Initiative populaire cantonale – canton d'Obwald
«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet élaboré
En vertu de l'art. 59 de la constitution cantonale d'Obwald du 19 mai 1968 et de la loi sur les votations
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]
Texte de l'initiative
Les soussignés, personnes ayant le droit de vote dans le canton d'Obwald, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :
La constitution cantonale d'Obwald du 19 mai 1968 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage
1 La pratique de la chasse par des personnes privées (chasse au brevet, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton d'Obwald.
2 La protection, la gestion et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.
3 L'abattage d'animaux sauvages n'est admis qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou se sont révélées insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.
4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.
5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.
6 Les modalités sont réglées par la loi.
Art. [nouveau] Protection des espèces sauvages menacées et protégées
1 Le canton renonce à déposer des demandes de régulation préventive des populations d'espèces sauvages protégées au sens de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du grand harle et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.
2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence des animaux sauvages.
3 Les mesures à l'encontre d'animaux sauvages individuels représentant une menace immédiate et grave pour des personnes demeurent réservées. Elles doivent être limitées au strict minimum et mises en œuvre par le service spécialisé compétent du canton.
4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, pour la protection et la conservation des espèces sauvages menacées.
Disposition transitoire
1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.
2 Les patentes de chasse existantes s'éteignent à l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les émoluments de patente déjà versés pour la saison de chasse en cours sont remboursés au prorata.
3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase transitoire.
Commentaires
1. Situation initiale
Dans le canton d'Obwald, un petit canton de Suisse centrale d'environ 38’000 habitant·e·s sur une superficie de 491 km², la chasse de loisir actuelle constitue un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle représente l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle, sans la chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait, est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).
La chasse de loisir est organisée dans le canton d'Obwald sous la forme d'une chasse par patente. Des particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité territoriale fixe. Contrairement à l'affirmation largement répandue, les détenteurs de patente n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre de plans de tir cantonaux (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald ainsi que l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).
Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces sauvages protégées sont soumises à des pressions croissantes. Avec la révision de la loi sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le canton d'Obwald est concerné par le retour du loup : le loup du Pilate a fait la une des journaux à l'échelle nationale en 2023/2024. Le lynx est présent dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes obwaldiennes. La vallée d'Engelberg et le versant nord du Pilate sont des habitats d'importance écologique suprarégionale (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com et la politique relative au loup sur wildbeimwild.com).
Le canton d'Obwald a la possibilité d'envoyer un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune sauvage plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection cohérente des espèces sauvages menacées au niveau cantonal.
2. Le modèle de référence : le canton de Genève
Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève se sont prononcés pour l'abolition de la chasse de loisir. Avant l'interdiction, le grand gibier avait été pratiquement éradiqué du canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Environ 300 chasseurs amateurs lâchaient massivement des faisans, des perdrix et des lièvres pour la chasse de loisir.
Les expériences menées depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :
– La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants est passé de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix de Suisse.
– La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir sanitaire annuel effectué par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.
– En 2005, lors d'une nouvelle votation populaire, 90 pourcent des électeurs genevois se sont prononcés pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion visant à rétablir la chasse a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.
– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en environ 600’000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de chargés de l'environnement), 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela représente environ 2.40 francs par habitant et par an.
L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune sauvage depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée est disponible dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com. L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximumpour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur amateur dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).
3. Le concept : Garde-faune professionnel plutôt que chasse de loisir
L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle des gardes-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Compétence professionnelle plutôt que plaisir de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).
Principe d'ultima ratio. Un abattage n'est admissible que si toutes les mesures non létales ont été épuisées.
Contrôle démocratique par une commission faune sauvage. La commission indépendante empêche que les pressions politiques ne diluent la gestion de la faune sauvage.
La régulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le démontre : les populations de faune sauvage se régulent d'elles-mêmes dans la plupart des cas.
4. Pourquoi Obwald ?
Le canton d'Obwald se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :
Le loup au Pilate. Le loup au Pilate a fait la une de l'actualité nationale en 2023/2024 et a polarisé le débat dans toute la Suisse centrale. Le Pilate se situe à la frontière entre Obwald, Lucerne et Nidwald. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : une gestion professionnelle de la faune plutôt que des abattages motivés politiquement (cf. la politique sur le loup sur wildbeimwild.com).
Val d'Engelberg : un habitat unique. Le val d'Engelberg est l'une des vallées les plus impressionnantes sur le plan paysager de la Suisse centrale et constitue l'habitat du bouquetin, du chamois, de l'aigle royal et du lynx. Une gestion professionnelle de la faune protégerait cet habitat unique de manière plus cohérente que la chasse de loisir (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et les zones protégées).
Forêt protectrice au Brünig et dans les Alpes obwaldiennes. Obwald possède une part élevée de forêts protectrices. Le loup régule naturellement la population de chevreuils et réduit la pression de l'abroutissement dans les forêts protectrices – ce qui est écologiquement et économiquement significatif.
500 signatures. Avec 38’000 habitants, 500 signatures représentent environ 2,6 pour cent de la population. La collecte est possible à Sarnen, Kerns, Alpnach, Sachseln et Engelberg (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone habitée).
Canton touristique. Engelberg et le Pilate sont des destinations touristiques d'importance nationale. La protection professionnelle de la faune sauvage et la coexistence avec les prédateurs constituent un argument en faveur d'un tourisme durable.
Chasse au brevet = changement de système simplifié. Pas de contrats de bail, pas d'indemnisation des communes. Les brevets existants s'éteignent et les taxes déjà versées sont remboursées au prorata.
Comparaison de superficie avec Genève. Obwald, avec ses 491 km², présente une superficie comparable à celle de Genève (282 km²). Les différences résident dans la topographie (alpine vs. plate) et la population (38’000 vs. 500’000). Cependant, une densité de population plus faible signifie moins de zones de conflit.
5. Sur le texte de l'initiative
Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir
L'interdiction de la chasse au brevet par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.
Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune sauvage
À la place des chasseurs amateurs, des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton, assument l'ensemble des tâches. À Genève, ce système a fait ses preuves depuis plus de 50 ans.
Alinéa 3 – Abattage en dernier recours
Un abattage constitue l'exception, non la règle. Les mesures passives ont la priorité.
Alinéa 4 – Commission de la faune sauvage
La commission indépendante de la faune sauvage s'inspire du modèle genevois. Elle empêche que le Conseil d'État accorde seul des dérogations (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).
Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence
La promotion de la coexistence englobe notamment, dans le canton d'Obwald, la protection de la vallée d'Engelberg, la préservation de la forêt protectrice ainsi que la sensibilisation de la population et des touristes (cf. wildbeimwild.com zu Wildtieren im Siedlungsgebiet).
Dispositions transitoires
Le délai de deux ans accorde au Conseil d'État suffisamment de temps. L'office des forêts et du paysage existant peut servir de base institutionnelle.
6. Sur le deuxième article : protection des espèces sauvages menacées et protégées
Le deuxième article revêt une importance particulière pour Obwald. Le loup au Pilate a montré à quelle vitesse la pression politique peut conduire à des demandes d'abattage. Le lynx est établi dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes d'Obwald. La formulation « notamment » protège également les espèces qui pourraient revenir à l'avenir, en particulier l'ours (cf. la Wolfspolitik auf wildbeimwild.com).
7. Conséquences financières : budget concret pour Obwald
Le budget de référence genevois
À Genève, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600’000 francs pour le personnel, environ 250’000 francs pour la prévention et environ 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages.
Extrapolation conservative pour Obwald
Pour Obwald, avec une superficie de 491 km² et environ 38’000 habitants, on obtient l'estimation de coûts délibérément conservative suivante :
Coûts de personnel : 360’000 à 560’000 francs par an. Il faut 3 à 4 postes à plein temps. Obwald est presque deux fois plus grand que Genève et topographiquement exigeant : la vallée d'Engelberg, le versant nord du Pilate, une économie alpestre étendue.
Frais matériels : 70’000 à 120’000 francs par an.
Indemnisation des dommages : 40’000 à 90’000 francs par an.
Investissement initial pour la protection des troupeaux : 300’000 à 500’000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour la vallée d'Engelberg et la région du Pilate sur trois à cinq ans.
Coûts totaux : 470’000 à 770’000 francs par an (bruts).
Économies et financement compensatoire
À cela s'opposent des économies : pas d'examens de chasse, pas de gestion des permis, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. Un seul loup tué inutilement coûte à la collectivité environ 35’000 francs. La reproduction compensatoire — le taux de reproduction artificiellement élevé par la pression de la chasse — diminue en quelques années après le changement de système.
Recettes supprimées
Avec la suppression de la chasse de loisir, les recettes des permis, estimées à 200’000 à 350’000 francs par an, disparaissent. Toutefois, à cela s'opposent les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse en milice — accidents de la route impliquant du gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse en forêt protectrice, charges administratives, interventions policières et judiciaires —, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes sont absentes depuis 1974 — sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs amateurs étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps font le même travail mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-chasse professionnels ne sont pas la même chose qu'une régulation cynégétique fondée sur le jargon des chasseurs ou sur la «expérience de la nature» mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le montre : la chasse en milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse» sur wildbeimwild.com).
Les chasseurs amateurs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby des chasseurs amateurs combat systématiquement les préoccupations relatives à la biodiversité et à la protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative sur la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué en votation (51,9 pour cent de non). En 2016, la fédération des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs amateurs au parlement ont voté majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs amateurs sont des défenseurs de la nature ignore leur comportement en matière de vote (cf. Fédération des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).
Les coûts nets supplémentaires se situeraient entre 250’000 et 500’000 francs par an. En chiffres absolus, les coûts sont modestes : 250’000 à 500’000 francs pour un canton disposant d'un budget global d'environ 390 millions de francs (compte d'État 2024, AFF). Cela représente moins de 0,15 pour cent du budget cantonal (cf. Vérification des mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).
8. Compatibilité avec le droit supérieur
Premier article : Abolition de la chasse amateur
Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes cynégétiques équivalents. Genève sans contestation depuis 1974.
Deuxième article : Protection des espèces protégées
L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Le renoncement ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.
Unité de la matière
Respectée, car l'ensemble des dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.
9. Anticipation des objections prévisibles
« Obwald est trop petit et trop alpin »
Les faits : Obwald, avec ses 491 km², a une superficie comparable à celle de Genève (282 km²), mais est moins densément peuplé. Cela signifie : moins de zones de conflit. Les coûts, entre 250’000 et 500’000 francs, sont absolument modestes. La vallée d'Engelberg et la région du Pilate méritent une protection professionnelle (cf. la Psychologie de la chasse amateur dans le canton d'Obwald).
Formule de communication synthétique : « Obwald est deux fois moins grand que Genève. Moins densément peuplé, moins de conflits. 250’000 à 500’000 francs. Modeste. »
« Le loup au Pilate montre que nous devons abattre »
Les faits : Le loup au Pilatus démontre le contraire : il montre à quelle vitesse la pression politique conduit à des exigences d'abattage réflexes. Une gestion professionnelle de la faune sauvage aurait suivi le loup scientifiquement et protégé professionnellement les troupeaux d'animaux de rente. Le loup régule la population de chevreuils et réduit la pression de l'abroutissement dans la forêt protectrice.
Formule communicative concise : «Le loup au Pilatus a besoin d'une gestion professionnelle, et non d'abattages réflexes.»
«Les coûts sont trop élevés pour un petit canton»
Les faits : Même en calculant généreusement : 250’000 à 500’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Une fraction de ce que le canton dépense pour l'entretien des routes.
Formule communicative concise : «250’000 à 500’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Modeste.»
10. Résumé
Cette initiative donne à la population obwaldienne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection globale des espèces sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois éprouvé depuis plus de 50 ans. Le deuxième article protège notamment le loup au Pilatus, le lynx dans l'Engelbergertal et l'aigle royal dans les Alpes obwaldiennes. La superficie similaire à celle de Genève, la faible densité de population et les coûts absolus modestes font d'Obwald un canton approprié pour ce changement de système.
Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …
(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton d'Obwald)
Adresse de contact : [Adresse du comité]
Annexe : Documentation complémentaire
Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation exhaustive de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.
Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien – Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation.
La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu mis à jour en continu.
Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald : wildbeimwild.com – Psychologie der Hobby-Jagd im Kanton OW
Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd
Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark
Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet
Mythes sur la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen
Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville
Remarque sur la procédure
Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la chancellerie d'État du canton d'Obwald pour examen préalable avant le début de la collecte des signatures. 500 signatures valables sont nécessaires pour que l'initiative aboutisse. Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur les votations.
Briefing stratégique pour les militantes et militants
Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton d'Obwald Document de travail interne – État mars 2026
Résumé
Obwald est le canton du Pilate de la série. Le loup au Pilate en 2023/2024 a polarisé le débat dans toute la Suisse centrale. La vallée d'Engelberg est un habitat unique. 500 signatures pour 38’000 habitants sont réalisables. Les coûts absolus sont modestes, entre 250’000 et 500’000 francs. La superficie comparable à celle de Genève (491 contre 282 km²) rend la comparaison de taille convaincante.
1. Pourquoi Obwald en particulier?
Le loup au Pilate. Manchettes nationales en 2023/2024. L'article sur la protection des espèces est la réponse directe.
La vallée d'Engelberg. Habitat unique. Bouquetin, chamois, aigle royal, lynx.
500 signatures pour 38’000 habitants. 2,6 pourcent. Réalisable.
Superficie comparable à celle de Genève. 491 km² contre 282 km². Comparaison de taille convaincante.
Chasse au brevet = changement de système simplifié. Pas de contrats de bail.
Coûts absolus modestes. 250’000 à 500’000 francs.
2. Les leçons de Zurich: ce que nous faisons différemment
Titre positif. «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage».
Le loup au Pilate comme thème de mobilisation. Ancrage émotionnel.
Coûts absolus plutôt que par habitant. 150’000–350’000 francs est plus convaincant que des chiffres par habitant.
3. Analyse des opposants et réponses préparées
Contre-argument 1: «Obwald est trop petit et trop alpin»
Formule de communication concise: «Obwald est deux fois moins grand que Genève. Moins densément peuplé, moins de conflits.»
Contre-argument 2: «Le loup au Pilate montre qu'il faut abattre»
Formule de communication concise: «Le loup au Pilate nécessite une gestion professionnelle, pas des tirs réflexes.»
Contre-argument 3: «Les coûts sont trop élevés»
Formule de communication concise: «250’000 à 500’000 francs. 0,1 à 0,2 pourcent du budget cantonal. Modeste.»
4. Stratégie de communication: les trois messages clés
«Le loup au Pilate nécessite une gestion professionnelle.» Ancrage émotionnel pour Obwald.
«Genève montre l'exemple depuis 50 ans.» 90 pourcent d'approbation.
«Professionnel plutôt qu'amateur.» Des spécialistes plutôt que des chasseurs de loisir.
5. Calendrier et prochaines étapes
| Phase | Contenu | Calendrier |
|---|---|---|
| Formation du comité & vérification préalable du texte | Faire appel à une juriste/un juriste ; membres du comité domiciliés dans le canton d'OW | Mois 1–3 |
| Dépôt pour examen préalable | Chancellerie d'État d'Obwald | Mois 3–4 |
| Publication & début de la collecte | Objectif : 1’250+ signatures comme marge de sécurité | Mois 4 |
| Contacts avec les partis & construction de coalitions | PS, Verts ; Pro Natura ; BirdLife ; Tourisme d'Engelberg comme partenaires | Mois 1–10 |
| Dépôt des signatures | Chancellerie d'État, vérification officielle | Après la période de collecte |
| Débat au Conseil cantonal | Ancrage parlementaire ; travail médiatique | Mois suivants |
| Campagne de votation | Loup du Pilate, Engelbergertal, coûts absolus | Avant la votation |
6. Matériel de campagne
- Le dossier Genève sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
- La psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald comme document de fond.
- Médias locaux : Obwaldner Zeitung, Obwaldner Volksfreund, Tele 1.
- Infographie : le loup au Pilate comme leitmotiv. Engelbergertal. Comparaison de superficie OW vs. GE. Coûts absolus.
7. Sources complémentaires
- L'interdiction de la chasse à Genève en détail
- Études scientifiques
- La chasse en Suisse
- Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald
- Vérification des mythes de la chasse
- Parcs nationaux et zones protégées
- Statistique fédérale de la chasse (OFEV)
- Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville
Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé et adapté aux conditions du canton d'Obwald par des militantes et militants, des organisations ou des comités d'initiative.
Vérification des faits : les affirmations du lobby des chasseurs de loisir
La brochure «La chasse en Suisse protège et profite» de JagdSchweiz ressemble à une brochure publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à un examen factuel. Dix narratifs à l'épreuve des faits, de «tâche étatique» à «biodiversité» en passant par «80 % d'approbation» : Dossier : vérification des faits de la brochure JagdSchweiz →
