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Initiative populaire cantonale – Canton de Soleure

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé

En vertu des art. 28 ss. de la Constitution du canton de Soleure du 8 juin 1986 et de la loi sur les droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les soussignés, personnes ayant le droit de vote dans le canton de Soleure, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Soleure du 8 juin 1986 est complétée par les paragraphes suivants :

§ [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 La pratique de la chasse par des personnes privées (chasse en régie, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton de Soleure. Les contrats de bail de chasse existants entre les communes et les sociétés de chasse ne sont pas renouvelés.

2 La protection, la gestion et, dans la mesure du nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est admis qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de prévention des dangers ont été épuisées ou se sont révélées insuffisantes. Il requiert l'approbation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des organisations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 Le canton indemnise les communes pour la perte des recettes de bail de chasse dans le cadre de la législation d'exécution.

7 La loi règle les modalités.

§ [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées

1 Le canton renonce à déposer des demandes de régulation préventive des populations d'espèces de faune sauvage protégées en vertu de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du grand harle et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages individuels représentant un danger immédiat et considérable pour des personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et mises en œuvre par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, pour la protection et la conservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les contrats de bail de chasse existants prennent fin lors du prochain renouvellement ordinaire du contrat, mais au plus tard dans les cinq ans suivant l'entrée en vigueur de la législation d'exécution.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase de transition et règle l'indemnisation des communes pour les pertes de revenus de bail de chasse.

Commentaires

1. Situation initiale

Le canton de Soleure couvre 791 km² et compte environ 275’000 habitants. Il s'étend le long du pied sud du Jura et de l'Aar, d'Olten à Grenchen en passant par Soleure. La superficie cantonale se compose d'un mélange de paysage montagneux jurassien (Weissenstein, Balmberg), de Plateau agricole et d'agglomérations le long de l'Aar. Le canton est géographiquement allongé et touche plusieurs espaces paysagers, ce qui est particulièrement pertinent pour la connectivité de la faune sauvage.

La chasse de loisir est organisée dans le canton de Soleure sous forme de chasse en régie. Le droit de chasse appartient aux communes, qui le cèdent par contrat de bail à des sociétés de chasse. Les sociétés de chasse soleuroise sont, comme dans tous les cantons à chasse en régie, des cercles fermés qui s'arrogent le droit de tuer des animaux sauvages et dont la composition et l'activité sont largement soustraites au regard du public (cf. la psychologie de la chasse dans le canton de Soleure ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

L'affirmation selon laquelle, sans la chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois. Soleure, avec ses 791 km², couvre certes une superficie plus grande que Genève (282 km²), mais le principe fondamental de la gestion professionnelle de la faune sauvage s'adapte proportionnellement : une superficie plus grande nécessite davantage de professionnels, mais ne change rien au système.

Parallèlement, de plus en plus d'espèces sauvages protégées sont soumises à des pressions au niveau fédéral. La pression politique sur des espèces telles que le lynx, le castor, la loutre et le harle bièvre ne cesse de croître (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle de référence : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève se sont prononcés pour l'abolition de la chasse de loisir milicienne. Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a augmenté de manière significative. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants est passé de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir sanitaire annuel effectué par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pour cent de l'électorat genevois s'est prononcé en faveur du maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2.40 francs par habitant. L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches pour cela. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal.

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que des pressions politiques ne diluent la gestion de la faune sauvage.

La régulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le démontre : les populations d'animaux sauvages se régulent d'elles-mêmes dans la plupart des cas.

4. Pourquoi Soleure?

Soleure se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune sauvage pour plusieurs raisons:

Le pied sud du Jura comme région écologique clé. Soleure est situé au pied sud du Jura, l'une des régions les plus importantes pour la faune sauvage en Suisse. Le lynx est présent dans le Jura soleurois, le loup traverse le territoire, le castor est présent le long de l'Aar et de ses affluents. Le paysage fragmenté entre le Jura et le Plateau central nécessite une coordination professionnelle et transfrontalière que le système de chasse en régie ne peut pas assurer.

3’000 signatures en 18 mois. Le seuil de signatures est atteignable. Dans un canton de 275’000 habitants avec des centres urbains tels que Soleure, Olten et Granges, la collecte est aisément organisable.

La chasse en régie comme faiblesse conceptuelle. Le système de chasse en régie à Soleure fonctionne comme dans tous les cantons à chasse en régie: les communes affermissent le droit de chasse à des sociétés de chasse fermées. La population n'a aucune influence sur qui tue quels animaux sauvages dans sa commune. L'initiative restitue ce contrôle à la population.

Canton mixte entre ville et campagne. Soleure possède à la fois des centres urbains (agglomération Olten-Soleure) et des zones rurales (Thal, Gäu, Bucheggberg). Ce mélange fait du canton, à l'instar de Bâle-Campagne, un cas test convaincant: si la protection professionnelle de la faune sauvage fonctionne ici, elle fonctionne dans n'importe quel canton du Plateau.

Proximité avec Bâle. Si Bâle-Campagne devait adopter l'initiative parallèle, un territoire cohérent s'étendant du Rhin à l'Aar verrait le jour avec Soleure, dans lequel la protection professionnelle de la faune sauvage serait pratiquée. Cette perspective est importante pour la mise en réseau de la faune sauvage et pour le signal politique (cf. wildbeimwild.com sur la faune sauvage en zone habitée).

5. Sur le texte de l'initiative

Le texte de l'initiative correspond à la variante de la chasse en régie (comme BL et SH). La compétence cantonale est incontestée: art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique sans objection à Genève. Les contrats d'affermage de chasse existants expirent lors du prochain renouvellement ordinaire, au plus tard dans un délai de cinq ans. Le canton indemnise les communes pour la perte des revenus d'affermage.

Le deuxième paragraphe relatif à la protection des espèces protégées est particulièrement pertinent pour Soleure : le lynx est établi depuis des années dans le Jura soleurois (Weissenstein, Balmberg). Le castor colonise l'Aar et ses affluents. Le loup traverse régulièrement la région. Un renoncement constitutionnel à la régulation préventive constituerait un signal au-delà du canton (cf. l'analyse de la politique sur les loups sur wildbeimwild.com).

6. Conséquences financières : budget concret pour Soleure

Pour Soleure, avec une superficie de 791 km² et environ 275’000 habitants, l'estimation des coûts est la suivante :

Frais de personnel : 360’000 à 560’000 francs par an. Il faut 3 à 4 postes à plein temps. Avec ses 791 km², Soleure est presque trois fois plus grande que Genève (282 km²). Un poste à plein temps coûte, charges comprises, environ 120’000 à 140’000 francs par an.

Frais matériels : 80’000 à 120’000 francs par an. Équipement, véhicules, dispositifs d'effarouchement, infrastructure de monitoring, clôtures électriques, relations publiques.

Indemnisation des dommages : 50’000 à 100’000 francs par an. Principalement les dégâts de sangliers dans l'agriculture et les dégâts d'abroutissement en forêt.

Dédommagement des communes : 100’000 à 200’000 francs par an. Pour la suppression des revenus des droits de chasse affermés.

Coûts totaux : 590’000 à 980’000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 2.15 à 3.55 francs par habitant et par an.

À cela s'opposent des économies : pas de gestion des baux de chasse, pas d'examens de chasse, pas de surveillance de la chasse. Les coûts nets supplémentaires devraient s'élever à 300’000 à 600’000 francs par an, ce qui correspond à environ 1.10 à 2.20 francs par habitant (cf. vérification des mythes sur la chasse sur wildbeimwild.com).

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les recettes locatives issues de la chasse en régie, estimées à 300’000 à 500’000 francs par an, disparaîtraient. À cela s'opposent toutefois les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse milicienne – accidents de la route impliquant des animaux sauvages, dégâts de frottis en forêt de protection imputables à la chasse, charges administratives, interventions policières et judiciaires –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes font défaut depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps accomplissent le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une gestion régulatrice fondée sur le jargon cynégétique ou sur la «expérience de la nature» mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le démontre : la chasse milicienne coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir actifs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations liées à la biodiversité et à la protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative sur la biodiversité (63 pourcent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué en votation populaire (51,9 pourcent de non). En 2016, la fédération des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir siégeant au parlement ont voté majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des défenseurs de la nature ignore leur comportement lors des scrutins (cf. Fédération des chasseurs tessinois : 30 ans d'aberrations et Dossier sur les coûts).

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique non contestée à Genève. La fin des contrats de location de chasse par non-renouvellement ne touche pas à la garantie de la propriété, dans la mesure où il s'agit de contrats de droit public à durée déterminée sur le renouvellement desquels il n'existe aucun droit. L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. L'initiative respecte l'unité de la matière.

8. Anticipation des objections prévisibles

«Soleure est presque trois fois plus grand que Genève»

Les faits : La surface plus grande nécessite davantage de spécialistes (3 à 4 postes à plein temps au lieu de 2 à 3), mais ne change rien au principe fondamental. Les coûts évoluent proportionnellement, et les coûts par habitant restent entre 1.10 et 2.20 francs par habitant, car Soleure dispose d'une base de population suffisante avec 275’000 habitants.

Formule de communication synthétique : «Une plus grande surface nécessite plus de spécialistes. Mais avec 275’000 habitants, ils coûtent moins de 2.20 francs par personne et par an.»

«Les recettes des baux de chasse seront perdues»

Les faits : Les recettes des baux de chasse sont fiscalement marginales pour les communes soleurnoises. L'initiative prévoit une indemnisation cantonale. Et les animaux sauvages ne seront plus tués pour le plaisir des loisirs.

Formule de communication synthétique : «Les recettes des baux de chasse représentent une somme dérisoire dans le budget communal. L'initiative indemnise – et les animaux vivent.»

«Les sociétés de chasse accomplissent un travail précieux»

Les faits : Les sociétés de chasse remplissent une obligation contractuelle en contrepartie du droit de tuer des animaux sauvages. Dans un système professionnel, ces tâches sont mieux assurées : avec une meilleure formation et sans le conflit d'intérêts inhérent au système de la chasse de loisir (cf. la Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure).

Formule de communication synthétique : «Les sociétés de chasse n'accomplissent pas un service bénévole. Elles remplissent une obligation contractuelle pour le droit de tuer. Des spécialistes peuvent faire cela mieux.»

9. Résumé

Cette initiative donne à la population soleuroise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage. La situation au pied du Jura, avec le lynx, le castor et le loup, fait de la protection professionnelle de la faune une nécessité concrète. Les coûts sont maîtrisés, entre 1.10 et 2.20 francs par habitant, la base juridique est assurée, et avec 3’000 signatures en 18 mois, l'obstacle est franchissable.

Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton de Soleure)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/genf-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist

Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure : wildbeimwild.com – Psychologie der Jagd im Kanton SO

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere – Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jaeger – Vérification des faits sur les affirmations les plus fréquentes du lobby des chasseurs de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Note sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la chancellerie d'État du canton de Soleure pour examen préalable, avant le début de la collecte des signatures. L'aboutissement de l'initiative requiert 3’000 signatures valables. Le délai de collecte est de 18 mois à compter de la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt sont régies par la loi cantonale sur les droits politiques.

Briefing stratégique à l'intention des militantes et militants

Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton de Soleure Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Soleure est le troisième canton à chasse territoriale de la série (après BL et SH) et revêt une importance stratégique en tant que pont entre Bâle et le Plateau. La situation au pied sud du Jura rend le paragraphe sur la protection des espèces particulièrement pertinent (lynx, castor, loup). Les 3’000 signatures en 18 mois sont réalisables, et le coût par habitant de 1.10 à 2.20 francs est avantageux.

1. Pourquoi Soleure ?

Le pied sud du Jura comme région clé. Le lynx vit dans le Jura soleurois, le castor sur l'Aar, le loup traverse le territoire. La gestion professionnelle de la faune sauvage n'est pas une abstraction ici.

Proximité avec Bâle. Un succès à Soleure, conjugué à celui de Bâle-Campagne, créerait un territoire continu du Rhin à l'Aar.

Canton mixte. Urbain (Olten, Soleure, Granges) et rural (Thal, Gäu). Cas test idéal pour le Plateau.

3’000 signatures en 18 mois. Réalisable avec le soutien des associations.

2. Les leçons de Zurich

Erreur de Zurich n° 1 : un titre conflictuel. Notre titre «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» est positif.

Erreur de Zurich n° 2 : l'argument des coûts laissé sans réponse. Notre initiative comprend un calcul budgétaire détaillé : 1.10 à 2.20 francs par habitant.

Erreur de Zurich n° 3 : absence de soutien partisan. Les contacts avec le PS, les Verts et le PVL doivent être établis suffisamment tôt.

3. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Genève montre l'exemple depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.»

«Professionnel plutôt qu'amateur. Des spécialistes plutôt que des tireurs de loisir.»

«Moins de 2.20 francs par personne et par an. C'est un demi-café.»

4. Analyse des opposants

Les sociétés de chasse sont ancrées localement et combattront la perte de leurs territoires affermés. La campagne doit rester factuelle et mettre en avant la garantie d'indemnisation.

Les communes déploreront la perte des revenus de fermage. La réponse : marginal, et l'initiative prévoit une indemnisation.

L'argument du coût est facilement réfutable avec 1.10 à 2.20 francs par habitant. C'est moins qu'à Genève (2.40 francs) (cf. la Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure).

5. Calendrier

Phase Contenu Calendrier
Constitution du comité & vérification préalable du texte Consulter une juriste ou un juriste ; recruter des membres du comité domiciliés dans le canton de SO conformément au droit cantonal Mois 1–3
Dépôt pour examen préalable Chancellerie d'État de Soleure Mois 3–4
Publication & début de la collecte Délai de 18 mois ; objectif : 3’500+ signatures comme marge de sécurité Mois 4
Contacts avec les partis & construction de la coalition PS, Verts, PVL ; intégrer les associations de protection de la nature Mois 1–12
Dépôt des signatures Chancellerie d'État, vérification officielle Mois 20–22
Débat au Conseil cantonal Ancrage parlementaire ; travail médiatique Mois 23–30
Campagne de votation Mobilisation finale, infographies, présence médiatique Mois 30–36

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé et adapté aux conditions du canton de Soleure par des militantes et militants, des organisations ou des comités d'initiative.

Fact-check : les affirmations du lobby des chasseurs de loisir

La brochure «La chasse en Suisse protège et profite» de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l’épreuve, de «tâche étatique» à «biodiversité» en passant par «80 % d’approbation» : Dossier : Verification des faits – brochure JagdSchweiz →