Entrez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler l'opération.

Texte type : Supprimer le «paysage cultivé» comme motif d'abattage

1. Motion

Le Conseil d'État est chargé de modifier l'ordonnance sur la chasse de manière à supprimer l'invocation générale de la «protection du paysage cultivé» comme justification des autorisations d'abattage et de la remplacer par des critères fondés sur des preuves et écologiquement justifiés. Il faut notamment s'assurer que

  • le terme «paysage cultivé» ne puisse plus être invoqué dans les arrêtés cantonaux de chasse et les autorisations d'abattage comme justification autonome des abattages d'animaux sauvages
  • les autorisations d'abattage ne peuvent se baser exclusivement que sur des situations de dommages avérées, concrètes et considérables
  • le Conseil d'État examine dans quels arrêtés cantonaux le concept de «paysage cultivé» est utilisé comme argument pour des interventions cynégétiques
  • la planification cantonale de la chasse se base à l'avenir sur des fondements écologiques scientifiques
  • lors de l'évaluation des «dégâts causés par le gibier», il faut toujours examiner si les causes résident dans la perte d'habitat
  • les mesures de prévention et les alternatives non létales ont toujours la priorité sur les abattages
  • la planification de la chasse est établie avec la participation des services spécialisés en protection de la nature

2. Justification succincte

Le terme «paysage cultivé» est un instrument rhétorique polyvalent dans la politique suisse de la chasse et de l'agriculture. Il est régulièrement utilisé pour justifier des abattages qui sont censés endommager le «paysage cultivé». Le problème : le terme est si vague qu'il peut justifier pratiquement toute mesure cynégétique.

«Paysage cultivé» suggère que le paysage suisse est «menacé» par les animaux sauvages. En réalité, les plus grands changements ne sont pas causés par les animaux sauvages, mais par la pression de l'urbanisation, l'intensification de l'agriculture et la construction d'infrastructures. Les animaux sauvages ne sont pas la cause des transformations paysagères – ils en sont les victimes. Voir aussi Mythes de la chasse : 12 affirmations que vous devriez examiner de manière critique et Chasse et biodiversité.