09.10.2026, 16:02

Rechercher

Initiative populaire cantonale : canton de Nidwald

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé

En vertu de l'art. 54 de la Constitution du canton de Nidwald du 10 octobre 1965 et de la loi sur les droits politiques dans le canton (loi sur les élections et les votations)

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, habilitées à voter dans le canton de Nidwald, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Nidwald du 10 octobre 1965 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Nidwald.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.

Explications

1. Situation initiale

Dans le canton de Nidwald, un petit canton de Suisse centrale comptant environ 43'000 habitantes et habitants sur une surface de 276 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni la protection des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Il s'agit de l'exercice d'un loisir sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle, sans chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (voir le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée à Nidwald sous forme de chasse à patente. Des particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité fixe sur une réserve de chasse (voir l'Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées sont mises sous pression au niveau fédéral. La révision de la loi sur la chasse de décembre 2022 a introduit la régulation préventive du loup. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors individuels causant des dommages importants (art. 9d OChP). Le canton de Nidwald est concerné par le retour du loup : le loup du Pilate a fait les gros titres au niveau national en 2023/2024, et le Pilate se situe à la frontière entre Nidwald, Obwald et Lucerne. Le lynx est présent dans le canton. Le Stanserhorn et la Klewenalp sont des habitats d'importance régionale. Nidwald, avec ses 276 km², est presque aussi grand que Genève (282 km²) (voir les analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com et les politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton de Nidwald a la possibilité de poser ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection conséquente des espèces d'animaux sauvages menacées au niveau cantonal.

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, un peu plus de 70 pour cent des votants du canton de Genève ont approuvé la suppression de la chasse de loisir en milice. Avant cette interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Plus de 400 chasseurs de loisir lâchaient massivement des faisans, des perdrix grises et des lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée.
  • Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs par an, réparti en environ 600'000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents de l'environnement), 250'000 francs pour la prévention et 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'ancien inspecteur cantonal de la faune genevois Gottlieb Dandliker (2001 à 2025) a qualifié l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin, pour un tir sanitaire d'un sanglier, en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique (cf. la analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études études scientifiques le prouve : dans la plupart des cas, les populations sauvages se régulent d'elles-mêmes.

4. Pourquoi Nidwald ?

Le canton de Nidwald se prête à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune sauvage pour plusieurs raisons :

Presque aussi grand que Genève. Avec 276 km², Nidwald a une superficie presque identique à celle de Genève (282 km²). C'est l'argument de taille le plus fort de toute la série : si la gestion professionnelle de la faune sauvage fonctionne à Genève sur 282 km² depuis 50 ans, elle fonctionnera aussi à Nidwald sur 276 km². La topographie est différente (alpine contre plate), mais une densité de population plus faible signifie moins de zones de conflit.

Le loup au Pilate. Le Pilate se trouve à la frontière entre Nidwald, Obwald et Lucerne. Le loup du Pilate en 2023/2024 a fait les gros titres au niveau national. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des tirs motivés politiquement (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Stanserhorn et Klewenalp. Le Stanserhorn et la Klewenalp sont des habitats pour le bouquetin, le chamois et le lynx. Le lac des Quatre-Cantons est une zone d'oiseaux aquatiques. Une gestion professionnelle de la faune protégerait ces habitats de manière plus conséquente (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et les zones protégées).

500 signatures en 60 jours. Avec 43’000 habitants, 500 signatures représentent environ 1,2 pour cent de la population. On peut récolter des signatures à Stans, Hergiswil, Buochs, Stansstad et Ennetbürgen. Hergiswil et Stansstad font partie du bassin d'agglomération de Lucerne et sont marqués par un caractère urbain.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

Base urbaine sur le lac des Quatre-Cantons. Hergiswil, Stansstad et Ennetbürgen ont un caractère urbain et appartiennent au bassin de Lucerne. Une part considérable de la population cantonale vit dans l'agglomération.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 : interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse à patente par des particuliers correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 et 2 de la loi sur la chasse. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève est conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 : gestion professionnelle de la faune sauvage

Au lieu des chasseurs et chasseuses de loisir, des gestionnaires de la faune formés professionnellement, au service du canton, assument toutes les tâches. À Genève, ce système fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 : le tir comme ultima ratio

Un tir est l'exception, pas la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 : commission de la faune sauvage

La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle empêche le Conseil d'État d'accorder des dérogations de manière autonome (cf. Mythes sur la chasse passés au crible).

Alinéa 5 : régulation naturelle et coexistence

La promotion de la coexistence comprend à Nidwald notamment la protection des habitats du Stanserhorn et de la Klewenalp, la mise en réseau des corridors fauniques et la sensibilisation de la population.

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans laisse suffisamment de temps au Conseil d'État. L'office existant des forêts et de l'énergie peut servir de base institutionnelle.

6. Sur le second article : protection des espèces animales sauvages menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour le canton de Nidwald. Le loup du Pilate a politisé le débat. Le lynx est présent dans le canton. Le lac des Quatre-Cantons est une zone de protection des oiseaux d'eau. La formulation « notamment » protège également les futurs animaux de retour (cf. le politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Incidences financières : budget concret pour le canton de Nidwald

Le budget de référence genevois

À Genève, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600'000 francs pour le personnel, environ 250'000 francs pour la prévention et environ 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages.

Extrapolation prudente pour le canton de Nidwald

Avec ses 276 km², Nidwald est presque aussi grand que Genève (282 km²) : l'argument de taille le plus fort de toute la série. La topographie alpine exige néanmoins un nombre de postes légèrement plus élevé qu'à Genève, car le travail sur le terrain y est plus exigeant. Pour Nidwald, avec environ 43’000 habitants, on obtient l'estimation de coûts suivante, volontairement prudente :

Coûts de personnel : de 240'000 à 560'000 francs par an. De 2 à 4 postes à plein temps sont nécessaires. Le Stanserhorn et le Klewenalp sont des habitats alpins.

Frais de fonctionnement : de 60'000 à 110'000 francs par an.

Indemnisation des dommages : de 30'000 à 80'000 francs par an.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : de 250'000 à 400'000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour la région du Stanserhorn et du Klewenalp, réparti sur trois à cinq ans.

Coûts totaux : de 330'000 à 750'000 francs par an (brut).

Économies et financement compensatoire

En contrepartie, il y a des économies : plus d'examens de chasse, plus de gestion des patentes, plus de planification des tirs, plus de surveillance de la chasse. Un seul loup tué de manière insensée coûte environ 35'000 francs à la collectivité.

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de patente estimées entre 150'000 et 250'000 francs par an disparaissent. Elles sont toutefois compensées par les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice (accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans la forêt de protection, charges administratives, interventions de la police et de la justice), qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974, sans que cela pose de problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à temps plein accomplissent le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une chasse régulatrice fondée sur le folklore des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets le montre : la chasse de milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne lui rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

L'Les coûts nets supplémentaires devraient se situer entre 200'000 et 500'000 francs par an. Des chiffres absolus modestes : 200'000 à 500'000 francs pour un canton dont le budget total s'élève à environ 450 millions de francs (compte d'État 2024, AFF). Cela représente moins de 0,15 pour cent du budget cantonal. Nidwald dispose en outre d'une des capacités fiscales les plus élevées de tous les cantons suisses (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 et 2 JSG. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974, sans contestation.

Deuxième article : protection des espèces protégées

L'art. 7a JSG permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 JSG. La renonciation ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Garantie, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux vivant à l'état sauvage.

9. Anticipation des objections prévisibles

«Nidwald est trop petit pour avoir sa propre gestion de la faune sauvage»

Les faits : Nidwald fait 276 km². Genève fait 282 km² et pratique depuis 50 ans une gestion professionnelle de la faune sauvage. L'objection liée à la taille tombe entièrement. Nidwald est même 6 km² plus petit que Genève. Ce qui fonctionne à Genève fonctionne aussi, sur une surface quasiment identique, à Nidwald (voir le Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald).

Formule communicative courte : «276 km². Genève fait 282 km². L'objection liée à la taille tombe.»

«Le loup du Pilate montre qu'il faut l'abattre»

Les faits : Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle, pas de tirs réflexes. Une gestion professionnelle de la faune sauvage aurait accompagné le loup scientifiquement et protégé professionnellement les troupeaux d'animaux de rente.

Formule communicative courte : «Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle, pas de tirs réflexes.»

«Les coûts sont trop élevés pour un petit canton»

Les faits : Même en comptant largement : 200'000 à 500'000 francs. 0,04 à 0,11 pour cent du budget cantonal. Nidwald affiche l'une des plus fortes capacités fiscales de tous les cantons suisses. Tout à fait supportable.

Formule communicative courte : « 200'000 à 500'000 francs. 0,04 à 0,11 pour cent du budget cantonal. Modeste pour l'un des cantons les plus riches fiscalement de Suisse. »

10. Résumé

Cette initiative donne à la population nidwaldienne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi que d'une protection globale des espèces animales sauvages menacées. Le premier article suit le modèle genevois, éprouvé depuis plus de 50 ans. Avec ses 276 km², Nidwald a une superficie presque identique à celle de Genève (282 km²) : c'est l'argument de taille le plus fort de toute la série. Le second article protège notamment le loup du Pilatus et le lynx. La forte capacité fiscale et les coûts absolus modestes rendent le changement de système financièrement sans problème.

Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton de Nidwald)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot. Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien. Recueil d'études scientifiques.

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz. Aperçu actualisé en continu.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald : wildbeimwild.com : psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Nidwald

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/tag/schweizerischer-nationalpark

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/tag/stadtwildtiere

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la Chancellerie d'État du canton de Nidwald pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. L'aboutissement de l'initiative nécessite 500 signatures valables (art. 54 al. 4 ch. 2 Cst. NW). Les signatures certifiées doivent être déposées dans un délai de 60 jours à compter du dépôt de la demande auprès de la Chancellerie d'État (art. 13 al. 3 de la loi sur les élections et votations).

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage », canton de Nidwald Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Nidwald est le « jumeau genevois » de la série : 276 km² contre 282 km². L'argument de la taille disparaît totalement. Le loup du Pilate (frontière NW/OW/LU) polarise. 500 signatures en 60 jours sont réalisables avec 43 000 habitants. La base urbaine au bord du lac des Quatre-Cantons (Hergiswil, Stansstad) fournit le potentiel de mobilisation. Nidwald affiche l'une des plus fortes capacités fiscales de tous les cantons. Les coûts absolus, compris entre 200 000 et 500 000 francs, restent modestes.

1. Pourquoi précisément Nidwald ?

Presque aussi grand que Genève. 276 km² contre 282 km². L'objection de la taille disparaît.

Le loup au Pilate. Frontière NW/OW/LU. Politisé au niveau national.

500 signatures en 60 jours. 1,2 pour cent. Réalisable.

Base urbaine. Hergiswil, Stansstad, Ennetbürgen à caractère urbain.

Forte capacité fiscale. Coûts supportables.

Chasse à patente = simple changement de système. Aucun bail de chasse.

2. Les leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment

Titre positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage ».

Jumeau genevois. 276 contre 282 km² constitue l'argument de superficie le plus solide de la série.

Coûts absolus plutôt que par habitant. 200 000 à 500 000 francs.

3. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1 : « Nidwald est trop petit »

Formule communicative courte : «276 km². Genève fait 282 km². L'objection liée à la taille tombe.»

Contre-argument 2 : « Le loup doit disparaître »

Formule communicative courte : «Le loup du Pilate a besoin d'une gestion professionnelle, pas de tirs réflexes.»

Contre-argument 3 : « Les coûts sont trop élevés »

Formule communicative courte : « De 200'000 à 500'000 francs. Supportable pour l'un des cantons les plus riches fiscalement. »

4. Stratégie de communication : les trois messages clés

«276 km². Genève a 282 km². Même superficie, même système.» L'argument le plus fort.

«Genève le démontre depuis 50 ans.» Jamais levée depuis 1974.

«Professionnel plutôt qu'amateur.» Des professionnels plutôt que des tireurs de loisir.

5. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteFaire appel à une juriste ou un juriste ; membres du comité domiciliés dans le canton de NidwaldMois 1–3
Dépôt pour prévérificationChancellerie d'État de NidwaldMois 3–4
Publication & lancement de la récolteAttention : le délai de récolte n'est que de 60 jours à compter du dépôt auprès de la Chancellerie d'État, une planification rigoureuse est donc nécessaire. Objectif : 650 signatures et plus, en guise de marge de sécuritéMois 4
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Les Verts ; Pro Natura ; BirdLifeMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès le délai de récolte
Débat au LandratAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationJumeau genevois, loup du Pilatus, coûts absolusAvant la votation

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé et adapté aux conditions du canton de Nidwald par des militantes et militants, des organisations ou des comités d'initiative.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «Die Jagd in der Schweiz schützt und nützt» de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la «tâche d'État» à la «biodiversité» en passant par les «80 % d'approbation» : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →