Saisissez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler.

Chasse

La STS critique les tirs de loups comme une menace pour les meutes

Les tirs de loups prévus mettent en danger la protection durable des animaux de rente et les structures des meutes.

Rédaction Wild beim Wild — 27 septembre 2025

La Protection Suisse des Animaux PSA se dit profondément consternée par la décision de l'Office fédéral de l'environnement rendue cette semaine, autorisant des tirs de loups dans 21 meutes.

Cette mesure ne constitue pas, de l'avis de la PSA, une solution durable. Elle recèle même des dangers considérables pour la stabilité des meutes de loups ainsi que pour la protection des animaux de rente en Suisse.

Dans huit cantons, des jeunes animaux ou des meutes entières peuvent être abattus à titre préventif. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a approuvé toutes les demandes de régulation, à l'exception d'une dans le canton du Tessin, comme il ressort d'une fiche d'information publiée jeudi par l'office fédéral.

Les structures des meutes sont la clé de la prévention des conflits

Les meutes de loups sont des communautés sociales très complexes, dans lesquelles des animaux dominants expérimentés assurent la conduite du groupe. Le fait de tuer délibérément des individus clés a des conséquences considérables : lorsqu'une meute est privée de ses individus clés, la structure établie se désintègre et l'on assiste à l'afflux de jeunes loups inexpérimentés ou d'individus solitaires. Ces animaux sont souvent moins craintifs et moins expérimentés dans la chasse au gibier. Ils se tournent ainsi plus facilement vers les animaux de rente et causent en conséquence davantage de dommages. Des études et des expériences menées dans d'autres pays le montrent clairement : au sein de meutes fonctionnelles à la structure stable, la probabilité d'attaques contre des animaux de rente est tendanciellement plus faible. C'est pourquoi ces structures sociales doivent absolument être préservées dans l'intérêt des humains et des animaux.

L'abattage de meutes entières n'est pas une solution durable

Les récentes décisions de l'OFEV prévoient non seulement des tirs individuels, mais aussi l'élimination de meutes entières. La SPA s'oppose fermement à cette pratique. L'élimination d'une meute entière crée à court terme une «zone sans loup», mais l'expérience montre que des loups en quête de leur propre territoire réoccupent rapidement ces zones. Il en résulte des pertes inutilement élevées, de nouveaux conflits et une pression sur la diversité génétique — un cercle vicieux s'enclenche, qui pèse sur les deux parties. Les loups font partie d'un équilibre naturel. Une gestion avisée de cette espèce implique de respecter les structures de meutes et d'en favoriser activement le maintien — une préoccupation centrale de la SPA.

Risque accru en raison de stratégies de chasse modifiées

Il est particulièrement alarmant que l'abattage d'animaux dominants ou la décimation de meutes puisse conduire à des modifications des stratégies de chasse. Les animaux restants sont souvent moins expérimentés, recherchent davantage la proximité des habitations humaines et se laissent moins dissuader par les humains. Cela augmente le risque d'attaques sur les animaux de rente et crée des difficultés supplémentaires pour les agricultrices et les agriculteurs. Une coexistence durable entre l'être humain et le loup n'est possible que si les loups sont perçus comme des êtres socialement intelligents et protégés en conséquence. La politique répressive d'abattage conduit en revanche à une escalade et compromet les efforts de nombreux agriculteurs et agricultrices pour protéger efficacement leurs troupeaux.

Revendications de la SPA

La Protection Suisse des Animaux SPA demande instamment à l'OFEV de reconsidérer les autorisations et de rechercher, conjointement avec des expertes et experts issus du monde scientifique, de la protection de la nature et des animaux ainsi que de l'agriculture, des solutions durables et efficaces. Les abattages ne doivent intervenir qu'en dernier recours — et non dans le cadre d'une stratégie à courte vue et généralisée. Il faut au contraire des approches différenciées : la protection des animaux de rente doit être améliorée par des mesures de prévention ciblées, les structures de meutes doivent être préservées et l'acceptation du loup au sein de la population doit être renforcée.

La SPA exige en outre une pratique uniforme, fondée sur des connaissances scientifiques, pour l'abattage et la gestion des loups. Cela inclut l'élaboration et la mise à jour d'un concept national pour le loup par l'OFEV.

Articles complémentaires

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre Dossier sur la chasse nous rassemblons vérifications des faits, analyses et reportages de fond.

Soutiens notre travail

Avec ton don, tu aides à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.

Faire un don