10.10.2026, 02:53

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Initiative populaire cantonale : Canton de Berne

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé

En vertu de l'art. 58 de la Constitution du canton de Berne du 6 juin 1993 et de la loi sur les droits politiques (LDP)

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Remarque : le canton de Berne est bilingue. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être disponible en allemand et en français. La version française doit être validée par un juriste professionnel avant le dépôt.

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Berne, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Berne du 6 juin 1993 est complétée par l'article suivant :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des particuliers (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Berne.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton de Berne, deuxième canton de Suisse par la superficie et par la population, avec environ 1'060'000 habitantes et habitants sur 5'959 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un loisir sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à l'examen scientifique. L'affirmation selon laquelle, sans la chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait, est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée à Berne sous forme de chasse à patente. Des particuliers acquièrent un patente cantonale et chassent sans responsabilité fixe sur une réserve de chasse. Avec plus de 3'000 détentrices et détenteurs de patente actifs, Berne possède l'une des plus importantes communautés de chasseurs de loisir de Suisse. Contrairement à l'affirmation largement répandue, les détenteurs de patente n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre de plans de tir cantonaux orientés avant tout sur les intérêts de la sylviculture et de l'agriculture (cf. le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, de plus en plus d'espèces animales sauvages protégées subissent des pressions au niveau fédéral. Avec la révision de la loi sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors individuels causant des dommages considérables (art. 9d OChP). La pression politique sur d'autres espèces telles que le lynx, la loutre et le harle bièvre ne cesse d'augmenter. Le canton de Berne est directement concerné par la politique du loup : plusieurs meutes de loups sont documentées dans l'Oberland bernois et dans le Simmental. Le lynx est présent depuis des décennies dans le Jura bernois et les Préalpes. Le castor colonise l'Aar, l'Emme et de nombreux autres cours d'eau. L'aigle royal niche dans l'Oberland. Grâce à ses étages altitudinaux allant du Seeland jusqu'à la haute montagne, Berne compte parmi les cantons les plus riches en espèces de Suisse (cf. la analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com et les politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton de Berne a la possibilité de donner ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune sauvage plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection conséquente des espèces animales sauvages menacées au niveau cantonal. En tant que canton de la capitale fédérale, ce signal aurait une portée dépassant largement les frontières cantonales.

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, un peu plus de 70 pour cent des votants du canton de Genève ont approuvé la suppression de la chasse de loisir en milice. Avant cette interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Plus de 400 chasseurs de loisir lâchaient massivement des faisans, des perdrix grises et des lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux. La population évolue à une densité supportable pour la surface forestière.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée.
  • Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs par an, réparti en environ 600'000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents de l'environnement), 250'000 francs pour la prévention et 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'ancien inspecteur cantonal de la faune genevois Gottlieb Dandliker (2001 à 2025) a qualifié l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin, pour un tir sanitaire d'un sanglier, en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique, avec une formation biologique et dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal. Leur objectif est le maintien de populations sauvages en bonne santé, et non la maximisation des chiffres de tir (cf. la analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est admissible que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées. Celles-ci comprennent les clôtures électriques, l'effarouchement, l'aménagement de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs gustatifs et les mesures de protection constructives. À Genève, les arbres fruitiers sont protégés par des filets afin que les chevreuils et les lièvres ne rongent pas l'écorce. Pour les sangliers, le canton met des clôtures électriques à disposition des agriculteurs. Cette pratique le montre : la coexistence est une question de volonté, et non de possibilité technique.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante, composée d'associations de protection des animaux et de la nature, de représentants scientifiques et des autorités, empêche que la pression politique de groupes d'intérêts particuliers ne dilue la gestion de la faune sauvage. L'initiative inscrit l'obligation d'autorisation dans la constitution.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études l'atteste : les populations sauvages se régulent dans la plupart des cas de manière autonome. La chasse de loisir perturbe ce processus naturel en détruisant les structures sociales, en augmentant artificiellement les taux de reproduction et en modifiant les mouvements migratoires.

4. Pourquoi Berne ?

Le canton de Berne se prête particulièrement bien, pour plusieurs raisons, à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune sauvage :

Canton à chasse à patente le plus peuplé de Suisse. Avec plus d'un million d'habitants, Berne est le canton à chasse à patente le plus peuplé du pays et, avec 5'959 km², le deuxième plus grand après les Grisons. Si la protection professionnelle de la faune sauvage fonctionne ici, elle fonctionne partout. Le canton réunit tous les types de paysages de la Suisse : le Jura (Jura bernois, Bienne), le Plateau (Berne, Thoune, Berthoud, Langenthal) et les Alpes (Oberland bernois avec la Jungfrau, l'Eiger, le Mönch). Le changement de système est administrativement plus simple que dans les cantons à chasse à territoire, car aucun bail de chasse ne doit être résilié et aucune commune ne doit être indemnisée.

Effet de capitale fédérale. Le Palais fédéral se trouve à Berne. Une initiative dans le canton de Berne a un retentissement médiatique qui dépasse les frontières cantonales. Le débat politique fédéral sur la politique de la chasse est directement influencé par une initiative cantonale à Berne. Un succès à Berne serait un signal adressé à la politique nationale, qu'aucun autre canton, hormis Zurich, ne peut envoyer avec une telle force.

La politique du loup comme thème de mobilisation. Le canton de Berne est directement concerné par le retour du loup. Plusieurs meutes de loups sont documentées dans l'Oberland bernois et le Simmental. Les tirs de loups controversés ont politisé le débat. L'initiative apporte une réponse constitutionnelle au débat sur le loup : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des tirs motivés politiquement. Le deuxième paragraphe consacré à la protection des espèces rend l'initiative attrayante pour les organisations de protection de la nature, qui sont restées jusqu'ici sur la défensive dans le débat sur le loup (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le bilinguisme comme pont. Le canton de Berne est bilingue : allemand et français (Jura bernois, Bienne). L'initiative relie le débat alémanique et le débat romand. Dans le Jura bernois et à Bienne, l'expérience genevoise est directement accessible sur le plan culturel et linguistique. Les messages clés doivent fonctionner en allemand et en français.

Le lynx dans le Jura bernois et les Préalpes. Le lynx est présent dans le Jura bernois depuis des décennies et régule naturellement la population de chevreuils. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protège le lynx et met à profit sa fonction écologique.

Le castor sur l'Aar et l'Emme. Le castor est présent le long de l'Aar, de l'Emme et de nombreux autres cours d'eau. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors individuels causant des dommages importants. L'initiative protège le castor dans le canton (voir wildbeimwild.com sur les prédateurs).

15'000 signatures en 6 mois. Ce seuil est le plus élevé de la série. Avec 1’060’000 habitants, il reste proportionnellement réalisable (1,4 pour cent). Cela représente environ 83 signatures par jour. À Berne, Thoune, Bienne, Berthoud et Langenthal, la récolte peut se faire efficacement. Une organisation professionnelle de la récolte est déterminante dès le premier jour.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 : interdiction de la chasse de loisir

L’interdiction de la chasse à patente par des particuliers constitue le cœur de l’initiative. Elle correspond au modèle genevois. La compétence cantonale en la matière est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse explicitement aux cantons l’organisation de l’exercice de la chasse (art. 3 al. 1 et 2 LChP). Les trois systèmes de chasse en Suisse (chasse à patente, chasse à territoire et chasse d’État ou en régie) sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974, conformément au droit fédéral. Contrairement aux cantons pratiquant la chasse à territoire, aucun bail de chasse ne doit être résilié à Berne et aucune commune ne doit être indemnisée : les patentes existantes s’éteignent et les taxes déjà payées sont remboursées au prorata.

Alinéa 2 : gestion professionnelle de la faune sauvage

À la place des chasseuses et chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune sauvage, formé-e-s professionnellement et employé-e-s par le canton, assument l'ensemble des tâches liées à la gestion de la faune sauvage et, si nécessaire, à la régulation des populations. Ces professionnel-le-s disposent d'une formation biologique ou en écologie de la faune plus approfondie et agissent sur une base scientifique et dans l'intérêt public. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 : le tir comme ultima ratio

La principale nouveauté par rapport au système actuel : le tir n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives ont la priorité. À Genève, environ 250 sangliers en moyenne sont abattus chaque année par les gardes-faune (selon les statistiques de chasse de l'OFEV), principalement des jeunes animaux, les animaux meneurs étant explicitement épargnés pour des raisons éthiques et afin de préserver la stabilité sociale des compagnies.

Alinéa 4 : commission de la faune sauvage

La commission indépendante pour la faune sauvage s'inspire de la commission genevoise de régulation de la faune (Commission consultative de régulation de la faune). Elle garantit aux associations de protection des animaux et de la nature un droit de regard sur les décisions de régulation et empêche que le gouvernement n'accorde des dérogations de manière autonome, sous la pression de groupes d'intérêts. L'intégration de la science assure que les décisions reposent sur des données probantes et non sur les mythes idéologiques de la chasse, avec lesquels le lobby de la chasse de loisir légitime sa pratique depuis des décennies.

Alinéa 5 : régulation naturelle et coexistence

Cet alinéa ancre dans la constitution la ligne directrice d’une protection professionnelle de la faune sauvage. Dans le canton de Berne, la promotion de la coexistence comprend notamment la sécurisation et la mise en réseau des corridors fauniques le long de l’Aar et de l’Emme, la revalorisation écologique des paysages alluviaux du Seeland et de l’Emmental, la forêt protectrice de l’Oberland bernois, ainsi que la sensibilisation de la population au comportement à adopter envers les animaux sauvages.

Deuxième article : protection des espèces menacées

Le deuxième article relatif à la protection des espèces protégées revêt une importance particulière pour le canton de Berne. Le loup est présent dans l’Oberland et le Simmental. Le lynx est établi dans le Jura bernois et les Préalpes. Le castor colonise l’Aar et l’Emme. L’aigle royal niche dans l’Oberland. Des oiseaux d’eau hivernent sur les nombreux lacs. La formulation « notamment » est conçue comme un renvoi dynamique au droit fédéral et protège également les espèces qui reviendront à l’avenir (voir la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse suffisamment de temps au Conseil-exécutif pour élaborer la législation d'application, engager des gestionnaires professionnels de la faune et constituer la commission de la faune. L'inspection de la chasse déjà existante du canton de Berne peut servir de base institutionnelle. Le changement de système de la chasse à patente vers la chasse en régie est administrativement plus simple que dans les cantons à chasse à territoire : aucun contrat de bail ne doit être résilié et aucune commune ne doit être indemnisée. Important : le canton de Berne est bilingue. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être disponible en allemand et en français.

6. Conséquences financières : budget concret pour Berne

Le budget de référence genevois

A Genève, environ vingt fois plus petit que le canton de Berne avec 282 km² et comptant environ 500 000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.

Extrapolation conservatrice pour Berne

Pour Berne, avec une superficie de 5 959 km² et environ 1 060 000 habitants, l'estimation des coûts suivante, délibérément conservatrice, en résulte. Elle calcule largement et tient compte de la topographie alpine de l'Oberland bernois, de la mise en place de la protection des troupeaux et de la gestion transitoire du cerf élaphe :

Frais de personnel : 1 800 000 à 3 080 000 francs par an. 15 à 22 postes à plein temps sont nécessaires. Berne est environ vingt fois plus grand que Genève et topographiquement extrêmement varié : du Plateau (Seeland, Emmental) en passant par les Préalpes (Gantrisch, Simmental) jusqu'à la haute montagne (Oberland bernois, Jungfrau-Aletsch). Alors que le Plateau est directement comparable à Genève, l'Oberland bernois exige des spécialistes ayant une expérience alpine. La présence du loup est documentée dans l'Oberland bernois. S'y ajoute la gestion transitoire du cerf élaphe.

Frais de matériel : 350'000 à 600'000 francs par an. Equipement, véhicules, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux, mesures de protection constructives et travail de relations publiques en deux langues (allemand et français pour le Jura bernois).

Indemnisation des dommages : 200 000 à 400 000 francs par an. Dommages causés par les sangliers à l'agriculture, dommages d'abroutissement en forêt, dommages causés par le castor aux cours d'eau et éventuels dommages dus aux attaques de loups.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 600 000 à 1 000 000 de francs.Durant les trois à cinq premières années suivant le changement de système, un investissement initial unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux est nécessaire pour l'Oberland bernois et le Simmental : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation des bergers. Cet investissement n'est pas récurrent et s'amortit sur trois à cinq ans. Dans le Mittelland (Seeland, Emmental), ces coûts ne sont pas nécessaires.

Coûts totaux : 2’350’000 à 4’080’000 francs par an (bruts, hors investissement initial unique pour la protection des troupeaux). Cela correspond à environ 2.20 à 3.85 francs par habitant et par an.

Gestion transitoire du cerf élaphe

Le cerf est présent en grandes populations dans l'Oberland bernois. La reproduction compensatoire (le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse) empêche une réduction durable des populations. La littérature scientifique démontre clairement cet effet : une forte pression de chasse entraîne une maturité sexuelle plus précoce, des portées plus grandes et un taux de survie plus élevé chez les jeunes animaux. Après la disparition de la pression de chasse, le taux de reproduction se normalise en trois à cinq ans. Cette gestion transitoire est déjà prise en compte dans le nombre plus élevé de postes (voir études sur wildbeimwild.com).

Économies et financement compensatoire

Cela s'accompagne d'économies considérables : le canton n'a plus besoin d'organiser d'examens de chasse, de délivrer et de gérer des patentes, d'établir de plan de tir, ni d'organiser la surveillance de la chasse. Berne compte l'une des plus grandes chasses de loisir de Suisse : les coûts administratifs sont donc élevés en conséquence. S'y ajoutent les coûts liés aux tirs de loups (interventions héliportées, coordination, procédures juridiques).

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de patente, estimées entre 1,5 et 2,5 millions de francs par an, disparaissent. En contrepartie, les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse en milice (accidents liés au gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse en forêt protectrice, charges administratives, interventions policières et judiciaires) devraient nettement dépasser ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu dès 1974, sans problème financier : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps accomplissent le même travail, en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une chasse de régulation fondée sur le folklore des chasseurs ou sur une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets montre que la chasse en milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

L'Le surcoût net devrait se situer entre 1'200'000 et 2'800'000 francs par an, ce qui correspond à environ 1,10 à 2,65 francs par habitant correspond. Même calculé de manière généreuse, cela représente moins qu'un café par personne et par an. Pour un canton dont les charges totales dépassent 12 milliards de francs, cela représente moins de 0,03 pour cent : une fraction d'une fraction (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

7. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : abolition de la chasse de loisir

L'initiative est conforme au droit fédéral. La loi fédérale sur la chasse (JSG) laisse expressément aux cantons le soin de réglementer le droit de chasse, le système de chasse, le territoire de chasse et la surveillance de la chasse (art. 3 al. 1 et 2 JSG). Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974 et n'a jamais fait l'objet d'une contestation au regard du droit fédéral en plus de 50 ans.

Deuxième article : protection des espèces protégées

L'art. 7a JSG permet aux cantons une régulation préventive, mais ne les y oblige pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 JSG. Renoncer à cette possibilité ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

L'initiative respecte l'unité de la matière, puisque l'ensemble des dispositions des deux articles se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux vivant à l'état sauvage.

8. Anticipation des objections prévisibles

« Berne est vingt fois plus grande que Genève et possède des Alpes, le système ne fonctionne pas ici »

Les faits : Une surface plus grande nécessite davantage de personnel spécialisé (15 à 22 postes à plein temps au lieu d'environ 3). Les coûts par habitant restent toutefois compris entre 1.10 et 2.65 francs, car une population de plus d'un million de personnes en assume la charge. Le terrain alpin de l'Oberland bernois est topographiquement plus exigeant, mais moins densément peuplé : il y a moins de zones de conflit entre l'être humain et la faune sauvage. Dans le Mittelland (Seeland, Emmental, Oberaargau), la situation est directement comparable à celle de Genève. Le canton réunit tous les types de paysages, ce qui en fait le test ultime : si cela fonctionne ici, cela fonctionne partout (cf. le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne).

Formule communicative courte : «Berne compte un million d'habitants. Les coûts par habitant se situent dans la fourchette du niveau genevois. Et dans l'Oberland, où peu de personnes côtoient beaucoup de nature, il y a moins de conflits, pas davantage.»

«Le loup a besoin de la chasse de loisir»

Les faits : C'est exactement l'inverse. Le loup est un régulateur naturel qui contrôle la population de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice. La chasse de loisir perturbe les mécanismes de régulation naturels en détruisant les structures sociales et en augmentant artificiellement les taux de reproduction. Une gestion professionnelle de la faune sauvage permet au loup d'exercer sa fonction écologique tout en protégeant les troupeaux d'animaux de rente grâce à une prévention professionnelle.

Formule communicative courte : «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.»

«15'000 signatures, c'est trop»

Les faits : 15'000 signatures pour 1'060'000 habitants représentent 1,4 pour cent de la population. Sur 6 mois, cela fait environ 83 signatures par jour. À Berne, Thoune, Bienne, Berthoud et Langenthal, la récolte peut se faire efficacement. Le mouvement de protection animale a montré par le passé qu'il peut surmonter ces obstacles. Une organisation de récolte professionnelle est déterminante.

Formule communicative courte : «83 signatures par jour. Dans un canton de plus d'un million d'habitants. Faisable.»

9. Résumé

Cette initiative donne à la population bernoise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des preuves des animaux sauvages ainsi que d'une protection globale des espèces animales sauvages menacées. Le premier article s'inspire du modèle genevois, éprouvé depuis plus de 50 ans, et remplace la chasse de loisir par une protection professionnelle de la faune. Le deuxième article protège notamment le loup dans l'Oberland, le lynx dans le Jura bernois, le castor sur l'Aar et l'Emme, ainsi que l'aigle royal. En tant que canton à chasse à patente le plus peuplé de Suisse, un succès à Berne aurait un effet de signal dépassant largement les frontières cantonales. La politique du loup, l'effet « capitale fédérale » et le bilinguisme font de Berne un canton stratégiquement central pour l'extension du modèle genevois.

Le résultat serait un canton de Berne où les animaux sauvages ne seraient plus des cibles pour les chasseurs de loisir ni des victimes d'une politique de tir motivée politiquement, mais seraient protégés de manière professionnelle en tant que partie d'une nature vivante, pour le bien des animaux et de l'ensemble de la population.

Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton de Berne)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Les dossiers et sources suivants étayent l'argumentation de cette initiative et sont disponibles en annexe :

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot. Présentation complète de la gestion de la faune sauvage à Genève depuis 1974, avec coûts, effectifs et évolution de la biodiversité.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien. Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations sauvages et sur les effets écologiques de la chasse de loisir.

Chasse en Suisse, critique, faits, actualités : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz. Aperçu constamment mis à jour de la politique suisse de la chasse.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne : wildbeimwild.com: Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de BE. Analyse spécifique au canton de la psychologie derrière la chasse de loisir.

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd. Contributions transversales sur la psychologie de la chasse de loisir.

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/tag/stadtwildtiere. Contexte sur la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen. Vérification des faits sur les affirmations les plus courantes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville. Le modèle pour toute la série d'initiatives.

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative en allemand et en français à la Chancellerie d'État du canton de Berne pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. L'aboutissement de l'initiative nécessite 15’000 signatures valables. Le délai de récolte est de 6 mois à compter de la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt sont régies par la loi cantonale sur les droits politiques (LDP).

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage», canton de Berne Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Berne est le canton à chasse à patente le plus peuplé de Suisse et stratégiquement l'un des cantons les plus importants de toute la série d'initiatives. L'effet « capitale fédérale », la politique du loup dans l'Oberland, le bilinguisme comme pont entre la Romandie et la Suisse alémanique, ainsi que les coûts par habitant proches du niveau genevois, rendent Berne unique. Les 15'000 signatures en 6 mois constituent l'obstacle le plus élevé de la série, mais restent proportionnellement réalisables avec plus d'un million d'habitants (1,4 pour cent, 83 par jour). Le changement de système de la chasse à patente est administrativement plus simple que dans les cantons à chasse à territoire. Un succès à Berne aurait un effet de signal qui dépasserait largement les frontières du canton.

1. Pourquoi Berne justement ?

Canton à chasse à patente le plus peuplé. Effet de signal pour toute la Suisse. Si cela fonctionne à Berne, cela fonctionne partout.

Effet de capitale fédérale. Une initiative à Berne influence directement le débat politique fédéral. Le Palais fédéral se trouve à Berne.

La politique du loup comme thème de mobilisation. Plusieurs meutes dans l'Oberland bernois et le Simmental. L'article sur la protection des espèces rend l'initiative attrayante pour les associations de protection de la nature.

Le bilinguisme comme pont. Fait le lien entre le débat alémanique et le débat romand. Dans le Jura bernois, Genève est culturellement proche.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

Coûts par habitant proches du niveau genevois. De 1,10 à 2,65 francs. La population importante de plus d'un million d'habitants répartit les coûts.

2. Les leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment

Titre positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » plutôt que « Des gardes-faune au lieu de chasseurs ».

Un calcul budgétaire concret. De 1,10 à 2,65 francs par habitant. Proche du niveau genevois. Les 20 millions évoqués pour Zurich n'ont jamais été démontrés.

Assurer tôt le soutien des partis. Impliquer tôt le PS, les Verts, le PVL. À Berne, la base de gauche-verte est plus solide que dans beaucoup d'autres cantons.

La protection des espèces comme élargissement de la coalition. Loup, lynx, castor, aigle royal : le deuxième article mobilise les associations de protection de la nature.

Campagne bilingue. Des documents en allemand et en français dès le départ. Dans le Jura bernois et à Bienne, l'expérience genevoise est culturellement immédiatement accessible.

3. Défis particuliers

15'000 signatures en 6 mois. L'obstacle le plus élevé de la série. 83 signatures par jour. Exige une organisation de récolte professionnelle dès le premier jour.

Canton alpin. L'Oberland bernois est fortement marqué par la culture de la chasse. La campagne doit travailler en ville avec l'argument éthique, et à la campagne avec l'utilité pour l'agriculture et la forêt protectrice.

Plus de 3'000 chasseurs de loisir. L'une des plus grandes communautés de chasseurs de loisir de Suisse. Mais : 3'000 sur 1'060'000 habitants, cela représente 0,3 pour cent.

4. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1 : « Berne est trop grand et trop alpin »

Les faits : Surface plus grande, mais aussi population plus nombreuse. Coûts par habitant proches du niveau genevois. Dans l'Oberland : moins de monde, moins de conflits. Dans le Mittelland : paysage identique à celui de Genève.

Formule communicative courte : «Berne compte un million d'habitants. Les coûts par habitant se situent dans la fourchette du niveau genevois. Et dans l'Oberland, il y a moins de conflits, pas plus.»

Contre-argument 2 : «Le loup a besoin de la chasse de loisir»

Les faits : Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.

Formule communicative courte : «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.»

Contre-argument 3 : «15'000 signatures, c'est irréaliste»

Les faits : 1,4 pour cent de la population. 83 par jour. Récoltable efficacement dans cinq villes. Une organisation professionnelle est déterminante.

Formule communicative courte : «83 signatures par jour. Dans un canton de plus d'un million d'habitants. Faisable.»

5. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Genève le fait depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.» / «Genève le fait depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.»

«Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Une gestion professionnelle de la faune sauvage est la réponse.» / «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe.»

«Au maximum 2,65 francs nets par personne et par an. Dans la fourchette du niveau genevois.» / «Au plus 2,65 francs nets par personne et par an.»

6. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteConsulter un/une juriste ; traduction en français ; membres du comité domiciliés dans le canton de Berne conformément au droit cantonalMois 1–4
Dépôt pour prévérificationChancellerie d'État de Berne (texte en allemand et en français)Mois 4–5
Publication & lancement de la récolteDélai de 6 mois ; objectif : 18'000+ signatures comme marge de sécurité ; organisation de récolte professionnelle dès le premier jourMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts, PVL, PEV ; Pro Natura Berne ; BirdLife Berne ; WWF Berne ; la politique du loup comme thème de coalitionMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleMois 11–13
Débat au Grand ConseilAncrage parlementaire ; intensifier le travail médiatiqueMois 14–22
Campagne de votationMobilisation finale, argument du loup, effet « capitale fédérale », campagne bilingueMois 22–28

7. Matériel de campagne

  • Le Dossier genevois sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
  • L'Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Berne comme matériel de référence.
  • Médias locaux : Berner Zeitung, Der Bund, Berner Oberländer, Thuner Tagblatt, Journal du Jura, Bieler Tagblatt, TeleBern, Radio Bern1.
  • Infographie : le loup comme régulateur naturel dans l'Oberland, le lynx dans le Jura bernois, l'effet « capitale fédérale » comme élément visuel. Comparaison des coûts Berne vs Genève.
  • Matériel en français pour le Jura bernois et Bienne dès le début.

8. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux circonstances du canton de Berne.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «Die Jagd in der Schweiz schützt und nützt» de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la «tâche d'État» à la «biodiversité» en passant par les «80 % d'approbation» : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →