4 avril 2026, 14:30

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Initiative populaire cantonale – Canton de Neuchâtel

«Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

Initiative populaire cantonale sous forme de projet rédigé / Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet élaboré

Fondée sur les articles 39 et suivants de la Constitution de la République et Canton de Neuchâtel du 24 septembre 2000 et sur la loi sur les droits politiques (LDP)

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt] / Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Remarque : Le texte type suivant est rédigé en allemand, car wildbeimwild.com est une plateforme germanophone. Pour le dépôt dans le canton de Neuchâtel, le texte de l'initiative doit être rédigé en français. La traduction en français doit être assurée par un spécialiste juridique avant le dépôt.

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Neuchâtel, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution de la République et du Canton de Neuchâtel du 24 septembre 2000 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage / Gestion professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Neuchâtel.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées / Protection des espèces menacées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces de faune sauvage protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces de faune sauvage menacées.

Disposition transitoire / Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.

Explications

1. Situation de départ

Le canton de Neuchâtel comprend 803 km² et environ 175'000 habitantes et habitants. Il s'étend des rives du lac de Neuchâtel aux régions viticoles du versant sud du Jura jusqu'aux hauteurs du Val-de-Travers et des Franches-Montagnes. Le canton est divisé en deux parties : une bande urbaine le long du lac (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle) et un arrière-pays rural et boisé dans le Jura.

La chasse de loisir est organisée à Neuchâtel comme chasse à permis. Des particuliers achètent un permis cantonal et chassent sans responsabilité fixe de territoire. Le système de permis ne génère aucune valeur ajoutée professionnelle par rapport à une gestion professionnelle de la faune sauvage (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel ainsi que l'analyse critique de la formation de chasse sur wildbeimwild.com).

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement par le modèle genevois depuis plus de 50 ans (cf. le dossier complet sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.com). En tant que canton voisin de Genève, Neuchâtel a la possibilité unique d'observer le modèle genevois de très près. Les expériences sont connues, les résultats sont vérifiables, les spécialistes sont accessibles. Aucun autre canton de Suisse alémanique ou romande n'a un accès aussi direct au modèle de référence genevois que Neuchâtel.

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées subissent des pressions. La régulation du loup dans le Jura vaudois et neuchâtelois concerne directement le canton : les meutes de Marchairuz et du Risoux opèrent dans la région frontalière. Dans le canton de Vaud, un loup abattu illégalement a été découvert en 2024. Les abattages des animaux dominants des meutes dans le Jura vaudois par les autorités ont été documentés comme illégaux par le Groupe Loup Suisse. La pression politique sur d'autres espèces comme le lynx, le castor, la loutre et le harle bièvre augmente constamment (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle : Canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants dans le canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir par milice. Neuchâtel et Genève appartiennent à la même région linguistique. L'expérience genevoise est culturellement et linguistiquement directement accessible à la population neuchâteloise. Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont claires :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse. Avant le vote de 1974, le lobby de la chasse de loisir avait affirmé que le lièvre des champs serait exterminé sans la chasse de loisir par les prédateurs. C'est le contraire qui s'est produit.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un abattage spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pour cent de la population votante genevoise s'est prononcée pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant.

Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle du garde-faune :

Compétence technique au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal.

Principe d'ultima ratio. Un abattage n'est autorisé que si toutes les mesures non létales sont épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique affaiblisse la gestion de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations d'animaux sauvages se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi Neuchâtel ?

Neuchâtel convient particulièrement pour plusieurs raisons à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune :

Proximité culturelle avec Genève. En tant que canton francophone de Romandie, Neuchâtel a un accès culturel et linguistique direct au modèle genevois. L'expérience genevoise peut être communiquée directement, sans barrières de traduction. Des spécialistes genevois, dont l'inspecteur de la faune Gottlieb Dandliker, peuvent intervenir directement dans les événements de campagne et les entretiens médiatiques. Cette proximité culturelle est un avantage stratégique qu'aucun canton alémanique ne possède. L'efficacité du modèle genevois se montre dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un abattage sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

Politique du loup comme motif actuel. Les meutes de loups dans le Jura neuchâtelois et vaudois rendent le deuxième paragraphe (protection des espèces protégées) particulièrement pertinent. Les abattages illégaux d'animaux dominants dans le Jura vaudois et le braconnage montrent à quel point un mécanisme de protection constitutionnel est urgent. Neuchâtel peut donner ici un contre-signal (cf. l'analyse de la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Chasse à patentes = simple changement de système. Comme à Zoug et en Appenzell Rhodes-Extérieures, aucun contrat d'affermage de chasse ne doit être résilié et aucune commune indemnisée. Les patentes s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution.

Le Jura comme hotspot écologique. Le Jura neuchâtelois est l'un des territoires de faune sauvage les plus importants de Suisse romande. Lynx, loup, castor et une riche avifaune sont présents dans le canton. La gestion professionnelle de la faune sauvage n'est pas ici une abstraction, mais une nécessité concrète pour la préservation de la biodiversité.

Respecter le délai de récolte. Le délai de récolte pour les initiatives populaires à Neuchâtel est de 6 mois. Avec 4'500 signatures nécessaires, cela représente environ 25 signatures par jour. Dans un canton de 175'000 habitants, c'est exigeant mais faisable, particulièrement dans les centres urbains de Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds.

5. Sur le texte d'initiative

Le texte d'initiative correspond à la variante chasse à patentes. La compétence cantonale est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément l'organisation de l'exploitation cynégétique aux cantons (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes de chasse – chasse à patentes, chasse à baux et chasse en régie – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974 en conformité avec le droit fédéral.

Le deuxième paragraphe sur la protection des espèces protégées est particulièrement pertinent pour Neuchâtel en raison de la présence du loup dans le Jura. La formulation «notamment» garantit que la protection englobe aussi à l'avenir les espèces protégées par le droit fédéral, sans qu'une modification constitutionnelle soit nécessaire.

Important : Pour le dépôt effectif, le texte d'initiative doit être rédigé en français. Les terminologies du droit genevois (art. 162 de la Constitution genevoise : «La chasse aux mammifères et aux oiseaux est interdite. Les mesures officielles de régulation de la faune sont réservées.») offrent le modèle linguistique pour la formulation neuchâteloise.

6. Conséquences financières : Budget concret pour Neuchâtel

Pour Neuchâtel avec 803 km² de superficie et environ 175'000 habitants, l'estimation de coûts suivante en résulte :

Coûts de personnel : 360'000 à 560'000 francs par an. 3 à 4 postes à plein temps sont nécessaires. Neuchâtel avec ses 803 km² est presque trois fois plus grand que Genève (282 km²), mais dispose avec le Jura d'un terrain topographiquement plus exigeant. Un poste à plein temps dans la fonction publique cantonale coûte, charges annexes incluses, environ 120'000 à 140'000 francs par an.

Coûts matériels : 80'000 à 120'000 francs par an. Équipement, véhicules, dispositifs d'effarouchement, infrastructure de monitoring, clôtures électriques, relations publiques.

Indemnisation des dommages : 50'000 à 100'000 francs par an. Principalement dommages de sangliers dans l'agriculture et dommages d'abroutissement en forêt.

Coûts totaux : 490'000 à 780'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 2.80 à 4.45 francs par habitant et par an.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les taxes de permis estimées entre 300’000 et 500’000 francs par an disparaîtraient. Face à cela se dressent cependant les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse milicienne – accidents impliquant la faune, dégâts de broutage dans les forêts protectrices causés par la chasse, frais administratifs, interventions de police et judiciaires –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes n'existent plus depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon des chasseurs ou sur une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre : la chasse milicienne coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier coûts).

Face à cela se dressent des économies : pas d'examens de chasse, pas d'administration des permis, pas de planification des tirs, pas de surveillance de chasse. Les coûts nets supplémentaires devraient se situer entre 250'000 et 500'000 francs par an, ce qui correspond à environ 1.45 à 2.85 francs par habitant.

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique sans contestation à Genève. L'art. 7a LChP permet aux cantons la régulation préventive, mais ne les y oblige pas. L'initiative préserve l'unité de la matière.

8. Anticipation d'objections prévisibles

« Neuchâtel est trois fois plus grand que Genève – le modèle ne peut pas être transposé »

Les faits : La plus grande superficie nécessite plus de personnel spécialisé (3–4 au lieu de 2–3 postes à plein temps), mais ne change rien au principe de base. À Genève, 282 km² correspondent à environ 3 postes à plein temps, à Neuchâtel ce seraient environ 3–4 pour 803 km². Le rapport est proportionnel, et les coûts restent raisonnables. Le Jura est topographiquement plus exigeant, mais aussi moins densément peuplé, ce qui simplifie la gestion de la faune.

Formule de communication courte : « Plus de superficie nécessite plus de personnel spécialisé. Mais le principe fonctionne : Genève le prouve depuis 50 ans. »

« Le loup est un problème réel dans le Jura neuchâtelois »

Les faits : L'initiative crée exactement les structures nécessaires pour une gestion professionnelle du loup : des gestionnaires de la faune formés techniquement qui agissent sur une base scientifique, et une commission indépendante de la faune qui décide des mesures de régulation. À Genève, où la présence du loup est également documentée, ce système fonctionne. L'alternative – des chasseurs de loisir avec des armes à feu – a conduit dans le canton voisin de Vaud au braconnage et à des tirs illégaux. La gestion professionnelle est la réponse au loup, pas la chasse de loisir (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel).

Formule de communication courte : « Le loup a besoin de personnel spécialisé, pas de chasseurs de loisir. Genève montre l'exemple. Dans le Jura vaudois, la chasse de loisir a mené au braconnage. »

« Le délai de récolte est trop court pour 4'500 signatures »

Les faits : 4'500 signatures en 6 mois nécessitent environ 25 signatures par jour. Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds rassemblent environ 70'000 habitants. La concentration urbaine facilite considérablement la collecte. Avec une organisation professionnelle et le soutien d'associations de protection des animaux et de la nature, l'objectif est réalisable.

Formule communicative concise : «25 signatures par jour. Dans deux villes de 70'000 habitants. Faisable.»

9. Synthèse

Cette initiative donne à la population neuchâteloise la possibilité de se prononcer pour une gestion moderne et scientifique de la faune sauvage. En tant que canton voisin de Genève, Neuchâtel bénéficie d'un accès direct au modèle genevois éprouvé. Un succès constituerait le deuxième exemple romand de protection professionnelle de la faune et aurait un effet signal pour toute la Romandie et au-delà. Le paragraphe sur la protection des espèces est particulièrement pertinent au regard de la politique du loup dans le Jura neuchâtelois.

Comité d'initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» / Comité d'initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation exhaustive de la gestion de la faune genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger – Compilation d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations d'animaux sauvages.

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist – Aperçu continuellement actualisé de la politique cynégétique suisse.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton NE

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Analyses des motivations, justifications et dynamiques sociales de la chasse de loisir.

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd – Développements actuels de la politique du loup en Suisse.

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere – Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'homme et la faune.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification factuelle des allégations les plus fréquentes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville.

Note sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte d'initiative en langue française à la Chancellerie d'État du canton de Neuchâtel pour examen préalable avant le début de la collecte de signatures. 4'500 signatures valables sont nécessaires pour l'aboutissement de l'initiative. Le délai de récolte est de 6 mois dès la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt suivent la législation cantonale sur les droits politiques (LDP).

Briefing stratégique pour militantes et militants

Initiative populaire «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» – Canton de Neuchâtel Document de travail interne – État mars 2026

Synthèse

Neuchâtel est le canton romand stratégiquement le plus important pour une initiative selon le modèle genevois. La proximité culturelle et linguistique avec Genève permet un transfert direct de campagne. La politique du loup dans le Jura fournit l'occasion actuelle. Un succès constituerait la deuxième interdiction de chasse en Suisse romande et un signal pour toute la Romandie.

1. Pourquoi Neuchâtel ?

Canton voisin de Genève. L'expérience genevoise est directement accessible linguistiquement et culturellement à Neuchâtel. Des spécialistes genevois peuvent intervenir directement dans les événements de campagne.

Politique du loup comme thème de mobilisation. Les meutes de loups dans le Jura neuchâtelois et les abattages illégaux dans le canton voisin de Vaud font du paragraphe sur la protection des espèces un sujet d'actualité.

Chasse au permis = changement de système simple. Aucun contrat de fermage, aucune indemnisation communale.

Le Jura comme hotspot écologique. Lynx, loup, castor et une riche avifaune font de la gestion professionnelle de la faune une nécessité concrète.

2. Opportunités particulières

Gottlieb Dandliker comme partenaire de campagne. L'inspecteur de la faune genevois parle français et peut témoigner directement de l'expérience genevoise dans les médias et événements neuchâtelois. Aucun autre canton n'a un tel accès à une personne de référence vivante du modèle genevois.

Les médias genevois comme alliés. Les médias romands (RTS, Le Temps, Tribune de Genève) ont portraituré positivement le modèle genevois à plusieurs reprises. Une initiative neuchâteloise générerait une attention médiatique dans toute la Romandie.

Contraste avec le modèle vaudois. Tandis que dans le canton voisin de Vaud, les animaux dominants de meutes de loups sont abattus illégalement et les braconniers ne sont pas appréhendés, Neuchâtel pourrait emprunter la voie opposée : protection constitutionnelle au lieu d'abattage sur demande (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel).

3. Stratégie de communication : Les trois messages clés

«Genève le fait depuis 50 ans. Neuchâtel peut faire de même.» Le message le plus fort, car il est formulé dans la langue maternelle du canton et nomme un modèle de référence fonctionnel de la propre région linguistique.

«Professionnel, pas amateur.» Des professionnels au lieu de chasseurs de loisir. Simple et mémorable.

«Le loup mérite des professionnels, pas des braconniers.» Le loup mérite des professionnels, pas des braconniers. Ce message lie le paragraphe de protection des espèces au débat actuel.

4. Calendrier

PhaseContenuDélai
Formation du comité & vérification préalable du texteConsulter juriste ; traduction en français ; membres du comité domiciliés en NEMois 1–4
Dépôt pour examen préalableChancellerie d'État de NeuchâtelMois 4–5
Publication & début de récolteDélai de 6 mois ; objectif : 5'500+ signatures comme tamponMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionPS, Verts, PVL ; activer les contacts genevois ; associations de protection de la natureMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleMois 11–13
Débat au Grand ConseilAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois 14–22
Campagne de votationMobilisation finale avec soutien genevoisMois 22–28

5. Matériel de campagne

  • Le dossier Genève comme argumentaire central, complété par des matériaux francophones.
  • La Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel comme matériel de fond.
  • Gottlieb Dandliker (inspecteur de la faune genevois) comme personne de référence pour les apparitions médiatiques.
  • Médias locaux : ArcInfo, Le Courrier, RTS (Région), Canal Alpha.
  • Dossier loup avec focus sur la politique du loup dans le Jura neuchâtelois et vaudois.

6. Sources complémentaires

Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, organisations ou comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Neuchâtel.

Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «Die Jagd in der Schweiz schützt und nützt» de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l'épreuve, de «tâche étatique» à «biodiversité» jusqu'à «80 % d'approbation» : Dossier : Vérification des faits brochure JagdSchweiz →