Initiative populaire cantonale – Canton du Tessin
«Per una gestione professionale della fauna selvatica» / «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»
Iniziativa costituzionale elaborata / Initiative législative sous la forme d'un projet rédigé
Fondée sur l'art. 37 de la Constitution de la République et du Canton du Tessin du 14 décembre 1997 et sur la loi sur l'exercice des droits politiques
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]
Remarque : Le Canton du Tessin est italophone. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être rédigé en langue italienne. La présente version française sert à la vue d'ensemble et à la planification stratégique.
Texte de l'initiative
Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le Canton du Tessin, déposent l'initiative législative suivante :
La Constitution de la République et du Canton du Tessin du 14 décembre 1997 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage
1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du Canton du Tessin.
2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.
3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou d'élimination des dangers ont été épuisées ou se sont révélées insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.
4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.
5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.
6 Les modalités sont réglées par la loi.
Art. [nouveau] Protection des espèces sauvages menacées et protégées
1 Le canton renonce à déposer des demandes de régulation préventive des effectifs d'espèces sauvages protégées en vertu de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, en particulier le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.
2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dégâts, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.
3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels représentant un danger immédiat et considérable pour les êtres humains restent réservées. Elles doivent être limitées au strict minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.
4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, en faveur de la protection et de la conservation des espèces sauvages menacées.
Disposition transitoire
1 Le Consiglio di Stato édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.
2 Les permis de chasse existants expirent à l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà acquittées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.
3 Le Consiglio di Stato assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.
Explications
1. Contexte
Dans le canton du Tessin, seul canton italophone de Suisse comptant environ 350’000 habitantes et habitants sur une superficie de 2’812 km², la chasse de loisir actuelle constitue un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle représente l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres vivants dotés de sensibilité, légitimé par des récits obsolètes qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet Dossier sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).
La chasse de loisir est organisée au Tessin sous forme de chasse à patente. Des particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité territoriale fixe (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin ainsi que l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).
Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces sauvages protégées sont mises sous pression. Le loup est présent au Tessin et migre depuis la frontière italienne. Le lynx est indigène dans le canton. L'ours traverse le Tessin sur son chemin de l'Italie vers la Suisse centrale. L'aigle royal niche dans les Alpes tessinoises. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. En raison de sa position méridionale et de sa proximité avec l'Italie, le Tessin est un canton clé pour le retour des prédateurs en Suisse (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Le canton du Tessin a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement en faveur d'une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi pour la protection rigoureuse des espèces sauvages menacées au niveau cantonal. En tant que seul canton italophone, ce signal revêtirait une signification culturelle particulière.
2. Le modèle : Canton de Genève
Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève se sont prononcés en faveur de l'abolition de la chasse de loisir de milice. Avant l'interdiction, le grand gibier du canton était pratiquement exterminé.
Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :
– La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants est passé de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
– La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.
– En 2005, 90 pour cent de la population genevoise votante se sont prononcés pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une demande de réintroduction a été rejetée par 70 voix contre 7.
– Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600’000 francs pour le personnel, 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.
L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker qualifie l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.
L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne, pour un tir sanitaire d'un sanglier, de 8 heures et au maximum 2 cartouches. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres bruns à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. Vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).
3. Le concept : une gestion professionnelle de la faune au lieu de la chasse de loisir
L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle des gardes-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Compétence professionnelle au lieu de divertissement récréatif. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).
Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.
Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que des pressions politiques ne diluent la gestion de la faune.
L'autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le démontre : les populations d'animaux sauvages se régulent d'elles-mêmes dans la plupart des cas.
4. Pourquoi le Tessin ?
Le canton du Tessin se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :
Porte d'entrée vers la Suisse méridionale et l'Italie. Le Tessin est le canton clé pour le retour des prédateurs en Suisse. Les loups migrent par la frontière italienne. Les ours traversent le canton sur leur route des Alpes italiennes vers la Suisse centrale. Une gestion professionnelle de la faune au Tessin permettrait de sécuriser un corridor transfrontalier (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).
Politique du loup. Le loup est présent au Tessin. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : une gestion professionnelle de la faune au lieu de tirs motivés politiquement (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
L'ours en transit. Le Tessin est le corridor de transition le plus important pour les ours entre les Alpes italiennes et les Alpes suisses. Une gestion professionnelle de la faune protège l'ours lors de son retour.
Un climat insubrien unique. Le Tessin, grâce à son climat insubrien, possède une faune et une flore uniques, qui se distinguent du reste de la Suisse. Châtaigneraies, végétation méditerranéenne et haute montagne alpine s'y côtoient. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protégerait ces habitats uniques de manière plus conséquente.
Lago Maggiore et Lago di Lugano. Les deux grands lacs sont des zones d'oiseaux d'eau d'importance régionale. L'expérience genevoise montre ce qui se passe lorsque la chasse de loisir aux oiseaux d'eau cesse.
7’000 signatures. Pour 350’000 habitants, 7’000 signatures représentent 2 pour cent de la population. À Lugano, Bellinzona, Locarno, Mendrisio et Chiasso, la collecte peut se faire efficacement (cf. wildbeimwild.com sur la faune sauvage en zone urbaine).
Chasse à patente = changement de système simplifié. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation communale.
Canton touristique. Lugano, Locarno, Ascona : le Tessin est un canton touristique important. La protection professionnelle de la faune sauvage constitue un argument en faveur d'un tourisme durable.
5. Texte de l'initiative
Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir
L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.
Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune sauvage
Au lieu de chasseurs amateurs, des gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement et au service du canton assument l'ensemble des tâches. À Genève, ce système a fait ses preuves depuis plus de 50 ans.
Alinéa 3 – Le tir comme ultima ratio
Un tir constitue l'exception, non la règle. Les mesures passives ont la priorité.
Alinéa 4 – Commission de la faune sauvage
La commission indépendante de la faune sauvage est inspirée du modèle genevois. Elle empêche le Consiglio di Stato d'autoriser des exceptions de manière autonome (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).
Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence
La promotion de la coexistence comprend au Tessin en particulier la sécurisation des corridors transfrontaliers pour la faune sauvage vers l'Italie, la revalorisation écologique des châtaigneraies et des habitats insubriens ainsi que la sensibilisation de la population (cf. wildbeimwild.com sur la faune sauvage en zone urbaine).
Dispositions transitoires
Le délai de deux ans donne au Consiglio di Stato suffisamment de temps. L'actuel Ufficio della caccia e della pesca peut servir de base institutionnelle.
6. Concernant le deuxième article : Protection des espèces sauvages menacées et protégées
Le deuxième article revêt une importance particulière pour le Tessin. Le loup franchit la frontière italienne. L'ours traverse le canton. Le lynx y est établi. L'aigle royal niche dans les Alpes tessinoises. La formulation «en particulier» protège également les futurs retours d'espèces, notamment l'ours et la loutre (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
7. Conséquences financières : budget concret pour le Tessin
Le budget de référence genevois
À Genève, qui avec 282 km² est environ dix fois plus petit que le Tessin et compte environ 500’000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.
Extrapolation conservatrice pour le Tessin
Pour le Tessin, avec une superficie de 2’812 km² et environ 350’000 habitants, on obtient l'estimation de coûts volontairement conservatrice suivante. Celle-ci est calculée de manière généreuse et tient compte de la topographie alpine, de la présence de grands prédateurs et de la mise en place de la protection des troupeaux :
Frais de personnel : 1’080’000 à 1’820’000 francs par an. 9 à 13 postes à plein temps sont nécessaires. Le Tessin est dix fois plus grand que Genève et topographiquement diversifié : Alpes au nord (Leventina, Blenio, Maggia), Préalpes et les bassins lacustres de Lugano et Locarno. Le loup est documenté au Tessin, l'ours revient en Suisse par le Tessin (ours M29 dans le Misox en 2019). S'y ajoute la gestion transitoire du cerf élaphe.
Frais matériels : 250’000 à 400’000 francs par an. Équipement alpin, véhicules tout-terrain, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux et communication publique en italien.
Indemnisation des dommages : 150’000 à 300’000 francs par an. Principalement les dommages causés par les prédations du loup, les dégâts d'abroutissement en forêt protectrice et d'éventuels dommages causés par l'ours. L'estimation haute tient compte de la présence croissante des grands prédateurs.
Investissement initial pour la protection des troupeaux : 500’000 à 900’000 francs. Durant les trois à cinq premières années suivant le changement de système, un investissement initial unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux est nécessaire pour les Alpes tessinoises (Leventina, Blenio, Maggia) : programmes de chiens de protection, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation des bergers. Cet investissement n'est pas récurrent et sera amorti sur trois à cinq ans.
Coûts totaux : 1’480’000 à 2’520’000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 4,25 à 7,20 francs par habitant et par an.
Gestion transitoire du cerf élaphe
Les populations de cerfs élaphes au Tessin sont considérables et ne sont pas régulées de manière durable par la chasse de loisir. La reproduction compensatoire – c'est-à-dire le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse – empêche une réduction durable. La littérature scientifique démontre cet effet de manière univoque. Après le changement de système, une gestion transitoire ciblée est nécessaire durant les trois à cinq premières années, ce qui est intégré dans les effectifs de postes plus élevés (cf. Études sur wildbeimwild.com).
Économies et contre-financement
En contrepartie, des économies considérables sont réalisées : plus d'examens de chasse, plus de gestion des patentes, plus de planification des tirs, plus de surveillance cynégétique. Un seul loup tué inutilement coûte au public environ 35’000 francs (interventions par hélicoptère, coordination, procédures juridiques). Les coûts liés aux tirs de loups et d'ours sont entièrement supprimés.
Recettes supprimées
Avec l'abolition de la chasse de loisir, les redevances de patentes estimées à 1 à 1,5 million de francs par an disparaissent. Toutefois, ces recettes sont contrebalancées par les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de gibier, dégâts d'abroutissement en forêt protectrice causés par la chasse, charges administratives, interventions policières et judiciaires – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs amateurs étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice fondée sur le jargon cynégétique ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le démontre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse » sur wildbeimwild.com).
Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué en votation populaire (51,9 pour cent de non). En 2016, la fédération tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont politisé majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Fédération tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).
Les coûts nets supplémentaires devraient se situer entre 900 000 et 1 700 000 francs par an, ce qui correspond à environ 2,55 à 4,85 francs par habitant. Même en calculant généreusement : c'est moins qu'un café par personne et par an. Pour un canton disposant d'un budget global d'environ 4,5 milliards de francs (comptes d'État 2024, AFF), cela représente moins de 0,05 pour cent (cf. Vérification des mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).
8. Compatibilité avec le droit supérieur
Premier article : Abolition de la chasse de loisir
Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève non contesté depuis 1974.
Deuxième article : Protection des espèces protégées
L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Le renoncement ne contrevient ni au droit fédéral ni à la Convention de Berne.
Unité de la matière
Respectée, puisque l'ensemble des dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux vivant à l'état sauvage.
9. Anticipation des objections prévisibles
«Le Tessin est dix fois plus grand que Genève et alpin – le système ne fonctionne pas ici»
Les faits : La population est concentrée dans le Sottoceneri (Lugano, Mendrisio) et le Sopraceneri (Bellinzona, Locarno). Les vallées latérales et la haute montagne sont faiblement peuplées, avec moins de zones de conflit. Les bassins lacustres du Lac Majeur et du Lac de Lugano sont comparables à celui du Léman. Les coûts par habitant se situent dans la fourchette du niveau genevois (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin).
Formule communicative abrégée : «Le rive dei laghi sono come Ginevra. E nelle valli laterali ci sono meno conflitti, non di più.» / «Les rives des lacs sont comme Genève. Dans les vallées latérales, il y a moins de conflits, pas davantage.»
«Le loup et l'ours doivent être régulés»
Les faits : Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans. L'ours est un visiteur occasionnel rare, pas un «problème». Une gestion professionnelle de la faune accompagne l'ours scientifiquement, au lieu de l'abattre.
Formule communicative abrégée : «Il lupo regola. La caccia di svago disturba. Ginevra lo dimostra da 50 anni.» / «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.»
«Les coûts sont trop élevés»
Les faits : 2,55 à 4,85 francs par habitant et par an. Dans la fourchette du niveau genevois. Genève le fait depuis 50 ans, et 90 pour cent de la population veut conserver ce système.
Formule communicative abrégée : «Circa 3–5 franchi per abitante all'anno. Meno di un caffè.» / «Environ 3 à 5 francs par habitant et par an. Moins qu'un café.»
10. Résumé
Cette initiative offre à la population tessinoise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection complète des espèces animales sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois, qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le second article protège en particulier le loup, l'ours sur le corridor de transition, le lynx et l'aigle royal. En tant que seul canton italophone et porte d'entrée de la Suisse méridionale, un succès au Tessin revêtirait une importance culturelle et stratégique particulière.
Comité d'initiative «Per una gestione professionale della fauna selvatica» / «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …
(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton du Tessin)
Adresse de contact : [Adresse du comité]
Annexe : Documentation complémentaire
Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/genf-jagdverbot
Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien
La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz
Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du TI
Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd
Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark
Faune sauvage en zone urbaine : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet
Mythes cynégétiques : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen
Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville
Note relative à la procédure
Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative en langue italienne à la Cancelleria dello Stato du canton du Tessin pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. Pour l'aboutissement de l'initiative, 7’000 signatures valables sont requises. Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur l'exercice des droits politiques.
Briefing stratégique pour les militantes et militants
Initiative populaire «Per una gestione professionale della fauna selvatica» – Canton du Tessin Document de travail interne – État mars 2026
Résumé
Le Tessin est le seul canton italophone de Suisse et constitue la porte d'entrée pour le retour des prédateurs en provenance d'Italie. Le loup et l'ours franchissent la frontière. 7’000 signatures pour 350’000 habitants, c'est réalisable. Le coût par habitant se situe au niveau genevois. Messages clés en italien : «Il lupo regola. La caccia di svago disturba. Ginevra lo dimostra da 50 anni.»
1. Pourquoi précisément le Tessin ?
Porte d'entrée vers la Suisse méridionale. Canton clé pour le retour du loup et de l'ours en provenance d'Italie.
Seul canton italophone. Statut culturel particulier.
Climat insubrien. Faune et flore uniques.
7’000 signatures. 2 pour cent. Réalisable.
Chasse à patente = changement de système simplifié. Pas de contrats d'affermage.
2. Analyse des opposants et réponses préparées
Contre-argument 1 : «Le Tessin est trop grand»
Formule de communication concise : «Les rives du lac sont comparables à Genève. Dans les vallées latérales, les conflits sont moins nombreux.»
Contre-argument 2 : «Le loup et l'ours doivent être régulés»
Formule de communication concise : «Il lupo regola. La caccia di svago disturba.»
Contre-argument 3 : «Les coûts sont trop élevés»
Formule de communication concise : «Circa 3–5 franchi per abitante all’anno. Meno di un caffè.»
3. Stratégie de communication : les trois messages clés
«Ginevra lo fa da 50 anni.» / «Genève le fait depuis 50 ans.»
«Professionale invece che hobby.» / «Professionnel plutôt qu'amateur.»
«Circa 3–5 franchi per persona all'anno. Meno di un caffè.» / «Environ 3 à 5 francs par personne et par an. Moins qu'un café.»
4. Calendrier et prochaines étapes
| Phase | Contenu | Délai |
|---|---|---|
| Constitution du comité & examen préliminaire du texte | Faire appel à un·e juriste ; rédiger la version italienne ; membres du comité domiciliés dans le canton du Tessin | Mois 1–4 |
| Soumission pour examen préliminaire | Cancelleria dello Stato (texte en italien) | Mois 4–5 |
| Publication & lancement de la récolte | Objectif : 8’500+ signatures comme marge de sécurité | Mois 5 |
| Contacts avec les partis & construction de coalitions | PS, Verdi, Verdi liberali ; Pro Natura Ticino ; BirdLife Ticino ; WWF Svizzera italiana | Mois 1–12 |
| Dépôt des signatures | Cancelleria dello Stato, vérification officielle | Après le délai de récolte |
| Débat au Gran Consiglio | Ancrage parlementaire ; travail médiatique | Mois suivants |
| Campagne de votation | Porte d'entrée vers la Suisse méridionale, argument de l'ours, expérience genevoise, italophonie | Avant la votation |
5. Matériel de campagne
- Le dossier Genève sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
- La psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin comme documentation de fond.
- Médias locaux : Corriere del Ticino, la Regione, RSI (Radiotelevisione svizzera), Ticinonews.
- Infographie : Corridor transfrontalier Italie–Tessin–Suisse centrale. Lago Maggiore/Lugano. Transit de l'ours. Comparaison des coûts TI vs GE.
- L'ensemble du matériel de campagne en italien.
6. Sources complémentaires
- L'interdiction de la chasse à Genève en détail
- Études scientifiques
- La chasse en Suisse
- Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin
- Vérification des mythes sur la chasse
- Statistique fédérale de la chasse (OFEV)
- Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville
Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des militant·e·s, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton du Tessin.
Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir
La brochure «La chasse en Suisse protège et profite» de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais ses affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs passés au crible, de la «mission étatique» à la «biodiversité» en passant par «80 % d'approbation» :Dossier : Vérification des faits de la brochure JagdSchweiz →
