10.10.2026, 02:30

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Initiative populaire cantonale : canton du Tessin

«Per una gestione professionale della fauna selvatica» / «Pour une protection professionnelle de la faune»

Iniziativa costituzionale elaborata / Initiative constitutionnelle rédigée de toutes pièces

En vertu des art. 85 al. 2 et art. 87 de la Constitution de la République et du canton du Tessin du 14 décembre 1997 et de la loi sur l'exercice des droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Remarque : le canton du Tessin est italophone. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être rédigé en langue italienne. La présente version allemande sert à des fins de vue d'ensemble et de planification stratégique.

Texte de l'initiative

Les personnes signataires, ayant le droit de vote dans le canton du Tessin, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution de la République et du canton du Tessin du 14 décembre 1997 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton du Tessin.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Consiglio di Stato édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Consiglio di Stato assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton du Tessin, unique canton italophone de Suisse comptant environ 350'000 habitantes et habitants sur une superficie de 2'812 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un loisir sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle, sans la chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (voir l'étude complète dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée au Tessin sous forme de chasse à patente. Des personnes privées acquièrent un patente cantonal et chassent sans responsabilité fixe sur une réserve (voir le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées sont soumises à des pressions au niveau fédéral. Le loup est présent au Tessin et immigre depuis la frontière italienne. Le lynx est autochtone dans le canton. Des ours en provenance d'Italie peuvent également traverser le Tessin. L'aigle royal niche dans les Alpes tessinoises. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors isolés causant des dommages importants (art. 9d OChP). De par sa situation méridionale et sa proximité avec l'Italie, le Tessin est un canton clé pour le retour des prédateurs en Suisse (voir la analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com et les politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton du Tessin a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection cohérente des espèces d'animaux sauvages menacées au niveau cantonal. En tant que seul canton de langue italienne, ce signal aurait une portée culturelle particulière.

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, un peu plus de 70 pour cent des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir en milice. Avant cette interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée.
  • Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600 000 francs pour le personnel, 250 000 francs pour la prévention et 350 000 francs pour les indemnisations de dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois de longue date, Gottlieb Dandliker, qualifiait l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin, pour un tir sanitaire d'un sanglier, en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique (cf. la analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études études scientifiques le prouve : dans la plupart des cas, les populations sauvages se régulent d'elles-mêmes.

4. Pourquoi le Tessin ?

Le canton du Tessin se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :

Porte d'entrée vers la Suisse méridionale et l'Italie.Le Tessin est un canton clé pour le retour des prédateurs en Suisse. Les loups immigrent depuis la frontière italienne. Des ours venus des Alpes italiennes peuvent également traverser le canton. Une gestion professionnelle de la faune au Tessin permettrait de sécuriser un corridor transfrontalier (voir wildbeimwild.com sur les prédateurs).

Politique du loup.Le loup est présent au Tessin. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : une gestion professionnelle de la faune plutôt que des tirs motivés politiquement (voir la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Ours en transit.Le Tessin constitue un corridor migratoire potentiel pour les ours entre les Alpes italiennes et les Alpes suisses. Une gestion professionnelle de la faune protège l'ours lors de son retour.

Un climat insubrien unique.Grâce à son climat insubrien, le Tessin possède une faune et une flore uniques, qui se distinguent du reste de la Suisse. Forêts de châtaigniers, végétation méditerranéenne et haute montagne alpine s'y côtoient. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protégerait ces habitats uniques de manière plus cohérente.

Lac Majeur et lac de Lugano.Les deux grands lacs sont des zones d'importance régionale pour les oiseaux d'eau. L'expérience genevoise montre ce qui se passe lorsque la chasse de loisir aux oiseaux d'eau cesse.

10'000 signatures en 100 jours.Avec 350'000 habitants, 10'000 signatures représentent à peine 3 pour cent de la population. À Lugano, Bellinzone, Locarno, Mendrisio et Chiasso, il est possible de récolter efficacement.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

Canton touristique. Lugano, Locarno, Ascona : le Tessin est un canton touristique important. Une protection professionnelle de la faune est un argument en faveur d'un tourisme durable.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 : interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 et 2 de la loi sur la chasse. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 : gestion professionnelle de la faune sauvage

Au lieu des chasseurs et chasseuses de loisir, des gestionnaires de la faune formés professionnellement, au service du canton, assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 : le tir comme ultima ratio

Un tir est l'exception, pas la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 : commission de la faune sauvage

La commission indépendante pour la faune sauvage s'inspire du modèle genevois. Elle empêche le Consiglio di Stato d'accorder lui-même des dérogations (cf. Mythes sur la chasse passés au crible).

Alinéa 5 : régulation naturelle et coexistence

Au Tessin, la promotion de la coexistence comprend notamment la sécurisation des corridors fauniques transfrontaliers vers l'Italie, la valorisation écologique des forêts de châtaigniers et des habitats insubriens, ainsi que la sensibilisation de la population.

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse suffisamment de temps au Consiglio di Stato. L'Ufficio della caccia e della pesca existant peut servir de base institutionnelle.

6. Sur le second article : protection des espèces animales sauvages menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour le Tessin. Le loup y arrive en migrant depuis la frontière italienne. L'ours peut traverser le canton. Le lynx y est établi. L'aigle royal niche dans les Alpes tessinoises. La formulation « notamment » protège également les futurs animaux de retour, en particulier l'ours et la loutre (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : budget concret pour le Tessin

Le budget de référence genevois

À Genève, qui avec 282 km² est environ dix fois plus petit que le Tessin et compte environ 500'000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.

Projection prudente pour le Tessin

Pour le Tessin, avec une superficie de 2'812 km² et environ 350'000 habitants, on obtient l'estimation de coûts suivante, délibérément prudente. Celle-ci est calculée de manière généreuse et tient compte de la topographie alpine, de la présence de prédateurs et de la mise en place de la protection des troupeaux :

Coûts de personnel : 1'080'000 à 1'820'000 francs par an.Il faut compter entre 9 et 13 postes à temps plein. Le Tessin est dix fois plus grand que Genève et présente une topographie très variée : Alpes au nord (Leventina, Blenio, Maggia), Préalpes et les bassins lacustres de Lugano et de Locarno. Le loup est documenté au Tessin, et l'ours peut revenir en Suisse en passant par le Tessin. S'y ajoute la gestion transitoire du cerf élaphe.

Frais de matériel : 250'000 à 400'000 francs par an.Équipement alpin, véhicules tout-terrain, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux et travail de communication en italien.

Indemnisation des dommages : 150'000 à 300'000 francs par an.Principalement des dommages causés par les attaques de loups, des dégâts d'abroutissement dans les forêts protectrices et d'éventuels dommages causés par l'ours. L'estimation la plus élevée tient compte de la présence croissante des prédateurs.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 500'000 à 900'000 francs.Durant les trois à cinq premières années suivant le changement de système, un investissement initial unique est nécessaire pour l'infrastructure de protection des troupeaux dans les Alpes tessinoises (Leventina, Blenio, Maggia) : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation des bergers. Cet investissement n'est pas récurrent et sera amorti sur trois à cinq ans.

Coûts totaux : 1'480'000 à 2'520'000 francs par an (brut).Cela correspond à environ 4,25 à 7,20 francs par habitant et par an.

Gestion transitoire du cerf élaphe

Les populations de cerfs élaphes au Tessin sont considérables et ne sont pas régulées durablement par la chasse de loisir. La reproduction compensatoire (c'est-à-dire le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse) empêche une réduction durable. La littérature scientifique documente clairement cet effet. Après le changement de système, une gestion transitoire ciblée est nécessaire durant les trois à cinq premières années, laquelle est déjà prise en compte dans le nombre plus élevé de postes (cf. études sur wildbeimwild.com).

Économies et financement compensatoire

Face à cela, il existe des économies considérables : pas d'examens de chasse, pas de gestion des patentes, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. Un seul loup abattu inutilement coûte à la collectivité environ 35'000 francs (interventions en hélicoptère, coordination, procédures judiciaires). Les coûts liés aux tirs de loups et d'ours disparaissent entièrement.

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de patente, estimées entre 1 et 1,5 million de francs par an, disparaissent. Cependant, cela est à mettre en regard des coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice (accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse en forêt protectrice, charges administratives, interventions policières et judiciaires), qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu dès 1974, sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps accomplissent le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une chasse de régulation fondée sur le folklore des chasseurs ou une «expérience de la nature» mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le montre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

L'les surcoûts nets devraient se situer entre 900'000 et 1'700'000 francs par an, ce qui correspond à environ 2,55 à 4,85 francs par habitant correspond. Même calculé généreusement : cela représente moins qu'un café par personne et par an. Pour un canton dont le budget total s'élève à environ 4,5 milliards de francs (compte d'État 2024, AFF), cela représente moins de 0,05 pour cent (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 et 2 JSG. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974, sans contestation.

Deuxième article : protection des espèces protégées

L'art. 7a JSG permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 JSG. La renonciation ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Garantie, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux vivant à l'état sauvage.

9. Anticipation des objections prévisibles

«Le Tessin est dix fois plus grand que Genève et alpin, le système ne fonctionne pas ici»

Les faits : Le peuplement est concentré dans le Sottoceneri (Lugano, Mendrisio) et le Sopraceneri (Bellinzone, Locarno). Les vallées latérales et la haute montagne sont peu peuplées, avec moins de zones de conflit. Les bassins du lac Majeur et du lac de Lugano sont comparables au bassin du lac Léman. Les coûts par habitant se situent dans la même fourchette que le niveau genevois (cf. le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin).

Formule communicative courte : «Le rive dei laghi sono come Ginevra. E nelle valli laterali ci sono meno conflitti, non di più.» / «Les rives des lacs sont comme Genève. Dans les vallées latérales, il y a moins de conflits, pas plus.»

«Le loup et l'ours doivent être régulés»

Les faits : Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans. L'ours est un visiteur occasionnel rare, pas un «problème». Une gestion professionnelle de la faune sauvage accompagne l'ours de manière scientifique, au lieu de l'abattre.

Formule communicative courte : «Il lupo regola. La caccia di svago disturba. Ginevra lo dimostra da 50 anni.» / «Le loup régule. La chasse de loisir perturbe. Genève le prouve depuis 50 ans.»

«Les coûts sont trop élevés»

Les faits : 2,55 à 4,85 francs par habitant et par an. Dans la fourchette du niveau genevois. Genève le fait depuis 50 ans et n'a jamais levé l'interdiction.

Formule communicative courte : «Circa 3–5 franchi per abitante all’anno. Meno di un caffè.» / «Environ 3 à 5 francs par habitant et par an. Moins qu'un café.»

10. Résumé

Cette initiative donne à la population tessinoise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection complète des espèces animales sauvages menacées. Le premier article s'inspire du modèle genevois, qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le deuxième article protège en particulier le loup, l'ours sur son corridor de migration potentiel, le lynx et l'aigle royal. En tant que seul canton italophone et porte d'entrée vers la Suisse méridionale, un succès au Tessin aurait une portée culturelle et stratégique particulière.

Comité d'initiative «Per una gestione professionale della fauna selvatica» / «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton du Tessin)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin : wildbeimwild.com : Psychologie de la chasse de loisir au TI

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/tag/schweizerischer-nationalpark

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/tag/stadtwildtiere

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative dépose le texte de l'initiative en italien, avant le début de la récolte de signatures, auprès de la Cancelleria dello Stato du canton du Tessin pour un examen préalable. Pour l'aboutissement de l'initiative, 10'000 signatures valables sont nécessaires. Elles doivent être recueillies dans un délai de 100 jours à compter de la publication dans le Foglio ufficiale (art. 85 al. 4 Cst. TI). Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur l'exercice des droits politiques.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Per una gestione professionale della fauna selvatica», canton du Tessin Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Le Tessin est le seul canton italophone de Suisse et la porte d'entrée pour le retour des prédateurs en provenance d'Italie. Le loup et l'ours peuvent franchir la frontière. 10'000 signatures en 100 jours, cela représente environ 100 par jour. Cela exige une organisation de récolte parfaitement opérationnelle avant le lancement. Les coûts par habitant se situent dans l'ordre de grandeur du niveau genevois. Messages clés en italien : «Il lupo regola. La caccia di svago disturba. Ginevra lo dimostra da 50 anni.»

1. Pourquoi justement le Tessin ?

Porte d'entrée vers la Suisse méridionale.Canton clé pour le retour du loup et de l'ours en provenance d'Italie.

Seul canton italophone.Position culturelle particulière.

Climat insubrien.Faune et flore uniques.

10'000 signatures en 100 jours.Environ 100 par jour. Exigeant, réalisable avec préparation.

Chasse à patente = simple changement de système. Aucun bail de chasse.

2. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1 : «Le Tessin est trop grand»

Formule communicative courte :«Les rives du lac sont comme Genève. Dans les vallées latérales, il y a moins de conflits.»

Contre-argument 2 : «Le loup et l'ours doivent être régulés»

Formule communicative courte : «Il lupo regola. La caccia di svago disturba.»

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Formule communicative courte : «Circa 3–5 franchi per abitante all’anno. Meno di un caffè.»

3. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Ginevra lo fa da 50 anni.» / «Genève le fait depuis 50 ans.»

«Professionale invece che hobby.» / «Professionnel au lieu de loisir.»

«Circa 3–5 franchi per persona all’anno. Meno di un caffè.» / «Environ 3 à 5 francs par personne et par an. Moins qu'un café.»

4. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteFaire appel à un(e) juriste ; établir la version italienne ; membres du comité domiciliés au TessinMois 1–4
Dépôt pour prévérificationCancelleria dello Stato (texte italien)Mois 4–5
Publication & lancement de la récolteObjectif : 11 500+ signatures comme marge de sécuritéMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verdi, Verdi liberali ; Pro Natura Ticino ; BirdLife Ticino ; WWF Svizzera italianaMois 1–12
Dépôt des signaturesCancelleria dello Stato, vérification officielleAprès le délai de récolte
Débat du Gran ConsiglioAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationPorte vers la Suisse italienne, argument de l'ours, expérience genevoise, italophoneAvant la votation

5. Matériel de campagne

6. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton du Tessin.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «Die Jagd in der Schweiz schützt und nützt» de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la «tâche d'État» à la «biodiversité» en passant par les «80 % d'approbation» : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →