Action participative : un appel pour un changement en Suisse
Le loup n'est pas inclus dans le droit de chasse. Par conséquent, les chasseurs de loisir n'ont pas le droit d'intervenir. Cette prérogative est réservée aux gardes-chasse.
Il y a quelques jours, l'abattage de nombreux loups en Suisse a été autorisé en vertu d'une modification législative récemment adoptée.
Or, selon la Convention de Berne, c'est-à-dire la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe — deux accords que la Suisse a également ratifiés —, le loup est une «espèce strictement protégée». L'abattage désormais autorisé compromet ces accords et, partant, la protection des loups. De plus, la décision d'autoriser cette campagne d'abattage contredit le résultat d'un référendum national tenu en 2020.
Orchestrée par le conseiller fédéral Albert Rösti (UDC), cette opération vise à inciter des chasseurs de loisir à massacrer illégalement des loups, alors même que le loup ne relève pas de leur droit de chasse. Cette tâche est en réalité réservée aux seuls gardes-chasse.
De sérieuses organisations de protection de la nature et des animaux en Suisse et à l'étranger ont vivement critiqué au préalable la démarche du Conseil fédéral. Le conseiller fédéral Albert Rösti fait désormais face à une vague de plaintes qui conduira, espérons-le, à sa démission. Une telle manière de gouverner en faisant fi de la volonté populaire est indigne d'une démocratie.
IG Wild beim Wild recommande à toutes les personnes qui considèrent la démocratie et l'État de droit comme des biens à protéger de manifester leur opposition jusqu'à la démission du conseiller fédéral Albert Rösti.
Le conseiller fédéral Albert Rösti (UDC)
Le conseiller fédéral Albert Rösti n'est pas un bon exemple en matière de protection de la biodiversité. Il est bien plutôt un homme politique qui sabote arbitrairement des années de travail accompli en faveur de la biodiversité ou de la protection des forêts, divisant ainsi davantage la société en ces temps déjà troublés. Un gaspillage de l'argent des contribuables sans précédent.
Depuis l'apparition du loup, «seulement» environ 5'000 moutons meurent durant l'estivage dans les Alpes suisses. Auparavant, quelque 10'000 moutons périssaient chaque année misérablement à cause de chutes, de faim, de blessures, de maladies, etc. Grâce à une surveillance accrue des troupeaux en raison du loup, ce sont donc des milliers d'animaux de moins qui meurent chaque année. Bien que le nombre de loups en Suisse soit en constante augmentation, le nombre d'attaques a significativement diminué en 2023 grâce à la protection des troupeaux. Dans les Grisons, la baisse était de 50 % et dans le canton de Glaris même de 80 %.
Le loup n'est pas la bête monstrueuse que nous présente l'anachronique conseiller fédéral Albert Rösti. Selon une interview télévisée accordée à Tele Zürich, il souhaiterait idéalement ne plus avoir aucun loup en Suisse.
Le conseiller fédéral Albert Rösti nourrit vraisemblablement lui-même des craintes diffuses envers le loup. Celles-ci devraient être traitées et non exprimées de manière incontrôlée.
Par sa politique, le conseiller fédéral Albert Rösti nuit à la réputation de la Suisse à l'étranger :221 organisations environnementales de 6 continents demandent au gouvernement suisse : Arrêtez l'abattage des loups
Quel est le coût de la chasse au loup ?
La Direction de la sécurité d'Uri a déjà émis à deux reprises cette année une ordonnance d'abattage pour un «loop causant des dommages» — sans succès. C'est ce qu'a confirmé le directeur de la sécurité Dimitri Moretti lors d'une séance de questions au Landrat. Il a également révélé que la chasse a jusqu'à présent coûté 50'000 francs, contre 45'000 francs qu'avait engloutis le dernier abattage en 2016. Désormais, deux tiers de la population devraient être massacrés arbitrairement en Suisse. Cela pourrait engendrer des coûts largement supérieurs à 10 millions de francs.
Les ressources sont ainsi préférablement investies dans la chasse au loup, longue et coûteuse, plutôt que dans une protection efficace des troupeaux. Une stratégie qui va à l'encontre de la coexistence entre l'être humain et l'animal.
L'abattage de meutes entières ne rend pas service à l'agriculture, car de nouveaux loups s'installent immédiatement et causent à nouveau des dégâts en l'absence de protection des troupeaux, peut-être même davantage.
Disproportionnalité
Chaque jour, des personnes sont attaquées et mordues par des chiens en Suisse. Des décès surviennent parfois également. Les chiens de ferme agressifs ne sont pas inconnus des seuls cyclistes et randonneurs. En moyenne, huit accidents impliquant des chiens sont chaque année suffisamment graves pour entraîner une rente d'invalidité. Des chiens échappés s'en prennent régulièrement à des animaux de rente et à des animaux sauvages. Serez-vous les prochains?
En raison de l'incompétence des chasseurs amateurs, plusieurs décès et des centaines de blessés sont également à déplorer chaque année.
La Suisse est le dernier pays d'Europe en matière de protection des espèces. Plus d'un tiers des espèces et la moitié de tous les habitats sont menacés. L'un des facteurs en cause est le cheptel d'animaux de rente beaucoup trop élevé, notamment les moutons, les chèvres et d'autres. L'être humain et ses animaux de rente, souvent élevés dans des conditions de maltraitance, représentent 97 % de la biomasse contre seulement 3 % pour l'ensemble des animaux sauvages, selon une étude. Un déséquilibre de la biomasse sans précédent, qui devrait nous inciter à réfléchir. La Suisse est par ailleurs le pays qui a mis le moins de surfaces sous protection en proportion. Nous avons malheureusement aussi l'agriculture probablement la plus subventionnée au monde, ce qui nous a conduits à avoir l'une des agricultures les plus intensives qui soit. Et nous ne concédons rien à nos animaux sauvages.
Cela ne peut pas continuer ainsi.
Pour les militants
Je m'associe à ces critiques et proteste jusqu'à ce que les tirs de loups désormais décidés soient entièrement annulés, que le conseiller fédéral Albert Rösti annonce sa démission et que le loup soit protégé en Suisse immédiatement et sans condition.
Lettre type : demande de remise des impôts fédéraux et cantonaux en raison des tirs de loups récemment autorisés en Suisse:
Dossier : Le loup en Suisse : faits, politique et limites de la chasse
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