Initiative populaire cantonale – Canton du Valais
«Für professionellen Wildtierschutz» / «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»
Initiative législative rédigée de toutes pièces / Initiative constitutionnelle rédigée de toutes pièces
Fondée sur l'art. 33 de la Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907 et sur la loi sur les droits politiques
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]
Remarque : Le canton du Valais est bilingue. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être disponible en allemand et en français. La version française doit être vérifiée par un ou une juriste avant le dépôt.
Texte de l'initiative
Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton du Valais, déposent l'initiative législative suivante :
La Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Gestion professionnelle de la faune sauvage
1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton du Valais.
2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages incombent exclusivement à des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés, au service du canton.
3 Le tir d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou d'élimination des dangers ont été épuisées ou se sont avérées insuffisantes. Il requiert l'approbation préalable de la commission de la faune sauvage.
4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du milieu scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.
5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.
6 Les modalités sont réglées par la loi.
Art. [nouveau] Protection des espèces sauvages menacées et protégées
1 Le canton renonce à déposer des demandes de régulation préventive des effectifs d'espèces sauvages protégées au sens de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, en particulier le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.
2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.
3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels représentant un danger immédiat et considérable pour les êtres humains restent réservées. Elles doivent être limitées au strict minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.
4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et vis-à-vis de la Confédération, en faveur de la protection et de la conservation des espèces sauvages menacées.
Disposition transitoire
1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans après l'acceptation de cette modification constitutionnelle.
2 Les permis de chasse existants expirent à l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà acquittées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.
3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.
Explications
1. Contexte
Dans le canton du Valais, troisième plus grand canton de Suisse et plus grand canton purement alpin en termes de superficie, comptant environ 345’000 habitantes et habitants sur 5’224 km², la chasse de loisir actuelle constitue un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle est l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des narratifs obsolètes qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet Dossier sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).
La chasse de loisir est organisée en Valais sous forme de chasse à patente. Des particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité territoriale fixe (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).
Le canton du Valais se trouve au centre du débat national sur le loup. Le Valais compte le plus grand nombre de meutes de loups à l'échelle suisse. Aucun autre canton n'a demandé et réalisé autant de tirs de loups ces dernières années. Le castor peut être abattu depuis février 2025, sur demande cantonale. Le lynx est établi dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes valaisannes. Le Valais abrite le gypaète barbu, le bouquetin et une faune alpine unique. Avec le patrimoine naturel mondial UNESCO Jungfrau-Aletsch, l'une des zones protégées les plus précieuses d'Europe se situe en partie dans le canton (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Le canton du Valais a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune sauvage plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi pour une protection rigoureuse des espèces sauvages menacées à l'échelon cantonal. En tant que canton comptant le plus grand nombre de meutes de loups en Suisse, ce signal aurait un impact bien au-delà des frontières cantonales.
2. Le modèle : canton de Genève
Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève se sont prononcés en faveur de l'abolition de la chasse de loisir milicienne. Avant l'interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : cerfs et sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait plus que quelques dizaines de chevreuils. Environ 300 chasseurs de loisir lâchaient massivement des faisans, des perdrix et des lièvres pour la chasse de loisir.
Les résultats depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :
– La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants est passé de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un tir spécial annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.
– En 2005, lors d'une nouvelle votation populaire, 90 pour cent de l'électorat genevois se sont prononcés pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une demande de réintroduction a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.
– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en quelque 600’000 francs pour le personnel (env. trois postes à temps plein, répartis sur une douzaine de chargés de l'environnement), 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dégâts. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.
L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir comme l'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier «Genève et l'interdiction de la chasse» sur wildbeimwild.com.
L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin, pour un tir sanitaire d'un sanglier, en moyenne de 8 heures et d'un maximum de 2 cartouches. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres bruns à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).
3. Le concept : une gestion professionnelle de la faune au lieu de la chasse de loisir
L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle des gardes-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Compétence professionnelle au lieu de divertissement. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation de chasse sur wildbeimwild.com).
Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.
Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que des pressions politiques n'édulcorent la gestion de la faune.
L'autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le confirme : les populations de faune sauvage se régulent d'elles-mêmes dans la plupart des cas.
4. Pourquoi le Valais ?
Le canton du Valais se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :
Canton du loup n° 1 de Suisse. Le Valais compte le plus grand nombre de meutes de loups en Suisse. Aucun autre canton n'a demandé et exécuté autant de tirs de loups ces dernières années. La politique du loup du canton est controversée aux niveaux national et international. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : une gestion professionnelle de la faune sauvage et une protection professionnelle des troupeaux au lieu d'abattages massifs à motivation politique. Le second article relatif à la protection des espèces rend l'initiative attractive pour les organisations de protection de la nature, qui se sont montrées jusqu'ici sur la défensive dans le débat sur le loup (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
Patrimoine mondial naturel de l'UNESCO Jungfrau-Aletsch. Le grand glacier d'Aletsch et la région environnante font partie du patrimoine mondial naturel de l'UNESCO. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protégerait cette zone protégée unique de manière plus rigoureuse que la chasse de loisir (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et les zones protégées).
Une faune alpine unique. Le Valais abrite le gypaète barbu, l'aigle royal, le bouquetin, le chamois, le loup, le lynx et de nombreuses autres espèces dans un paysage de haute montagne unique. C'est le canton alpin le plus riche en espèces de Suisse (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).
Le bilinguisme comme passerelle. Le Valais est bilingue : environ deux tiers de la population parlent français (Bas-Valais), un tiers allemand (Haut-Valais). L'initiative relie l'expérience genevoise de la Romandie au débat de la Suisse alémanique. Les messages clés doivent fonctionner en français et en allemand.
Forêts protectrices et économie alpestre. Le Valais possède une proportion élevée de forêts protectrices. Le loup régule naturellement la population de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans les forêts protectrices. Pour l'économie alpestre, la protection professionnelle des troupeaux offre une meilleure protection que la chasse de loisir, qui n'éloigne pas efficacement les prédateurs des troupeaux de bétail.
4’000 signatures. Avec 345’000 habitants, 4’000 signatures représentent 1,15 pour cent de la population. La collecte peut se faire à Sion, Brigue-Glis, Viège, Monthey, Martigny et Naters. La collecte doit être organisée dans les deux langues (cf. wildbeimwild.com sur la faune sauvage en zone urbaine).
Chasse à patente = changement de système simplifié. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation des communes.
Canton touristique. Zermatt, Saas-Fee, Verbier, Crans-Montana : le Valais est l'un des cantons touristiques les plus importants de Suisse. La protection professionnelle de la faune sauvage et la coexistence avec les prédateurs constituent un argument en faveur d'un tourisme durable.
5. Concernant le texte de l'initiative
Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir
L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.
Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune sauvage
En lieu et place des chasseurs amateurs, des gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés et au service du canton assument l'ensemble des tâches. À Genève, ce système a fait ses preuves depuis plus de 50 ans.
Alinéa 3 – Le tir comme ultima ratio
Un tir constitue l'exception, non la règle. Les mesures passives ont la priorité.
Alinéa 4 – Commission de la faune sauvage
La commission indépendante de la faune sauvage est inspirée du modèle genevois. Elle empêche que le Conseil d'État autorise des exceptions de manière autonome. En Valais, la politique du loup a montré à quelle vitesse la pression politique mène à des tirs de masse. Une commission de la faune sauvage ancrée dans la constitution aurait empêché cet automatisme (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).
Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence
La promotion de la coexistence comprend en Valais notamment la préservation du patrimoine naturel mondial UNESCO Jungfrau-Aletsch, la mise en réseau des habitats alpins, la protection professionnelle des troupeaux ainsi que la sensibilisation de la population et des touristes (cf. wildbeimwild.com sur la faune sauvage en zone habitée).
Dispositions transitoires
Le délai de deux ans donne au Conseil d'État suffisamment de temps. Le service cantonal existant de la chasse, de la pêche et de la faune peut servir de base institutionnelle. Important : le Valais est bilingue. Le texte de l'initiative doit être disponible dans les deux langues.
6. Sur le deuxième article : Protection des espèces sauvages menacées et protégées
Le deuxième article revêt une actualité brûlante pour le Valais. Le Valais compte le plus grand nombre de meutes de loups et le plus grand nombre de tirs de loups à l'échelle suisse. L'initiative offre une protection constitutionnelle qui empêche que toute présence du loup se transforme automatiquement en décision de tir. Le gypaète barbu niche en Valais. L'aigle royal y est présent. Le lynx y est établi. La formulation « notamment » protège également les futurs retours, en particulier l'ours, qui pourrait revenir en Suisse par le Valais (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).
7. Conséquences financières : budget concret pour le Valais
Le budget de référence genevois
À Genève, qui avec 282 km² est environ dix-huit fois plus petit que le Valais et compte environ 500’000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.
Extrapolation conservatrice pour le Valais
Pour le Valais, avec une superficie de 5’224 km² et environ 345’000 habitants, on obtient l'estimation de coûts suivante, volontairement conservatrice. Celle-ci calcule généreusement et tient compte des défis particuliers du plus grand canton purement alpin :
Frais de personnel : 1’440’000 à 2’520’000 francs par an. Il faut 12 à 18 postes à plein temps. Le Valais est dix-huit fois plus grand que Genève et topographiquement extrêmement exigeant : haute montagne, nombreuses vallées latérales, économie alpestre sur de grandes surfaces. L'habitat est toutefois concentré dans la vallée du Rhône et les vallées latérales. Le nombre plus élevé de postes tient compte de la gestion transitoire du cerf élaphe.
Frais matériels : 350’000 à 600’000 francs par an. En haute montagne, les frais matériels sont plus élevés : véhicules tout-terrain, équipement alpin, matériel de protection des troupeaux, infrastructure de monitoring et relations publiques en deux langues.
Indemnisation des dommages : 250’000 à 500’000 francs par an. Principalement les dommages causés par les prédations du loup sur le bétail et les dégâts d'abroutissement en forêt protectrice.
Investissement initial pour la protection des troupeaux : 700’000 à 1’200’000 francs. Durant les trois à cinq premières années suivant le changement de système, un investissement initial unique est nécessaire dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour l'ensemble de la zone d'alpage valaisanne, qui représente le plus grand défi de protection des troupeaux à l'échelle nationale : programmes de chiens de protection, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation de bergers. Cet investissement n'est pas récurrent.
Coûts totaux : 2’040’000 à 3’620’000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 5.90 à 10.50 francs par habitant et par an.
Gestion transitoire du cerf élaphe
En Valais également, les populations de cerfs élaphes sont considérables et ne sont pas régulées de manière durable par la chasse de loisir. La reproduction compensatoire – c'est-à-dire le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression cynégétique – empêche une réduction durable. Après le changement de système, une gestion transitoire ciblée est nécessaire, qui est incluse dans les effectifs de postes plus élevés (cf. Études sur wildbeimwild.com).
Économies et contre-financement
En contrepartie, les économies réalisées sont considérables : plus d'examens de chasse, plus de gestion des patentes, plus de planification des tirs, plus de surveillance de la chasse. En Valais s'ajoutent en particulier les coûts énormes des tirs de loups, logistiquement très lourds : un seul loup tué inutilement coûte au contribuable environ 35’000 francs (interventions par hélicoptère, coordination, procédures juridiques). Avec des dizaines de tirs par an, la facture se chiffre rapidement en centaines de milliers de francs.
Recettes supprimées
Avec l'abolition de la chasse de loisir, les redevances de patentes, estimées entre 2,5 et 3,5 millions de francs par an, disparaissent. Cependant, ces recettes doivent être mises en regard des coûts externes de la chasse de milice, jamais comptabilisés – accidents de gibier, dégâts d'abroutissement en forêt protectrice imputables à la chasse, charges administratives, interventions de police et de justice –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces revenus ont disparu depuis 1974 – sans aucun problème financier : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs amateurs étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps font le même travail, en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une chasse régulatrice fondée sur le jargon cynégétique ou une prétendue « expérience de la nature » des chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le montre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse » sur wildbeimwild.com).
Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations liées à la biodiversité et à la protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué en votation populaire (51,9 pour cent de non). En 2016, la fédération tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont politisé majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Fédération tessinoise des chasseurs : 30 ans d'aberrations et Dossier des coûts).
Les coûts nets supplémentaires devraient se situer entre 1’200’000 et 2’500’000 francs par an, ce qui représente environ 3,50 à 7,25 francs par habitant correspond. Même en calculant généreusement : cela représente moins de 0.06 pour cent du budget cantonal d'environ 4,6 milliards de francs (comptes de l'État 2024, AFF). Autrement dit : moins d'un café par personne et par an – pour une gestion professionnelle de la faune sauvage dans le canton n° 1 du loup en Suisse (cf. Vérification des mythes cynégétiques sur wildbeimwild.com).
8. Compatibilité avec le droit supérieur
Premier article : abolition de la chasse de loisir
Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974 sans contestation.
Deuxième article : protection des espèces protégées
L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Le renoncement ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.
Unité de la matière
Respectée, puisque l'ensemble des dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.
9. Anticipation des objections prévisibles
«Le Valais est dix-huit fois plus grand que Genève et c'est un canton de haute montagne – le modèle genevois ne fonctionne pas ici»
Les faits : Une surface plus grande nécessite davantage de professionnels (10 à 12 postes à plein temps au lieu de 2 à 3). Mais : l'habitat est concentré dans la vallée du Rhône et les vallées latérales. La majeure partie du territoire cantonal est constituée de haute montagne sans habitat permanent – il n'y a pas de conflits homme-faune sauvage. Les coûts absolus (1’200’000 à 2’500’000 francs) sont modestes pour un canton disposant d'un budget de plusieurs milliards (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais).
Formule communicative : «La plaine du Rhône est le même paysage que Genève. Et en haute montagne, il y a moins de conflits, pas plus.» / «La plaine du Rhône est le même paysage que Genève. Et en haute montagne, il y a moins de conflits, pas plus.»
«Le loup doit être régulé – le Valais compte le plus grand nombre de meutes»
Les faits : Le Valais compte le plus grand nombre de meutes et le plus grand nombre de tirs – et pourtant les meutes continuent d'augmenter. La politique d'abattage a manqué son objectif. Le loup régule naturellement la population de chevreuils, réduit la pression d'abroutissement dans les forêts protectrices et modifie le comportement des ongulés en faveur de la forêt (Landscape of Fear). Une gestion professionnelle de la faune permet au loup d'exercer sa fonction écologique tout en protégeant les troupeaux de bétail par une prévention professionnelle.
Formule communicative : «Le Valais tire le plus de loups – et a quand même le plus de meutes. Tirer ne fonctionne pas. La coexistence, si.» / «Le Valais tire le plus de loups – et a quand même le plus de meutes. Tirer ne fonctionne pas. La coexistence, si.»
«Les coûts par habitant sont trop élevés»
Les faits : Dans un grand canton alpin de 345’000 habitants, les coûts par habitant sont naturellement plus élevés qu'à Zurich. En chiffres absolus : même en calculant généreusement : 1’200’000 à 2’500’000 francs par an. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal. Moins qu'un café par personne et par an. Les coûts énormes liés aux tirs de loups sont entièrement supprimés.
Formule de communication concise : «Moins qu'un café par personne et par an. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal. Et les coûteuses opérations de tir de loups sont supprimées.»
10. Résumé
Cette initiative donne à la population valaisanne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection complète des espèces sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois, éprouvé depuis plus de 50 ans. Le second article est une réponse directe à la politique valaisanne du loup : il empêche que chaque présence de loup ne se transforme automatiquement en arrêté de tir, et protège également le gypaète barbu, le lynx, l'aigle royal et les futurs retours comme celui de l'ours. En tant que canton n° 1 du loup en Suisse, un succès en Valais aurait un effet de signal au niveau national.
Comité d'initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» / «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»
[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …
(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton du Valais)
Adresse de contact : [Adresse du comité]
Annexe : Documentation complémentaire
Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune sauvage à Genève depuis 1974.
Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien
La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz
Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du VS
Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd
Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark
Faune sauvage en zone urbaine : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet
Mythes cynégétiques : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen
Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville
Remarque sur la procédure
Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative en allemand et en français à la Chancellerie d'État du canton du Valais pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. Pour l'aboutissement de l'initiative, 4’000 signatures valables sont nécessaires. Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur les droits politiques.
Briefing stratégique pour les militantes et militants
Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton du Valais Document de travail interne – État mars 2026
Résumé
Le Valais est le canton le plus difficile et en même temps le plus important sur le plan stratégique de la série. Canton du loup n° 1 de Suisse, le plus grand nombre de meutes, le plus grand nombre de tirs. L'initiative est une contre-offensive : une gestion professionnelle de la faune sauvage au lieu d'abattages de masse motivés politiquement. 4’000 signatures pour 345’000 habitants, c'est faisable. Le bilinguisme comme pont. Patrimoine mondial naturel de l'UNESCO Jungfrau-Aletsch. Le message clé : «Le Valais abat le plus de loups et compte pourtant le plus de meutes. Les tirs ne fonctionnent pas.»
1. Pourquoi précisément le Valais ?
Canton du loup n° 1. Le plus grand nombre de meutes, le plus grand nombre de tirs, le plus de débats. L'article sur la protection des espèces est la réponse.
Patrimoine mondial naturel de l'UNESCO. Jungfrau-Aletsch. Une protection professionnelle pour un patrimoine mondial.
Faune alpine unique. Gypaète barbu, aigle royal, loup, lynx, bouquetin.
4’000 signatures. 1,15 pour cent. Faisable.
Bilinguisme. Pont Romandie–Suisse alémanique.
Chasse à patente = changement de système plus simple. Pas de contrats d'affermage.
2. Les leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment
Titre positif. «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» / «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage».
Le débat sur le loup comme contre-offensive. Pas défensif («le loup n'est pas dangereux»), mais offensif («les tirs ne fonctionnent pas – la coexistence, si»).
Coûts absolus. 800’000 à 1’500’000 francs. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal.
Campagne bilingue dès le premier jour.
3. Défis particuliers
Culture de la chasse. Le Valais est l'un des cantons de Suisse les plus fortement marqués par la culture de la chasse. La campagne doit travailler avec des faits, pas avec des émotions.
Polarisation autour du loup. Le débat est plus polarisé en Valais que dans tout autre canton. L'initiative doit convaincre le centre, pas les extrêmes.
Économie alpestre. L'économie alpestre revêt une importance culturelle et économique considérable en Valais. L'initiative doit démontrer que la protection professionnelle des troupeaux protège mieux les troupeaux que la chasse de loisir.
4. Analyse des opposants et réponses préparées
Contre-argument 1 : «Le Valais est trop grand et trop alpin»
Formule de communication : «La plaine du Rhône présente le même paysage que Genève. En haute montagne, les conflits sont moins nombreux.» / «La plaine du Rhône est Genève.»
Contre-argument 2 : «Le loup doit être régulé»
Formule de communication : «Le Valais abat le plus grand nombre de loups et compte pourtant le plus grand nombre de meutes. Les tirs ne fonctionnent pas.» / «Le Valais tire le plus de loups et a quand même le plus de meutes.»
Contre-argument 3 : «Les coûts sont trop élevés»
Formule de communication : «1’200’000 à 2’500’000 francs. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal. Et les coûteuses opérations de tir du loup sont supprimées.»
5. Stratégie de communication : les trois messages clés
«Tirer ne fonctionne pas. La coexistence, si.» / «Tirer ne fonctionne pas. La coexistence, si.»
«Genève le fait depuis 50 ans.» / «Genève le fait depuis 50 ans.»
«Professionnel au lieu de loisir.» / «Professionnel au lieu de loisir.»
6. Calendrier et prochaines étapes
| Phase | Contenu | Délai |
|---|---|---|
| Formation du comité & examen préliminaire du texte | Faire appel à un·e juriste ; traduction ; membres du comité issus du Haut-Valais et du Bas-Valais | Mois 1–4 |
| Dépôt pour examen préliminaire | Chancellerie d'État du Valais (texte allemand et français) | Mois 4–5 |
| Publication & lancement de la récolte | Objectif : 5’000+ signatures comme marge de sécurité ; organisation bilingue de la récolte | Mois 5 |
| Contacts avec les partis & construction de coalitions | PS, Les Verts, PVL ; Pro Natura Valais ; WWF Valais ; Fondation Franz Weber ; Groupe Loup Suisse | Mois 1–12 |
| Dépôt des signatures | Chancellerie d'État, vérification officielle | Après le délai de récolte |
| Débat au Grand Conseil | Ancrage parlementaire ; travail médiatique bilingue | Mois suivants |
| Campagne de votation | Débat sur le loup comme contre-offensive, argument UNESCO, bilingue | Avant la votation |
7. Matériel de campagne
- Le dossier Genève sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
- La psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais comme documentation de fond.
- Médias locaux : Walliser Bote, Le Nouvelliste, Rhone Zeitung, Kanal 9, Radio Rottu.
- Infographie : graphique «Tirs vs. meutes» (les tirs augmentent, les meutes augmentent malgré tout). Patrimoine mondial naturel de l'UNESCO comme élément visuel. Comparaison des coûts VS vs. GE.
- L'ensemble du matériel de campagne est bilingue (DE/FR).
8. Sources complémentaires
- L'interdiction de la chasse à Genève en détail
- Études scientifiques
- La chasse en Suisse
- Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais
- Vérification des mythes de la chasse
- Parcs nationaux et zones protégées
- Statistique fédérale de la chasse (OFEV)
- Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville
Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton du Valais.
Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir
La brochure « La chasse en Suisse protège et profite » de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs passés au crible, de la « mission étatique » à la « biodiversité » en passant par « 80 % d'approbation » :Dossier : Vérification des faits de la brochure JagdSchweiz →
