2 avril 2026, 00:06

Saisissez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler.

Initiative populaire cantonale – Canton d'Uri

« Pour la protection professionnelle de la faune sauvage »

Initiative constitutionnelle sous la forme du projet finalisé

Sur la base de l'article 28 de la Constitution du canton d'Uri du 28 octobre 1984 et de la loi sur les droits politiques dans le canton d'Uri

Soumis par le Comité d'initiative [Date de soumission]

Texte d'initiative

Les soussignés, ayant le droit de vote dans le canton d'Uri, soumettent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton d'Uri du 28 octobre 1984 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune

1. La chasse par des particuliers (chasse autorisée, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton d'Uri.

2 La protection, les soins et, le cas échéant, la réglementation des animaux sauvages relèvent de la seule responsabilité des gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement et employés par le canton.

3. Le tir sur les animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de contrôle des risques ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la Commission de la faune.

4. Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentants des organisations de protection des animaux et de la nature, de la communauté scientifique et des autorités compétentes. Cette commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures réglementaires.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations fauniques, la mise en réseau des habitats et la coexistence des humains et de la faune sauvage.

6. D'autres détails sont régis par la loi.

Art. [nouveau] Protection des espèces sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de contrôle préventif des populations d’espèces animales sauvages protégées en vertu de la Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et des oiseaux sauvages, en particulier le loup, le lynx, l’ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l’aigle royal, le harle bièvre et d’autres espèces protégées par la loi fédérale.

2 Il se concentre sur la promotion de la coexistence des humains et des animaux sauvages, la prévention passive des dommages, l'amélioration écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

Trois mesures contre les animaux sauvages présentant un danger immédiat et important pour l'homme restent réservées. Ces mesures doivent être réduites au minimum et mises en œuvre par l'autorité cantonale compétente.

4 Le canton promeut activement la protection et la conservation des espèces sauvages menacées dans le cadre de la coopération intercantonale et auprès du gouvernement fédéral.

disposition transitoire

1 Le Conseil gouvernemental publiera les règlements d’application nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l’adoption de cet amendement constitutionnel.

2. Les permis de chasse en vigueur expirent dès l’entrée en vigueur du règlement d’application. Les frais de permis déjà acquittés pour la saison de chasse actuelle seront remboursés au prorata.

3 Le Conseil gouvernemental veillera à la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton d'Uri, canton alpin de Suisse centrale comptant environ 37 000 habitants répartis sur 1 077 km², la chasse récréative est un système qui ne contribue ni à la conservation des espèces ni à une gestion moderne de la faune sauvage. Il s'agit d'une pratique de loisir sanglante, menée au détriment d'êtres sensibles et légitimée par des discours dépassés qui ne résistent pas à l'analyse scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse récréative est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (voir le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com ).

À Uri, la chasse de loisir est organisée selon un système de permis. Les particuliers obtiennent un permis cantonal et chassent sans obligation de gestion d'un territoire de chasse précis. Contrairement à une idée répandue, les titulaires de permis n'assument aucune responsabilité écologique, mais opèrent dans le cadre des quotas de chasse cantonaux, principalement destinés à servir les intérêts de la sylviculture et de l'agriculture (voir l'article sur la psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Uri et l' analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com ).

Parallèlement, de plus en plus d'espèces sauvages protégées subissent des pressions croissantes au niveau fédéral. La révision de la loi sur la chasse en décembre 2022 a introduit une gestion préventive du loup. Depuis février 2025, le castor peut être abattu sur demande du canton. Le loup est présent à Uri. Le lynx est indigène des Préalpes urinaises. L'aigle royal niche dans les Alpes urinaises. Le bouquetin vit sur les pentes rocheuses de la vallée de l'Uri-Reuss. Uri est l'un des cantons suisses les plus riches en faune sauvage et, simultanément, l'un des moins densément peuplés (voir l' analyse de la politique de chasse et de la politique relative au loup sur wildbeimwild.com ).

Le canton d'Uri a l'opportunité d'envoyer un signal clair à ce sujet : non seulement pour une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir, mais aussi pour une protection constante des espèces sauvages menacées au niveau cantonal.

2. Le modèle : Canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des électeurs du canton de Genève votèrent pour l'abolition de la chasse de loisir pratiquée par des chasseurs bénévoles. Avant cette interdiction, le gros gibier avait pratiquement disparu du canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Quelque 300 chasseurs de loisir relâchaient un grand nombre de faisans, de perdrix et de lièvres pour la chasse de loisir.

Les enseignements tirés depuis l'interdiction de la chasse récréative sont clairs :

La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants est passé de quelques centaines à environ 30 000. Genève abrite désormais la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– La population de cerfs s’est stabilisée à un niveau sain, avec un abattage annuel spécial effectué par des gardes-chasse professionnels, ne prélevant que 20 à 36 animaux.

Lors d'un nouveau référendum organisé en 2005, 90 % des Genevois se sont prononcés en faveur du maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion visant à rétablir cette interdiction a été rejetée par le Parlement cantonal par 70 voix contre 7.

Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs suisses par an, répartis comme suit : environ 600 000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents environnementaux), 250 000 francs pour la prévention et 350 000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela représente environ 2,40 francs par habitant et par an.

Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune sauvage de Genève chargé de la gestion de la faune depuis 2001, décrit l'interdiction de la chasse récréative comme l'option la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une explication détaillée est disponible dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com .

L'efficacité du modèle genevois est manifeste lorsqu'on la compare directement : un garde-chasse professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et d'un maximum de 2 cartouches pour l'abattage sanitaire d'un sanglier. Un chasseur amateur du canton de Zurich a besoin de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches pour la même tâche. La densité de lièvres bruns à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), tandis que dans le canton de Zurich, elle n'est que de 1,0 pour 100 hectares (voir la vérification des faits du gouvernement cantonal de Zurich ).

3. Le concept : La gestion professionnelle du gibier plutôt que la chasse de loisir

Cette initiative ne remplace pas la chasse récréative par un vide, mais plutôt par une gestion professionnelle de la faune sauvage inspirée du modèle des gardes-chasse. Ce modèle repose sur les principes suivants :

L’expertise plutôt que les loisirs. Les gestionnaires de la faune sauvage professionnels travaillent sur une base scientifique, avec une formation en biologie et dans le cadre d’un mandat de service cantonal (voir l’ analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com ).

Le principe du dernier recours s'applique. Le tir n'est autorisé qu'en dernier recours, après épuisement de toutes les mesures non létales. Celles-ci comprennent les clôtures électriques, les dispositifs de dissuasion, la modification de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs gustatifs et les mesures de protection structurelles.

Un contrôle démocratique est instauré par une commission de la faune sauvage. Cette commission indépendante empêche les pressions politiques d'affaiblir la gestion de la faune. L'initiative inscrit l'obligation de permis dans la constitution.

L’autorégulation naturelle comme principe directeur. L’expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques confirment que les populations d’animaux sauvages s’autorégulent dans la plupart des cas. La chasse récréative perturbe ce processus naturel.

4. Pourquoi Uri ?

Le canton d'Uri se prête à la mise en place d'une protection professionnelle de la faune sauvage pour plusieurs raisons :

L'un des cantons suisses les plus riches en faune sauvage, Uri abrite des loups, des lynx, des aigles royaux, des bouquetins, des cerfs élaphes, des chamois et de nombreuses autres espèces dans un paysage alpin unique. Les vallées de la Reuss, de Maderan et de Meien constituent des habitats d'importance écologique suprarégionale. Une gestion professionnelle de la faune sauvage permettrait de protéger ce patrimoine plus efficacement que la chasse récréative (voir wildbeimwild.com pour plus d'informations sur les parcs nationaux et les aires protégées ).

Forêt protégée au col du Saint-Gothard. Uri possède la plus grande proportion de forêt protégée de Suisse. La pression exercée par le chevreuil et le cerf élaphe constitue l'un des principaux défis. Des décennies de chasse récréative n'ont pas permis de réduire durablement cette pression. Une gestion professionnelle de la faune sauvage, qui utilise le loup comme régulateur naturel et réduit la pression de broutage grâce à des mesures ciblées et fondées sur des données scientifiques, représente la meilleure solution. Le loup régule la population de chevreuils et réduit la pression de broutage dans la forêt protégée – un facteur important sur les plans écologique et économique dans un canton où les forêts protégées déterminent l'emplacement des agglomérations et des axes de transport.

Politique relative au loup. Le loup est présent à Uri. Cette initiative propose une réponse constitutionnelle au débat sur le loup : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des abattages sélectifs à motivation politique (voir la politique relative au loup sur wildbeimwild.com ).

Uri, avec 600 signatures, présente le seuil de signatures le plus bas de la série. Avec 37 000 habitants, cela représente 1,6 % de la population. Les signatures peuvent être recueillies à Altdorf, Erstfeld, Flüelen et Schattdorf (voir wildbeimwild.com pour plus d'informations sur la faune sauvage en milieu urbain ).

La chasse aux brevets = un simple changement de système. Pas de contrats de location, pas de compensation municipale. Les brevets existants expirent et les frais déjà payés sont remboursés au prorata.

Une faible densité de population réduit les conflits. Avec environ 34 habitants par km², Uri possède l'une des densités de population les plus faibles de Suisse. Cela se traduit par moins de zones de conflit entre les humains et la faune sauvage que dans tout autre canton. La gestion professionnelle de la faune sauvage y trouve des conditions idéales.

5. Concernant le texte d'initiative

Paragraphe 1 – Interdiction de la chasse récréative

L’interdiction de la chasse par les particuliers est au cœur de cette initiative. Elle s’inspire du modèle genevois. La compétence cantonale en la matière est incontestable : la Loi fédérale sur la chasse (LFC) confie explicitement aux cantons l’organisation des activités de chasse (art. 3, al. 1 LFC). Les trois systèmes de chasse en Suisse – chasse avec permis, chasse dans les territoires de chasse désignés et chasse sous tutelle – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse sous tutelle conformément à la loi fédérale depuis 1974.

Paragraphe 2 – Gestion professionnelle de la faune

Au lieu de chasseurs amateurs, ce sont des gestionnaires de la faune sauvage, formés et employés par le gouvernement cantonal, qui prennent en charge toutes les tâches. Ce système a fait ses preuves à Genève depuis plus de 50 ans.

Paragraphe 3 – Le recours aux armes à feu en dernier ressort

Abattre un animal n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives sont privilégiées.

Paragraphe 4 – Commission de la faune

La commission indépendante sur la faune sauvage s'inspire du système de Genève. Elle garantit que les organisations de protection des animaux et de la nature ont leur mot à dire et empêche le conseil gouvernemental d'accorder des dérogations de manière unilatérale (voir wildbeimwild.com/jagd-fakten ).

Paragraphe 5 – Régulation naturelle et coexistence

À Uri, la promotion de la coexistence comprend notamment la protection et la mise en réseau des habitats alpins, la sauvegarde des forêts protectrices par la régulation naturelle et l’éducation de la population sur la manière de se comporter envers les animaux sauvages (voir wildbeimwild.com sur les animaux sauvages dans les zones habitées ).

dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse au Conseil gouvernemental le temps nécessaire pour élaborer le projet de loi d'application. L'Office des forêts et de la chasse existant peut servir de base institutionnelle.

6. Concernant le deuxième article : Protection des espèces sauvages menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour Uri. Le loup est présent dans le canton. Le lynx est originaire des Préalpes. L’aigle royal niche dans les Alpes d’Uri. La présence du castor a été constatée le long de la Reuss. La formulation « en particulier » vise à faire écho à la législation fédérale et à protéger les espèces qui pourraient revenir, notamment l’ours, dont le retour en Suisse centrale est prévu (voir la politique relative au loup sur wildbeimwild.com ).

7. Incidences financières : Budget concret pour Uri

Le budget de référence de Genève

À Genève, qui avec ses 282 km² est environ quatre fois plus petite qu'Uri et compte environ 500 000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs suisses par an.

Projection prudente pour Uri

Pour Uri, d'une superficie de 1 077 km² et comptant environ 37 000 habitants, on obtient l'estimation de coûts volontairement prudente suivante. Cette estimation, bien que généreuse, tient compte de la topographie alpine et de la forte proportion de forêts protégées :

Coûts de personnel : de 360 000 à 700 000 CHF par an. Trois à cinq postes à temps plein sont nécessaires. Uri est quatre fois plus grande que Genève et présente une topographie extrêmement exigeante : hautes montagnes, forêts protégées au col du Saint-Gothard et vallées latérales isolées. La topographie alpine requiert des spécialistes possédant une connaissance approfondie du terrain et une expérience de la montagne. Le nombre plus élevé de postes tient compte de la gestion de la migration des cerfs élaphes dans la forêt protégée.

Coûts matériels : de 80 000 à 150 000 francs suisses par an. Équipement alpin, véhicules tout-terrain, infrastructure de surveillance, matériel de protection du bétail et relations publiques.

Indemnisation pour dommages : de 40 000 à 100 000 francs suisses par an.

Investissement initial pour la protection du bétail : 300 000 à 500 000 francs suisses. Investissement unique dans les infrastructures de protection du bétail des Alpes uriennes et de la vallée de la Reuss sur une période de trois à cinq ans : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, enclos nocturnes, formation des bergers.

Coût total : 480 000 à 950 000 francs suisses par an (brut).

Cerfs rouges et forêt protégée

Le cerf élaphe est présent à Uri, et la pression de broutage dans les forêts protégées constitue l'un des principaux défis. La chasse récréative n'a pas permis de réduire durablement cette pression depuis des décennies, notamment en raison de la reproduction compensatoire qui entraîne une augmentation des naissances. Une gestion professionnelle de la faune sauvage, qui utilise le loup comme régulateur naturel et intervient spécifiquement là où la pression de broutage est la plus forte, représente une meilleure solution (voir les études sur wildbeimwild.com ).

Économies et coûts compensatoires

Ces dépenses sont compensées par des économies : suppression des examens de chasse, de la gestion des brevets, des plans d’abattage et des gardes-chasse. Un seul loup tué inutilement coûte au public environ 35 000 francs suisses.

Perte de revenus

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les recettes annuelles estimées entre 200 000 et 350 000 francs suisses seront supprimées. Cependant, cette économie est largement compensée par les coûts externes, jamais comptabilisés, de la chasse bénévole : collisions avec la faune sauvage, dégâts causés par le broutage dans les forêts protégées, frais administratifs, interventions policières et judiciaires, autant de dépenses qui représentent des revenus bien supérieurs. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974, sans que cela n'ait engendré de difficultés financières : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à temps plein permettent d'effectuer le même travail plus efficacement. L'abattage sanitaire et thérapeutique pratiqué par les gardes-chasse professionnels est bien différent de la chasse réglementée, fondée sur les récits fantaisistes des chasseurs ou sur une « expérience de la nature » illusoire. Une analyse complète des coûts démontre que la chasse bénévole coûte aux contribuables bien plus qu'elle ne rapporte (voir « Le véritable coût de la chasse de loisir en Suisse » sur wildbeimwild.com ).

Les chasseurs amateurs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir s'oppose systématiquement aux efforts de protection de la biodiversité et des espèces. En 2024, ils ont voté contre l'initiative en faveur de la biodiversité (63 % des voix). En 2020, la loi sur la chasse qu'ils ont contribué à élaborer a été rejetée par référendum (51,9 % des voix). En 2016, l'Association de chasse du Tessin a fait obstacle à la création du Parc national Adula. Durant la législature 2015-2019, les chasseurs amateurs au Parlement ont majoritairement voté contre les questions environnementales . Quiconque prétend que les chasseurs amateurs sont des défenseurs de l'environnement ignore leurs votes antérieurs (voir le dossier « Association de chasse du Tessin : 30 ans d'absurdités et de coûts » ).

Les coûts supplémentaires nets devraient se situer entre 250 000 et 600 000 francs suisses par an , soit environ 6,75 à 16,20 francs par habitant . Dans un très petit canton alpin, les coûts par habitant sont naturellement les plus élevés, puisque seulement 37 000 habitants en supportent la charge. Mais même avec une estimation optimiste, les coûts absolus s’élèvent à 250 000 à 600 000 francs, soit moins de 0,15 % du budget cantonal d’environ 501 millions de francs (Comptes de l’État 2024, Administration fédérale des finances). À titre de comparaison, le canton d’Uri dépense plusieurs fois ce montant pour l’entretien de ses routes (voir la vérification des faits sur les idées reçues concernant la chasse sur wildbeimwild.com ).

8. Compatibilité avec les lois de rang supérieur

Premier article : Abolition de la chasse récréative

Conforme à la loi fédérale. Art. 3, par. 1 JSG. Trois systèmes de chasse équivalents. Le système de Genève est incontesté depuis 1974.

Deuxième article : Protection des espèces protégées

L’article 7a de la loi sur la protection de la jeunesse (JSG) autorise la réglementation préventive, mais ne l’impose pas. Renoncer à ce droit ne constitue pas une violation du droit fédéral ni de la Convention de Berne.

Unité de la matière

Ceci est garanti, car toutes les réglementations concernent la gestion cantonale de la faune sauvage et la protection des animaux sauvages.

9. Anticiper les objections prévisibles

« Uri est un canton alpin – le modèle genevois est le moins adapté ici. »

Les faits : Uri est un canton peu peuplé. Cela signifie moins de zones de conflit, et non plus. La mission première de la gestion professionnelle de la faune sauvage dans un canton alpin est la protection des forêts. La chasse récréative n'a pas permis de réduire durablement la pression du broutage dans ces forêts depuis des décennies. Une gestion professionnelle de la faune sauvage, qui utilise le loup comme régulateur naturel, constitue la meilleure solution. De plus, les coûts absolus sont modestes, oscillant entre 250 000 et 600 000 francs suisses par an (voir l'article sur la psychologie de la chasse récréative dans le canton d'Uri ).

Une formule de communication concise : « Une population clairsemée signifie moins de conflits, pas plus. Et le loup protège mieux la forêt que la chasse récréative. »

« La forêt protégée a besoin de chasse récréative. »

Constat : La chasse récréative n'a pas permis de réduire durablement la pression de broutage dans les forêts protégées depuis des décennies. Les loups régulent naturellement la population de cerfs, et ce, plus efficacement que la chasse saisonnière. La gestion professionnelle de la faune sauvage peut intervenir précisément là où la pression de broutage est la plus forte, tandis que la chasse récréative se pratique sur de vastes zones et de façon saisonnière.

Formule de communication concise : « La chasse récréative n’a pas permis de résoudre le problème du broutage dans les forêts protégées depuis des décennies. Le loup, lui, le peut. Les gardes-chasse professionnels peuvent y parvenir de manière ciblée. »

« Les coûts par habitant sont trop élevés. »

Constat : les coûts par habitant sont naturellement plus élevés dans un canton de 37 000 habitants que dans une ville comme Zurich, qui en compte 1,5 million. Toutefois, même en prenant des estimations optimistes, les coûts absolus se situent entre 250 000 et 600 000 francs suisses par an. Cela représente moins de 0,15 % du budget cantonal. Le canton d’Uri dépense bien plus que cette somme pour l’entretien de sa voirie.

Formule de communication concise : « 250 000 à 600 000 francs. 0,1 à 0,2 % du budget cantonal. Modeste. »

10. Résumé

Cette initiative offre aux habitants d'Uri l'opportunité d'exprimer leur soutien à une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi qu'à une protection intégrale des espèces menacées. Le premier article s'inspire du modèle de Genève, qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le second article protège spécifiquement le loup, le lynx, l'aigle royal et le castor. Le seuil de signature le plus bas de la série (600), la faible densité de population et le nombre réduit de zones de conflit, ainsi que la question des forêts protégées – un enjeu que le loup gère plus efficacement que la chasse récréative – font d'Uri un canton unique dans cette série.

Comité d'initiative « Pour la protection professionnelle de la faune sauvage »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3]…

(Membres du comité conformément à la loi cantonale, résidant dans le canton d'Uri)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Les dossiers et sources suivants étayent les arguments de cette initiative :

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Aperçu complet de la gestion de la faune sauvage à Genève depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studies – Recueil d’études scientifiques sur l’autorégulation des populations d’animaux sauvages.

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu constamment mis à jour de la politique de chasse suisse.

Psychologie de la chasse récréative dans le canton d'Uri : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse récréative dans le canton d'Uri – Analyse spécifique au canton.

Psychologie de la chasse récréative : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Articles généraux.

Dossier Loup : wildbeimwild.com/category/wolf – Actualités sur la politique relative aux loups.

Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere – Informations sur les prédateurs.

Parcs nationaux et aires protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark – Autorégulation naturelle dans les aires protégées.

Animaux sauvages dans les zones résidentielles : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet – Coexistence des humains et des animaux sauvages.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification des faits.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Exemple de texte d’initiative dans le canton de Bâle-Ville – Modèle pour l’ensemble des initiatives.

Note sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la chancellerie cantonale d'Uri pour un examen préliminaire avant le lancement de la collecte des signatures. Six cents signatures valides sont requises pour que l'initiative soit validée. Les modalités de dépôt sont régies par la loi relative aux droits politiques dans le canton d'Uri.

Séance d'information stratégique pour les militants

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » – Canton d’Uri Document de travail interne – État d’avancement mars 2026

Résumé

Uri est le canton mis à l'honneur dans cette série sur les forêts protégées. Avec le pourcentage le plus élevé de forêts protégées de Suisse, la plus faible densité de population et le seuil de signature le plus bas (600), Uri est un canton unique. Le message principal : les loups protègent mieux les forêts que la chasse récréative car ils régulent naturellement la population de cerfs et réduisent la pression du broutage. Les coûts absolus sont modestes, allant de 250 000 à 600 000 francs suisses. Loups, lynx, aigles royaux et bouquetins sont tous présents dans le canton.

1. Pourquoi Uri en particulier ?

Canton protégé par les forêts. Le plus fort pourcentage de forêts protégées de Suisse. Le loup le protège mieux que la chasse récréative.

600 signatures. Le seuil le plus bas de la série. 1,6 % de la population.

Faible densité de population. Peu de zones de conflit. Conditions idéales pour une gestion professionnelle de la faune sauvage.

Faune abondante. Loup, lynx, aigle royal, bouquetin, cerf élaphe, chamois.

La chasse aux brevets = un simple changement de système. Pas de contrats de location, pas de compensation municipale.

Les coûts absolus sont modestes : de 250 000 à 600 000 francs suisses, soit de 0,05 à 0,1 % du budget cantonal.

2. Leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment

Un titre plus positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » au lieu de « Des gardes-chasse au lieu de chasseurs ».

L’argument de la forêt protectrice. À Uri, c’est l’argument le plus convaincant : le loup protège mieux la forêt protectrice que la chasse récréative.

Il convient d'indiquer les coûts absolus plutôt que les coûts par habitant. Dans un petit canton, les chiffres par habitant sont trompeurs. Le chiffre absolu (150 000 à 350 000 francs) est plus convaincant.

3. Analyse de l'adversaire et réponses préparées

Contre-argument 1 : « Uri est alpine – le modèle genevois ne convient pas »

Les faits : une faible densité de population entraîne moins de conflits. Et les loups protègent mieux la forêt que la chasse récréative.

Une formule communicative concise : « Moins de gens signifie moins de conflits. Et le loup protège la forêt protectrice. »

Contre-argument 2 : « La forêt protectrice a besoin de chasse récréative »

Constat : la chasse récréative n'a pas permis de résoudre le problème de la pression exercée par les animaux sur le bétail depuis des décennies. Les loups y parviennent. Les gardes-chasse professionnels peuvent y remédier efficacement.

Une formule de communication concise : « La chasse récréative n’a pas permis de résoudre le problème de la pression de broutage depuis des décennies. Le loup, lui, le peut. »

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Les faits : de 250 000 à 600 000 francs suisses en valeur absolue, soit de 0,05 à 0,1 % du budget cantonal.

Une formule de communication concise : « 250 000 à 600 000 francs. Une fraction du budget cantonal. »

4. Stratégie de communication : Les trois messages clés

« Le loup protège mieux la forêt protégée que la chasse récréative. » L'argument le plus convaincant en faveur d'Uri. Sur le plan écologique et économique.

« Genève fait figure d’exemple depuis 50 ans. » 90 % d’approbation, population stable, coûts minimaux.

« Professionnels, pas amateurs. » Experts, pas tireurs de loisir.

5. Calendrier et prochaines étapes

phase Contenu Laps de temps
Constitution du comité et pré-vérification des textes Consultez un avocat ; recrutez des membres du comité possédant des permis de séjour de l'Université de Rochester. Mois 1 à 3
Soumission pour examen préliminaire Chancellerie d'État d'Uri Mois 3-4
Début de la publication et de la collection Objectif : 750+ signatures en guise de marge de sécurité ; 600 représente le seuil minimal de la série. Mois 4
Contacts avec les partis et constitution de coalitions SP, Verts ; Pro Natura Uri ; la forêt protégée comme argument en faveur d'une coalition plus large Mois 1 à 10
Soumission des signatures Bureau d'enregistrement, examen officiel Après la période de collecte
débat du conseil de district Animation parlementaire ; relations avec les médias Mois suivants
Campagne électorale Argumentaire de protection des forêts, le loup comme régulateur naturel, coûts absolus Avant de voter

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un exemple de texte du groupe d'intérêt Wild beim Wild (Groupe d'intérêt pour la faune sauvage). Il peut être librement utilisé par les militants, les organisations ou les comités d'initiative et adapté au contexte du canton d'Uri.

Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure « La chasse en Suisse protège et profite » de JagdSchweiz ressemble à un dépliant publicitaire, mais ses principales affirmations ne résistent pas à une vérification des faits. Dix arguments mis à l'épreuve, de la « responsabilité de l'État » à la « biodiversité » en passant par « 80 % d'approbation » : Dossier : Vérification des faits de la brochure JagdSchweiz →