22 août 2026, 07:28

Rechercher

Droits des animaux

«Fin du spécisme : ces revendications montrent pourquoi la chasse de loisir est sur la sellette»

La campagne «End of Speciesism» exige un nouveau statut juridique pour les animaux, une éducation contre le spécisme et la fin de la mise à mort à des fins de consommation – des revendications qui concernent aussi directement la chasse de loisir.

Rédaction Wild beim Wild · 22 août 2026

La Journée mondiale pour la fin du spécisme aura lieu en 2026 le samedi 29 août.

La campagne internationale End of Speciesism formule cinq revendications centrales visant à dépasser la frontière entre les espèces en tant que frontière morale. Nous avons déjà présenté la campagne à l'occasion de la Journée mondiale pour la fin du spécisme. Les revendications concrètes restent toutefois peu connues jusqu'à présent, alors qu'elles touchent directement la chasse de loisir sur plusieurs points.

Un nouveau statut juridique plutôt que la propriété

La première revendication exige un nouveau statut juridique pour les animaux, qui se détache du statut de simple objet de propriété. Tant que les animaux non humains sont juridiquement considérés comme des choses, les intérêts du propriétaire, même insignifiants, l'emportent régulièrement en cas de conflit sur les intérêts fondamentaux de l'animal. C'est précisément ce déséquilibre qui apparaît de manière particulièrement nette dans la chasse de loisir : les animaux sauvages sont juridiquement considérés comme des choses sans maître, dont la vie et la mort sont décidées dans le cadre des lois cantonales sur la chasse, sans que leurs propres intérêts soient pondérés en tant que bien juridique.

Éducation contre le spécisme

La deuxième revendication exige des campagnes d'information mondiales et des modules éducatifs obligatoires pour la prévention du spécisme. Transposé à la Suisse, cela implique également un examen critique de la chasse de loisir dès l'école, là où les enfants entrent encore aujourd'hui en contact avec les sonneurs de trompe de chasse, les messes de Saint-Hubert et la culture du trophée, sans que la dimension éthique de la mise à mort comme activité de loisir ne soit abordée.

Fin de la mise à mort pour la consommation

La troisième revendication est dirigée contre l'industrie de l'abattage et la pêche et exige la fin des subventions à l'agriculture animale. Même si cette revendication porte principalement sur l'élevage, elle peut être directement transposée à la chasse de loisir : le gibier est lui aussi tué pour la consommation, alors qu'il n'y a aucune nécessité à cela. Des études montrent en outre des risques sanitaires liés au plomb et aux PFAS dans le gibier, ce qui affaiblit encore l'argument de la «source de viande durable».

Recherche éthique plutôt qu'expérimentation animale

La quatrième revendication concerne principalement la science, mais elle pose un principe qui s'applique aussi à la chasse de loisir : aucun être sensible ne devrait être instrumentalisé simplement parce qu'il est plus faible que l'être humain. La chasse de loisir instrumentalise les animaux sauvages à des fins de loisir, de trophée ou de prétendue «régulation», alors que des biologistes de la faune reconnus comme le Prof. Dr. Josef Reichholf démontrent l'autorégulation naturelle des populations d'animaux sauvages.

Respect des individus plutôt que pensée en termes de ressources

La cinquième revendication exige que les intérêts des animaux soient pris en compte dans toutes les décisions environnementales, indépendamment du fait qu'une espèce soit menacée d'extinction. C'est le lien le plus direct avec la chasse de loisir : dans le droit de la chasse en vigueur, les animaux sauvages sont traités comme une «ressource naturelle» qui peut être exploitée et «utilisée». End of Speciesism s'oppose expressément à cette logique : un chevreuil ou un renard n'est pas une composante d'une population sauvage, mais un individu ayant son propre intérêt à une vie intacte.

Ces revendications ne constituent pas un document de position abstrait, elles peuvent être exigées concrètement. C'est pourquoi nous appelons, conjointement avec End of Speciesism, à la Journée mondiale contre la chasse le 11 novembre, une journée durant laquelle nous nous engageons visiblement pour un avenir sans chasse et une véritable protection des espèces. Participe, informe-toi et pose un signe contre la chasse de loisir.

Conclusion

Les revendications d'End of Speciesism montrent que la critique de la chasse de loisir n'est pas un sujet marginal isolé propre à la Suisse, mais fait partie d'un mouvement international qui veut fondamentalement renégocier le statut moral des animaux. Dans notre Dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond qui étayent ces revendications par des exemples de cas suisses.

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Les preuves scientifiques se trouvent dans l'aperçu Études sur les effets de la chasse de loisir.

La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.

Soutiens notre travail

Avec ton don, tu aides à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.

Faire un don maintenant →