09.10.2026, 15:47

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Initiative populaire cantonale : canton du Valais

«Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé de toutes pièces / Initiative constitutionnelle rédigée de toutes pièces

Vu les art. 100 et 102 de la Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907 et la loi sur les droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Remarque : le canton du Valais est bilingue. Pour le dépôt, le texte de l'initiative doit être disponible en allemand et en français. La version française doit être validée par un spécialiste juridique avant le dépôt.

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, habilitées à voter dans le canton du Valais, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton du Valais.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans après l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton du Valais, troisième canton de Suisse par sa superficie avec environ 345'000 habitantes et habitants sur 5'224 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un loisir sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée en Valais sous forme de chasse à patente. Des personnes privées acquièrent un patente cantonale et chassent sans responsabilité fixe d'une réserve de chasse (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Le canton du Valais est au cœur du débat national sur le loup. Le Valais fait partie des cantons comptant le plus de meutes de loups et a, ces dernières années, demandé et réalisé particulièrement de tirs de loups. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors isolés causant des dommages importants (art. 9d OChP). Le lynx est indigène dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes valaisannes. Le Valais abrite le gypaète barbu, le bouquetin et une faune alpine unique. Avec le site du patrimoine naturel mondial de l'UNESCO Jungfrau-Aletsch, l'une des zones protégées les plus précieuses d'Europe se trouve en partie dans le canton (cf. la analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com et les politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton du Valais a la possibilité de donner ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection conséquente des espèces sauvages menacées au niveau cantonal. En tant que l'un des cantons comptant le plus de meutes de loups de Suisse, ce signal aurait un retentissement allant bien au-delà des frontières cantonales.

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, un peu plus de 70 pour cent des votants du canton de Genève ont approuvé la suppression de la chasse de loisir en milice. Avant cette interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Plus de 400 chasseurs de loisir lâchaient massivement des faisans, des perdrix grises et des lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée.
  • Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs par an, réparti en environ 600'000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents de l'environnement), 250'000 francs pour la prévention et 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'ancien inspecteur cantonal de la faune genevois Gottlieb Dandliker (2001 à 2025) a qualifié l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin, pour un tir sanitaire d'un sanglier, en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique (cf. la analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études études scientifiques le prouve : dans la plupart des cas, les populations sauvages se régulent d'elles-mêmes.

4. Pourquoi le Valais ?

Le canton du Valais se prête, pour plusieurs raisons, à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune :

Au cœur du débat sur le loup. Le Valais fait partie des cantons comptant le plus de meutes de loups et a, ces dernières années, demandé et effectué particulièrement de tirs de loups. La politique du canton en matière de loup est controversée au niveau national et international. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : une gestion professionnelle de la faune et une protection professionnelle des troupeaux plutôt que des tirs massifs à motivation politique. Le deuxième article consacré à la protection des espèces rend l'initiative attrayante pour les associations de protection de la nature, qui sont jusqu'ici restées sur la défensive dans le débat sur le loup (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

patrimoine naturel mondial de l'UNESCO Jungfrau-Aletsch. Le grand glacier d'Aletsch et la région environnante font partie du patrimoine naturel mondial de l'UNESCO. Une gestion professionnelle de la faune protégerait cette zone protégée unique de manière plus conséquente que la chasse de loisir (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et les zones protégées).

Une faune alpine unique. Le Valais abrite le gypaète barbu, l'aigle royal, le bouquetin, le chamois, le loup, le lynx et de nombreuses autres espèces dans un paysage de haute montagne unique. Il fait partie des cantons alpins les plus riches en espèces de Suisse (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).

Le bilinguisme comme pont. Le Valais est bilingue : environ deux tiers de la population parlent le français (Bas-Valais), un tiers l'allemand (Haut-Valais). L'initiative relie l'expérience genevoise de la Suisse romande au débat de la Suisse alémanique. Les messages clés doivent fonctionner en allemand et en français.

Forêt protectrice et économie alpestre. Le Valais compte une forte proportion de forêts protectrices. Le loup régule naturellement la population de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice. Pour l'économie alpestre, une protection des troupeaux professionnelle offre une meilleure protection que la chasse de loisir, qui n'éloigne pas efficacement les prédateurs des troupeaux de bétail.

6'000 signatures en un an. Sur 345'000 habitants, 6'000 signatures représentent 1,7 pour cent de la population. On peut récolter des signatures à Sion, Brigue-Glis, Viège, Monthey, Martigny et Naters. La récolte doit être organisée dans les deux langues.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

Canton touristique. Zermatt, Saas-Fee, Verbier, Crans-Montana : le Valais est l'un des cantons touristiques les plus importants de Suisse. Une protection professionnelle de la faune et la coexistence avec les prédateurs constituent un argument en faveur d'un tourisme durable.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 : interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 et 2 de la loi sur la chasse. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 : gestion professionnelle de la faune sauvage

Au lieu des chasseurs et chasseuses de loisir, des gestionnaires de la faune formés professionnellement, au service du canton, assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 : le tir comme ultima ratio

Un tir est l'exception, pas la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 : commission de la faune sauvage

La commission indépendante pour la faune sauvage s'inspire du modèle genevois. Elle empêche le Conseil d'État d'autoriser des dérogations de manière autonome. En Valais, la politique relative au loup a montré à quelle vitesse la pression politique peut conduire à des tirs massifs. Une commission pour la faune sauvage ancrée dans la constitution aurait empêché cet automatisme (cf. Mythes sur la chasse passés au crible).

Alinéa 5 : régulation naturelle et coexistence

En Valais, la promotion de la coexistence comprend notamment la préservation du patrimoine naturel mondial de l'UNESCO Jungfrau-Aletsch, la mise en réseau des habitats alpins, la protection professionnelle des troupeaux ainsi que la sensibilisation de la population et des touristes.

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse suffisamment de temps au Conseil d'État. L'actuel Service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune peut servir de base institutionnelle. Important : le Valais est bilingue. Le texte de l'initiative doit être disponible dans les deux langues.

6. Sur le second article : protection des espèces animales sauvages menacées et protégées

Le deuxième article est d'une actualité brûlante pour le Valais. Le Valais fait partie des cantons comptant le plus de meutes de loups et de tirs de loups. L'initiative offre une protection constitutionnelle qui empêche que chaque présence de loup ne se traduise automatiquement par une décision de tir. Le gypaète barbu niche en Valais. L'aigle royal est présent. Le lynx est indigène. La formulation «notamment» protège aussi les futurs animaux de retour, en particulier l'ours (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : budget concret pour le Valais

Le budget de référence genevois

À Genève, qui avec 282 km² est environ dix-huit fois plus petit que le Valais et compte environ 500'000 habitants, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.

Projection conservatrice pour le Valais

Pour le Valais, avec une superficie de 5'224 km² et environ 345'000 habitants, on obtient l'estimation de coûts délibérément conservatrice suivante. Celle-ci calcule de manière généreuse et tient compte des défis particuliers de l'un des plus grands cantons alpins :

Frais de personnel : 1'440'000 à 2'520'000 francs par an. Il faut 12 à 18 postes à plein temps. Le Valais est dix-huit fois plus grand que Genève et topographiquement extrêmement exigeant : haute montagne, nombreuses vallées latérales, économie alpestre de grande surface. La population est toutefois concentrée dans la vallée du Rhône et les vallées latérales. Le nombre plus élevé de postes tient compte de la gestion transitoire du cerf élaphe.

Frais de matériel : 350'000 à 600'000 francs par an. En haute montagne, les frais de matériel sont plus élevés : véhicules tout-terrain, équipement alpin, matériel de protection des troupeaux, infrastructure de monitoring et travail de sensibilisation du public dans deux langues.

Indemnisation des dommages : 250'000 à 500'000 francs par an. Principalement des dommages causés par des attaques de loups sur des animaux de rente et des dommages d'abroutissement dans la forêt protectrice.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 700'000 à 1'200'000 francs. Au cours des trois à cinq premières années suivant le changement de système, un investissement initial unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux est nécessaire pour l'ensemble du territoire alpestre valaisan, qui représente le plus grand défi de protection des troupeaux à l'échelle suisse : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation des bergers. Cet investissement n'est pas récurrent.

Coûts totaux : 2'040'000 à 3'620'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 5.90 à 10.50 francs par habitant et par an.

Gestion transitoire du cerf élaphe

En Valais également, les populations de cerfs sont considérables et ne sont pas régulées durablement par la chasse de loisir. La reproduction compensatoire (c'est-à-dire le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse) empêche une réduction durable. Après le changement de système, il faut une gestion de transition ciblée, qui est intégrée dans le nombre plus élevé de postes (cf. études sur wildbeimwild.com).

Économies et financement compensatoire

À cela s'opposent des économies considérables : pas d'examens de chasse, pas de gestion des patentes, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. En Valais s'ajoutent en particulier les coûts énormes des tirs de loups, logistiquement complexes : un seul loup tué inutilement coûte à la collectivité environ 35’000 francs (interventions en hélicoptère, coordination, procédures judiciaires). Avec des dizaines de tirs par an, cela s'additionne rapidement pour atteindre des centaines de milliers de francs.

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de patente, estimées entre 2,5 et 3,5 millions de francs par an, disparaissent. Mais à cela s'opposent les coûts externes de la chasse de milice, jamais comptabilisés (accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans la forêt protectrice, charges administratives, interventions policières et judiciaires), qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974, sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps accomplissent le même travail, en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice fondée sur le latin de chasseur ou sur une « expérience de la nature » mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre que la chasse de milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne lui rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

L'Les surcoûts nets devraient se situer entre 1’200’000 et 2’500’000 francs par an, ce qui correspond à environ 3,50 à 7,25 francs par habitant . Même calculé de manière généreuse : cela représente moins de 0,06 pour cent du budget cantonal d'environ 4,6 milliards de francs (compte d'État 2024, AFF). Ou autrement dit : moins qu'un café par personne et par an, pour une protection professionnelle de la faune sauvage dans un foyer du débat suisse sur le loup (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 et 2 JSG. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974, sans contestation.

Deuxième article : protection des espèces protégées

L'art. 7a JSG permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 JSG. La renonciation ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Garantie, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux vivant à l'état sauvage.

9. Anticipation des objections prévisibles

« Le Valais est dix-huit fois plus grand que Genève et c'est un canton de haute montagne, le modèle genevois ne fonctionne pas ici »

Les faits : Une surface plus grande nécessite davantage de personnel spécialisé (12 à 18 postes à plein temps au lieu d'environ 3). Mais : le peuplement est concentré dans la plaine du Rhône et les vallées latérales. La plus grande partie de la surface cantonale est constituée de haute montagne sans habitat permanent : il n'y a là aucun conflit homme-animal sauvage. Les coûts absolus (1’200’000 à 2’500’000 francs) sont modestes pour un canton disposant d'un budget de plusieurs milliards (cf. Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais).

Formule communicative courte :«La plaine du Rhône est le même paysage que Genève. Et en haute montagne, il y a moins de conflits, pas plus.»

«Le loup doit être régulé, le Valais a le plus de meutes»

Les faits : Le Valais compte de nombreuses meutes et de nombreux tirs, et pourtant les meutes ne disparaissent pas. La politique de tir a manqué son objectif. Le loup régule naturellement la population de chevreuils, réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice et modifie le comportement des ongulés en faveur de la forêt (Landscape of Fear). Une gestion professionnelle de la faune sauvage permet au loup d'exercer sa fonction écologique, tout en protégeant les troupeaux d'animaux de rente grâce à une prévention professionnelle.

Formule communicative courte : «Le Valais abat autant de loups que presque aucun autre canton et compte pourtant toujours des meutes. Abattre ne résout rien. La coexistence, si.» / «Le Valais tire autant de loups que presque aucun autre canton et compte toujours des meutes. Tirer ne résout rien. La coexistence, si.»

«Les coûts par habitant sont trop élevés»

Les faits : Dans un grand canton alpin de 345’000 habitants, les coûts par habitant sont naturellement plus élevés qu'à Zurich. En chiffres absolus, même calculés généreusement : 1’200’000 à 2’500’000 francs par an. Moins de 0.1 pour cent du budget cantonal. Moins qu'un café par personne et par an. Les coûts considérables liés aux tirs de loups disparaissent entièrement.

Formule communicative courte : «Moins qu'un café par personne et par an. Moins de 0.1 pour cent du budget cantonal. Et les coûteux tirs de loups disparaissent.»

10. Résumé

Cette initiative donne à la population valaisanne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection globale des espèces animales sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois, qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le second article est une réponse directe à la politique valaisanne en matière de loup : il empêche que chaque présence de loup se traduise automatiquement par une décision de tir, et protège également le gypaète barbu, le lynx, l'aigle royal et de futurs animaux de retour comme l'ours. En tant que foyer central du débat suisse sur le loup, un succès en Valais aurait une portée nationale.

Comité d'initiative «Für professionellen Wildtierschutz» / «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton du Valais)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot. Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais : wildbeimwild.com : Psychologie de la chasse de loisir dans le canton VS

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/tag/schweizerischer-nationalpark

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/tag/stadtwildtiere

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative en allemand et en français à la Chancellerie d'État du canton du Valais pour examen préalable avant le début de la récolte des signatures. Pour l'aboutissement de l'initiative, 6'000 signatures valables sont nécessaires. Le délai de récolte est d'un an à compter de la publication au Bulletin officiel (art. 110 de la loi sur les droits politiques). Les modalités de dépôt sont régies par la loi sur les droits politiques.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage», canton du Valais Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Le Valais est à la fois le canton le plus difficile et le plus stratégique de la série. Foyer du débat suisse sur le loup, nombreuses meutes, nombreux tirs. L'initiative est une contre-offensive : une gestion professionnelle de la faune sauvage au lieu de tirs massifs motivés politiquement. 6'000 signatures pour 345'000 habitants, c'est faisable. Le bilinguisme comme pont. Patrimoine mondial naturel de l'UNESCO Jungfrau-Aletsch. Le message clé : « Le Valais abat autant de loups que presque aucun autre canton et continue pourtant d'avoir des meutes. Les tirs ne résolvent rien. »

1. Pourquoi justement le Valais ?

Au cœur du débat sur le loup.De nombreuses meutes, de nombreux tirs, un débat houleux. L'article sur la protection des espèces est la réponse.

Patrimoine mondial naturel de l'UNESCO. Jungfrau-Aletsch. Une protection professionnelle pour un patrimoine mondial.

Une faune alpine unique. Gypaète barbu, aigle royal, loup, lynx, bouquetin.

6'000 signatures. 1,7 pour cent. Réalisable.

Bilinguisme. Pont entre Romandie et Suisse alémanique.

Chasse à patente = simple changement de système. Aucun bail de chasse.

2. Les leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment

Titre positif. «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» / «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage».

Le débat sur le loup comme contre-offensive. Pas défensif («le loup n'est pas dangereux»), mais offensif («tirer ne fonctionne pas, la coexistence, si»).

Coûts absolus. 1'200'000 à 2'500'000 francs. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal.

Campagne bilingue dès le premier jour.

3. Défis particuliers

Culture de la chasse. Le Valais est l'un des cantons où la culture de la chasse est la plus marquée en Suisse. La campagne doit s'appuyer sur des faits, pas sur des émotions.

Polarisation autour du loup. Le débat est plus polarisé en Valais que dans tout autre canton. L'initiative doit convaincre le centre, pas les extrêmes.

Économie alpestre. L'économie alpestre est culturellement et économiquement importante en Valais. L'initiative doit montrer qu'une protection des troupeaux professionnelle protège mieux les troupeaux que la chasse de loisir.

4. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1 : «Le Valais est trop grand et trop alpin»

Formule communicative courte : «La vallée du Rhône, c'est le même paysage que Genève. En haute montagne, il y a moins de conflits.» / «La plaine du Rhône est Genève.»

Contre-argument 2 : «Le loup doit être régulé»

Formule communicative courte : «Le Valais tire autant de loups que presque aucun autre canton et compte pourtant toujours des meutes. Tirer ne résout rien.» / «Le Valais tire autant de loups que presque aucun autre canton et compte toujours des meutes.»

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Formule communicative courte : «1'200'000 à 2'500'000 francs. Moins de 0,1 pour cent du budget cantonal. Et les tirs de loups, coûteux et complexes, deviennent superflus.»

5. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Tirer ne fonctionne pas. La coexistence, si.» / «Tirer ne fonctionne pas. La coexistence, si.»

«Genève le démontre depuis 50 ans.» / «Genève le fait depuis 50 ans.»

«Professionnel plutôt qu'amateur.» / «Professionnel au lieu de loisir.»

6. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteFaire appel à une/un juriste ; traduction ; membres du comité issus du Haut et du Bas-ValaisMois 1–4
Dépôt pour prévérificationChancellerie d'État du Valais (texte allemand et français)Mois 4–5
Publication & lancement de la récolteObjectif : 7'000+ signatures comme marge de sécurité ; organisation de récolte bilingueMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts, PVL ; Pro Natura Valais ; WWF Valais ; Fondation Franz Weber ; Groupe Loup SuisseMois 1–12
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès le délai de récolte
Débat au Grand ConseilAncrage parlementaire ; travail médiatique bilingueMois suivants
Campagne de votationDébat sur le loup comme contre-offensive, argument UNESCO, bilingueAvant la votation

7. Matériel de campagne

  • Le Dossier genevois sur wildbeimwild.com comme argumentaire central.
  • L'Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Valais comme matériel de référence.
  • Médias locaux : Walliser Bote, Le Nouvelliste, Rhone Zeitung, Kanal 9, Radio Rottu.
  • Infographie : graphique «tirs vs meutes» (nombre de tirs et de meutes dans le temps). Patrimoine naturel mondial de l'UNESCO comme élément visuel. Comparaison des coûts VS vs GE.
  • Tout le matériel de campagne en bilingue (DE/FR).

8. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton du Valais.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «Die Jagd in der Schweiz schützt und nützt» de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la «tâche d'État» à la «biodiversité» en passant par les «80 % d'approbation» : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →