10.10.2026, 03:31

Rechercher

Initiative populaire cantonale : canton du Jura

«Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

Initiative populaire cantonale sous forme de projet rédigé / Initiative constitutionnelle sous forme de projet rédigé

Fondée sur les articles 75 et suivants de la Constitution de la République et Canton du Jura du 20 mars 1977 et sur la loi sur les droits politiques

Déposée par le comité d’initiative [date du dépôt] / Déposé par le comité d’initiative [date du dépôt]

Remarque : le texte type suivant est rédigé en allemand, car wildbeimwild.com est une plateforme germanophone. Pour un dépôt dans le canton du Jura, le texte de l'initiative doit être disponible en français. La traduction doit être assurée par un ou une juriste avant le dépôt.

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton du Jura, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution de la République et Canton du Jura du 20 mars 1977 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage / Gestion professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton du Jura.

2 La protection, les soins et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage spécialement formés, au service du canton.

3 Le tir d'animaux sauvages n'est admissible qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers ont été épuisées ou se révèlent insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection animale et de la nature, du monde scientifique ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et statue sur les mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations sauvages, la mise en réseau des habitats ainsi que la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

6 La loi règle les modalités.

Art. [nouveau] Protection des espèces d’animaux sauvages menacées et protégées / Protection des espèces menacées

1 Le canton renonce à la régulation des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées au sens de l'art. 7a de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et ne délivre aucune autorisation de tir pour des animaux isolés d'espèces protégées au sens de l'art. 12 al. 2 de cette loi, en particulier pas pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral. L'alinéa 3 est réservé.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Des mesures contre des animaux sauvages isolés qui représentent un danger immédiat et considérable pour les personnes restent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement, dans le cadre de la collaboration intercantonale et auprès de la Confédération, en faveur de la protection et de la préservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire / Disposition transitoire

1 Le gouvernement édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l'acceptation de la présente modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le gouvernement assure la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase transitoire.

Explications

1. Situation initiale

Le canton du Jura s'étend sur 838 km² et compte environ 73'000 habitantes et habitants. Plus jeune canton de Suisse (fondé en 1979), il s'étend sur les chaînes et vallées du Jura, de l'Ajoie au nord, en passant par les Franches-Montagnes, jusqu'au bassin delémontain. Le canton est peu peuplé, fortement boisé et marqué par l'agriculture. Les Franches-Montagnes constituent l'un des derniers grands paysages ruraux traditionnels de Suisse, doté d'une grande valeur en matière de biodiversité.

Dans le Jura, la chasse de loisir est organisée sous forme de chasse à patente. Les particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité fixe sur une réserve de chasse (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura ainsi que par le analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Dans le canton du Jura, les détenteurs d'une patente de chasse ne sont tenus qu'à une seule «journée d'entretien» par an, durant laquelle ils effectuent, sans arme, quelques travaux symboliques d'entretien de haies et de biotopes. Cette obligation sert surtout de feuille de vigne au lobby de la chasse pour justifier son activité par de prétendues prestations en faveur de la protection de la nature, mais elle est sans commune mesure avec les dérangements et les mises à mort pratiqués toute l'année par la chasse de loisir. Une protection de la faune moderne repose sur une gestion professionnelle de l'habitat et une protection juridique, et non sur une journée d'entretien annuelle pour chasseurs de loisir.

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (voir le dossier complet sur l'interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com). Avec 838 km², le Jura a une surface plus grande que Genève (282 km²), mais, avec 73'000 habitants, une densité de population plus faible. La gestion professionnelle de la faune y exige davantage de personnel, mais fonctionne selon le même principe.

Le canton du Jura est directement concerné par la politique du loup. Dans l'Arc jurassien vivent des meutes de loups, par exemple dans le Jura vaudois, et des loups isolés traversent également le canton du Jura. Le lynx est présent depuis des décennies dans les massifs forestiers jurassiens. Le castor se répand le long des cours d'eau (cf. la analyse de la politique de la chasse sur wildbeimwild.com et les politique du loup sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle : le canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ 70 pour cent des votants du canton de Genève se sont prononcés en faveur de la suppression de la chasse de loisir en milice. Le Jura et Genève appartiennent à la même région linguistique. L'expérience genevoise est donc directement accessible à la population jurassienne, tant sur le plan culturel que linguistique:

  • La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié, passant de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
  • La population de chevreuils s'est stabilisée à un niveau sain, avec un tir spécial annuel effectué par des gardes-faune professionnels portant sur seulement 20 à 36 animaux.
  • L'interdiction est en vigueur sans interruption depuis plus de 50 ans. Genève ne l'a jamais levée. Le coût total s'élève à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant.

Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : un service de la faune professionnel plutôt que la chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle du garde-faune :

Compétence professionnelle plutôt que loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage agissent sur une base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal.

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune sauvage. La commission indépendante empêche que la pression politique ne dilue la gestion de la faune sauvage.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses Études études scientifiques le prouve : dans la plupart des cas, les populations sauvages se régulent d'elles-mêmes.

4. Pourquoi le canton du Jura?

Le plus jeune canton, doté d'une tradition progressiste. Le canton du Jura a été fondé en 1979, en tant que plus jeune canton de Suisse. La Constitution jurassienne de 1977 est l'une des plus modernes de Suisse. Une initiative en faveur d'une protection professionnelle de la faune s'inscrit dans cette tradition.

La politique du loup comme motif d'actualité. La présence du loup dans le Jura est immédiatement pertinente. Les meutes de loups de l'arc jurassien concernent également le canton du Jura. Alors que dans le canton de Vaud, des tirs controversés suscitent des critiques, le Jura pourrait emprunter la voie inverse : une gestion professionnelle et ancrée dans la constitution de la faune sauvage, plutôt qu'une chasse de loisir au coup par coup.

Proximité culturelle avec Genève. Les déclarations de spécialistes genevois, comme celles de l'ancien inspecteur de la faune Gottlieb Dandliker, en poste pendant de nombreuses années, sont disponibles en français et peuvent être citées directement. L'efficacité du modèle genevois apparaît dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne, pour un tir sanitaire d'un sanglier, 8 heures et de 2 cartouches au maximum. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), contre seulement 1,0 pour 100 hectares dans le canton de Zurich (cf. vérification des faits du Conseil d'État de Zurich).

Seuil de signatures bas : 2'000 signatures. Dans un canton de 73'000 habitants, c'est exigeant, mais réalisable, notamment avec le soutien des associations de protection des animaux et de la nature.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

Canton du lynx. Le Jura est l'une des régions les plus importantes de Suisse pour le lynx. Le lynx régule naturellement la population de chevreuils et réduit les dégâts d'abroutissement. Une gestion professionnelle de la faune sauvage protège le lynx et met à profit sa fonction écologique (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).

Défi : canton rural. Le Jura est peu peuplé et à caractère rural. La campagne doit davantage mettre l'accent sur les avantages concrets pour l'agriculture : moins de dégâts causés par la faune sauvage grâce à une prévention professionnelle, suppression du conflit d'intérêts entre la chasse de loisir et la gestion des dommages (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone urbanisée).

5. Sur le texte de l'initiative

Le texte de l'initiative correspond à la variante de la chasse à patente. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 et 2 de la loi sur la chasse, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique sans contestation à Genève.

Le deuxième paragraphe est particulièrement pertinent pour le Jura : le lynx y est présent depuis des décennies, le loup s'y propage, le castor est documenté le long des cours d'eau.

Important : pour le dépôt, le texte doit être disponible en langue française. La constitution jurassienne utilise le terme « Gouvernement » pour l'exécutif (au lieu de « Conseil d'État » comme à Neuchâtel). Cette terminologie doit être prise en compte lors de la traduction.

6. Incidences financières : budget concret pour le Jura

Pour le Jura, avec une superficie de 838 km² et environ 73'000 habitants, l'estimation des coûts suivante en résulte :

Frais de personnel : 360’000 à 560’000 francs par an. Il faut 3 à 4 postes à plein temps. Le Jura, avec 838 km², est presque trois fois plus grand que Genève (282 km²), mais peu peuplé. Un poste à plein temps coûte, charges comprises, environ 120'000 à 140'000 francs par an.

Frais de matériel : 80'000 à 120'000 francs par an. Équipement, véhicules, dispositifs d'effarouchement, infrastructure de monitoring, clôtures électriques, communication publique.

Indemnisation des dégâts : 40'000 à 80'000 francs par an. Principalement les dégâts causés par les sangliers à l'agriculture et les dégâts d'abroutissement en forêt.

Coûts totaux : 480'000 à 760'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 6.55 à 10.40 francs par habitant et par an.

Recettes supprimées

Avec la suppression de la chasse de loisir, les taxes de permis estimées à 200'000 à 400'000 francs par an disparaissent. Elles sont toutefois à mettre en balance avec les coûts externes de la chasse de milice, jamais comptabilisés (accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse en forêt de protection, charges administratives, interventions de la police et de la justice), qui devraient largement dépasser ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes font défaut depuis 1974, sans problèmes financiers : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps effectuent le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques effectués par des gardes-faune professionnels ne sont pas comparables à une chasse régulatrice basée sur le folklore des chasseurs ou sur une «expérience de la nature» mal comprise par les chasseurs de loisir. Un calcul en coûts complets montre que la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte réellement à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations en matière de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse, qu'il avait contribué à façonner, a échoué devant le peuple (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir ont, au parlement, majoritairement politisé contre les préoccupations environnementales. Quiconque affirme que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

En contrepartie, il y a des économies : pas d'examens de chasse, pas de gestion des permis, pas de planification des tirs, pas de surveillance de la chasse. Les surcoûts nets devraient se situer entre 250'000 et 480'000 francs par an, ce qui correspond à environ 3.40 à 6.60 francs par habitant correspond. Les coûts par habitant plus élevés s'expliquent par la faible densité de population sur une grande superficie. En valeur absolue, les coûts restent nettement inférieurs au budget genevois d'environ 1,2 million de francs.

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. L'art. 3 al. 1 et 2 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique sans contestation à Genève. L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais ne l'impose pas. Il en va de même pour les autorisations de tir d'animaux individuels selon l'art. 12 al. 2 LChP. L'initiative respecte l'unité de la matière.

8. Anticipation des objections prévisibles

«Le Jura est trois fois plus grand que Genève et peu peuplé, le système coûte trop cher»

Les faits : La surface plus grande exige davantage de spécialistes (3 à 4 postes au lieu d'environ 3 postes à plein temps). En chiffres absolus, les coûts restent toutefois nettement inférieurs au budget genevois. La faible densité de population tend à simplifier la gestion de la faune sauvage, car il y a moins de zones de conflit entre l'être humain et les animaux sauvages. Les coûts par habitant plus élevés sont une conséquence mathématique de la faible population, et non un signe d'inefficacité (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse).

Formule communicative courte : «En chiffres absolus, la protection professionnelle de la faune sauvage coûte moins cher dans le Jura qu'à Genève. Moins de personnes sur une plus grande surface signifie moins de conflits, pas des coûts plus élevés.»

«Le Jura est un canton agricole, l'agriculture a besoin de la chasse de loisir»

Les faits : L'agriculture a besoin d'une gestion des dommages, pas de la chasse de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sauvage sont de meilleurs partenaires pour les agriculteurs que les chasseurs de loisir, car le conflit d'intérêts disparaît : les chasseurs de loisir ont intérêt à maintenir des effectifs élevés d'espèces chassables, ce qui entraîne davantage de dégâts causés par la faune sauvage. Les spécialistes professionnels travaillent pour prévenir les dommages, pas pour leur plaisir. À Genève, le canton met à disposition des agriculteurs des clôtures électriques et protège activement les cultures (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura).

Formule communicative courte : «Les agriculteurs ont besoin de spécialistes qui préviennent les dommages, pas de chasseurs de loisir qui maintiennent les effectifs élevés pour leur plaisir.»

«Le lynx et le loup ont besoin de la chasse de loisir comme régulateur»

Les faits : C'est exactement l'inverse. Le lynx et le loup sont des régulateurs naturels de la population de chevreuils. À Genève, où la chasse de loisir n'existe pas, la régulation naturelle fonctionne depuis 50 ans. La chasse de loisir perturbe les mécanismes de régulation naturels en détruisant les structures sociales et en augmentant artificiellement les taux de reproduction. L'initiative protège le lynx et le loup et leur permet d'exercer leur fonction écologique.

Formule communicative courte : «Le lynx régule la population de chevreuils. Gratuitement, efficacement et naturellement. Les chasseurs de loisir tuent le régulateur, puis prétendent devoir réguler eux-mêmes.»

9. Résumé

Cette initiative donne à la population jurassienne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage. En tant que plus jeune canton de Suisse, le Jura possède une tradition progressiste dans laquelle s'inscrit une protection professionnelle de la faune sauvage. Le lynx en tant que régulateur naturel, la politique du loup comme actualité brûlante et la proximité culturelle avec Genève font du Jura un canton stratégiquement important pour l'extension du modèle genevois en Suisse romande.

Initiativkomitee «Für professionellen Wildtierschutz» / Comité d’initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité conformément au droit cantonal, domiciliés dans le canton du Jura)

Adresse de contact : [adresse du comité]

Annexe : documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger

La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura : wildbeimwild.com : Psychologie de la chasse de loisir dans le canton JU

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere. Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'être humain et la faune sauvage.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen. Vérification des faits sur les affirmations les plus courantes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative dépose le texte de l'initiative en français auprès de la Chancellerie d'État du canton du Jura pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. L'aboutissement de l'initiative requiert 2’000 signatures valables. Le délai de récolte est de 12 mois à compter de la publication dans le Journal officiel (art. 89 al. 1 LDP). Les modalités de dépôt sont régies par la législation cantonale sur les droits politiques.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage», canton du Jura Document de travail interne, état en mars 2026

Résumé

Le Jura est le deuxième canton romand de la série et revêt une importance stratégique en tant que canton à lynx avec une pertinence pour la politique du loup. En tant que plus jeune canton de Suisse doté d'une tradition constitutionnelle progressiste, il offre un climat politique favorable. Le seuil de signatures peu élevé, fixé à 2’000, est réalisable. Le plus grand défi réside dans les coûts par habitant plus élevés en raison de la faible densité de population sur une grande superficie.

1. Pourquoi le canton du Jura ?

Plus jeune canton, tradition progressiste. La Constitution de 1977 est l'une des plus modernes de Suisse. La protection professionnelle de la faune sauvage s'inscrit dans cette tradition.

La politique du loup comme thème de mobilisation. Les loups dans l'Arc jurassien et les tirs controversés dans le canton de Vaud font de l'article sur la protection des espèces un sujet d'actualité brûlante.

Le lynx comme régulateur naturel. Le Jura est l'une des régions les plus importantes pour le lynx en Suisse. L'initiative protège le lynx et exploite sa fonction écologique.

2’000 signatures. Un obstacle réalisable avec le soutien des associations.

Chasse à patente = simple changement de système. Pas de baux de chasse, pas d'indemnisation communale.

2. Défis particuliers

Coûts par habitant. Les coûts supplémentaires nets de 3.40 à 6.60 francs par habitant sont plus élevés que dans la plupart des cantons de la série. Cela nécessite une communication claire : en chiffres absolus, les coûts restent nettement inférieurs au budget genevois d'environ 1,2 million de francs. Moins de personnes sur une plus grande surface signifie moins de zones de conflit.

Caractère rural. Comme à Appenzell Rhodes-Exterieures, la campagne doit davantage mettre l'accent sur l'utilité concrète pour l'agriculture.

3. Stratégie de communication : les trois messages clés

«Le Jura mérite mieux que la chasse de loisir.» Le Jura mérite mieux que la chasse de loisir. Positif, confiant, renforçant l'identité cantonale.

«Le lynx régule, gratuitement. Le chasseur tue, pour son plaisir.» Le lynx régule gratuitement. Le chasseur de loisir tue pour son plaisir. Le message du lynx est unique pour le Jura.

«Genève le fait depuis 50 ans. Le Jura peut faire de même.» La référence genevoise, dans la langue du canton.

4. Analyse des opposants

Les détenteurs de patente sont ancrés localement et personnellement connus dans le Jura, peu peuplé. La campagne doit rester factuelle.

L'Union des paysans est l'acteur décisif. S'il reste neutre ou soutient l'initiative, celle-ci a de bonnes chances. L'argumentation sur le conflit d'intérêts de la chasse de loisir (effectifs élevés = plus de dégâts) est la clé.

L'argument des coûts est plus vulnérable dans le Jura que dans la plupart des autres cantons. La réponse : en chiffres absolus, le budget reste inférieur à celui de Genève. Les coûts par habitant sont une question de densité de population, pas d'efficacité du système (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura).

5. Calendrier

PhaseContenuDélai
Constitution du comité & prévérification du texteConsulter un juriste ; traduction en français ; membres du comité domiciliés dans le JUMois 1–4
Dépôt pour prévérificationChancellerie d’ÉtatMois 4–5
Publication & lancement de la récolteObjectif : 2'500+ signatures comme marge de sécuritéMois 5
Contacts avec les partis & construction de coalitionsPS, Verts, CS-POP ; activer les contacts genevois ; associations de protection de la natureMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d’État, vérification officielleAprès le délai de récolte
Débat parlementaireAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationMobilisation finale avec le soutien genevoisAvant la votation

6. Matériel de campagne

  • Le Dossier genevois comme argumentaire central, complété par des documents en français.
  • L'Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura comme matériel de référence.
  • Déclarations publiques de Gottlieb Dandliker (inspecteur de la faune genevois de 2001 à 2025) comme référence pour le travail médiatique.
  • Médias locaux : Le Quotidien Jurassien, RFJ, RJB, RTS (Région).
  • Message du lynx comme élément visuel spécifique au canton.

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux circonstances du canton du Jura.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure « La chasse en Suisse protège et sert » de ChasseSuisse se lit comme un prospectus publicitaire, mais ses affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix récits passés au crible, de la « tâche de l'Etat » à la « biodiversité » en passant par les « 80 % d'approbation » : Dossier : vérification des faits de la brochure de ChasseSuisse →