Initiative populaire cantonale : Canton de Zurich
«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»
Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet rédigé
Sur la base des art. 23 ss de la Constitution du canton de Zurich du 27 février 2005 et de la loi sur les droits politiques (GPR)
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]
Texte de l'initiative
Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Zurich, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :
La Constitution du canton de Zurich du 27 février 2005 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage
1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à territoire, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Zurich. Les baux de chasse existants ne sont pas renouvelés.
2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.
3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.
4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.
5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.
6 Le canton indemnise équitablement les communes concernées pour la perte des recettes liées au bail de chasse pendant une période transitoire de cinq ans.
7 La loi règle les modalités.
Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées
1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.
2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.
3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.
4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.
Disposition transitoire
1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l'adoption de cette modification constitutionnelle.
2 Les baux de chasse existants prennent fin au plus tard cinq ans après l'entrée en vigueur de la législation d'exécution. Les communes qui perdent des recettes liées au bail de chasse sont indemnisées équitablement pendant la période transitoire.
3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.
Explications
1. Situation initiale
Dans le canton de Zurich, le canton le plus peuplé de Suisse avec environ 1,6 million d'habitantes et d'habitants sur une superficie de 1'729 km², la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion moderne de la faune sauvage. Il s'agit de l'exercice d'un loisir sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des récits dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle, sans la chasse de loisir, l'équilibre écologique s'effondrerait est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. l'analyse approfondie dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com).
Zurich est un canton de chasse à territoire. Les réserves de chasse sont affermées par les communes politiques à des sociétés de chasse privées. Les locataires paient une redevance d'affermage et chassent à leurs frais en tant qu'activité de loisir. En 2018, l'initiative «Des gardes-faune au lieu de chasseurs» a été rejetée dans le canton de Zurich par 84 pour cent de non. Ce résultat n'était pas la preuve que la cause était erronée. C'était la preuve que la stratégie était erronée. La présente initiative tire les leçons de 2018 et fait tout autrement : titre positif, calcul budgétaire concret, article sur la protection des espèces comme élargissement de la coalition, et soutien précoce des partis (cf. la psychologie de la chasse dans le canton de Zurich ainsi que le dossier chasseurs sur wildbeimwild.com).
Parallèlement, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées subissent une pression croissante au niveau fédéral. La révision de la loi sur la chasse de décembre 2022 a introduit la régulation préventive du loup. Depuis février 2025, les cantons peuvent autoriser le tir de castors isolés causant des dommages considérables (art. 9d OChP). La pression politique sur d'autres espèces comme le lynx, la loutre et le harle bièvre ne cesse d'augmenter. Dans le canton de Zurich, le castor (le long de la Limmat, de la Sihl, de la Glatt et de leurs affluents), le lynx (à l'Albis et dans l'Oberland zurichois) ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux protégées sont documentés (cf. l'analyse de la chasse de loisir en Suisse et le dossier loup sur wildbeimwild.com).
Le canton de Zurich a l'occasion de donner ici un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune plutôt que de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection rigoureuse des espèces animales sauvages menacées au niveau cantonal.
2. Le modèle : le canton de Genève
Le 19 mai 1974, un peu plus de 70 pour cent des votants du canton de Genève ont approuvé la suppression de la chasse de loisir en milice. Avant cette interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Plus de 400 chasseurs de loisir lâchaient massivement des faisans, des perdrix grises et des lièvres pour la chasse de loisir.
Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :
- La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
- La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux. La population évolue à une densité supportable pour la surface forestière.
- L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée.
- Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs par an, réparti en environ 600'000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents de l'environnement), 250'000 francs pour la prévention et 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.
L'ancien inspecteur cantonal de la faune genevois Gottlieb Dandliker (2001 à 2025) a qualifié l'interdiction de la chasse de loisir d'alternative la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.
L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin, pour un tir sanitaire d'un sanglier, en moyenne de 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).
3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir
L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique, avec une formation biologique et dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal. Leur objectif est le maintien de populations sauvages en bonne santé, et non la maximisation des chiffres de tir (voir le dossier chasseurs sur wildbeimwild.com).
Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est admissible que si toutes les mesures non létales ont été épuisées. Celles-ci comprennent les clôtures électriques, l'effarouchement, l'aménagement de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs gustatifs et les mesures de protection constructives.
Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage. L'initiative ancre l'obligation d'autorisation dans la Constitution.
Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des zones protégées et de nombreuses Études l'atteste : les populations sauvages se régulent dans la plupart des cas de manière autonome. La chasse de loisir perturbe ce processus naturel en détruisant les structures sociales, en augmentant artificiellement les taux de reproduction et en modifiant les mouvements migratoires.
4. Pourquoi Zurich, et pourquoi maintenant ?
Malgré l'échec de 2018, Zurich se prête à une nouvelle tentative, car les conditions ont fondamentalement changé :
Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).
Coûts par habitant les plus bas de la série. Zurich, avec ses 1,6 million d'habitants, est le canton le plus peuplé de Suisse. Les coûts bruts se situent entre 0,60 et 0,85 franc par habitant et par an, nets entre 0,25 et 0,45 franc. C'est un tiers à un dixième du niveau genevois (2,40 francs), ce qui rend l'argument des coûts, qui avait été fatal en 2018, inopérant. Les prétendus 20 millions de francs de coûts supplémentaires, affirmés en 2018 par le gouvernement zurichois, n'ont jamais été justifiés. L'administration cantonale de la chasse zurichoise n'a fourni aucune réponse explicative aux demandes formulées en vertu de la loi sur la transparence. Les chiffres calculés concrètement sont désormais disponibles.
Contexte politique modifié. En 2018, le second paragraphe consacré à la protection des espèces n'existait pas. Aujourd'hui, la menace que la politique fédérale fait peser sur les espèces protégées est une réalité : le loup est régulé de manière préventive, certains castors peuvent depuis février 2025 être tirés avec une autorisation cantonale, et le harle bièvre est sous pression. Cela mobilise des organisations de protection de la nature qui étaient restées à l'écart en 2018.
Nouveau titre, nouvelle stratégie. «Des gardes-faune plutôt que des chasseurs» était un titre confrontationnel qui se définissait par rapport à l'adversaire. «Pour une protection professionnelle de la faune» est formulé positivement et contraint les opposants à se positionner contre une «protection professionnelle de la faune», ce qui est délicat sur le plan de la communication.
Le canton le plus peuplé. Un succès à Zurich aurait l'effet de signal le plus fort de tous les cantons. Zurich est le canton qui influence le plus fortement le débat national.
6’000 signatures en 6 mois. L'obstacle est absolument élevé, mais proportionnellement faible pour 1,6 million d'habitants (0,4 pour cent). À Zurich, Winterthour, Uster, Dübendorf, Dietikon et Wetzikon, il est possible de récolter efficacement (voir wildbeimwild.com sur les animaux sauvages).
Castors sur la Limmat, la Sihl et la Glatt. Le castor est documenté sur plusieurs cours d'eau zurichois. L'initiative protège le castor dans le canton (voir wildbeimwild.com sur les animaux sauvages et les prédateurs).
Le lynx à l'Albis et dans l'Oberland. Le lynx est documenté dans l'Oberland zurichois et à l'Albis. Une gestion professionnelle de la faune protège le lynx et exploite sa fonction écologique de régulateur naturel de la population de chevreuils.
5. Sur le premier paragraphe : Protection professionnelle de la faune
Alinéa 1 : Interdiction de la chasse de loisir et expiration des baux de chasse
L'interdiction de la chasse à territoire par des personnes privées est au cœur de l'initiative. Elle correspond au modèle genevois. La compétence cantonale en la matière est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément l'organisation de l'exercice de la chasse aux cantons (art. 3 al. 1 et 2 LChP). Les trois systèmes de chasse en Suisse (chasse à patente, chasse à territoire et chasse par l'État, dite en régie) sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974, conformément au droit fédéral. L'ajout « les baux de chasse existants ne seront pas renouvelés » garantit que le changement de système se déroule de manière ordonnée et que les engagements contractuels en cours soient respectés.
Alinéa 2 : gestion professionnelle de la faune sauvage
Au lieu de chasseurs et chasseuses de loisir, des gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, employés par les services cantonaux, assument l'ensemble des tâches. À Genève, ce système a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le Dr Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune genevois de longue date, a souligné que l'organisation d'une chasse à patente nécessiterait au moins deux postes à plein temps, alors que la régulation des sangliers à Genève requiert environ un poste à plein temps.
Alinéa 3 : le tir comme ultima ratio
Le tir n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives ont la priorité. À Genève, environ 250 sangliers sont abattus chaque année par les gardes-faune (selon la statistique de chasse de l'OFEV), principalement des jeunes animaux, les animaux meneurs étant explicitement épargnés.
Alinéa 4 : commission de la faune sauvage
La commission indépendante de la faune sauvage s'inspire du modèle genevois. Elle garantit aux associations de protection des animaux et de la nature un droit de participation et empêche le gouvernement d'accorder seul des exceptions. L'implication du monde scientifique assure des décisions fondées sur des données probantes (voir le Dossier Interdiction de la chasse Suisse sur wildbeimwild.com).
Alinéa 5 : régulation naturelle et coexistence
La promotion de la coexistence comprend à Zurich notamment la sécurisation et la mise en réseau des corridors fauniques (Limmat, Sihl, Glatt), la valorisation écologique des espaces verts en milieu urbain ainsi que la sensibilisation de la population au comportement à adopter face aux animaux sauvages (voir wildbeimwild.com sur les animaux sauvages).
Alinéa 6 : indemnisation des communes
Spécifique aux cantons pratiquant la chasse à territoire. Les communes zurichoises perçoivent des revenus de bail qui seront compensés pendant cinq ans. Les revenus de bail par commune sont marginaux par rapport aux budgets communaux.
Dispositions transitoires
Deux ans pour la législation d'exécution, clause d'extinction de cinq ans pour les baux de chasse. L'Office des eaux et de la nature (ALN) existant, avec son administration de la pêche et de la chasse, peut servir de base institutionnelle.
6. Sur le deuxième paragraphe : protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées
Le deuxième paragraphe constitue la nouveauté stratégique centrale par rapport à 2018. Il n'existait pas à l'époque. Aujourd'hui, il mobilise une coalition plus large : non seulement les associations de protection animale, mais aussi les associations de protection de la nature, BirdLife, Pro Natura, WWF et les groupes castors sont interpellés par le paragraphe sur la protection des espèces. Le castor est documenté à la Limmat, à la Sihl et à la Glatt. Le lynx est présent dans l'Oberland zurichois et à l'Albis. La formulation « notamment » est conçue comme un renvoi dynamique au droit fédéral et protège aussi les espèces qui reviendront à l'avenir (cf. le dossier loup sur wildbeimwild.com).
7. Conséquences financières : budget concret pour Zurich
Le budget de référence genevois
À Genève, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600'000 francs pour le personnel, environ 250'000 francs pour la prévention et environ 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages.
Extrapolation pour Zurich
Pour Zurich avec une superficie de 1'729 km² et environ 1,6 million d'habitants :
Frais de personnel : 720'000 à 980'000 francs par an. Il faut 6 à 7 postes à plein temps. Zurich est environ six fois plus grand que Genève, mais majoritairement situé sur le Plateau et densément peuplé. Le nombre de zones de conflit par unité de surface est plus élevé que dans les cantons peu peuplés, mais l'infrastructure y est meilleure.
Frais matériels : 140'000 à 200'000 francs par an.
Indemnisation des dommages : 100'000 à 200'000 francs par an.
Coûts totaux : 960'000 à 1'380'000 francs par an (bruts). Cela correspond à environ 0,60 à 0,85 franc par habitant et par an.
Économies
Face à cela, des économies considérables : plus de gestion des baux de chasse, plus d'examens de chasse, plus de planification des tirs, plus de surveillance de la chasse. Les coûts supplémentaires nets devraient se situer entre 400'000 et 700'000 francs par an, ce qui correspond à environ 0,25 à 0,45 franc par habitant, ce qui en fait les coûts par habitant les plus bas de tous les cantons de la série : un cinquième à un dixième du niveau genevois.
Recettes supprimées
La suppression de la chasse de loisir entraîne la disparition des revenus de bail issus de la chasse à territoire, estimés entre 800'000 et 1'200'000 francs par an. Toutefois, ces revenus sont à mettre en regard des coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice (accidents liés au gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans la forêt protectrice, charge administrative, interventions de la police et de la justice), qui dépassent vraisemblablement nettement ces recettes. Dans le canton de Genève, ces revenus ont disparu depuis 1974, sans que cela pose de problème financier : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à plein temps accomplissent le même travail, et mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels n'ont rien à voir avec une chasse régulatrice fondée sur le folklore des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets montre que la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).
Les prétendus 20 millions de francs de coûts supplémentaires, avancés par le gouvernement zurichois en 2018, n'ont jamais été prouvés. L'administration de la chasse zurichoise n'a fourni aucune réponse explicative aux demandes formulées en vertu de la loi sur la transparence. Les chiffres concrètement calculés sont désormais disponibles (cf. Vérification des faits du Conseil d'État de Zurich sur wildbeimwild.com).
8. Sur le processus d'initiative dans le canton de Zurich
Dans le canton de Zurich, une initiative populaire au niveau constitutionnel nécessite la récolte de 6'000 signatures dans les 6 mois suivant la clôture de l'examen préalable (art. 24 let. a KV ZH, § 127 al. 1 let. a GPR). Le délai commence à courir dès la publication dans la Feuille officielle. L'initiative est ensuite soumise au Grand Conseil cantonal et au peuple pour votation.
Les 6'000 signatures peuvent être récoltées à Zurich, Winterthour, Uster, Dübendorf, Dietikon et Wetzikon. Il s'agit de villes densément peuplées situées dans différentes parties du canton. Avec un système de récolte professionnel, cet objectif est atteignable.
9. Intégration stratégique
L'initiative zurichoise s'inscrit dans une stratégie nationale : dans plusieurs cantons, des initiatives populaires en faveur d'une protection professionnelle de la faune sont lancées de manière coordonnée. Des mesures coordonnées au niveau national créent des synergies dans l'argumentation, le travail médiatique et le positionnement politique. Le canton de Zurich se prête à jouer le rôle de canton pilote pour la Suisse alémanique.
10. Suite de la démarche
Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Zurich.
La prochaine étape consiste à former un comité d'initiative dans le canton de Zurich, composé de personnes issues de différentes communes du canton, avec des personnes ayant le droit de vote dans le canton de Zurich. Le comité assure le portage de l'initiative et lui confère une légitimité politique.
La base juridique, l'argumentation politique, le cadre de communication et le budget sont posés par ce document. Le comité d'initiative peut commencer directement sa mise en œuvre.
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Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Zurich.
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