Saisissez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler.

Loi sur la chasse

Pourquoi les bergers armés sont la mauvaise voie

La revendication de bergers armés ressemble à une solution rapide dans le conflit avec le loup. Mais elle recèle plus de problèmes que d'opportunités.

Rédaction Wild beim Wild · 25 septembre 2025

L'utilisation d'armes à feu dans le terrain escarpé et peu lisible des Alpes est risquée.

Les bergers sont avant tout des éleveurs, non des gardes-faune ou des policiers formés à cet effet. Une arme accroît le risque de tirs accidentels, d'accidents et de malentendus — pour les êtres humains, les chiens et les animaux sauvages de la même façon.

Les expériences françaises montrent que les tirs de défense réduisent à peine le nombre d'attaques de loups. Les loups sont adaptables, et des tirs isolés ne résolvent pas le problème de fond. Seule une protection combinée des troupeaux — gardiennage, chiens, clôtures et gestion adaptée des pâturages — demeure véritablement efficace.

Si les bergers peuvent eux-mêmes recourir à une arme, cela compromet le statut de protection du loup. Le loup est une espèce protégée par le droit international. Un « droit de tir » de facto affaiblit cette protection et peut détruire la confiance dans la régulation étatique.

Les bergers armés envoient un signal dangereux : au lieu de résoudre les conflits par la prévention, la planification et la coordination, on mise sur la confrontation. Cela favorise la polarisation et peut exacerber davantage le conflit sociétal autour du loup.

L'appel aux armes est l'expression d'une frustration, mais pas un concept durable. La protection des troupeaux, la prévention, des gardes-faune professionnels et des indemnisations équitables sont, sur le long terme, plus sensés, plus sûrs — et compatibles avec la protection des espèces également.

Il faut tenir compte du fait que le loup est aujourd'hui présent de manière étendue dans certaines parties des cantons du Valais et des Grisons, ainsi que dans le Jura vaudois occidental. Dans cette situation, les populations de loups se régulent d'elles-mêmes par leur territorialité : là où une meute vit, aucune nouvelle ne s'installe. Selon les scientifiques, un ralentissement de la croissance des effectifs peut y être attendu même sans régulation.

Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) entend présenter encore en 2025 un rapport destiné à clarifier dans quelles conditions des bergers armés seraient juridiquement et pratiquement envisageables. Les questions relatives à la formation, à la responsabilité, au contrôle et à la protection des animaux sont au cœur du débat.

Articles complémentaires

Soutiens notre travail

Avec ton don, tu contribues à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.

Faire un don →

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Les preuves scientifiques se trouvent dans l'aperçu Études sur les effets de la chasse de loisir.

La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.