4 avril 2026, 15:05

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Initiative populaire cantonale – Canton du Tessin

«Per una gestione professionale della fauna selvatica» / «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle rédigée / Initiative législative sous forme de projet élaboré

Fondée sur l'art. 37 de la Constitution de la République et du Canton du Tessin du 14 décembre 1997 et sur la loi sur l'exercice des droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [Date de dépôt]

Remarque : Le Canton du Tessin est italophone. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être en langue italienne. La présente version allemande sert à la vue d'ensemble et à la planification stratégique.

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le Canton du Tessin, déposent l'initiative législative suivante :

La Constitution de la République et du Canton du Tessin du 14 décembre 1997 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du Canton du Tessin.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers sont épuisées ou insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations de faune sauvage, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des effectifs d'espèces de faune sauvage protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, en particulier du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les êtres humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la collaboration intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces de faune sauvage menacées.

Disposition transitoire

1 Le Consiglio di Stato édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Consiglio di Stato assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation de départ

Dans le canton du Tessin, le seul canton italophone de Suisse avec environ 350'000 habitantes et habitants sur 2'812 km² de superficie, la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle est l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des narratifs obsolètes qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée au Tessin comme chasse à permis. Des particuliers acquièrent un permis cantonal et chassent sans responsabilité de territoire fixe (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces de faune sauvage protégées subissent des pressions. Le loup est présent au Tessin et immigre par la frontière italienne. Le lynx est indigène dans le canton. L'ours traverse le Tessin en route d'Italie vers la Suisse centrale. L'aigle royal niche dans les Alpes tessinoises. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le Tessin est, en raison de sa situation méridionale et de sa proximité avec l'Italie, un canton clé pour le retour des prédateurs en Suisse (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton du Tessin a la possibilité de donner ici un signal clair : non seulement pour une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir, mais aussi pour la protection conséquente des espèces de faune sauvage menacées au niveau cantonal. En tant que seul canton italophone, ce signal aurait une signification culturelle particulière.

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir milicienne. Avant l'interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants est passé de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un prélèvement spécialisé annuel par des garde-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pour cent de la population genevoise s'est prononcée pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une demande de réintroduction a été rejetée par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600’000 francs pour le personnel, 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker qualifie l'interdiction de la chasse de loisir comme l'alternative financièrement la plus avantageuse. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier «Genève et l'interdiction de chasse» sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève atteint 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle au lieu de divertissement de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).

Principe d'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales sont épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique n'affaiblisse la gestion de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations de faune sauvage se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi le Tessin ?

Le canton du Tessin se prête pour plusieurs raisons à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune :

Porte d'entrée vers la Suisse méridionale et l'Italie. Le Tessin est le canton clé pour le retour des prédateurs en Suisse. Les loups migrent par la frontière italienne. Les ours traversent le canton en route des Alpes italiennes vers la Suisse centrale. Une gestion professionnelle de la faune au Tessin sécuriserait un corridor transfrontalier (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).

Politique du loup. Le loup est présent au Tessin. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : gestion professionnelle de la faune au lieu de tirs politiquement motivés (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Ours en transit. Le Tessin est le corridor de transition le plus important pour les ours entre les Alpes italiennes et suisses. La gestion professionnelle de la faune protège l'ours lors de son retour.

Climat insubrien unique.Le Tessin bénéficie d'une faune et d'une flore uniques grâce à son climat insubrien, qui se distinguent du reste de la Suisse. Forêts de châtaigniers, végétation méditerranéenne et haute montagne alpine se rencontrent. Une gestion professionnelle de la faune protégerait ces habitats uniques de manière plus rigoureuse.

Lac Majeur et lac de Lugano.Les deux grands lacs sont des zones d'oiseaux aquatiques d'importance régionale. L'expérience genevoise montre ce qui se passe quand la chasse de loisir aux oiseaux aquatiques cesse.

7’000 signatures.Avec 350’000 habitants, 7’000 signatures représentent 2 pour cent de la population. À Lugano, Bellinzona, Locarno, Mendrisio et Chiasso, la collecte peut se faire efficacement (cf. wildbeimwild.com concernant la faune en zone urbaine).

Chasse à patente = changement de système simple.Aucun contrat d'affermage, aucune indemnisation communale.

Canton touristique.Lugano, Locarno, Ascona : le Tessin est un canton touristique important. La protection professionnelle de la faune est un argument en faveur du tourisme durable.

5. Concernant le texte de l'initiative

Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune

Au lieu de chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune professionnellement formés au service cantonal assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 – Abattage comme ultima ratio

Un abattage est l'exception, non la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 – Commission de la faune

La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle empêche que le Consiglio di Stato autorise des exceptions de manière autonome (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).

Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence

La promotion de la coexistence comprend au Tessin notamment la sécurisation des corridors faunistiques transfrontaliers vers l'Italie, la revalorisation écologique des forêts de châtaigniers et des habitats insubriens et l'information de la population (cf. wildbeimwild.com concernant la faune en zone urbaine).

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans donne suffisamment de temps au Consiglio di Stato. L'Ufficio della caccia e della pesca existant peut servir de base institutionnelle.

6. Concernant le deuxième article : Protection des espèces faunistiques menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour le Tessin. Le loup immigre par la frontière italienne. L'ours traverse le canton. Le lynx est indigène. L'aigle royal niche dans les Alpes tessinoises. La formulation « notamment » protège aussi les futurs returnants, notamment l'ours et la loutre (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : Budget concret pour le Tessin

Le budget de référence genevois

À Genève, qui avec 282 km² est environ dix fois plus petit que le Tessin et compte environ 500’000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.

Extrapolation conservative pour le Tessin

Pour le Tessin avec 2’812 km² de surface et environ 350’000 habitants, l'estimation de coûts volontairement conservative suivante en résulte. Celle-ci calcule généreusement et tient compte de la topographie alpine, de la présence de grands prédateurs et de la mise en place de la protection des troupeaux :

Coûts de personnel : 1’080’000 à 1’820’000 francs par an.9 à 13 postes à plein temps sont nécessaires. Le Tessin est dix fois plus grand que Genève et topographiquement diversifié : Alpes au nord (Leventina, Blenio, Maggia), Préalpes et bassins lacustres de Lugano et Locarno. Le loup est documenté au Tessin, l'ours revient en Suisse par le Tessin (ours M29 dans les Grisons en 2019). S'ajoute la gestion transitoire du cerf élaphe.

Coûts matériels : 250’000 à 400’000 francs par an. Équipement alpin, véhicules tout-terrain, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux et travail de communication publique en italien.

Indemnisation des dommages : 150'000 à 300'000 francs par an. Principalement les dommages causés par les attaques de loups, les dégâts d'abroutissement dans les forêts de protection et d'éventuels dommages causés par les ours. L'estimation supérieure tient compte de la présence croissante de grands prédateurs.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 500'000 à 900'000 francs. Dans les trois à cinq premières années après le changement de système, un investissement initial unique est nécessaire dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour les Alpes tessinoises (Leventina, Blenio, Maggia) : programmes de chiens de protection, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation de bergers. Cet investissement n'est pas récurrent et sera amorti sur trois à cinq ans.

Coûts totaux : 1'480'000 à 2'520'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 4,25 à 7,20 francs par habitant et par an.

Gestion transitoire du cerf rouge

Les populations de cerfs rouges au Tessin sont considérables et ne sont pas régulées de manière durable par la chasse de loisir. La reproduction compensatoire – c'est-à-dire le taux de reproduction artificiellement élevé par la pression de chasse – empêche une réduction durable. La littérature scientifique documente clairement cet effet. Après le changement de système, une gestion transitoire ciblée est nécessaire dans les trois à cinq premières années, qui est prise en compte dans les effectifs plus élevés (cf. études sur wildbeimwild.com).

Économies et contre-financement

À cela s'opposent des économies considérables : plus d'examens de chasse, plus d'administration des permis, plus de planification des prélèvements, plus de surveillance de la chasse. Un seul loup tué inutilement coûte environ 35'000 francs aux finances publiques (interventions d'hélicoptère, coordination, procédures juridiques). Les coûts des abattages de loups et d'ours sont totalement supprimés.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les taxes de permis estimées à 1 à 1,5 million de francs par an disparaissent. Cependant, s'y opposent les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de gibier, dégâts d'abroutissement causés par la chasse dans les forêts de protection, charges administratives, interventions de police et de justice – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à temps plein font le même travail en mieux. Les abattages sanitaires et thérapeutiques par des gardes-chasse professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre : la chasse de milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il a contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Pendant la législature 2015-2019, les chasseurs de loisir au parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Celui qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'aberrations et Dossier coûts).

Les surcoûts nets devraient se situer à 900'000 à 1'700'000 francs par an, ce qui correspond à environ 2,55 à 4,85 francs par habitant. Même en comptant généreusement : c'est moins qu'un café par personne et par an. Pour un canton avec un budget total d'environ 4,5 milliards de francs (comptes d'État 2024, AFF), cela représente moins de 0,05 pour cent (cf. Vérification des mythes de chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : Abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974 sans contestation.

Deuxième article : Protection des espèces protégées

L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Le renoncement ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Respectée, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.

9. Anticipation des objections prévisibles

« Le Tessin est dix fois plus grand que Genève et alpin – le système ne fonctionne pas ici »

Les faits : Le peuplement se concentre sur le Sottoceneri (Lugano, Mendrisio) et le Sopraceneri (Bellinzona, Locarno). Les vallées latérales et la haute montagne sont peu peuplées avec moins de zones de conflit. Les bassins lacustres du Lago Maggiore et du Lago di Lugano sont similaires au bassin lémanique. Les coûts par habitant se situent au niveau genevois (cf. Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin).

Formule communicative brève : « Le rive dei laghi sono come Ginevra. E nelle valli laterali ci sono meno conflitti, non di più. » / « Les rives des lacs sont comme Genève. Dans les vallées latérales, il y a moins de conflits, pas plus. »

« Le loup et l'ours doivent être régulés »

Les faits : Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans. L'ours est un migrateur rare, pas un « problème ». La gestion professionnelle de la faune accompagne l'ours scientifiquement, au lieu de l'abattre.

Formule communicative brève : « Il lupo regola. La caccia di svago disturba. Ginevra lo dimostra da 50 anni. » / « Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans. »

« Les coûts sont trop élevés »

Les faits : 2,55 à 4,85 francs par habitant et par an. Au niveau genevois. Genève le fait depuis 50 ans, et 90 pour cent veulent le conserver.

Formule communicative brève : « Circa 3–5 franchi per abitante all'anno. Meno di un caffè. » / « Environ 3 à 5 francs par habitant et par an. Moins qu'un café. »

10. Résumé

Cette initiative donne à la population tessinoise la possibilité de se prononcer pour une gestion moderne et scientifique de la faune sauvage et une protection complète des espèces de faune sauvage menacées. Le premier article suit le modèle genevois éprouvé depuis plus de 50 ans. Le deuxième article protège notamment le loup, l'ours sur le corridor de transition, le lynx et l'aigle royal. En tant que seul canton italophone et porte d'entrée vers la Suisse méridionale, un succès au Tessin aurait une signification culturelle et stratégique particulière.

Comité d'initiative « Per una gestione professionale della fauna selvatica » / « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton du Tessin)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/genf-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin : wildbeimwild.com – Psychologie der Hobby-Jagd im Kanton TI

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Dossier loup : wildbeimwild.com/category/wolf

Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark

Animaux sauvages en zone d'habitation : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative en langue italienne avant le début de la récolte de signatures à la Cancelleria dello Stato du canton du Tessin pour examen préalable. Pour l'aboutissement de l'initiative, 7 000 signatures valides sont requises. Les modalités de dépôt se règlent selon la loi sur l'exercice des droits politiques.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire « Per una gestione professionale della fauna selvatica » – Canton du Tessin Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Le Tessin est le seul canton italophone de Suisse et la porte d'entrée pour le retour des prédateurs d'Italie. Le loup et l'ours franchissent la frontière. 7'000 signatures sur 350'000 habitants sont réalisables. Les coûts par habitant sont dans la fourchette genevoise. Messages clés en italien : « Il lupo regola. La caccia di svago disturba. Ginevra lo dimostra da 50 anni. »

1. Pourquoi justement le Tessin ?

Porte d'entrée de la Suisse du Sud. Canton clé pour le retour du loup et de l'ours d'Italie.

Seul canton italophone. Position culturelle particulière.

Climat insubrien. Faune et flore uniques.

7'000 signatures. 2 pour cent. Réalisable.

Chasse à patente = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage.

2. Analyse des adversaires et réponses préparées

Contre-argument 1 : « Le Tessin est trop grand »

Formule communicative courte : « Les rives des lacs sont comme Genève. Dans les vallées latérales, il y a moins de conflits. »

Contre-argument 2 : « Le loup et l'ours doivent être régulés »

Formule communicative courte : « Il lupo regola. La caccia di svago disturba. »

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Formule communicative courte : « Circa 3–5 franchi per abitante all'anno. Meno di un caffè. »

3. Stratégie de communication : les trois messages clés

« Ginevra lo fa da 50 anni. » / « Genève le fait depuis 50 ans. »

« Professionale invece che hobby. » / « Professionnel au lieu de loisir. »

« Circa 3–5 franchi per persona all'anno. Meno di un caffè. » / « Environ 3–5 francs par personne et par an. Moins qu'un café. »

4. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Formation du comité & examen préalable du texteFaire appel à un juriste/une juriste ; créer la version italienne ; membres du comité domiciliés au TIMois 1–4
Dépôt pour examen préalableCancelleria dello Stato (texte italien)Mois 4–5
Publication & début de la récolteObjectif : 8'500+ signatures comme margeMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts, Verts libéraux ; Pro Natura Ticino ; BirdLife Ticino ; WWF Suisse italienneMois 1–12
Dépôt des signaturesCancelleria dello Stato, vérification officielleAprès délai de récolte
Débat au Gran-ConsiglioAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationPorte de la Suisse du Sud, argument de l'ours, expérience genevoise, italophoneAvant votation

5. Matériel de campagne

6. Sources complémentaires

Ce document est un modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des militantes et militants, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton du Tessin.

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