19 avril 2026, 11h37

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Sanctionner les chasseurs amateurs qui laissent des mineurs participer à la chasse de loisir

Le Comité des droits de l'enfant de l'ONU a clairement établi en 2023 dans le «General Comment No. 26» : les enfants doivent être protégés contre toutes les formes de violence physique et psychologique, y compris la confrontation avec la violence envers les animaux. En tant qu'État partie à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, la Suisse est tenue de garantir effectivement ce droit.

De nombreuses études montrent que le fait d'être témoin de violence envers des animaux peut altérer la capacité d'empathie des enfants, conduire à une désensibilisation face à la souffrance et être associé à des problèmes psychosociaux ultérieurs. Une vue d'ensemble à ce sujet se trouve dans le dossier «Psychologie de la chasse de loisir». Les enfants et les jeunes ont droit à l'intégrité physique et mentale — ce qui implique également de ne pas les exposer, en tant que spectatrices et spectateurs passifs ou participant·e·s actif·ve·s, à la violence de la chasse de loisir.

Pourtant, les associations de chasse ciblent délibérément les mineurs, interviennent dans les écoles et emmènent des enfants à la chasse de loisir. Cette pratique est inacceptable du point de vue des droits de l'enfant, de la psychologie et de l'éthique de la protection animale. Cela est développé plus en détail notamment dans les articles «Les enfants doivent être protégés contre la violence de la chasse de loisir» et «Non à l'enseignement dispensé par des chasseurs amateurs dans les écoles» ainsi que dans la lettre ouverte au Conseil fédéral : «Pas de mineurs à la chasse de loisir» 

Nous demandons au Conseil fédéral de prendre des mesures légales claires afin que les mineurs ne puissent plus participer à des activités de chasse et que les infractions soient systématiquement sanctionnées.

La pétition s'adresse à : Conseiller fédéral Albert Rösti (Chef du DETEC)

Monsieur le Conseiller fédéral Rösti

Je me permets de m'adresser à vous car je suis profondément préoccupé·e par la participation de mineurs à la chasse de loisir en Suisse.

Le Comité des Nations Unies pour les droits de l'enfant a établi en 2023 dans le «General Comment No. 26» que les enfants doivent être protégés contre toutes les formes de violence physique et psychologique et contre l'exposition à la violence, y compris expressément la violence envers les animaux (cf. Comité des Nations Unies pour les droits de l'enfant, General Comment 26). En tant qu'État partie à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, la Suisse est tenue de garantir le droit de tous les mineurs à l'intégrité physique et mentale.

La participation passive et active des enfants et des jeunes aux activités de chasse – que ce soit en tant que spectateurs ou sous forme d'assistance et d'exercices de tir dans le cadre de la chasse de loisir – est en contradiction avec cette mission de protection. De nombreux travaux scientifiques suggèrent que le fait d'être témoin de violences envers des animaux peut être associé à une altération de la capacité d'empathie, à une désensibilisation face à la souffrance et à des risques accrus de problèmes psychosociaux ultérieurs. Une compilation de ces connaissances figure dans le dossier « Psychologie de la chasse de loisir ».

Bien que la chasse en Suisse soit réglementée en premier lieu au niveau cantonal, la Confédération est responsable de garantir le respect de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. Elle doit veiller à ce que les enfants et les jeunes soient efficacement protégés des situations dans lesquelles la violence envers les animaux – notamment dans le cadre d'activités de chasse de loisir – est présentée comme normale, nécessaire ou acceptable.

Je vous demande de :

Interdire expressément au niveau fédéral la participation des mineurs à la chasse de loisir, tant sous forme active (p. ex. participation à la chasse, tir, recherche du gibier blessé) que sous forme passive (présence lors d'actes de mise à mort).

Sanctionner systématiquement les chasseurs et chasseresses de loisir ainsi que les organisations cynégétiques qui permettent à des mineurs de participer à la chasse de loisir.

Mettre pleinement en œuvre les recommandations du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies figurant dans l'« Observation générale n° 26 » et veiller à ce que les enfants en Suisse ne soient pas exposés à la violence envers les animaux, notamment dans le cadre d'activités de chasse de loisir.

Avec mes meilleures salutations

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