23.10.2026, 05:36

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Chasse au trophée : quand tuer devient un symbole de statut

La chasse au trophée n'est pas une expérience de la nature, mais un modèle d'affaires parfaitement organisé. Des voyagistes vendent des forfaits de tir, des guides fournissent l'animal, la bureaucratie fournit les papiers, les réseaux sociaux fournissent la scène. On ne tue pas par nécessité, mais pour le prestige, la décoration du salon et ce que le milieu appelle le « Thrill to kill ». Et parce que cela coûte cher, cela attire la corruption, les zones grises et la fraude.

Les réactions politiques s'accélèrent : la Belgique a décidé en 2024 une interdiction d'importation de trophées de chasse d'espèces protégées. La Chambre des communes britannique a adopté le Hunting Trophies (Import Prohibition) Bill, qui interdit l'importation d'environ 6’000 espèces, et résiste expressément, depuis février 2026, à la pression américaine visant à revenir sur cet engagement. La France a stoppé en juillet 2026 l'importation de trophées d'espèces menacées. Dans l'UE, le lobby de la chasse bloque les interdictions nationales en invoquant la compétence de l'UE, une manœuvre juridique qui déplace le problème au niveau européen sans le résoudre.

Ce qui vous attend ici

  • Ce qu'est la chasse au trophée et comment un tir est vendu : Logique de réservation, déroulement, valorisation : le modèle d'affaires derrière la romantisation.
  • Le mensonge de la protection des espèces au banc d'essai : Pourquoi l'argument de l'UICN en faveur de la chasse au trophée vaut sous certaines conditions, et dans quels cas il s'effondre.
  • Biologie : pourquoi la chasse au trophée déstabilise les populations : Lions, girafes, bouquetins : les dommages structurels causés par l'abattage sélectif.
  • Chasse au trophée du loup en Europe : le modèle de l'échappatoire : Comment les voyages de chasse commerciaux contournent systématiquement les interdictions commerciales de l'UE.
  • Interdictions d'importation : qui agit, qui hésite, qui bloque : Situation en octobre 2026 : comparaison entre le Royaume-Uni, la Belgique, la France, les Pays-Bas, la Finlande, l’Allemagne et la Suisse.
  • Corruption et zones grises : Là où circulent de grosses sommes, des incitations perverses apparaissent, l'UICN elle-même les nomme.
  • Revendications : Ce que signifierait une protection sans lacunes.
  • FAQ : Tous les principaux contre-arguments, de manière factuelle et solide.
  • Liens rapides : Preuves, études et contributions du dossier.

Ce qu'est la chasse au trophée et comment un tir est vendu

La chasse au trophée fonctionne comme un produit premium avec service complet :

  • Choisir l'espèce cible : la plus emblématique, la plus grande, la plus rare possible (« Big Five », girafe, lion, rhinocéros, éléphant, ours polaire)
  • Réserver le forfait : hébergement, guide, transport, logistique des armes et certificats inclus
  • Le tir est organisé sur place par des professionnels ; le client payant en est le point final, non l'acteur
  • Le trophée est naturalisé, exporté, le plus souvent avec des documents CITES et douaniers
  • Le « succès » est présenté comme un marqueur de statut : photo, tête, peau, dents, os, publication sur les réseaux sociaux

Là où les populations sauvages ne suffisent plus à alimenter le marché, des marchés de substitution apparaissent : chasse en enclos, canned hunting, élevages où les animaux sont produits comme trophées vivants. Le forfait de tir d'une exploitation de chasse slovaque, qui affiche des frais de trophée de plusieurs milliers d'euros par animal, en est l'illustration : c'est du consumérisme de loisir avec cadavre à la clé, et non de la gestion de la faune sauvage.

Pour en savoir plus : Tourisme de chasse de loisir : une industrie du loisir aux dépens des animaux et Photos de tableau : double morale, dignité et angle mort de la chasse de loisir

Le récit de la protection des espèces : ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas

Le lobby de la chasse présente la chasse au trophée comme un financement de la protection de la nature. Le document d'information de l'UICN « Informing Decisions on Trophy Hunting » (2016) est la source la plus citée à ce sujet, et elle est régulièrement mal résumée. Ce que dit réellement ce document : il existe des programmes qui, dans des conditions idéales, peuvent générer des revenus pour la protection et les communautés locales. Mais le document désigne aussi explicitement le manque de transparence, la corruption, les quotas excessifs, un suivi insuffisant et une gouvernance faible comme des problèmes récurrents et répandus dans plusieurs pays. « Peut fonctionner » dans des conditions idéales n'est pas une recommandation en faveur d'un système qui, dans la pratique, tend structurellement vers des incitations perverses.

En 2022, le Parlement européen a, dans une résolution, thématisé le rôle de l'UE comme important marché d'importation et invité la Commission à examiner des interdictions d'importation. Le message : le récit « la chasse au trophée est de la protection des espèces » ne tient plus dans le débat européen. Le tourisme photographique, l'écotourisme et l'économie locale fondée sur la nature procurent, dans de nombreuses régions, des revenus plus élevés, plus stables et mieux répartis, sans tirs de trophées. Un document factuel de 2026 démonte les 14 arguments les plus courants du lobby : La chasse au trophée démystifiée : 14 mythes du lobby passés au crible des faits.

Pour en savoir plus : Mythes de la chasse : 12 affirmations à examiner d'un œil critique et La Suisse rejette l'interdiction d'importation de trophées de chasse (2017)

Biologie : pourquoi la mise à mort sélective déstabilise les populations

La chasse au trophée touche systématiquement les mauvais animaux : de grands mâles âgés et voyants, c'est-à-dire précisément les individus essentiels à la structure sociale, à la stabilité de la reproduction et au patrimoine génétique.

Lions : Tuer un mâle adulte peut détruire les structures de la meute. S'ensuivent des reprises de territoire par des mâles étrangers et des mises à mort de jeunes, qui amplifient la perte causée par le tir. Une analyse de l'Université d'Oxford montre que des règles d'âge minimal pour le tir de lions n'atténueraient le problème que si les chasseurs de loisir parvenaient à estimer l'âge de manière fiable, ce qui échoue souvent dans la pratique.

Girafes : Appréciées dans le monde entier, elles ont donc à peine fait débat pendant des décennies. L'UICN et l'African Wildlife Foundation constatent que les effectifs ont baissé d'environ 40 pour cent depuis les années 1980. En 2024, l'US Fish and Wildlife Service a proposé de placer plusieurs sous-espèces de girafes sous l'Endangered Species Act, avec des réglementations nettement plus strictes pour les importations, y compris les trophées de chasse. C'est un signal d'alarme politique : même des espèces en apparence « communes » subissent une pression de chasse et de commerce que le public sous-estime.

Bouquetin dans les Alpes : Qu’une sélection de trophées ait aussi lieu à notre porte, c’est ce que démontre une étude de Büntgen et al. (2018, Journal of Animal Ecology) : l’analyse de la croissance des cornes de 8’355 bouquetins abattus entre 1978 et 2013 dans les Grisons montre que les chasseurs de loisir tuent de manière ciblée des animaux aux cornes supérieures à la moyenne. Si cela ne se traduit pas, jusqu’ici, par des cornes plus courtes dans les Grisons, les chercheurs l’attribuent aux règles de tir strictes en vigueur dans ce canton ; sans de telles règles, la sélection de trophées peut modifier génétiquement une population, comme l’ont démontré Coltman et al. (2003, Nature) chez les mouflons d’Amérique. En Valais, les hôtes de chasse étrangers sont de nouveau autorisés à tirer des bouquetins, un tir coûtant environ 25’000 francs (Dossier Tourisme de la chasse de loisir).

Loup en Europe : Une catégorie à part. Des agences de voyages de chasse commerciales proposent la chasse au loup comme trophée dans des pays de l'UE comme la Bulgarie, bien que le droit européen interdise en principe le commerce de trophées de loup. Les failles : le tir est « légal » tant qu'il est déclaré comme « prélèvement ». L'exportation du trophée vers des pays hors UE est possible. Emporté sans déclaration comme souvenir personnel, il passe le contrôle frontalier sans vérification. Cela montre que « légal » n'est pas une protection tant que des failles existent.

Pour en savoir plus : Chasse et biodiversité : comment la chasse de loisir met en péril la diversité des espèces et Le loup en Suisse : faits, politique et limites de la chasse

Interdictions d'importation : qui agit, qui hésite, qui bloque

La tendance politique va clairement dans une direction, mais le rythme est inégal :

Pays/régionStatut de l'interdiction d'importation
Royaume-UniLe Hunting Trophies (Import Prohibition) Bill a été adopté à la Chambre des communes ; depuis février 2026, le pays résiste expressément à la pression des États-Unis
BelgiqueInterdiction d'importer des trophées d'espèces protégées, décidée en janvier 2024
FranceInterdiction d'importer des trophées de lion depuis 2015 ; depuis juillet 2026, arrêt des importations de trophées d'espèces menacées (éléphant, rhinocéros, léopard et autres)
Pays-BasInterdiction d'importer des trophées de plus de 200 espèces depuis 2016
FinlandeInterdiction d'importer des espèces strictement protégées (annexe A + 12 espèces de l'annexe B) depuis juin 2023
AllemagnePremier importateur de l'UE de trophées d'espèces protégées au niveau international (679 opérations d'importation rien qu'en 2025) ; le gouvernement fédéral a annoncé des restrictions en 2022 ; mise en œuvre bloquée, avec renvoi à la compétence de l'UE
SuisseAucune interdiction d'importer : le Conseil national a rejeté la motion « Interdiction d'importer des trophées de chasse » le 7 juin 2017 par 118 voix contre 72, et le Conseil des États a de nouveau rejeté une interdiction d'importer des trophées d'espèces protégées le 30 mai 2022
Niveau de l'UERésolution du Parlement européen de 2022 en faveur d'interdictions d'importer ; la Commission est sous pression ; le lobby de la chasse argue de la compétence exclusive de l'UE contre les interdictions nationales

Le lobby de la chasse mise ici sur un moyen juridique : l'expertise du CIC de janvier 2025 déclare les interdictions d'importer nationales contraires aux traités au sein de l'UE, car seule l'UE serait compétente. Il s'agit d'une manœuvre dilatoire : il n'existe pas de solution à l'échelle de l'UE, et tant qu'aucune n'arrive, rien ne doit se passer au niveau national non plus. Le Parlement européen, lui, a clairement adopté une résolution en 2022. La demande est là. La volonté politique de la Commission fait pour l'instant défaut.

Pour en savoir plus : La France stoppe l'importation de trophées d'espèces menacées, L'Allemagne autorise des importations de trophées à un niveau record et Le lobby des chasseurs en Suisse : comment fonctionne l'influence

Corruption et zones grises : le problème structurel

Là où circulent des sommes élevées (selon l'espèce, les tirs de trophées coûtent de dizaines à des centaines de milliers d'euros), de mauvaises incitations apparaissent : attribution de concessions, commerce de quotas, « contrôles de complaisance », données disparues, chiffres de population embellis, exportation de trophées par des voies détournées. L'UICN désigne expressément la corruption et le manque de transparence comme des problèmes récurrents dans plusieurs pays.

Et c'est précisément pour cette raison que « légal » n'a rien de rassurant. Légal peut signifier qu'un système est toléré politiquement, et non qu'il est défendable sur le plan écologique ou éthique. Celui qui invoque les documents CITES ignore que les quotas CITES reposent sur des déclarations nationales spontanées, rarement vérifiées par des instances indépendantes. L'« avis de commerce non préjudiciable » (Non-Detriment-Finding) est formellement obligatoire, mais en pratique, il est souvent délivré par les mêmes services qui profitent de la concession de chasse.

Pour en savoir plus : Lois sur la chasse et contrôle : pourquoi l'autosurveillance ne suffit pas et Chasse au trophée du loup malgré l'interdiction de l'UE : des failles juridiques

Ce qui devrait changer

  • Interdiction d'importer des trophées de chasse, au minimum harmonisée à l'échelle de l'UE, sans blocage national par des avis de compétence
  • Suisse : Une nouvelle initiative parlementaire pour une interdiction d'importer des trophées de chasse, après le rejet de motions en ce sens par le Conseil national (2017) et le Conseil des États (2022), et mise en œuvre sous forme de droit fédéral
  • Obligations de transparence : quotas, concessions, flux financiers, rapports de contrôle, audits indépendants, le tout accessible au public
  • Renforcer la CITES : des avis de commerce non préjudiciable établis par des instances scientifiques indépendantes, et non par des parties prenantes de l'économie de la chasse
  • Priorité à l'écotourisme : des fonds publics pour un tourisme photographique respectueux de la nature et pour une valeur ajoutée locale, sans logique de trophée
  • Loup et espèces européennes : fermeture systématique des failles dans les interdictions commerciales de l'UE : pas d'exportation par des détours via des pays hors UE, pas de « transport à titre personnel »
  • Interventions types : Textes types pour des interventions critiques envers la chasse et La Suisse rejette l'interdiction d'importation de trophées de chasse (2017)

Argumentaire

« La chasse au trophée finance la protection des espèces en Afrique. » Le document d'information de l'UICN de 2016 affirme que, dans des conditions idéales, des recettes peuvent être générées pour la protection et pour les communautés locales. Dans le même temps, ce même document cite le manque de transparence, la corruption, des quotas excessifs et une gouvernance faible comme des problèmes récurrents et répandus. « Peut fonctionner » dans des conditions idéales ne constitue pas une recommandation pour un système qui, en pratique, tend structurellement à créer de mauvaises incitations. Le tourisme photographique et l'écotourisme procurent, dans de nombreuses régions, des revenus plus stables et mieux répartis.

« La chasse au trophée est légale et réglementée au niveau international. » Légal ne signifie pas défendable sur le plan écologique ou éthique. Les quotas CITES reposent sur des déclarations nationales spontanées, rarement vérifiées de manière indépendante. Les avis de commerce non préjudiciable sont souvent établis par les mêmes services qui profitent de la concession de chasse. La Belgique, le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas et la Finlande ont décidé des interdictions d'importation parce qu'ils jugent le système de réglementation existant insuffisant.

«Les interdictions d'importation nuisent aux populations locales en Afrique.» La valeur ajoutée locale est un objectif légitime. En pratique, l'essentiel des recettes reste aux mains d'organisateurs internationaux et d'intermédiaires. L'écotourisme profite de manière avérée plus directement et plus durablement aux communautés locales. Le Parlement européen a adopté en 2022 une résolution en faveur d'interdictions d'importation, parce que l'argument de la protection des espèces ne tient plus dans le débat européen.

«L'expertise du CIC prouve que les interdictions nationales d'importation sont contraires au droit de l'UE.» L'expertise du CIC de janvier 2025 est un avis de droit commandé par le lobby de la chasse, qui qualifie les interdictions nationales d'importation de contraires aux traités et postule une compétence exclusive de l'UE. C'est une manœuvre dilatoire : tant qu'aucune solution à l'échelle de l'UE n'existe, rien ne doit non plus bouger au niveau national. La Belgique et les Pays-Bas ont adopté des interdictions nationales et montrent que c'est juridiquement possible.

«La chasse au trophée ne concerne que des espèces exotiques, pas la Suisse.» En Suisse, le Conseil national (2017) et le Conseil des États (2022) ont rejeté des interventions en faveur d'une interdiction d'importation ; l'importation reste légale avec des documents CITES. Des chasseurs de loisir suisses réservent des voyages de chasse au trophée auprès de prestataires internationaux. La chasse au trophée du loup a lieu dans des pays de l'UE comme la Bulgarie et contourne les interdictions commerciales de l'UE. La Suisse est directement impliquée en tant que pays d'importation et de transit.

FAQ

Toute chasse au trophée est-elle automatiquement illégale ?
Non. Mais même des analyses sérieuses comme le document d'information de l'UICN soulignent que, dans de nombreux pays, le système souffre d'un contrôle insuffisant, de corruption, d'opacité et d'incitations perverses. Légalité ne signifie pas acceptabilité écologique ou éthique.

La chasse au trophée aide-t-elle parfois malgré tout la conservation de la nature ?
Dans des conditions idéales (quotas fondés sur la science, véritable participation locale, contrôle fonctionnel, flux financiers transparents), des recettes peuvent être générées. Là où ces conditions font défaut, la chasse au trophée devient de l'exploitation. Dans la pratique, les cas documentés d'incitations perverses prédominent.

Pourquoi le tir de grands mâles est-il si problématique ?
Parce qu'ils jouent un rôle central dans la structure sociale et la reproduction. Chez les lions, un seul tir peut entraîner la mise à mort de jeunes par les mâles qui prennent le relais. Les règles d'âge ne servent à rien que si les chasseurs de loisir estiment l'âge de manière fiable, ce qui échoue souvent dans les faits.

Pourquoi l'UE bloque-t-elle les interdictions nationales d'importation ?
Le lobby de la chasse a commandé une expertise qui qualifie les interdictions nationales de contraires aux traités et postule une compétence exclusive de l'UE. Il s'agit d'une manœuvre de politique juridique : tant qu'aucune solution européenne n'existe et que les interdictions nationales sont considérées comme inadmissibles, rien ne se passe. La réponse politique est une réglementation à l'échelle de l'UE, pour laquelle le Parlement européen a déjà adopté une résolution en 2022.

Qu'en est-il de l'argument « la population locale en profite » ?
La valeur ajoutée locale est un objectif légitime, et le tourisme photographique et l'écotourisme l'atteignent de manière plus stable et plus équitable dans de nombreuses régions. Cet argument sert souvent de paravent au lobby de la chasse, alors qu'une grande partie des recettes reste entre les mains d'organisateurs internationaux et d'intermédiaires.

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Notre exigence

Le dossier sur la chasse au trophée documente un modèle économique qui utilise la rhétorique de la protection des espèces, mais repose sur le prestige, le profit et l'impulsivité. IG Wild beim Wild nomme les mécanismes à l'aide de chiffres, de sources scientifiques et d'une mise en perspective politique, car une société qui se réclame de la biodiversité et de l'éthique animale doit savoir ce qui est couvert en son nom par des papiers d'importation, des certificats CITES et des réservations de voyages à forfait.

Les arguments du lobby de la chasse (protection des espèces, valeur ajoutée locale, gestion durable) ne sont pas rejetés en bloc, mais examinés : dans quelles conditions ils sont valables, où ils échouent régulièrement et qui profite du flou. Si vous souhaitez apporter vos propres observations sur des importations de trophées, des offres de voyages de chasse ou des interventions politiques en Suisse, écrivez-nous. De bonnes informations sont le fondement de toute critique efficace.

La chasse au trophée est une non-culture. Tuer des animaux comme symboles de statut et exhiber des parties de leur corps comme décoration de salon est incompatible avec une conception contemporaine des animaux sauvages. Affirmer que tuer, c'est protéger les espèces est un aveu de faillite. La véritable protection des espèces signifie : préserver les habitats, désamorcer les conflits, lutter contre le braconnage, associer équitablement la population locale et donner de la valeur aux animaux sauvages vivants. Le tourisme photographique et l'écotourisme sont, dans de nombreuses régions, l'alternative économiquement supérieure de manière avérée : sans cadavres, sans corruption, sans dommages pour les populations.

Plus d'informations sur la chasse de loisir : dans notre Dossier sur la chasse nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.