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Loi sur la chasse

L'OFEV et les services de gestion de la chasse travaillent-ils sérieusement ?

Il semblerait que les tests ADN ne soient plus nécessaires pour les demandes d'abattage de jeunes loups. L'IG Wild beim Wild remet en question les méthodes de travail de l'OFEV et des services de gestion de la chasse.

Rédaction Wild beim Wild — 4 septembre 2023

Il semblerait qu'aucune véritable attribution, telle que des tests ADN, ne soit plus nécessaire de la part des cantons pour leurs demandes d'abattage de jeunes loups.

Christoph Jäggi, chef de la division Chasse et Pêche de Glaris, a déposé une demande de régulation pour la meute Kärpf concernant les dommages survenus sur l'alpage Gamperdun.

Or, les dommages sont désormais également imputés à la meute de Calfeisen : «Sur la base des traces relevées sur place, il est à supposer que les dommages ont été causés par la meute dite du Calfeisental.«

L'OFEV ne semble plus en mesure de vérifier rigoureusement les faits et avalise les demandes d'abattage des cantons de manière irresponsable. Il s'agit d'un abus de pouvoir et d'une tromperie envers les électeurs ainsi que les contribuables.

En 2020, la population suisse a décidé à une large majorité de maintenir la protection des loups. La protection du loup ne doit pas être assouplie en Suisse. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) compétent semble se soucier de la volonté populaire aussi peu que le Conseil fédéral.

De plus, en raison des informations imprécises fournies par les cantons, il est douteux que ces demandes d'abattage soient conformes à la loi.

D'un côté, le canton de Saint-Gall fournit des indications contradictoires sur le nombre de jeunes de la meute du Calfeisen ; de l'autre, dans le canton de Glaris, deux meutes différentes seraient désormais responsables des dommages survenus sur le même alpage dans la nuit du 28 au 29 août 2023.

Il est fort peu probable que les deux meutes aient toutes deux attaqué quelques animaux dans le même territoire. Il est absolument incompréhensible et inacceptable qu'un animal sauvage protégé tel que le loup, qui se comporte de manière tout à fait normale et conforme à son espèce en s'attaquant à une proie facile lorsque l'occasion se présente, soit abattu, simplement parce que des éleveurs et des politiciens, animés par des motivations basses, refusent de protéger efficacement leurs animaux de rente.

Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle ordonnance sur la chasse (OChP) le 1er juillet, la Confédération et les cantons délivrent les autorisations d'abattage les unes après les autres. Des louveteaux peuvent être abattus pour les méfaits de leurs aînés — une mesure de décimation pure et simple. Des loups qui s'attaquent à des moutons totalement non protégés sur des alpages dits « non protégeables sans contrainte excessive » peuvent également être tués pour « protéger » (!) les animaux de pâturage — une situation parfaitement paradoxale. Ces loups n'ont rien fait de mal : ils ont simplement profité, de manière tout à fait conforme à leur nature, des occasions offertes pour capturer des proies faciles, à savoir des moutons et des chèvres non protégés.

Chaque année, plus de dix mille moutonschèvresbovins périssent lors de l'estivage, en raison d'un manque de gardiennage et d'un défaut de protection animale de la part des éleveurs amateurs sans attestation de compétence — et non à cause des loups ! Ne rien entreprendre face aux conditions catastrophiques qui règnent dans les alpages, dissimulées derrière des chiffres sobres mais alarmants, est également une marque de fabrique de l'OFEV.

Communiqués de presse du canton de Glaris :

Dossier : Le loup en Suisse : faits, politique et limites de la chasse

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La IG Wild beim Wild est une communauté d'intérêts à but non lucratif qui s'engage pour l'amélioration durable et non violente de la relation entre l'être humain et l'animal, l'IG s'étant également spécialisée dans les aspects juridiques de la protection des animaux sauvages. L'une de nos principales préoccupations est d'introduire dans le paysage culturel une gestion contemporaine et sérieuse de la faune sauvage sur le modèle du canton de Genève – sans chasseurs de loisir, mais avec des gardes-faune intègres qui méritent véritablement ce titre et agissent selon un code d'honneur. Le monopole de la violence appartient à l'État. La IG soutient les méthodes scientifiques de la immunocontraception pour les animaux sauvages.

En savoir plus sur la chasse de loisir: Dans notre dossier sur la chasse nous rassemblons des vérifications des faits, des analyses et des reportages de fond.

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