10 août 2026, 18h54

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Retrouvé ! Comment le chat Nino montre ce que la compassion peut accomplir et ce dont les hérissons et les oiseaux ont besoin maintenant

Rédaction Wild beim Wild — 10 août 2026

C'est l'une de ces histoires qui montrent ce dont les êtres humains sont capables lorsqu'ils font preuve de solidarité.

Le samedi 8 août 2026, sur l'A2 près de Mezzovico-Vira, une voiture est entrée en collision avec le camping-car d'une famille espagnole. Sept personnes ont été blessées, un conducteur se trouvait entre la vie et la mort. Lors du choc, le chat Nino a été éjecté du camping-car et a disparu sans laisser de trace dans les environs, tandis que sa famille était soignée à l'hôpital.

Ce qui s'est passé ensuite mérite d'être raconté. Des riverains, qui ne connaissaient ni Nino ni sa famille, se sont immédiatement mis à sa recherche. Via la page Facebook «Animali Trovati e Smarriti in Ticino-Svizzera», des bénévoles ont organisé une opération de recherche qui a duré jusque tard dans la nuit. Il y a eu des centaines de signalements, d'innombrables appels, des personnes qui ont parcouru pendant des heures les prés près de Camignolo, sans jamais perdre de vue le petit chat. Même lorsqu'au milieu de cette situation tendue certains appelants se sont permis une mauvaise plaisanterie, la solidarité véritable n'en a pas été affectée.

Le lundi 10 août, enfin la nouvelle libératrice : Nino a été retrouvé non loin de la gare de Mezzovico-Vira, à proximité d'une rivière. Mis à part une petite blessure à une patte, il se porte bien. Après le contrôle vétérinaire, il a pu bientôt retourner auprès de sa famille.

Ce que cette histoire dit de nous tous

Ce qui rend cette opération de sauvetage si remarquable, ce n'est pas seulement sa fin heureuse. C'est le fait que de parfaits inconnus aient investi leur propre temps, leurs nuits et leur énergie pour aider un animal qu'ils n'avaient jamais vu. C'est précisément cette compassion, cette volonté de se mobiliser pour un être vivant en détresse, qui peut aussi s'appliquer à nos animaux sauvages indigènes. Il n'est pas nécessaire de parcourir les prés pendant des heures pour faire la différence. Parfois, une coupelle d'eau dans son propre jardin suffit.

La chaleur et la sécheresse mettent les animaux sauvages à rude épreuve

Cet été, la Suisse connaît à nouveau des périodes de sécheresse marquée et des vagues de chaleur. Ce qui est désagréable pour nous devient rapidement un problème sérieux pour de nombreux animaux sauvages. Les ruisseaux s'assèchent, les flaques disparaissent, les sources d'eau naturelles se raréfient. Sont particulièrement touchés les animaux qui dépendent de petits points d'eau facilement accessibles et qui ne peuvent eux-mêmes parcourir de grandes distances.

Les hérissons, par exemple, perdent rapidement des liquides en cas de chaleur persistante et peuvent même mourir de soif en cas de sécheresse extrême s'ils ne trouvent pas de source d'eau. Les oiseaux souffrent également: ils ont besoin d'eau non seulement pour boire, mais aussi pour se baigner, ce qui est indispensable à l'entretien de leur plumage et donc à leur capacité de voler et de se protéger de leurs prédateurs. Par forte chaleur, les besoins en liquides augmentent en outre nettement, tandis que l'offre naturelle diminue en même temps.

L'aide peut être aussi simple que cela

Une coupelle plate remplie d'eau dans le jardin, sur le balcon ou dans la cour intérieure peut être vitale pour les animaux sauvages durant cette période. Voici quelques points qui aident à ce que le point d'eau soit vraiment utile et ne nuise à personne:

  • Utiliser des récipients plats. Les animaux comme les hérissons ne savent pas nager et doivent pouvoir en ressortir sans difficulté. Une soucoupe, une assiette plate ou un abreuvoir à oiseaux avec un rebord à pente douce conviennent bien.
  • Prévoir une aide pour ressortir. Pour les récipients plus profonds, une pierre, un morceau d'écorce ou une petite planchette qui dépasse de l'eau permet d'éviter que les insectes ou les petits animaux ne se noient.
  • De l'eau fraîche tous les jours. Par forte chaleur en particulier, l'eau s'évapore rapidement et peut se charger de germes. Un changement quotidien maintient le point d'eau propre et hygiénique.
  • Choisir un emplacement ombragé. Un endroit à mi-ombre permet que l'eau ne se réchauffe pas trop et reste fraîche plus longtemps.
  • Privilégier un emplacement calme. Un endroit un peu caché et tranquille, par exemple sous des buissons ou dans un coin du jardin, offre aux animaux craintifs comme le hérisson la sécurité nécessaire pour accepter le point d'eau.
  • Nettoyer régulièrement. Un nettoyage minutieux du récipient empêche la formation d'algues et de germes qui peuvent nuire en particulier aux oiseaux.

Celui qui offre en plus une végétation procurant un peu d'ombre ou un petit élément d'abri comme un tas de branches dans le jardin crée pour les animaux sauvages un véritable refuge pendant les mois chauds.

Petit geste, grand effet

L'histoire de Nino montre de manière impressionnante à quel point la compassion et l'action concrète peuvent faire bouger les choses. Pour nos animaux sauvages, il ne faut souvent même pas une action de recherche nocturne, mais seulement un petit geste du quotidien : une écuelle d'eau, placée dans un endroit ombragé et renouvelée régulièrement. C'est justement en période de chaleur et de sécheresse une manière simple pour chacune et chacun d'apporter sa contribution à la protection des animaux sauvages indigènes.

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