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Chasse

La chasse insensée aux loups en Suisse

À pied, depuis des véhicules tout-terrain, dans de petites cabanes hélitreuillées en forêt, ou encore attirés illégalement avec de la nourriture pour chiens, les loups ont été massacrés. À l'aide d'équipements tels que des caméras thermiques et des dispositifs de vision nocturne, normalement interdits et réprouvés à la chasse. Tous les moyens ont été employés et des lois ont été bafouées.

Rédaction Wild beim Wild — 17 février 2025

Durant le massacre proactif de loups de ces cinq derniers mois, environ 100 loups ont été abattus en Suisse jusqu'à fin janvier.

Pour ce faire, les gardes-faune cantonaux ont parcouru des milliers d'heures la nature sauvage, principalement après la tombée de la nuit, perturbant l'habitat de tous les animaux sauvages. Une charge qui a poussé non seulement les gardes-faune à leurs limites.

17’000 heures de travail rien qu'en Valais

Rien qu'en Valais, le massacre de loups de l'année passée a requis près de 17’000 heures de travail. Les 26 gardes-faune ont effectué, selon le service de la chasse et des absurdités, 6’400 heures supplémentaires réparties sur l'ensemble de leurs activités. En moyenne, cela représente 250 heures supplémentaires par garde-faune, ce qui correspond à environ six semaines de travail à plein temps.

Le massacre de loups 2024/25 a coûté des millions de francs aux contribuables — un chiffre totalement absurde au regard des dommages réels causés par les loups et en période d'austérité budgétaire. Comme le démontrent des études, la chasse de loisir échoue en tant que contrôle des populations.

Les loups remplissent une mission écologique et économique importante. Près de la moitié de toutes les forêts en Suisse protègent les agglomérations ou les infrastructures contre les dangers naturels. Les loups contribuent à la santé de la forêt, en particulier de la forêt de protection et au renouvellement forestier.

En raison de la forte densité de gibier, les jeunes arbres ont souvent peu de chances de pousser. Des espèces rares comme le sapin blanc en souffrent particulièrement. Le problème des abroutissements peut être résolu par davantage de prédateurs tels que les loups et les lynx. En savoir plus sur la biodiversité et l'utilité écologique des prédateurs.

Les forêts sont essentielles à la protection du climat. Les arbres absorbent le dioxyde de carbone de l'air et le stockent à long terme. Une étude de l'Université de Leeds montre qu'avec le retour des loups, il serait possible de fixer un million de tonnes supplémentaires de CO₂ par an. Fait particulièrement remarquable : les chercheurs ont calculé que chaque loup contribuerait au stockage de 6’080 tonnes de CO₂ par an. Sur la base des calculs actuels concernant la valeur du CO₂, chaque animal vaudrait théoriquement environ 170’000 francs.

La Confédération réduit les subventions pour la protection des troupeaux

Il est particulièrement scandaleux que la Confédération, sous la direction du conseiller fédéral Albert Rösti, réduise même les fonds destinés à la protection des troupeaux, alors que celle-ci peut démontrablement réduire les attaques jusqu'à 100 %. Le nombre d'attaques ne dépend pas de la population de loups, mais des mesures de protection des troupeaux. Ainsi, il y a eu par le passé des années avec des dommages particulièrement importants malgré une faible population de loups. La majeure partie des animaux de rente tués est attaquée depuis des alpages non protégés.

7’000 heures — les gardes-faune vaudois ont été mobilisés pour le massacre de loups, d'autres tâches importantes sont restées en suspens selon les autorités. Six loups ont été massacrés dans le Jura vaudois, pour lesquels les agents ont été en déplacement 115 nuits. Cela signifie : les gardes-faune ont passé en moyenne 20 nuits en forêt pour un loup mort.

Le canton doute que les 30 animaux tués dans le canton de Vaud justifient un tel investissement en personnel et, en fin de compte, financier.

Le responsable vaudois de l'environnement réclame un changement de cap

Le responsable vaudois de l'environnement, Vassilis Venizelos, espère plutôt une meilleure protection des troupeaux. « Pour 2025, je souhaite que moins de temps, moins d'argent et moins d'énergie soient investis dans la régulation et davantage dans la protection », déclare Venizelos. Mais la Confédération, sous la direction du ministre de l'environnement Albert Rösti (57 ans), ne suit pas et se retire de la protection des troupeaux, critique-t-il. « C'est une absurdité ! » Le modèle genevois montre que la gestion de la faune sauvage fonctionne sans chasseurs de loisir.

La chasse de loisir sur de jeunes animaux innocents, l'élimination arbitraire de meutes entières, l'abattage systématique de « mauvais loups » ainsi que le gaspillage d'argent et de ressources le démontrent : cela est indigne d'un pays civilisé. En savoir plus sur le problème du bien-être animal lié à la chasse de loisir.

Dossier : Le loup en Suisse : faits, politique et limites de la chasse

Action participative : Demandez à votre commune, en raison de la politique catastrophique du conseiller fédéral Albert Rösti (UDC), une remise d'impôts fédéraux et cantonaux suite aux tirs de loups récemment autorisés en Suisse. Vous pouvez télécharger la lettre type ici : https://wildbeimwild.com/ein-appell-fuer-eine-veraenderung-in-der-schweiz/

Articles complémentaires

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre Dossier sur la chasse nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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