10.10.2026, 01:56

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Initiative populaire cantonale : canton d'Obwald

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé

Sur la base des art. 61 et 62 de la Constitution cantonale d'Obwald du 19 mai 1968 et de la loi sur les votations

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton d'Obwald, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution cantonale d'Obwald du 19 mai 1968 est complétée par l'article suivant :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton d'Obwald.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton d'Obwald, petit canton de Suisse centrale comptant environ 38'000 habitantes et habitants sur une surface de 491 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Il s'agit de l'exercice d'un passe-temps sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

À Obwald, la chasse de loisir est organisée sous forme de chasse à patente. Les particuliers acquièrent un patent cantonal et chassent sans responsabilité fixe sur une réserve de chasse. Contrairement à l'affirmation largement répandue, les détenteurs de patent n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre des plans de tir cantonaux (cf. les Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées sont soumises à une pression croissante au niveau fédéral. Avec la révision de la loi sur la chasse de décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors individuels causant des dommages importants (art. 9d OChP). Le canton d'Obwald est concerné par le retour du loup : le loup du Pilatus a fait les gros titres au niveau national en 2023/2024. Le lynx est présent dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes obwaldiennes. La vallée de l'Engelberg et le versant nord du Pilatus sont des habitats d'une importance écologique suprarégionale (cf. le analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com et les politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton d'Obwald a la possibilité de donner ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection conséquente des espèces animales sauvages menacées à l'échelon cantonal.

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, un peu plus de 70 pour cent des votants du canton de Genève ont approuvé la suppression de la chasse de loisir en milice. Avant cette interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Plus de 400 chasseurs de loisir lâchaient massivement des faisans, des perdrix grises et des lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée.
  • Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs par an, réparti en environ 600'000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents de l'environnement), 250'000 francs pour la prévention et 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'ancien inspecteur cantonal de la faune genevois Gottlieb Dandliker (2001 à 2025) a qualifié l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com. L'efficacité du modèle genevois se révèle dans une comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique (cf. la analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études études scientifiques le prouve : dans la plupart des cas, les populations sauvages se régulent d'elles-mêmes.

4. Pourquoi Obwald ?

Le canton d'Obwald se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :

Le loup au Pilate. Le loup du Pilate a fait les gros titres au niveau national en 2023/2024 et a polarisé le débat dans toute la Suisse centrale. Le Pilate se situe à la frontière entre Obwald, Lucerne et Nidwald. L'initiative offre une réponse conforme à la Constitution : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des tirs motivés politiquement (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Vallée d'Engelberg : un habitat unique. La vallée d'Engelberg est l'une des vallées les plus impressionnantes de Suisse centrale sur le plan paysager et un habitat pour le bouquetin, le chamois, l'aigle royal et le lynx. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protégerait cet habitat unique de manière plus conséquente que la chasse de loisir (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et les zones protégées).

Forêt protectrice au Brünig et dans les Alpes obwaldiennes. Obwald possède une forte proportion de forêts protectrices. Le loup régule naturellement la population de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice, un aspect important sur le plan écologique et économique.

500 signatures. Avec 38'000 habitants, 500 signatures représentent environ 2,6 pour cent de la population. On peut les récolter à Sarnen, Kerns, Alpnach, Sachseln et Engelberg.

Canton touristique. Engelberg et le Pilate sont des destinations touristiques d'importance nationale. Une protection professionnelle de la faune sauvage et la coexistence avec les prédateurs sont un argument en faveur d'un tourisme durable.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale. Les patentes existantes s'éteignent et les taxes déjà payées sont remboursées au prorata.

Comparaison de taille avec Genève. Avec ses 491 km², Obwald est presque deux fois plus grand que Genève (282 km²). Les différences se situent au niveau de la topographie (alpine contre plate) et de la population (38'000 contre 500'000 habitants). Mais : une densité de population plus faible signifie moins de zones de conflit.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 : interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 et 2 de la loi sur la chasse. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 : gestion professionnelle de la faune sauvage

Au lieu des chasseurs et chasseuses de loisir, des gestionnaires de la faune formés professionnellement, au service du canton, assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 : le tir comme ultima ratio

Un tir est l'exception, pas la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 : commission de la faune sauvage

La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle empêche le Conseil d'État d'accorder des dérogations de manière autonome (cf. Mythes sur la chasse passés au crible).

Alinéa 5 : régulation naturelle et coexistence

La promotion de la coexistence comprend à Obwald en particulier la protection de la vallée de l'Engelberg, la sécurisation de la forêt protectrice et l'information de la population et des touristes.

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse suffisamment de temps au Conseil d'État. L'Office des forêts et du paysage existant peut servir de base institutionnelle.

6. Sur le second article : protection des espèces animales sauvages menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour Obwald. Le loup du Pilate a montré à quelle vitesse la pression politique peut déboucher sur des demandes de tir. Le lynx est présent dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes obwaldiennes. La formulation « en particulier » protège aussi les futurs animaux de retour, notamment l'ours (voir le politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : budget concret pour Obwald

Le budget de référence genevois

À Genève, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600'000 francs pour le personnel, environ 250'000 francs pour la prévention et environ 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages.

Projection conservatrice pour Obwald

Pour Obwald, avec une superficie de 491 km² et environ 38’000 habitants, on obtient l'estimation de coûts suivante, délibérément conservatrice :

Frais de personnel : 360’000 à 560’000 francs par an. Il faut 3 à 4 postes à temps plein. Obwald est presque deux fois plus grand que Genève et présente une topographie exigeante : vallée de l'Engelberg, versant nord du Pilate, vaste économie alpestre.

Frais de matériel : 70’000 à 120’000 francs par an.

Indemnisation des dommages : 40’000 à 90’000 francs par an.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 300’000 à 500’000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour la vallée de l'Engelberg et la région du Pilate, sur trois à cinq ans.

Coûts totaux : 470’000 à 770’000 francs par an (bruts).

Économies et financement compensatoire

En contrepartie, il y a des économies : plus d'examens de chasse, plus de gestion des patentes, plus de planification des tirs, plus de surveillance de la chasse. Un seul loup tué inutilement coûte à la collectivité environ 35’000 francs. La reproduction compensatoire (le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse) s'estompe en quelques années après le changement de système.

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de patente, estimées entre 200'000 et 350'000 francs par année, disparaissent. En contrepartie, les coûts externes de la chasse milicienne, jamais comptabilisés (accidents de la faune, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans la forêt protectrice, charges administratives, interventions de la police et de la justice), représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974, sans aucun problème financier : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps accomplissent le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une chasse de régulation fondée sur le latin de chasseur ou une « expérience de la nature » mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets montre que la chasse milicienne coûte nettement plus cher au contribuable qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

L'les coûts supplémentaires nets se situeraient probablement entre 250'000 et 500'000 francs par année. En chiffres absolus, les coûts sont modestes : 250'000 à 500'000 francs pour un canton dont le budget total s'élève à environ 390 millions de francs (compte d'État 2024, AFF). Cela représente moins de 0,15 pour cent du budget cantonal (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 et 2 JSG. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974, sans contestation.

Deuxième article : protection des espèces protégées

L'art. 7a JSG permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 JSG. La renonciation ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Garantie, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux vivant à l'état sauvage.

9. Anticipation des objections prévisibles

« Obwald est trop petit et trop alpin »

Les faits :. Avec ses 491 km², Obwald est près de deux fois plus grand que Genève (282 km²), mais bien moins densément peuplé. Cela signifie moins de zones de conflit. Avec 250'000 à 500'000 francs, les coûts restent tout à fait modestes. La vallée de l'Engelberg et la région du Pilate méritent une protection professionnelle (cf. le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald).

Formule communicative courte :« Obwald compte 38'000 habitants, Genève 500'000. Moins densément peuplé, moins de conflits. 250'000 à 500'000 francs. Modeste. »

«Le loup du Pilate montre qu'il faut l'abattre»

Les faits : Le loup du Pilate montre le contraire : il révèle à quelle vitesse la pression politique conduit à des exigences réflexes de tir. Une gestion professionnelle de la faune aurait permis un suivi scientifique du loup et une protection professionnelle des troupeaux d'animaux de rente. Le loup régule la population de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice.

Formule communicative courte : «Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle, pas de tirs réflexes.»

«Les coûts sont trop élevés pour un petit canton»

Les faits : Même en calculant largement : 250'000 à 500'000 francs. 0,06 à 0,13 pour cent du budget cantonal. Une fraction de ce que le canton dépense pour l'entretien des routes.

Formule communicative courte : « 250'000 à 500'000 francs. 0,06 à 0,13 pour cent du budget cantonal. Modeste. »

10. Résumé

Cette initiative donne à la population obwaldienne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection globale des espèces d'animaux sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois, qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le deuxième article protège en particulier le loup du Pilate, le lynx dans la vallée d'Engelberg et l'aigle royal dans les Alpes obwaldiennes. La taille modeste, la faible densité de population et les coûts absolus raisonnables font d'Obwald un canton approprié pour ce changement de système.

Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton d'Obwald)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot. Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien. Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation.

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz. Aperçu actualisé en continu.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald : wildbeimwild.com: Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'OW

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/tag/schweizerischer-nationalpark

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/tag/stadtwildtiere

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la chancellerie d'État du canton d'Obwald pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. Pour que l'initiative aboutisse, 500 signatures valables sont nécessaires. Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur les votations.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage », canton d'Obwald Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Obwald est le canton du Pilate de cette série. Le loup du Pilate en 2023/2024 a polarisé le débat dans toute la Suisse centrale. La vallée d'Engelberg est un habitat unique. 500 signatures pour 38'000 habitants, c'est faisable. Les coûts absolus, de 250'000 à 500'000 francs, sont raisonnables. La superficie modeste (491 km², soit à peine le double de celle de Genève) rend la comparaison avec Genève tangible.

1. Pourquoi précisément Obwald ?

Le loup au Pilate. Titres nationaux en 2023/2024. Le paragraphe sur la protection des espèces est la réponse directe.

Vallée d'Engelberg. Habitat unique. Bouquetin, chamois, aigle royal, lynx.

500 signatures pour 38'000 habitants. 2,6 pour cent. Faisable.

Superficie modeste. 491 km² contre 282 km² à Genève. La comparaison est tangible.

Chasse à patente = simple changement de système. Aucun bail de chasse.

Coûts absolus raisonnables. 250'000 à 500'000 francs.

2. Les leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment

Titre positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage ».

Le loup du Pilate comme thème de mobilisation. Ancrage émotionnel.

Coûts absolus plutôt que par habitant. 250'000 à 500'000 francs sont plus convaincants que des chiffres par habitant.

3. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1 : «Obwald est trop petit et trop alpin»

Formule communicative courte : «Obwald compte 38'000 habitants, Genève 500'000. Moins densément peuplé, moins de conflits.»

Contre-argument 2 : «Le loup du Pilate montre qu'il faut abattre»

Formule communicative courte : «Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle, pas de tirs réflexes.»

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Formule communicative courte : « 250'000 à 500'000 francs. 0,06 à 0,13 pour cent du budget cantonal. Modeste. »

4. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle.» Ancrage émotionnel pour Obwald.

«Genève le démontre depuis 50 ans.» Jamais levée depuis 1974.

«Professionnel plutôt qu'amateur.» Des professionnels plutôt que des tireurs de loisir.

5. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteFaire appel à une juriste/un juriste ; membres du comité domiciliés à OWMois 1–3
Dépôt pour prévérificationChancellerie d'État d'ObwaldMois 3–4
Publication & lancement de la récolteObjectif : 650+ signatures comme réserveMois 4
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts ; Pro Natura ; BirdLife ; Engelberg Tourisme comme partenaireMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès le délai de récolte
Débat au Parlement cantonalAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationLoup du Pilate, vallée d'Engelberg, coûts absolusAvant la votation

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative, et adapté aux conditions du canton d'Obwald.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «Die Jagd in der Schweiz schützt und nützt» de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la «tâche d'État» à la «biodiversité» en passant par les «80 % d'approbation» : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →