4 avril 2026, 00:44

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Initiative populaire cantonale – Canton de Nidwald

«Pour une protection professionnelle de la faune»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet élaboré

Fondée sur l'art. 53 de la Constitution du canton de Nidwald du 10 octobre 1965 et sur la loi sur les votations et élections

Déposée par le comité d'initiative [Date de dépôt]

Texte d'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Nidwald, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Nidwald du 10 octobre 1965 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Nidwald.

2 La protection, l'entretien et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune formés professionnellement au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernière mesure, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la commission de la faune.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune, composée de représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune.

6 Les modalités sont réglées par la loi.

Art. [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces de faune sauvage protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces de faune sauvage menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation de départ

Dans le canton de Nidwald, un petit canton de Suisse centrale comptant environ 43’000 habitantes et habitants sur 276 km² de superficie, la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un loisir sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimée par des narratifs obsolètes qui ne résistent pas à l'examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de la chasse genevoise sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée à Nidwald comme chasse à patente. Les particuliers acquittent une patente cantonale et chassent sans responsabilité de territoire fixe (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald ainsi que l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces de faune sauvage protégées subissent des pressions. Avec la révision de la loi sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le canton de Nidwald est concerné par le retour du loup : le loup du Pilate a fait les gros titres nationaux en 2023/2024, et le Pilate se situe à la frontière entre Nidwald, Obwald et Lucerne. Le lynx est indigène dans le canton. Le Stanserhorn et la Klewenalp sont des habitats d'importance régionale. Nidwald, avec 276 km², est presque aussi grand que Genève (282 km²) (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton de Nidwald a la possibilité de donner ici un signal clair : non seulement pour une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir, mais aussi pour la protection conséquente des espèces de faune sauvage menacées au niveau cantonal.

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont voté pour l'abolition de la chasse de loisir de milice. Avant l'interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : cerfs et sangliers avaient disparu depuis des décennies, du chevreuil ne vivaient plus que quelques dizaines d'exemplaires. Environ 300 chasseurs de loisir relâchaient massivement faisans, perdrix et lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont univoques :

– La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un tir sanitaire annuel spécialisé par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, lors d'un nouveau référendum populaire, 90 pour cent de la population genevoise s'est prononcée en faveur du maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion pour la réintroduction a été rejetée par le parlement cantonal par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs annuellement, répartis en environ 600’000 francs pour le personnel (env. trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de responsables environnementaux), 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune sauvage depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir comme l'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier «Genève et l'interdiction de chasse» sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : Un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève s'élève à 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle de garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Principe d'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non-létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique affaiblisse la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations de faune sauvage se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi Nidwald ?

Le canton de Nidwald se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune sauvage pour plusieurs raisons :

Presque aussi grand que Genève. Nidwald a avec 276 km² presque la même superficie que Genève (282 km²). C'est l'argument de taille le plus fort de toute la série : Si la gestion professionnelle de la faune sauvage fonctionne à Genève sur 282 km² depuis 50 ans, alors elle fonctionne aussi à Nidwald sur 276 km². La topographie est différente (alpine vs. plate), mais un peuplement moins dense signifie moins de zones de conflit.

Loup au Pilate. Le Pilate se situe à la frontière entre Nidwald, Obwald et Lucerne. Le loup au Pilate en 2023/2024 a fait les gros titres nationaux. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : gestion professionnelle de la faune sauvage au lieu de tirs politiquement motivés (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Stanserhorn et Klewenalp. Le Stanserhorn et la Klewenalp sont des habitats pour le bouquetin, le chamois et le lynx. Le lac des Quatre-Cantons est une zone d'oiseaux d'eau. La gestion professionnelle de la faune sauvage protégerait ces habitats de manière plus conséquente (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et zones protégées).

1’000 signatures. Avec 43’000 habitants, 1’000 signatures représentent environ 2,3 pourcent de la population. Il est possible de récolter des signatures à Stans, Hergiswil, Buochs, Stansstad et Ennetbürgen. Hergiswil et Stansstad appartiennent au bassin versant de Lucerne et sont de caractère urbain (cf. wildbeimwild.com concernant la faune dans les zones habitées).

Chasse par brevet = changement de système simple. Aucun contrat de bail, aucune indemnisation communale.

Base urbaine au bord du lac des Quatre-Cantons. Hergiswil, Stansstad et Ennetbürgen sont de caractère urbain et appartiennent au bassin versant de Lucerne. Une partie considérable de la population cantonale vit dans l'agglomération.

5. Concernant le texte de l'initiative

Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse par brevet pour les particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune

Au lieu des chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune professionnellement formés au service cantonal assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 – L'abattage comme ultima ratio

Un abattage est l'exception, non la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 – Commission de la faune

La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle empêche que le Conseil d'État autorise des exceptions de manière autonome (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).

Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence

La promotion de la coexistence comprend en Nidwald notamment la protection des habitats au Stanserhorn et à la Klewenalp, la mise en réseau des corridors fauniques et l'information de la population (cf. wildbeimwild.com concernant la faune dans les zones habitées).

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans donne suffisamment de temps au Conseil d'État. L'Office actuel des forêts et de l'énergie peut servir de base institutionnelle.

6. Concernant le deuxième article : Protection des espèces de faune menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour Nidwald. Le loup au Pilatus a politisé le débat. Le lynx est indigène dans le canton. Le lac des Quatre-Cantons est une zone d'oiseaux aquatiques. La formulation «notamment» protège aussi les futurs revenants (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : Budget concret pour Nidwald

Le budget de référence genevois

À Genève, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600’000 francs pour le personnel, environ 250’000 francs pour la prévention et environ 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages.

Extrapolation prudente pour Nidwald

Nidwald avec 276 km² est presque de la même taille que Genève (282 km²) – l'argument de taille le plus fort de toute la série. La topographie alpine nécessite néanmoins un effectif légèrement plus élevé qu'à Genève, car le travail de terrain est plus complexe. Pour Nidwald avec environ 43’000 habitants, voici une estimation de coûts délibérément prudente :

Coûts de personnel : 240’000 à 560’000 francs par an. 2 à 4 postes à plein temps sont nécessaires. Le Stanserhorn et la Klewenalp sont des habitats alpins.

Coûts matériels : 60’000 à 110’000 francs par an.

Indemnisation des dommages : 30’000 à 80’000 francs par an.

Investissement initial protection des troupeaux : 250’000 à 400’000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour la région du Stanserhorn et la Klewenalp sur trois à cinq ans.

Coûts totaux : 330’000 à 750’000 francs par an (brut).

Économies et contre-financement

Face à cela se trouvent des économies : Aucun examen de chasse, aucune administration des brevets, aucune planification des abattages, aucune surveillance de la chasse. Un seul loup tué inutilement coûte environ 35’000 francs au public.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les taxes de patente estimées à 150’000 à 250’000 francs par an disparaissent. À cela s'opposent cependant les coûts externes de la chasse milicienne jamais comptabilisés – accidents avec la faune, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans les forêts protectrices, charges administratives, interventions de police et de justice –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes n'existent plus depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon de chasseur ou la « découverte de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre : la chasse milicienne coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le Parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdité et Dossier coûts).

Les surcoûts nets devraient se situer entre 200’000 et 500’000 francs par an. En chiffres absolus modestes : 200’000 à 500’000 francs pour un canton avec un budget total d'environ 450 millions de francs (Comptes d'État 2024, AFF). Cela représente moins de 0,15 pour cent du budget cantonal. Nidwald a en outre une des plus hautes capacités fiscales de tous les cantons suisses (cf. Vérification factuelle des mythes cynégétiques sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : Abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes cynégétiques équivalents. Genève depuis 1974 sans objection.

Deuxième article : Protection des espèces protégées

L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais ne l'oblige pas. Le renoncement ne contrevient ni au droit fédéral ni à la Convention de Berne.

Unité de la matière

Respectée, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.

9. Anticipation d'objections prévisibles

« Nidwald est trop petit pour sa propre gestion de la faune sauvage »

Les faits : Nidwald fait 276 km². Genève fait 282 km² et pratique depuis 50 ans une gestion professionnelle de la faune sauvage. L'objection de la taille disparaît complètement. Nidwald est même 6 km² plus petit que Genève. Ce qui fonctionne à Genève fonctionne aussi à Nidwald sur une surface presque identique (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald).

Formule communicative courte : « 276 km². Genève fait 282 km². L'objection de la taille disparaît. »

« Le loup au Pilatus montre que nous devons abattre »

Les faits : Le loup au Pilatus a besoin d'une gestion professionnelle, pas d'abattages réflexes. Une gestion professionnelle de la faune sauvage aurait accompagné scientifiquement le loup et protégé professionnellement les troupeaux d'animaux de rente.

Formule communicative courte : « Le loup au Pilatus a besoin d'une gestion professionnelle, pas d'abattages réflexes. »

« Les coûts sont trop élevés pour un petit canton »

Les faits : Même calculé généreusement : 200’000 à 500’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Nidwald a une des plus hautes capacités fiscales de tous les cantons suisses. Parfaitement supportable.

Formule communicative courte : « 200’000 à 500’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Modeste pour un des cantons les plus riches fiscalement de Suisse. »

10. Résumé

Cette initiative donne à la population nidwaldienne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne de la faune sauvage fondée sur des preuves et d'une protection complète des espèces de faune sauvage menacées. Le premier article suit le modèle genevois qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Nidwald, avec 276 km², a presque la surface identique à Genève (282 km²) – l'argument de taille le plus fort de toute la série. Le second article protège notamment le loup du Pilate et le lynx. La forte capacité fiscale et les coûts absolus modestes rendent le changement de système financièrement sans problème.

Comité d'initiative « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton de Nidwald)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien – Collection d'études scientifiques.

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu mis à jour en continu.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald : wildbeimwild.com – Psychologie der Hobby-Jagd im Kanton NW

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Dossier loup : wildbeimwild.com/category/wolf

Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark

Animaux sauvages en zone urbaine : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte d'initiative à la Chancellerie d'État du canton de Nidwald pour examen préliminaire avant le début de la collecte de signatures. 1'000 signatures valides sont nécessaires pour l'aboutissement de l'initiative. Le délai de collecte est de 60 jours (Loi sur les élections et votations NW). Les modalités de dépôt se conforment à la loi sur les votations et élections.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » – Canton de Nidwald Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Nidwald est le « jumeau de Genève » de la série : 276 km² contre 282 km². L'argument de la taille disparaît complètement. Le loup du Pilate (frontière NW/OW/LU) polarise. 1'000 signatures pour 43'000 habitants sont faisables. La base urbaine au bord du lac des Quatre-Cantons (Hergiswil, Stansstad) fournit le potentiel de mobilisation. Nidwald a une des capacités fiscales les plus élevées de tous les cantons. Les coûts absolus sont modestes avec 200'000 à 500'000 francs.

1. Pourquoi précisément Nidwald ?

Presque aussi grand que Genève. 276 km² contre 282 km². L'objection de taille disparaît.

Loup du Pilate. Frontière NW/OW/LU. Politisé nationalement.

1'000 signatures pour 43'000 habitants. 2,3 pour cent. Faisable.

Base urbaine. Hergiswil, Stansstad, Ennetbürgen à caractère urbain.

Capacité fiscale la plus élevée. Coûts supportables.

Chasse par patente = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage.

2. Les leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment

Titre positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage ».

Jumeau de Genève. 276 contre 282 km² est l'argument de surface le plus fort de la série.

Coûts absolus au lieu de par habitant. 150'000–350'000 francs.

3. Analyse des adversaires et réponses préparées

Contre-argument 1 : « Nidwald est trop petit »

Formule communicative courte : « 276 km². Genève a 282 km². L'objection de taille disparaît. »

Contre-argument 2 : « Le loup doit partir »

Formule communicative courte : « Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle, pas de tirs réflexes. »

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Formule communicative courte : « 200'000 à 500'000 francs. Supportable pour un des cantons à la capacité fiscale la plus forte. »

4. Stratégie de communication : les trois messages clés

«276 km². Genève a 282 km². Même superficie, même système.» L'argument le plus fort.

«Genève le fait depuis 50 ans.» 90 pour cent d'approbation.

«Professionnel au lieu d'amateur.» Spécialistes au lieu de tireurs de loisir.

5. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Formation du comité & examen préalable du texteFaire appel à un/une juriste ; membres du comité domiciliés à NWMois 1–3
Dépôt pour examen préalableChancellerie d'État de NidwaldMois 3–4
Publication & début de la récolteAttention : Le délai de récolte n'est que de 60 jours — planification stricte nécessaire. Objectif : 1’250+ signatures comme tamponMois 4
Contacts partis & construction de coalitionPS, Verts ; Pro Natura ; BirdLifeMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès délai de récolte
Débat au Parlement cantonalAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationJumeau de Genève, loup du Pilate, coûts absolusAvant votation

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des activistes, organisations ou comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Nidwald.

Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «La chasse en Suisse protège et sert» de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l'épreuve, de «tâche étatique» à «diversité des espèces» jusqu'à «80 % d'approbation» : Dossier : Vérification des faits brochure JagdSchweiz →