Chasse au Tessin 2026/27 : incidents, infractions et évolutions en un coup d'œil
Wild beim Wild documente en continu la saison de chasse 2026/27 au Tessin. Le ticker publie les communications officielles, incidents, infractions, tirs et autres faits marquants – mis à jour de manière chronologique.
Depuis le 5 septembre 2026, la saison de chasse 2026/27 est ouverte au Tessin. Avec le début de la haute chasse, environ 1’800 chasseuses et chasseurs de loisir parcourent le canton.
L’article suivant montre à quel point la chasse de loisir est culturellement ancrée au Tessin : Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin.
Direct
16.10.2026
Ven 04:55
Mairengo : chèvre blessée abattue, analyse génétique encore en suspens
La liste des «Casi di predazione» de l'Ufficio della caccia e della pesca recense un nouveau cas : le 9 octobre, une chèvre blessée a été retrouvée à Mairengo (commune de Faido), puis abattue. Selon la liste, le résultat de l'analyse génétique est encore attendu ; l'implication du loup n'est donc pas encore confirmée génétiquement. Côté protection des troupeaux, le cas porte déjà la mention «Animali non proteggibili» : l'office estime donc qu'il n'est pas possible de protéger ces animaux. Depuis le 20 août, la liste ne comporte plus aucun cas classé «Animali protetti adeguatamente» ; les autres cas portent les mentions «non proteggibili», «non protetti adeguatamente per cause di forza maggiore» ou «Proteggibilità in fase di analisi», et l'un d'eux n'a aucune mention. La liste ne dévoile pas selon quels critères l'office classe des animaux comme non protégeables. Contexte : Pénurie de bergers dans les Alpes : qui protège les troupeaux ?
08.10.2026
Je 04:00
Oui au seuil pour le loup : Piero Marchesi reprend le département tessinois de la chasse de loisir et de la régulation des loups
Depuis son assermentation le 7 octobre, Piero Marchesi (UDC) dirige, selon RSI, le Dipartimento del territorio et est ainsi également responsable, sur le plan politique, de l'Ufficio della caccia e della pesca, qui met en œuvre la chasse de loisir et la régulation des loups dans le canton. Il reprend le siège de Claudio Zali (Lega), qui avait annoncé sa démission en juillet, avec effet au 30 septembre. La position de Marchesi sur le loup se reflète dans son vote au Conseil national : le 23 septembre, il a voté en faveur de la motion 25.4464, qui vise à autoriser le tir de loups isolés ou de meutes entières «dès que la population de loups atteint un nombre d'animaux prédéfini». Les Verts ont réagi, selon le « Corriere del Ticino », par un communiqué intitulé «Dopo Rösti, un'altra volpe nel pollaio» et craignent un démantèlement de la politique climatique et environnementale. Durant la période de régulation en cours, le OFEV a autorisé, pour neuf meutes au Tessin, le tir de chacune des deux tiers des jeunes nés en 2026. La motion vise à instaurer une base de tir supplémentaire fondée sur un effectif déterminé ; la limitation chiffrée d'une espèce protégée passe ainsi davantage au premier plan, et il reviendrait au projet de loi de préciser quelles autres conditions s'appliqueraient. Contexte de la motion : Seuil pour le loup : le Conseil national approuve des tirs préventifs
06.10.2026
Ma 04:08
Bilan officiel : plus de cerfs mâles que de biches, plus de boucs que de chèvres
Dans son communiqué du 5 octobre, le Département du Territoire ventile la haute chasse par sexe : sur 1882 cerfs tués, 972 étaient des mâles, 675 des femelles, auxquels s'ajoutent 235 faons. Le canton justifie le plan de tir par les dégâts causés à la forêt et aux cultures, et pour réduire la population, c'est surtout le tir des femelles qui compte ; selon l'office, la chasse tardive dès mi-novembre doit ainsi permettre d'atteindre le plan et de corriger «il rapporto tra i sessi» (RSI). Pour les chamois, le plan prévoyait 350 boucs et 350 chèvres, et 254 boucs et 162 chèvres ont été tués. La légère hausse par rapport à 2025 est attribuée par l'office principalement au beau temps du mardi 8 septembre, jour spécifiquement consacré au bouc de chamois adulte. Le recul de 30 % pour le chevreuil s'explique notamment par un «interesse venatorio più limitato», le chevreuil étant une «preda meno ricercata». L'autorité confirme ainsi elle-même que le tableau de chasse suit l'intérêt des tireurs et non le besoin invoqué pour justifier la chasse de loisir. Sur la planification : Planification de la chasse au Tessin: tirs record et questions en suspens
05.10.2026
Lu 11:53
Six retraits de permis, 130 auto-dénonciations et 13 sangliers irradiés
Le département a fourni par la suite : près de 130 auto-dénonciations, 45 infractions mineures et six retraits de permis pour des violations particulièrement graves du droit cantonal et fédéral. Le communiqué officiel ne détaille pas les motifs précis des auto-dénonciations. Mathématiquement, sur 1721 chasseurs de loisir, cela représente environ une auto-dénonciation pour 13 d'entre eux, et ce en 20 jours de chasse. L'office vétérinaire cantonal a par ailleurs confisqué 13 sangliers en raison de taux élevés de césium-137. Depuis janvier, 1528 sangliers ont été tués (2025 : 2041), ce que le canton lui-même interprète comme un signe d'une diminution de la population. Malgré cela, une chasse spéciale suivra jusqu'au début 2027, la chasse d'été pourrait revenir en 2027, et la chasse tardive comme la chasse spéciale sont aussi ouvertes, moyennant un supplément, aux personnes sans autorisation de haute chasse. Sur l'effet de cette pression constante : Le paradoxe du sanglier enfin résolu.
Corrigé le 06.10.2026 : dans une version précédente, il était indiqué que les autodénonciations concernaient le plus souvent des tirs d'animaux non ciblés et qu'environ une personne sur treize avait abattu le mauvais animal. Le communiqué officiel mentionne « poco più di 130 autodenunce », sans les détailler par motifs ou par personnes.
04.10.2026
Dim 07:33
Caccia bassa dès le 16 octobre : 15 bécasses des bois par chasseur de loisir
Du 16 octobre au 30 novembre, la caccia bassa a lieu au Tessin cinq jours par semaine. Le règlement de chasse 2026 autorise, par personne, deux lièvres (un lièvre brun et un lièvre variable), un tétras-lyre et 15 bécasses des bois ; pour toutes les autres espèces chassables, aucune limite quantitative ne s'applique. Comparaison avec les Grisons et le Valais : Chasse basse 2026 : ce que les Grisons, le Tessin et le Valais autorisent au tir.
04.10.2026
Di 07:30
«Zéro loup» : les opposants au loup veulent faire disparaître complètement l'espèce, alors que seuls 6 des 117 animaux de rente tués étaient protégés de manière adéquate
Après l'adoption par le Conseil national de la motion visant à instaurer un plafond pour la population de loups, Roberta Soldati, présidente de l'«Associazione per la protezione del territorio dai grandi predatori», indique dans le « Corriere del Ticino » son objectif chiffré pour le Tessin : «zéro». Sem Genini, de l'Union des paysans tessinois, considère lui aussi que zéro est le bon chiffre. Leur principal argument est que de nombreux alpages ne pourraient pas être protégés. Les statistiques d'attaques du canton du 28 septembre montre la portée réelle de cet argument : sur 117 animaux de rente tués, seuls 6 étaient protégés de manière adéquate. Pour 52 animaux, la protection était jugée non exigible par l'office, pour 45 il l'a jugée non adéquate, et pour 13 autres non adéquate en raison d'un cas de force majeure. L'argument des alpages non protégeables ne couvre donc même pas la moitié des attaques. La fondation KORA relève dans le même article qu'aucun lien clair n'apparaît entre un plafond et une diminution des dommages. Un objectif chiffré de zéro ne signifie pas une régulation de la population, mais l'élimination complète d'une espèce protégée du canton, y compris là où l'office constate lui-même une protection des troupeaux insuffisante. Au sujet de la motion : Seuil pour le loup : le Conseil national approuve des tirs préventifs.
Corrigé le 05.10.2026 : une version précédente indiquait que, pour 45 animaux, une protection raisonnable faisait défaut. L'office les classe dans la catégorie «protezione non adeguata» (protection non adéquate). De plus, manquaient les 52 animaux de la catégorie «protezione non esigibile» (protection non exigible) et les 13 animaux de la catégorie «protezione non adeguata (forza maggiore)» (protection non adéquate, force majeure).
03.10.2026
Sam 16:13
500 francs par loup tué : ce que le canton verse aux chasseurs de loisir dans le programme loup
La manière dont les chasseurs de loisir sont indemnisés dans le programme cantonal sur le loup « Gruppo Controllo Lupi » a déjà été révélée par le « Corriere del Ticino » le 8 juin : 300 francs de forfait de départ, 30 francs par heure jusqu'à un maximum de 80 heures, et 500 francs pour chaque loup tué. Selon la RSI, le budget du projet pilote s'élève à 250'000 francs par an au maximum. Avec le tir signalé dans la meute de Camoghè, la question se pose pour la première fois concrètement de savoir si cette prime de réussite a été versée. Le canton ne précise pas qui a tiré. À titre de comparaison : en Valais, un chasseur de loisir a été condamné à une amende de 300 francs pour avoir tué illégalement une louve. L'analyse détaillée : 500 francs par loup : le Tessin verse une prime pour chaque tir de loup.
Sources : Corriere del Ticino, « Una nuova alleanza per regolare i lupi », 08.06.2026 ; RSI, « Ticino: formati 88 cacciatori per abbattere i lupi », 17.06.2026.
03.10.2026
Sam 07:54
Camoghè : la meute est à peine confirmée que le premier louveteau est déjà tué
Le service cantonal de la chasse et de la pêche a annoncé le 2 octobre qu'un jeune loup né en 2026, issu de la meute du Camoghè, avait été tué dans la Valle Morobbia. Cette meute est nouvelle : ce n'est que grâce aux cinq louveteaux repérés cette année sur la crête entre San Jorio et Gazzirola que la formation d'une meute propre a pu être confirmée, selon le département. Ce constat a été rendu public par le département le 24 septembre, alors que l'accord de l'OFEV pour l'abattage de jusqu'à deux tiers des louveteaux date déjà du 21 septembre ; le Conseil d'État l'a ordonné fin septembre. Selon le service, la régulation est effectuée avec la participation de chasseurs de loisir ayant une formation et une autorisation concernant le loup. Les communiqués ne font pas mention d'attaques qui seraient attribuées à la meute. La première progéniture d'une nouvelle meute sert ainsi à la fois de preuve de son existence et de motif à sa décimation. Sur le rôle des chasseurs de loisir : Le Tessin forme 88 chasseurs de loisir pour des tirs nocturnes de loups.
Sources : Corriere del Ticino, « Abbattuto un giovane lupo del branco Camoghè », 02.10.2026 ; ticinonews, « Valle Morobbia: abbattuto un giovane lupo », 02.10.2026 ; RSI, « Abbattuto un giovane lupo del branco Camoghè », 02.10.2026 ; Corriere del Ticino, « Undici piccoli nuovi lupi in Ticino », 24.09.2026 ; OFEV, État des demandes des cantons, 24.09.2026.
02.10.2026
Ve 07:10
«Moins, mais mieux tué» : l'office détaille le bilan de la haute chasse
Le « Corriere del Ticino » détaille le 1er octobre le bilan de la haute chasse par espèces : 1’882 cerfs (2025 : 2’163), 501 chamois (463), 399 sangliers (284) et 167 chevreuils (239). Le chef de l'office Tiziano Putelli résume : «Si è cacciato un po’ meno, ma meglio», la «qualité» étant mesurée par l'office au rapport entre sexes des cerfs tués. Putelli explique le recul des chevreuils notamment par la concurrence du cerf et la présence du loup et du lynx, c'est-à-dire précisément par cette régulation naturelle que le canton combat parallèlement chez le loup par des tirs de louveteaux. Dès fin septembre, le brame du cerf devrait pouvoir se dérouler «senza il disturbo dell’attività venatoria», selon Putelli ; or en Valais, la haute chasse a débuté le 21 septembre, soit en plein milieu de cette période. Les chiffres de plan de tir non atteints n'inquiètent pas l'office, car des chasses de fin d'automne et d'hiver suivront pour le cerf et le sanglier. Le bilan ne mesure ainsi pas si le tir était nécessaire, mais seulement combien il en reste à rattraper d'ici la fin de l'année. Pour le contre-modèle valaisan : «Plus que tirer» ? La haute chasse valaisanne entre film promotionnel et brame du cerf.
Sources : Corriere del Ticino, «Caccia alta, pesa il caldo», 01.10.2026 (déclarations de Tiziano Putelli, Ufficio della caccia e della pesca) ; Walliser Bote, 18.09.2026 (début de la haute chasse valaisanne).
02.10.2026
Ve 07:05
Peloso et Camoghè : le Conseil d'État autorise la mise à mort de jeunes loups dans deux meutes supplémentaires, la Confédération a validé neuf meutes tessinoises
Le Conseil d'État tessinois a décidé la mise à mort de jusqu'à deux tiers des jeunes loups nés en 2026 dans les meutes de Peloso et Camoghè, comme le rapporte le «Corriere del Ticino» du 25 septembre. L'OFEV avait donné son accord le 16 septembre (Peloso) et le 21 septembre (Camoghè). Les tirs devraient également être effectués par des chasseurs de loisir ayant suivi la formation de régulation du loup et disposant d'une autorisation. La meute de Peloso, entre la basse Vallemaggia, la Valle di Vergeletto et le bas Onsernone, est composée, selon les informations publiées mi-septembre, de deux animaux parents et de trois louveteaux. Déjà le 28 août, l'OFEV avait, selon son aperçu des demandes approuvé des tirs de louveteaux dans sept autres meutes tessinoises (Bedretto, Lepontino, Molare, Madom, Aspra, Carvina, Onsernone), avec Peloso et Camoghè cela fait neuf. Ni la liste fédérale ni l'article de presse ne mentionnent d'attaques attribuées à ces meutes : préventif signifie ici qu'une meute paie pour sa reproduction, et non pour un dommage avéré. Sur le rôle des chasseurs de loisir : Le Tessin forme 88 chasseurs de loisir pour des tirs nocturnes de loups.
Sources : Corriere del Ticino, 25.09.2026 ; OFEV, « Quatrième régulation préventive de meutes de loups : état des demandes des cantons », 24.09.2026.
30.09.2026
Me 04:22
Chasse estivale au sanglier : le canton a ouvert des réserves de chasse et payé 4 francs le kilo
L'Prescriptions de l'Office de la chasse et de la pêche relatives à la chasse estivale au sanglier 2026 montrent jusqu'où le canton est allé. Dans le district de Mendrisio, la chasse de loisir était expressément autorisée du 1er juin au 31 juillet, y compris dans les réserves de chasse cantonales de Gole della Breggia et Valle della Motta, c'est-à-dire précisément là où les animaux sauvages devraient trouver la tranquillité. On y tirait tous les jours de 20 à 6 heures, avec de la lumière artificielle, des dispositifs d'imagerie thermique et de vision nocturne, ainsi que des silencieux. Dès le 25 mai, les chasseurs de loisir étaient autorisés à nourrir les animaux avec du maïs et à les surveiller au moyen de caméras de chasse. Il n'y avait aucune restriction d'âge, de sexe ou de nombre, et ce en pleine période où les laies conduisent leurs marcassins. Quiconque déposait un animal au point de collecte de Rivera recevait du canton 4 francs le kilo. Tout cela est justifié par la peste porcine africaine, alors que le canton avait déjà admis en 2024 que la chasse estivale ne fait pas baisser la population. Pourquoi chaque ouverture d'une zone protégée en sape la finalité, c'est ce que montre notre article Districts francs : pourquoi les tirs de loups vident l'idée de protection de sa substance.
28.09.2026
Lu 19:34
Haute chasse terminée : 2'949 animaux tués, chasse complémentaire dès mi-novembre
La haute chasse tessinoise s'est achevée dimanche. 1'721 chasseurs de loisir ont tué en septembre 2'949 cerfs, chamois, chevreuils et sangliers, comme l'indique le communiqué officiel du 5 octobre ; la RSI avait auparavant annoncé, en se référant à l'office cantonal de la chasse et de la pêche, un chiffre arrondi de 2'950. Pour le cerf élaphe, le tableau de chasse s'élève à environ 1'900 animaux, alors que le plan de tir en exige 2'900. C'est pourquoi une chasse complémentaire doit suivre de mi-novembre à fin décembre. L'office se dit satisfait de la « qualité » des tirs et explique le tableau de chasse plus faible par la chaleur du début septembre. Fait notable : pour le chamois et le chevreuil, le quota n'a lui non plus pas été atteint, ce qui, selon l'office, ne pose pas de problème en raison d'une gestion « prudente ». Pour le cerf, en revanche, le chiffre du plan est considéré comme obligatoire, même si cela signifie chasser et déranger à nouveau des animaux non humains durant le début de l'hiver, période très éprouvante sur le plan énergétique.
Pour les sangliers, le service n'a indiqué aucun chiffre dans ce premier bilan, le tableau de chasse de la haute chasse n'étant «jamais particulièrement élevé». La raison : les sangliers sont désormais chassés au Tessin en plusieurs phases réparties sur une grande partie de l'année, avec une chasse d'été en juin et juillet, la haute chasse en septembre, suivie d'une chasse d'hiver, depuis que la Confédération a suspendu la période de protection en invoquant la peste porcine africaine. Le canton avait déjà reconnu lui-même en 2024 que la chasse d'été ne réduisait pas la population. Ce qui ne figure pas dans le bilan officiel : au cours de cette même saison, deux chasseurs de loisir ont trouvé la mort dans des accidents au Tessin.
Complément du 02.10.2026 : selon l’«Corriere del Ticino» du 1er octobre 1'882 cerfs et 399 sangliers ont été tués durant la haute chasse (2025 : 284). Voir l'entrée du 02.10.2026.
Corrigé le 06.10.2026 : dans une version précédente, en s'appuyant sur RSI, il était fait mention de 1'720 chasseurs de loisir et de 2'950 animaux. Selon le communiqué officiel du 5 octobre, il s'agissait de 1'721 chasseurs de loisir, les quatre espèces totalisant ensemble 2'949 animaux.
22.09.2026
Ma 12:16
Un cerf mort en exposition : un ethologue tessinois règle ses comptes avec la culture du selfie des chasseurs de loisir
Depuis quelques jours, une photo circule dans le Luganese : celle d'un chasseur de loisir qui traverse les rues avec un cerf abattu sur une remorque. Pour l'ethologue Nash Pettinaroli, il ne s'agit pas d'un cas isolé, mais du symptôme d'une évolution : de plus en plus de chasseurs de loisir exposent leurs proies mortes, sur les réseaux sociaux, en statut WhatsApp, en selfie à côté du cadavre. Pettinaroli qualifie cette mise en scène dans une interview accordée à tio.ch de « répugnante » et met en garde contre une désensibilisation progressive : celui qui transforme la mort d'un être vivant en photo de trophée érode l'empathie de toute une société.
L'éthologue ne laisse pas non plus passer le narratif de justification le plus répandu. À l'argument selon lequel la chasse de loisir régulerait l'écosystème, il oppose les voix de la science : le zoologue Ragnar Kinzelbach, le biologiste Karl-Heinz Loske et l'ancien directeur du parc national du Gran Paradiso, Bruno Bassano, auraient tous qualifié la chasse de loisir de superflue, les populations sauvages intactes se régulant elles-mêmes. C'est précisément ce que documente aussi notre vérification des faits sur les six mythes centraux du lobby de la chasse. Pour Pettinaroli, il ne reste finalement qu'un seul mobile : le pur plaisir. Le récit de la régulation de l'écosystème ne sert qu'à embellir ce plaisir.
Le contexte dans lequel cette interview paraît est remarquable. Récemment encore, le président de la chasse de loisir tessinoise avait publiquement déclaré que sa plus grande émotion était de voir sa fille abattre une proie. Pettinaroli, qui affirme avoir déjà été menacé et avoir eu les pneus de sa voiture crevés, réplique : comment la mort d'un être vivant peut-elle émouvoir quelqu'un ?
18.09.2026
Ve 16:42
Sondage dans le pays voisin : 82 % jugent la chasse de loisir dangereuse, seuls 3 % veulent la promouvoir
Juste derrière la frontière tessinoise, l'une des plus grandes enquêtes jamais réalisées en Europe sur la chasse de loisir est disponible depuis cette semaine : Ipsos Doxa a interrogé 7002 personnes en Italie pour la Fondazione Capellino. 75 pour cent souhaitent supprimer la chasse de loisir, la laisser s'éteindre progressivement ou la limiter à quelques cas d'urgence, seuls 3 pour cent souhaitent la promouvoir. 82 pour cent la jugent peu ou pas du tout sûre, y compris explicitement pour les personnes qui se déplacent en forêt et sur les chemins de randonnée. Même l'électorat des partis au pouvoir, qui assouplissent actuellement la loi sur la chasse, souhaite majoritairement l'inverse. Pour le Tessin, cela va bien au-delà d'un simple coup d'œil par-dessus la clôture : une distance de sécurité de 50 mètres par rapport aux habitations y reste en vigueur, la haute chasse en cours y a déjà coûté deux vies humaines, et des chasseurs de loisir tessinois sont également actifs au-delà de la frontière. Une enquête de cette envergure serait également nécessaire au Tessin. Plus d'informations dans le article détaillé.
16.09.2026
Me 15h15
Le président de la FCT qualifie les infractions de « presque disparues », le rapport de chasse recense 186 procédures
Sur tio.ch, Davide Corti, président de la Federazione Cacciatori Ticinesi, présente la chasse de loisir comme une « gestion scientifique de la faune », une prévention des épizooties et une protection de l'environnement. Les infractions graves et le braconnage seraient « presque disparus ». Le rapport de chasse 2024 du canton le contredit sur tous les points : 190 autodénonciations, 82 amendes disciplinaires, 186 procédures pour infractions, neuf délits transmis au ministère public et au moins 16 retraits du droit de chasse, voire 37 selon le tableau statistique du même rapport. Ce n'est pas un phénomène marginal, mais la limite inférieure documentée d'un problème d'application de la loi. Corti lui-même désigne, dans la même interview, l'usage illégal de dispositifs de vision nocturne comme la « principale préoccupation » de l'association ; ce qui serait censé avoir disparu ne peut pas être en même temps le plus grand sujet d'inquiétude.
L’«éthique» revendiquée se mesure à la pratique: 3’377 cerfs, chevreuils et sangliers tués lors de la haute chasse 2024, un record, soit 48 pour cent de plus qu’il y a dix ans; 143 biches allaitantes abattues, dont 87 amenées au contrôle sans faon, ce que le canton présente comme un progrès. Les tirs de sangliers ont quintuplé depuis 2000, et la recherche en biologie de la faune explique depuis vingt ans pourquoi une pression de chasse élevée est justement à l’origine de cette reproduction accrue. Chez le chamois, deux fois plus de boucs que de chèvres sont tués; le canton désigne la chasse au trophée comme cause, mais l’autorise malgré tout. Corti veut «gérer le loup comme les autres espèces», des tirs préventifs d’un prédateur protégé dont l’effet protecteur n’est, selon KORA, toujours pas prouvé à ce jour.
Le journaliste ne pose pas une seule question de suivi, ne cite aucun chiffre, ne mentionne ni les deux chasseurs de loisir morts lors du week-end d’ouverture, ni le féminicide de Faido, où un chasseur de loisir muni d’un silencieux a abattu une femme. Son titre est le souvenir le plus fort de Corti en quarante ans de chasse à patente: le premier gibier de sa fille. C’est la phrase la plus honnête de l’interview, et elle en dit plus sur la chasse de loisir que tout le vocabulaire de gestion qui la précède. Vers l’analyse
15.09.2026
Ma 14:32
Cerf par hélicoptère depuis le Piémont : la police provinciale confirme l'implication d'un chasseur de loisir tessinois
Le cerf couronné, abattu le week-end dernier dans la vallée d’Ossola et transporté par hélicoptère au-delà de la frontière, est une affaire tessinoise. Le commandant de la police provinciale de Verbano-Cusio-Ossola l’a confirmé à tio.ch: le chasseur de loisir est titulaire d’un permis de chasse au Tessin et dispose en outre d’une autorisation dans la province VCO; l’hélicoptère appartient à une entreprise tessinoise, et l’animal a été déposé près de Cimalmotto, dans la commune de Campo (Vallemaggia). Sont mis en cause le survol d’une zone de protection des oiseaux sans les déclarations obligatoires ainsi que le fait que le chasseur de loisir se trouvait lui-même à bord, ce qui est interdit aux chasseurs en Italie. Le chasseur de loisir et la compagnie aérienne doivent chacun payer une amende de plus de 5’000 euros. L’affaire relève donc entièrement de la responsabilité tessinoise; nous avons demandé si l’Ufficio della caccia e della pesca examine des conséquences en matière de droit de chasse. Plus de détails dans le article détaillé.
06.09.2026
Di 12:18
Un chasseur de loisir de 54 ans fait une chute mortelle lors de la chasse de loisir au Pizzo Sassariente (Locarnese)
Un Suisse de 54 ans domicilié dans le Locarnese a perdu la vie samedi après-midi lors d'une chasse de loisir dans la région du Pizzo Sassariente. C'est ce qu'a annoncé la police cantonale tessinoise dimanche matin.
L'avis de disparition est parvenu peu après 16h30 à la centrale d'alarme commune (CECAL). Une opération de recherche impliquant la police cantonale, le Secours Alpin Suisse (SAS) et la REGA a été lancée. Vers 18 heures, le corps sans vie a été retrouvé à environ 1450 mètres d'altitude sur le versant du Val della Porta. Selon les premières constatations, l'homme aurait chuté pendant la chasse. Les circonstances exactes font l'objet d'une enquête. Le Care Team a été mobilisé pour accompagner les proches.
Analyse : La haute chasse tessinoise réclame à nouveau une vie humaine, et ce n'est encore une fois pas un « accident tombé du ciel », mais la conséquence prévisible d'une activité de loisir qui pousse des personnes dans des terrains extrêmement escarpés et exposés aux chutes, seules, en dehors des chemins sécurisés, souvent au crépuscule. La chute à 1450 mètres s'inscrit dans une longue série d'accidents de chasse mortels dans l'espace alpin. Aucun cerf, aucun chevreuil ne vaut une vie humaine. La chasse de loisir n'est pas de la protection de la nature, mais un risque mortel que les chasseurs prennent volontairement et qui met régulièrement en danger des tiers non impliqués.
05.09.2026
Sa 19h08
Lors du premier week-end de la haute chasse tessinoise, la saison a fait sa première victime mortelle. Peu après 13 heures, un Suisse de 69 ans domicilié dans le district de la Riviera a fait une chute sur un versant près du Riale Crenone, dans la région de Biasca, à environ 700 mètres d'altitude. Malgré les tentatives de réanimation menées par la Rega, les secours n'ont pu que constater le décès de l'homme. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour les proches. Selon la police cantonale, les circonstances exactes de la chute font encore l'objet d'une enquête.
Ce cas s'inscrit dans un schéma récurrent : une grande partie des Accidents de chasse mortels en Suisse ne sont pas des accidents de tir, mais des chutes dans un terrain escarpé et difficile d'accès, où les chasseurs de loisir se rendent pour pratiquer leur activité récréative. Qu'une personne de 69 ans se déplace dans un tel terrain pour abattre des animaux sauvages n'est pas un cas isolé, mais relève d'un problème structurel.
C'est précisément là que s'inscrivent les revendications de longue date de l'IG Wild beim Wild. La classe d'âge la plus représentée chez les chasseurs de loisir est celle des 65 ans et plus, c'est-à-dire celle qui présente des faiblesses croissantes liées à l'âge, à la vue, à la concentration et aux réflexes. Dès 45 ans, le nombre d'accidents touchant les êtres humains et les animaux augmente nettement. C'est pourquoi l'IG demande depuis longtemps que les chasseurs de loisir soient soumis régulièrement à un test d'aptitude médico-psychologique, sur le modèle des Pays-Bas, et qu'une limite d'âge soit introduite pour l'exercice actif de la chasse de loisir. Ces deux exigences vont depuis longtemps de soi dans d'autres activités relevant de la sécurité.
Sur le fond, l'IG Wild beim Wild demande l'abolition de la chasse de loisir et son remplacement par une gestion professionnelle de la faune sauvage placée sous la responsabilité de l'État. La régulation des animaux sauvages, là où elle est réellement nécessaire, doit être confiée à des spécialistes formés et salariés, avec des normes claires, et non laissée aux loisirs de particuliers. Un tel système serait non seulement plus respectueux des animaux sauvages et mieux fondé sur le plan technique, mais il contribuerait aussi à éviter des tragédies comme celle de Biasca.
La responsabilité ne s'arrête pas au seul chasseur de loisir. C'est le canton qui autorise en premier lieu la chasse de loisir sur des terrains dangereux, sans tests d'aptitude médico-psychologiques obligatoires et sans limite d'âge supérieure. Tant qu'il s'accroche à ce système et refuse de répondre aux revendications formulées depuis des années en faveur d'une plus grande sécurité, il porte, du point de vue de l'IG Wild beim Wild, une coresponsabilité politique dans les nombreux décès survenus ces dernières années.
05.09.2026
Sa 08h44
De l’« usager » au « gestionnaire de la faune » : comment Corti transforme le quadruplement des tirs en responsabilité
À la veille de l’ouverture de la haute chasse Davide Corti, président de la fédération tessinoise des chasseurs de loisir, déclare que le chasseur alpin moderne n’est pas un « usager », mais un « gestionnaire de la faune alpine ». Le chiffre déterminant, il le livre lui-même : lorsqu’il a obtenu sa patente de chasse, environ 1’600 ongulés étaient tirés chaque année au Tessin, aujourd’hui ils sont quelque 7’000. Ce qui est ici vendu comme une « responsabilité » accrue et du « management » est en réalité un quadruplement des mises à mort. Un gestionnaire dont la seule performance mesurable consiste à tuer quatre fois plus d’animaux qu’auparavant ne fait pas de la protection de la nature : il justifie l’extension de la chasse de loisir sous une nouvelle étiquette.
La manière dont Corti traite la pression accrue sur les animaux sauvages est particulièrement effrontée : la faute en reviendrait au tourisme et aux loisirs, et non à la chasse de loisir. Or les randonneurs, les vététistes et les touristes ne tuent ni ne martyrisent les animaux sauvages. La chasse de loisir, elle, le fait, et au Tessin pratiquement toute l’année. Prises ensemble, la chasse d’été, la haute chasse, la chasse au renard et au sanglier ainsi que la régulation du loup créent un système dans lequel les animaux sauvages sont chassés ou dérangés par des activités de chasse de loisir inutiles pendant une grande partie de l’année. Pour de nombreux animaux concernés, une longue phase de tranquillité fiable à l’échelle du canton est à peine perceptible.
Aperçu des périodes de chasse au Tessin
- Chasse d’été au sanglier : du 1er juin au 31 juillet 2026, chaque jour de 20h à 6h, uniquement depuis le mirador attribué en forêt ; sans limitation d'âge, de sexe ni de nombre, dans le district de Mendrisio également dans deux réserves de chasse (Prescriptions de l'office).
- Haute chasse : du 5 au 19 septembre ainsi que du 23 au 27 septembre 2026.
- Chasse au renard (« Caccia bassa ») : selon la réglementation cantonale annuelle de la saison ; durant les mois d’hiver, avec des méthodes supplémentaires selon le secteur et les autorisations.
- Chasse de fin d'automne au cerf : selon l'office à partir de mi-novembre, probablement jusqu'à fin décembre ; pour le chamois et le chevreuil, la chasse de loisir est close pour 2026.
- Chasse hivernale au sanglier : sur ordonnance cantonale ; les dates pour 2026/27 restent à définir.
- Régulation proactive du loup : sur ordre cantonal, dans le délai d'autorisation en vigueur.
Presque aucun mois ne reste libre. La référence de Corti au tourisme détourne précisément l'attention de ce point.
Silencieux : « que des avantages » ? Deux cas tessinois prouvent le contraire
Concernant les silencieux désormais autorisés, Corti ne s'embarrasse pas non plus de nuances : ils n'auraient « que des avantages ». Le même canton montre pourtant à deux reprises en l'espace de quelques mois comment ces avantages peuvent se traduire entre les mains des chasseurs de loisir. Un chasseur de loisir tessinois a été condamné pour braconnage, avec silencieux, dispositif de vision nocturne et pièges d'appât illégaux. Et lors du féminicide de Faido commis par un chasseur de loisir, personne n'a entendu le coup de feu mortel tiré sur la femme de 56 ans, raison pour laquelle la police part du principe qu'un silencieux a été utilisé. La diffusion de silencieux via des autorisations exceptionnelles relevant du droit de la chasse n'est donc pas un pur « avantage », mais un problème de contrôle avec des victimes réelles, et pas seulement dans le monde animal.
05.09.2026
Sa 06h51
L'Office tessinois de la chasse et de la pêche (UCP) demande à la population de signaler les observations de louveteaux nés cette année, en indiquant la date, le lieu et, si possible, des photos ou vidéos. L'autorité explique ouvertement que le but est de faciliter les demandes de «régulation proactive» des meutes de loups. La veille, le Conseil d'État tessinois avait décidé de faire tuer, dans les meutes Molare et Lepontino, jusqu'aux deux tiers des jeunes loups nés durant l'année en cours, avec la participation de chasseurs de loisir.
L'IG Wild beim Wild recommande donc de ne pas signaler de telles observations à l'UCP. Les indications demandées ne servent manifestement ni à un monitoring scientifique indépendant, ni à la protection des troupeaux, ni à une coexistence apaisée, mais à la préparation de tirs préventifs de louveteaux. Cela contredit une protection de la faune qui prend au sérieux les structures sociales des meutes, la régulation naturelle et la fonction écologique du loup. Une dynamique naturelle intacte est également importante pour la forêt protectrice : les prédateurs peuvent influencer l'utilisation de l'espace et le comportement des ongulés et ainsi contrer localement un abroutissement excessif.
De plus, les loups ne se reproduisent pas indéfiniment en un même lieu. Les jeunes animaux se dispersent, colonisent des habitats libres et appropriés et relient les populations par-delà les frontières cantonales et nationales, à l'échelle du continent.
Communiqué original de l'UCP
Signalement de jeunes loups – Afin de faciliter les demandes de régulation proactive des meutes de loups au Tessin, l’UCP invite à signaler toute observation de jeunes loups de l’année. Les signalements, indiquant la date et le lieu de l’observation et accompagnés si possible de photographies ou de vidéos, peuvent être transmis à:
4 septembre 2026 – Actualités, Dipartimento del territorio
04.09.2026
Ve 14:51
Le loup comme bouc émissaire: les chiffres officiels révèlent qui échoue réellement
Les chiffres officiels de l’UCP Bellinzone («Lupo – Predazioni 2026», état au 3 septembre) le montrent sans détour : sur 108 animaux de rente tués par des loups depuis le début de l'année, 4 seulement étaient protégés de manière adéquate, soit pas même 4 pour cent. Pour une grande partie des autres animaux, l'office juge la protection non adéquate, et pour une autre partie, non raisonnablement exigible. Pourtant, c'est le loup qui est régulé, chassé et destiné au tir, tandis que les véritables responsables restent impunis. Comme Wild beim Wild l'avait déjà montré dans le cas de Paudo et dans l’analyse de la pratique d’exécution de l’Office vétérinaire, il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais d’un système: depuis des années, le Tessin tolère des troupeaux non protégés dans des zones à loups connues, ne sanctionne pas les infractions et fait ensuite payer aux Prédateurs ses propres défaillances de contrôle.
Corrigé le 04.10.2026 : une version antérieure indiquait que, pour 96 pour cent des attaques, les détenteurs d'animaux n'avaient pas rempli leur obligation de protection. L'office distingue toutefois entre une protection non adéquate et une protection non raisonnablement exigible ; seul le premier cas constitue un manquement à l'exigence de protection. Selon l'état actuel au 28 septembre sur 117 animaux de rente tués, 6 étaient protégés de manière adéquate, 45 ne l'étaient pas, 13 ne l'étaient pas en raison d'un cas de force majeure, et pour 52 la protection était considérée comme non exigible.
04.09.2026
Ve 11:25
Tableau record pour le cerf: même les chasseurs de loisir organisés doutent de la justification officielle
Le canton a massivement durci la chasse au cerf élaphe ces dernières années: 2’163 animaux durant la haute chasse 2025, contre 1’787 en 2022. Révélateur: en 2021 déjà, la fédération cantonale des chasseurs FCTI contredisait l’hypothèse officielle d’une population croissante et mettait en garde contre une «lutte sans merci» contre le cerf. Pour le chamois, le schéma est inversé: le contingent maximal de 800 animaux n’a jamais été atteint depuis 2022 et, dans la région Gambarogno-Tamaro-Lema, la population s’est même effondrée au point que la chasse a dû y être suspendue durant trois ans. Les chiffres de tir ne disent donc pas grand-chose sur le fait que la mise à mort soit écologiquement justifiée: ils reflètent avant tout la politique d’autorisation du canton lui-même. Après la haute chasse 2025, le Tessin a en outre enregistré plus de 140 auto-dénonciations et 19 retraits de patente pour des infractions graves, dont un cas de braconnage avec une arme munie d’un silencieux et une caméra thermique. Plus d’informations dans l’article détaillé.
04.09.2026
Ve 10:54
Ouverture de la saison avec une distance de sécurité de 50 mètres : l'augmentation promise depuis 2019 manque toujours à l'appel
Depuis le 5 septembre, environ 1’800 chasseurs de loisir parcourent à nouveau tout le canton durant la haute chasse, en deux phases jusqu'au 27 septembre. Un détail montre à quel point la protection de la population est mesurée de façon précaire : selon l'Office de la chasse et de la pêche, les chasseurs de loisir ne doivent respecter qu'une distance de 50 mètres par rapport aux habitations, aux campings et aux sentiers didactiques nature, soit la longueur d'un bassin de natation. Après de graves accidents de chasse survenus à l'automne 2019, au cours desquels un ramoneur portant un gilet de signalisation avait notamment été abattu, le canton avait annoncé une augmentation à 200 mètres. Elle n'a jamais été mise en œuvre : la règle des 50 mètres reste en vigueur aujourd'hui. Depuis juillet 2026, les silencieux sont en outre autorisés, ce qui rend les tirs à proximité des zones habitées plus discrets, mais pas plus sûrs. Dans la vallée de Blenio, où la haute chasse commence maintenant, l'affaire de Faido/Leontica continue par ailleurs de résonner : un chasseur de loisir y avait abattu son ex-épouse et fait sauter une maison, une preuve supplémentaire du schéma récurrent associant accès légal aux armes et violence dans le milieu de la chasse. Plus d'informations dans le article détaillé.
03.09.2026
Je 16:58
Le Tessin autorise le tir des meutes de Molare et du Lepontino, sans une seule attaque prouvée
Le 3 septembre, le Conseil d'État a ordonné, avec la bénédiction de l'OFEV, la mise à mort de jusqu'à deux tiers des jeunes nés en 2026 dans les meutes de Molare et du Lepontino, exécutée aussi par des chasseurs de loisir spécialement formés. Ni pour Molare ni pour le Lepontino le canton ne cite une seule attaque attribuée à la meute concernée comme motif : la justification cantonale reste délibérément générale. Selon l'ordonnance sur la chasse révisée, la simple preuve de la présence de deux louveteaux ou plus nés dans l'année suffit déjà, soit une mise à mort par anticipation, sans aucune preuve d'un comportement problématique individuel. Les décisions visent expressément les « giovani lupi » et enjoignent même aux chasseurs de loisir de ne pas tirer lorsque les animaux sont de taille à peu près équivalente, afin de ne pas atteindre un adulte reproducteur. Ce n'est donc pas une meute ayant causé des dommages prouvés qui est punie, mais le simple fait qu'elle se soit reproduite. Plus d'informations dans le article détaillé.
Complément du 02.10.2026 : selon l’aperçu de l’OFEV (état au 24.09.2026), la Confédération a désormais approuvé des tirs de louveteaux dans neuf meutes tessinoises, outre Molare et Lepontino, également Bedretto, Madom, Aspra, Carvina, Onsernone, Peloso et Camoghè. Voir l'entrée du 02.10.2026.
Contexte
- Dossier : Combien d'accidents de chasse se produisent en Suisse ?
- Dossier : Braconnage et criminalité liée à la chasse en Suisse
Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans le dossier Braconnage et criminalité liée à la chasse en Suisse nous documentons les cas, les questions juridiques et les schémas récurrents. Les preuves scientifiques se trouvent dans l'aperçu Études sur les effets de la chasse de loisir.
La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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