Oberland et le Simmental. Le lynx est établi dans le Jura bernois et dans les Préalpes. Le castor colonise l'Aar et l'Emme. L'aigle royal niche dans l'Oberland. Les oiseaux aquatiques hivernent sur les nombreux lacs. La formulation «notamment» est conçue comme un renvoi dynamique au droit fédéral et protège également les espèces qui reviendraient à l'avenir (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Dispositions transitoires
Le délai de deux ans laisse au Conseil-exécutif suffisamment de temps pour élaborer la législation d'exécution, recruter des gestionnaires professionnels de la faune sauvage et constituer la commission de la faune sauvage. L'inspectorat de la chasse existant du canton de Berne peut servir de base institutionnelle. Le changement de système de la chasse patentée à la chasse en régie est administrativement plus simple que dans les cantons à chasse affermée : aucun contrat de bail ne doit être résilié et aucune commune ne doit être indemnisée. Important : le canton de Berne est bilingue. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être disponible en allemand et en français.
6. Conséquences financières : budget concret pour Berne
Le budget de référence genevois
À Genève, qui avec 282 km² est environ vingt fois plus petit que le canton de Berne et compte environ 500’000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.
Extrapolation conservative pour Berne
Pour Berne, avec une superficie de 5’959 km² et environ 1’050’000 habitants, l'estimation des coûts suivante, délibérément conservative, a été établie. Celle-ci calcule généreusement et tient compte de la topographie alpine de l'Oberland bernois, de la mise en place de la protection des troupeaux et de la gestion transitoire du cerf élaphe :
Charges de personnel : 1’800’000 à 3’080’000 francs par an. Il faut entre 15 et 22 postes à plein temps. Berne est vingt fois plus grand que Genève et topographiquement extrêmement diversifié : du Plateau (Seeland, Emmental) aux Préalpes (Gantrisch, Simmental) en passant par la haute montagne (Oberland bernois, Jungfrau-Aletsch). Tandis que le Plateau est directement comparable à Genève, l'Oberland bernois nécessite des spécialistes ayant une expérience alpine. Le loup est documenté dans l'Oberland bernois. S'y ajoute la gestion transitoire du cerf élaphe.
Charges matérielles : 350’000 à 600’000 francs par an. Équipements, véhicules, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux, mesures de protection structurelles et relations publiques en deux langues (allemand et français pour le Jura bernois).
Indemnisation des dommages : 200’000 à 400’000 francs par an. Dégâts causés par les sangliers dans l'agriculture, dégâts de abroutissement en forêt, dégâts causés par les castors aux cours d'eau et éventuels dommages liés aux attaques de loups.
Investissement de départ pour la protection des troupeaux : 600’000 à 1’000’000 francs. Durant les trois à cinq premières années suivant le changement de système, un investissement de départ unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux est nécessaire pour l'Oberland bernois et le Simmental : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation de bergers. Cet investissement n'est pas récurrent et sera amorti sur trois à cinq ans. Dans le Mittelland (Seeland, Emmental), ces coûts ne sont pas nécessaires.
Coûts totaux : 2’350’000 à 4’080’000 francs par an (bruts). Cela correspond à environ 2,25 à 3,90 francs par habitant et par an.
Gestion transitoire du cerf élaphe
Le cerf élaphe est présent en grands effectifs dans l'Oberland bernois. La reproduction compensatoire – le taux de reproduction artificiellement élevé par la pression cynégétique – empêche une réduction durable des populations. La littérature scientifique atteste clairement de cet effet : une forte pression de chasse entraîne une maturité sexuelle précoce, des portées plus importantes et un taux de survie plus élevé des jeunes. Après la suppression de la pression cynégétique, le taux de reproduction se normalise en trois à cinq ans. Cette gestion transitoire est déjà intégrée dans les effectifs de postes plus élevés (cf. études sur wildbeimwild.com).
Économies et financement compensatoire
À cela s'opposent des économies considérables : le canton n'a plus à organiser d'examens de chasse, à délivrer et gérer des permis, à établir des plans de tir ni à organiser la surveillance de la chasse. Berne compte l'un des plus grands groupes de chasseurs de loisir de Suisse – les coûts administratifs sont en conséquence élevés. S'y ajoutent les coûts liés aux abattages de loups : un seul loup tué inutilement coûte à la collectivité environ 35’000 francs (interventions en hélicoptère, coordination, procédures juridiques).
Recettes supprimées
Avec l'abolition de la chasse de loisir, les recettes des patentes, estimées à 1,5 à 2,5 millions de francs par an, disparaîtraient. Mais elles sont à mettre en regard des coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice — accidents de la route impliquant du gibier, dégâts d'abroutissement en forêt protectrice imputables à la chasse, charges administratives, interventions policières et judiciaires —, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes font défaut depuis 1974 — sans difficultés financières : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps font le même travail, en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas équivalents à une gestion cynégétique fondée sur le jargon des chasseurs ou sur une «expérience de la nature» mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le démontre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse» sur wildbeimwild.com).
Les chasseurs de loisir actifs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les intérêts liés à la biodiversité et à la protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 % de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué en votation (51,9 % de non). En 2016, la fédération des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir siégeant au Parlement ont voté majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des défenseurs de la nature ignore leur comportement lors des scrutins (cf. Fédération des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier sur les coûts).
Les surcoûts nets devraient se situer entre 1’200’000 et 2’800’000 francs par an, ce qui correspond à environ 1,15 à 2,65 francs par habitant, soit, même en comptant largement : moins d'un café par personne et par an. Pour un canton disposant d'un budget global d'environ 13,7 milliards de francs (Compte d'État 2024, AFF), cela représente moins de 0,03 % — une fraction d'une fraction (cf. Vérification des mythes sur la chasse sur wildbeimwild.com).
7. Compatibilité avec le droit supérieur
Premier article : abolition de la chasse de loisir
L'initiative est conforme au droit fédéral. La loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément aux cantons la réglementation du droit de chasse, du système de chasse, du territoire de chasse et de la surveillance de la chasse (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974 et n'a jamais fait l'objet d'une contestation de droit fédéral en plus de 50 ans.
Deuxième article : protection des espèces protégées
L'art. 7a LChP permet aux cantons la régulation préventive, mais ne les y oblige pas. Le renoncement à cette possibilité ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.
Unité de la matière
L'initiative respecte l'unité de la matière, étant donné que l'ensemble des dispositions des deux articles se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.
8. Anticipation des objections prévisibles
« Berne est vingt fois plus grand que Genève et possède des Alpes — le système ne fonctionne pas ici »
Les faits : Une surface plus grande nécessite davantage de professionnels (15 à 18 postes à plein temps au lieu de 2 à 3). Mais les coûts par habitant restent compris entre 1.15 et 2.10 francs, car la population de plus d'un million d'habitants en supporte les frais. Le terrain alpin de l'Oberland bernois est topographiquement plus exigeant, mais moins densément peuplé : il y a moins de zones de conflit entre l'être humain et la faune sauvage. Dans le Mittelland (Seeland, Emmental, Oberaargau), la situation est directement comparable à celle de Genève. Le canton réunit tous les types de paysages, ce qui en fait le cas test ultime : si cela fonctionne ici, cela fonctionne partout (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne).
Formule de communication concise : « Berne compte un million d'habitants. Les coûts par habitant sont inférieurs au niveau genevois. Et dans l'Oberland, où peu de personnes côtoient une nature abondante, il y a moins de conflits, et non davantage. »
« Le loup a besoin de la chasse de loisir »
Les faits : C'est exactement l'inverse. Le loup est un régulateur naturel qui contrôle la population de chevreuils et réduit la pression du broutage dans les forêts protectrices. La chasse de loisir perturbe les mécanismes de régulation naturels en détruisant les structures sociales et en augmentant artificiellement les taux de reproduction. Une gestion professionnelle de la faune sauvage permet au loup d'exercer sa fonction écologique, tout en protégeant les troupeaux d'animaux de rente grâce à une prévention professionnelle.
Formule de communication concise : « Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans. »
« 15'000 signatures, c'est trop »
Les faits : 15'000 signatures pour 1'040'000 habitants représentent 1,4 pourcent de la population. Sur 6 mois, cela représente environ 83 signatures par jour. La collecte peut se faire efficacement à Berne, Thoune, Bienne, Burgdorf et Langenthal. Le mouvement de protection des animaux a démontré par le passé qu'il est capable de surmonter ces obstacles. Une organisation professionnelle de collecte est déterminante.
Formule de communication synthétique : «83 signatures par jour. Dans un canton de plus d'un million d'habitants. Faisable.»
9. Résumé
Cette initiative donne à la population bernoise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi qu'en faveur d'une protection globale des espèces sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois, éprouvé depuis plus de 50 ans, et remplace la chasse de loisir par une protection professionnelle de la faune sauvage. Le deuxième article protège en particulier le loup dans l'Oberland, le lynx dans le Jura bernois, le castor sur l'Aar et l'Emme ainsi que l'aigle royal. En tant que plus grand canton de chasse au brevet de Suisse, un succès à Berne aurait un effet signal dépassant largement les frontières du canton. La politique du loup, l'effet de capitale fédérale et le bilinguisme font de Berne un canton stratégiquement central pour l'extension du modèle genevois.
Le résultat serait un canton de Berne où les animaux sauvages ne sont ni des cibles pour les chasseurs de loisir, ni les victimes d'une politique d'abattage à motivation politique, mais sont protégés de manière professionnelle en tant que composante d'une nature vivante — au bénéfice des animaux et de l'ensemble de la population.
Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …
(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton de Berne)
Adresse de contact : [Adresse du comité]
Annexe : Documentation complémentaire
Les dossiers et sources suivants étayent l'argumentation de cette initiative et sont disponibles en annexe :
Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation exhaustive de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974, avec les coûts, les effectifs et l'évolution de la biodiversité.
Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien – Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations d'animaux sauvages et sur les effets écologiques de la chasse de loisir.
La chasse en Suisse – critiques, faits, actualités : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu régulièrement mis à jour de la politique cynégétique suisse.
Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de BE – Analyse cantonale de la psychologie derrière la chasse de loisir.
Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Articles transversaux sur la psychologie de la chasse de loisir.
Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet – Contexte sur la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.
Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification des faits sur les affirmations les plus courantes du lobby de la chasse de loisir.
Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville – Le modèle pour l'ensemble de la série d'initiatives.
Note sur la procédure
Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative en allemand et en français à la Chancellerie d'État du canton de Berne pour examen préalable, avant le début de la collecte de signatures. 15'000 signatures valables sont nécessaires pour que l'initiative aboutisse. Le délai de collecte est de 6 mois à compter de la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt sont régies par la loi cantonale sur les droits politiques (PRG).
Briefing stratégique pour les militantes et militants
Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton de Berne Document de travail interne – État mars 2026
Résumé
Berne est le plus grand canton à patente de chasse de Suisse et l'un des cantons stratégiquement les plus importants de l'ensemble de la série d'initiatives. L'effet de capitale fédérale, la politique relative au loup dans l'Oberland, le bilinguisme comme pont entre la Romandie et la Suisse alémanique, ainsi que les coûts per capita inférieurs au niveau genevois font de Berne un cas unique. Les 15'000 signatures en 6 mois représentent le seuil le plus élevé de la série, mais sont proportionnellement atteignables avec plus d'un million d'habitants (1,4 pour cent, 83 par jour). Le changement de système vers la chasse à patente est administrativement plus simple que dans les cantons à chasse en régie. Un succès à Berne aurait un effet signal qui dépasserait largement les frontières du canton.
1. Pourquoi Berne en particulier ?
Le plus grand canton à patente de chasse. Effet signal pour l'ensemble de la Suisse. Si cela fonctionne à Berne, cela fonctionne partout.
Effet de capitale fédérale. Une initiative à Berne influence directement le débat politique fédéral. Le Palais fédéral se trouve à Berne.
La politique relative au loup comme thème de mobilisation. Plusieurs meutes dans l'Oberland bernois et le Simmental. Le paragraphe sur la protection des espèces rend l'initiative attrayante pour les associations de protection de la nature.
Le bilinguisme comme pont. Relie le débat alémanique et le débat romand. Dans le Jura bernois, Genève est culturellement proche.
Chasse au brevet = changement de système simple. Pas de contrats de bail, pas d'indemnisation communale.
Coûts par habitant inférieurs au niveau genevois. 1.15 à 2.10 francs. La grande population de plus d'un million répartit les coûts.
2. Les leçons de Zurich : ce que nous ferons différemment
Titre positif. «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» plutôt que «Des gardes-faune à la place des chasseurs».
Calcul budgétaire concret. 1.15 à 2.65 francs par habitant. En dessous du niveau genevois. Les 20 millions zurichois étaient une invention.
Assurer le soutien des partis tôt. Associer tôt le PS, les Verts, le PVL. À Berne, la base gauche-verte est plus solide que dans beaucoup d'autres cantons.
Protection des espèces comme élargissement de la coalition. Loup, lynx, castor, aigle royal : le deuxième article mobilise les associations de protection de la nature.
Campagne bilingue. Matériaux en allemand et en français dès le départ. Dans le Jura bernois et à Bienne, l'expérience genevoise est culturellement immédiatement accessible.
3. Défis particuliers
15'000 signatures en 6 mois. Le seuil le plus élevé de la série. 83 signatures par jour. Nécessite une organisation professionnelle de collecte dès le premier jour.
Canton alpin. L'Oberland bernois est fortement marqué par la culture cynégétique. La campagne doit travailler en ville avec l'argument éthique et à la campagne avec l'utilité pour l'agriculture et la forêt protectrice.
Plus de 3'000 chasseurs amateurs. La plus grande communauté de chasseurs amateurs de tous les cantons à chasse au brevet. Mais : 3'000 sur 1'040'000 habitants représentent 0.3 pourcent.
4. Analyse des opposants et réponses préparées
Contre-argument 1 : «Berne est trop grand et trop alpin»
Les faits : Surface plus grande, mais aussi population plus grande. Coûts par habitant inférieurs au niveau genevois. Dans l'Oberland : moins de personnes, moins de conflits. Dans le Plateau : même paysage qu'à Genève.
Formule de communication courte : «Berne compte un million d'habitants. Les coûts par habitant sont inférieurs au niveau genevois. Et dans l'Oberland, il y a moins de conflits, pas plus.»
Contre-argument 2 : «Le loup a besoin de la chasse amateur»
Les faits : Le loup régule. La chasse amateur dérange. Genève le prouve depuis 50 ans.
Formule de communication courte : «Le loup régule. La chasse amateur dérange. Genève le prouve depuis 50 ans.»
Contre-argument 3 : «15'000 signatures, c'est irréaliste»
Les faits : 1.4 pourcent de la population. 83 par jour. Collecte efficace possible dans cinq villes. Organisation professionnelle décisive.
Formule de communication courte : «83 signatures par jour. Dans un canton de plus d'un million d'habitants. Faisable.»
5. Stratégie de communication : les trois messages clés
«Genève montre l'exemple depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.» / «Genève le fait depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.»
«Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. La gestion professionnelle de la faune sauvage est la réponse.» / «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe.»
«Moins de 2.10 francs par personne et par an. Moins qu'à Genève.» / «Moins de 2.10 francs par personne et par an.»
6. Calendrier et prochaines étapes
| Phase | Contenu | Calendrier |
|---|---|---|
| Constitution du comité & examen préalable du texte | Faire appel à un(e) juriste ; traduction en français ; membres du comité domiciliés dans le canton de BE conformément au droit cantonal | Mois 1–4 |
| Dépôt pour examen préalable | Chancellerie d'État de Berne (texte en allemand et en français) | Mois 4–5 |
| Publication & lancement de la récolte de signatures | Délai de 6 mois ; objectif : 18'000+ signatures comme marge de sécurité ; organisation professionnelle de récolte dès le premier jour | Mois 5 |
| Contacts avec les partis & construction de la coalition | PS, Verts, PVL, PEV ; Pro Natura Berne ; BirdLife Berne ; WWF Berne ; politique du loup comme thème de coalition | Mois 1–10 |
| Dépôt des signatures | Chancellerie d'État, vérification officielle | Mois 11–13 |
| Débat au Grand Conseil | Ancrage parlementaire ; intensifier le travail médiatique | Mois 14–22 |
| Campagne de votation | Mobilisation finale, argument du loup, effet capitale fédérale, campagne bilingue | Mois 22–28 |
7. Matériel de campagne
- Le dossier Genève sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
- La psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne comme document de référence.
- Médias locaux : Berner Zeitung, Der Bund, Berner Oberländer, Thuner Tagblatt, Journal du Jura, Bieler Tagblatt, TeleBern, Radio Bern1.
- Infographie : le loup comme régulateur naturel dans l'Oberland, le lynx dans le Jura bernois, l'effet capitale fédérale comme élément visuel. Comparaison des coûts BE vs. GE.
- Matériaux en langue française pour le Jura bernois et Biel/Bienne dès le départ.
8. Sources complémentaires
- L'interdiction de la chasse à Genève en détail
- Études scientifiques
- La chasse en Suisse
- Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne
- Vérification des faits : les mythes de la chasse
- Statistique fédérale de la chasse (OFEV)
- Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville
Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé et adapté aux conditions du canton de Berne par des militantes et militants, des organisations ou des comités d'initiative.
Vérification des faits : les affirmations du lobby des chasseurs de loisir
La brochure «La chasse en Suisse protège et profite» de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l’épreuve, de «tâche étatique» à «biodiversité» en passant par «80 % d’approbation» :Dossier : Verification des faits – brochure JagdSchweiz →
