10.10.2026, 04:22

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Initiative populaire cantonale : canton de Neuchâtel

«Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

Initiative populaire cantonale sous forme de projet rédigé / Initiative constitutionnelle sous forme de projet rédigé

Fondée sur l’article 102 de la Constitution de la République et Canton de Neuchâtel du 24 septembre 2000 et sur la loi sur les droits politiques (LDP)

Déposée par le comité d’initiative [date du dépôt] / Déposé par le comité d’initiative [date du dépôt]

Remarque : le texte type ci-dessous est rédigé en allemand, car wildbeimwild.com est une plateforme germanophone. Pour le dépôt dans le canton de Neuchâtel, le texte de l'initiative doit être disponible en français. La traduction en français doit être assurée par un ou une juriste avant le dépôt.

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Neuchâtel, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution de la République et Canton de Neuchâtel du 24 septembre 2000 est complétée par l'article suivant :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage / Gestion professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Neuchâtel.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d’animaux sauvages menacées et protégées / Protection des espèces menacées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire / Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans après l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation initiale

Le canton de Neuchâtel s'étend sur 803 km² et compte environ 175'000 habitantes et habitants. Il s'étend des rives du lac de Neuchâtel aux zones viticoles du versant sud du Jura, jusqu'aux hauteurs du Val-de-Travers et des Franches-Montagnes. Le canton est divisé en deux : une bande urbaine le long du lac (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle) et un arrière-pays rural et boisé dans le Jura.

La chasse de loisir est organisée à Neuchâtel sous forme de chasse à patente. Des particuliers acquièrent un patent cantonal et chassent sans responsabilité fixe sur une réserve de chasse. Le système de patente ne génère aucune valeur ajoutée sur le plan professionnel par rapport à une gestion professionnelle de la faune sauvage (cf. les Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (voir le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com). En tant que canton romand, Neuchâtel peut observer le modèle genevois de près. Les expériences sont connues, les résultats sont vérifiables, les spécialistes sont accessibles. Pour la population neuchâteloise, le modèle de référence genevois est directement accessible, tant sur le plan linguistique que culturel.

Parallèlement, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées subissent des pressions au niveau fédéral. La régulation du loup dans l'Arc jurassien concerne directement le canton : dans le Jura vaudois voisin vivent les meutes de Marchairuz et du Risoux. En 2024, un loup abattu illégalement a été retrouvé dans le canton de Vaud. Les tirs des animaux dominants des meutes dans le Jura vaudois par les autorités ont été critiqués comme illégaux par le Groupe Loup Suisse. La pression politique sur d'autres espèces telles que le lynx, le castor, la loutre et le harle bièvre ne cesse d'augmenter (cf. le analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, près de 70 % des votants du canton de Genève se sont prononcés en faveur de l'abolition de la chasse de loisir en milice. Neuchâtel et Genève appartiennent à la même région linguistique. L'expérience genevoise est directement accessible à la population neuchâteloise sur le plan culturel et linguistique. Les expériences faites depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants a été multiplié, passant de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse. Avant la votation de 1974, le lobby de la chasse de loisir avait affirmé que le lièvre serait exterminé sans la chasse de loisir par Prédateurs. C'est le contraire qui s'est produit.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée. Le coût total s'élève à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant.

Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal.

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études études scientifiques le prouve : dans la plupart des cas, les populations sauvages se régulent d'elles-mêmes.

4. Pourquoi Neuchâtel ?

Neuchâtel se prête particulièrement bien à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune, pour plusieurs raisons :

Proximité culturelle avec Genève. En tant que canton francophone de Romandie, Neuchâtel a un accès culturel et linguistique immédiat au modèle genevois. L'expérience genevoise peut être communiquée directement, sans barrière de traduction. Les déclarations des spécialistes genevois, comme celles de l'ancien inspecteur de la faune de longue date Gottlieb Dändliker, sont disponibles en français et peuvent être citées directement. Cette proximité culturelle est un avantage stratégique qu'aucun canton alémanique ne possède. L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

La politique du loup comme occasion d'actualité. La présence du loup dans le Jura neuchâtelois et les meutes du Jura vaudois rendent le deuxième paragraphe (protection des espèces protégées) particulièrement pertinent. Les tirs controversés d'animaux dominants dans le Jura vaudois et le braconnage montrent à quel point un mécanisme de protection constitutionnel est urgent. Neuchâtel peut ici donner un contre-signal (cf. le analyse de la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Chasse à patente = simple changement de système. Comme à Zoug et à Appenzell Rhodes-Extérieures, aucun bail de chasse ne doit être résilié et aucune commune ne doit être indemnisée. Les patentes s'éteignent dès l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution.

Le Jura comme point chaud écologique.Le Jura neuchâtelois est l'une des régions fauniques les plus importantes de Suisse romande. Le lynx, le loup, le castor et une avifaune riche sont présents dans le canton. Une gestion professionnelle de la faune n'y est pas une abstraction, mais une nécessité concrète pour la préservation de la biodiversité.

Respecter le délai de récolte des signatures. Le délai de récolte des signatures pour les initiatives populaires à Neuchâtel est de 6 mois. Pour 6’000 signatures requises, cela représente environ 33 signatures par jour. Dans un canton comptant 175’000 habitants, c'est exigeant, mais réalisable, en particulier dans les centres urbains de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds.

5. Sur le texte de l'initiative

Le texte de l'initiative correspond à la variante de la chasse à patente. La compétence cantonale est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (JSG) laisse expressément aux cantons l'organisation de l'exercice de la chasse (art. 3 al. 1 et 2 JSG). Les trois systèmes de chasse (chasse à patente, chasse à territoire et chasse en régie) sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974, en conformité avec le droit fédéral.

Le deuxième paragraphe relatif à la protection des espèces protégées est particulièrement pertinent pour Neuchâtel en raison de la présence du loup dans le Jura. La formulation « notamment » garantit que la protection englobe aussi, à l'avenir, les espèces protégées par le droit fédéral, sans qu'une modification constitutionnelle soit nécessaire.

Important : pour un dépôt effectif, le texte de l'initiative doit être rédigé en français. Les termes du droit genevois (art. 162 de la Constitution cantonale genevoise : « La chasse aux mammifères et aux oiseaux est interdite. Les mesures officielles de régulation de la faune sont réservées. ») fournissent le modèle linguistique pour la formulation neuchâteloise.

6. Conséquences financières : budget concret pour Neuchâtel

Pour Neuchâtel, avec une superficie de 803 km² et environ 175’000 habitants, l'estimation des coûts se présente comme suit :

Frais de personnel : 360’000 à 560’000 francs par an. Il faut 3 à 4 postes à plein temps. Neuchâtel, avec ses 803 km², est près de trois fois plus grand que Genève (282 km²), mais dispose, avec le Jura, d'un terrain topographiquement plus exigeant. Un poste à plein temps au service cantonal coûte, charges comprises, environ 120’000 à 140’000 francs par an.

Frais de matériel : 80'000 à 120'000 francs par an. Équipement, véhicules, dispositifs d'effarouchement, infrastructure de monitoring, clôtures électriques, communication publique.

Indemnisation des dommages : 50'000 à 100'000 francs par an. Principalement les dégâts causés par les sangliers à l'agriculture et les dégâts d'abroutissement en forêt.

Coûts totaux : 490’000 à 780’000 francs par an (bruts). Cela correspond à environ 2.80 à 4.45 francs par habitant et par an.

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de patente, estimées entre 300'000 et 500'000 francs par an, disparaissent. Elles sont toutefois à mettre en balance avec les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse en milice (accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans la forêt protectrice, charge administrative, interventions de la police et de la justice), qui devraient largement dépasser ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974, sans que cela pose de problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps accomplissent le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une régulation reposant sur le latin de chasseur ou une «expérience de la nature» mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets montre que la chasse en milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

En contrepartie, il y a des économies : pas d'examens de chasse, pas de gestion des permis, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. Les les coûts supplémentaires nets se situeraient probablement entre 250'000 et 500'000 francs par année, ce qui correspond à environ 1,45 à 2,85 francs par habitant.

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. L'art. 3 al. 1 et 2 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique incontestée à Genève. L'art. 7a LChP permet aux cantons de pratiquer une régulation préventive, mais ne les y oblige pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 LChP. L'initiative respecte l'unité de la matière.

8. Anticipation des objections prévisibles

«Neuchâtel est trois fois plus grand que Genève, le modèle n'est pas transposable»

Les faits : La surface plus grande nécessite davantage de spécialistes (3 à 4 postes à plein temps au lieu d'environ 3), mais cela ne change rien au principe de base. À Genève, environ 3 postes à plein temps couvrent 282 km², alors qu'à Neuchâtel, pour 803 km², il en faudrait environ 3 à 4. Le besoin supplémentaire reste modéré, et les coûts restent maîtrisables. Le Jura est topographiquement plus exigeant, mais aussi moins densément peuplé, ce qui simplifie la gestion de la faune sauvage.

Formule communicative courte : «Plus de surface nécessite davantage de spécialistes. Mais le principe fonctionne : Genève le prouve depuis 50 ans.»

«Le loup est un problème réel dans le Jura neuchâtelois»

Les faits : L'initiative crée exactement les structures nécessaires pour une gestion professionnelle du loup : des gestionnaires de la faune sauvage spécialisés, agissant sur une base scientifique, et une commission indépendante de la faune sauvage qui décide des mesures de régulation. À Genève, où la présence du loup est également documentée, ce système fonctionne. Dans le canton voisin de Vaud, en revanche, il y a eu du braconnage et des tirs contestés. Une gestion professionnelle est la réponse au loup, pas la chasse de loisir (cf. le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel).

Formule communicative courte : «Le loup a besoin de spécialistes, pas de chasseurs de loisir. Genève montre l'exemple. Dans le Jura vaudois, des loups ont été braconnés.»

«Le délai de récolte est trop court pour 6’000 signatures»

Les faits : 6’000 signatures en 6 mois nécessitent environ 33 signatures par jour. À Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds réunies vivent environ 70’000 personnes. La concentration urbaine facilite considérablement la récolte. Avec une organisation professionnelle et le soutien d'associations de protection des animaux et de la nature, l'objectif est atteignable.

Formule communicative courte : «33 signatures par jour. Dans deux villes de 70’000 habitants. Faisable.»

9. Résumé

Cette initiative donne à la population neuchâteloise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage. En tant que canton romand, Neuchâtel a un accès direct au modèle genevois éprouvé. Un succès constituerait le deuxième exemple romand de protection professionnelle de la faune sauvage et aurait un effet d'entraînement pour toute la Romandie et au-delà. L'article sur la protection des espèces est particulièrement pertinent au vu de la politique relative au loup dans le Jura neuchâtelois.

Initiativkomitee «Für professionellen Wildtierschutz» / Comité d’initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot. Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger. Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations sauvages.

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist. Aperçu constamment mis à jour de la politique suisse de la chasse.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel : wildbeimwild.com : Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de NE

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd. Analyses des motifs, justifications et dynamiques sociales de la chasse de loisir.

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd. Évolutions actuelles de la politique relative au loup en Suisse.

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere. Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen. Vérification des faits sur les affirmations les plus courantes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville.

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative dépose le texte de l'initiative en français auprès de la Chancellerie d'État du canton de Neuchâtel pour examen préalable, avant le début de la récolte des signatures. L'aboutissement de l'initiative nécessite 6'000 signatures valables (art. 102 al. 1 Cst. NE). Le délai de récolte est de 6 mois à compter de la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt sont régies par la législation cantonale sur les droits politiques (LDP).

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage», canton de Neuchâtel Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Neuchâtel est un canton romand stratégiquement important pour une initiative selon le modèle genevois. La proximité culturelle et linguistique avec Genève permet un transfert direct de la campagne. La politique du loup dans le Jura fournit l'occasion actuelle. Un succès constituerait la deuxième interdiction de chasse romande et un signal pour toute la Romandie.

1. Pourquoi Neuchâtel ?

Même région linguistique que Genève. L'expérience genevoise est directement accessible à Neuchâtel sur le plan linguistique et culturel.

La politique du loup comme thème de mobilisation. La présence du loup dans le Jura neuchâtelois et les tirs contestés dans le canton voisin de Vaud font de l'article sur la protection des espèces un sujet d'actualité.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

Le Jura comme point chaud écologique. Lynx, loup, castor et une riche avifaune font de la gestion professionnelle de la faune sauvage une nécessité concrète.

2. Chances particulières

Savoir-faire genevois en français. Les déclarations publiques de Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune genevois de longue date, sont disponibles en français et peuvent être citées directement dans les médias et lors d'événements neuchâtelois.

Les médias genevois comme alliés. Les médias romands (RTS, Le Temps, Tribune de Genève) ont à plusieurs reprises présenté le modèle genevois sous un jour positif. Une initiative neuchâteloise générerait une attention médiatique dans toute la Romandie.

Contraste avec le modèle vaudois. Alors que dans le canton voisin de Vaud, des animaux meneurs de meutes de loups sont abattus, ce que les défenseurs du loup dénoncent comme illégal, et que les braconniers restent impunis, Neuchâtel pourrait emprunter la voie inverse : une protection constitutionnelle plutôt qu'un tir sur simple injonction (cf. le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel).

3. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Genève le fait depuis 50 ans. Neuchâtel peut faire de même.» Le message le plus fort, car il est formulé dans la langue maternelle du canton et désigne un modèle de référence qui fonctionne, issu de sa propre région linguistique.

«Professionnel, pas amateur.» Des professionnels plutôt que des chasseurs de loisir. Simple et mémorable.

«Le loup mérite des professionnels, pas des braconniers.»Le loup mérite des spécialistes, pas des braconniers. Ce message relie l'article sur la protection des espèces au débat actuel.

4. Calendrier

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteFaire appel à un/une juriste ; traduction en français ; membres du comité domiciliés dans le canton de NeuchâtelMois 1–4
Dépôt pour prévérificationChancellerie d'État de Neuchâtel (Chancellerie d'État)Mois 4–5
Publication & lancement de la récolteDélai de 6 mois ; objectif : plus de 5 500 signatures comme marge de sécuritéMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts, PVL ; activer les contacts genevois ; associations de protection de la natureMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleMois 11–13
Débat au Grand ConseilAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois 14–22
Campagne de votationMobilisation finale avec le soutien genevoisMois 22–28

5. Matériel de campagne

  • Le Dossier genevois comme argumentaire central, complété par des documents en français.
  • L'Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Neuchâtel comme matériel de référence.
  • Déclarations publiques de Gottlieb Dandliker (inspecteur de la faune genevois de 2001 à 2025) comme référence pour le travail médiatique.
  • Médias locaux : ArcInfo, Le Courrier, RTS (Région), Canal Alpha.
  • Dossier loup axé sur la politique relative au loup dans le Jura neuchâtelois et vaudois.

6. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des militantes et des militants, des organisations ou des comités d'initiative, et adapté aux conditions du canton de Neuchâtel.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure « La chasse en Suisse protège et sert » de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais ses affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la « tâche de l'Etat » à la « biodiversité » en passant par les « 80 % d'approbation » : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →