Hérissons en hibernation : pourquoi les feuilles mortes peuvent rester au jardin
En automne, les hérissons s'installent pour l'hiver sous les feuilles mortes, les branchages et les haies. Faire disparaître ces cachettes maintenant peut détruire des nids vitaux.
Photo : K8 / Unsplash
En automne, beaucoup de gens font le grand ménage dans leur jardin : les feuilles mortes sont ratissées et évacuées, les tas de branches disparaissent, les plates-bandes sont mises à nu. Barbara Trentini, qui gère une station de soins pour hérissons, parle de manie de l'ordre. Pour les hérissons, cette période est justement délicate. D'environ novembre à mars, ils hibernent, plus tôt ou plus tard selon la météo, et les jeunes nés tardivement sont parfois encore en route en novembre. Leurs nids se trouvent le plus souvent là où l'on range : sous les feuilles mortes, dans les tas de branches et de brindilles, dans le compost ou sous des haies denses.
Ce qui se passe pendant l'hibernation
L'hibernation est la stratégie de survie du hérisson pendant la saison pauvre en nourriture. Il réduit fortement son métabolisme : selon Protection Suisse des Animaux PSA, sa température corporelle passe d'environ 37 à environ 5 degrés et son cœur ne bat plus que 8 à 20 fois par minute. Il traverse ainsi les mois froids grâce à ses réserves de graisse. Des réveils intermédiaires sont normaux ; il reste alors généralement dans son nid. Mais s'il est dérangé ou si son refuge d'hiver est détruit, il dépense des réserves qui lui manqueront jusqu'au printemps.
L'ordre coûte des refuges d'hiver
Un tas de feuilles mortes n'est pas seulement un lit pour le hérisson, c'est aussi son garde-manger. Sous les feuilles hivernent des coléoptères, des cloportes, des vers et des chenilles dont il se nourrit au printemps. Celui qui nettoie son jardin à blanc lui enlève les deux. Pourquoi les souffleurs de feuilles sont particulièrement nuisibles, nous l'avons expliqué dans Les souffleurs de feuilles chassent les hérissons de leur refuge.
Ce qu'il faut faire maintenant au jardin
- Laisser les feuilles mortes sous les haies, les arbustes et sur les plates-bandes. Elles protègent aussi le sol du gel.
- Aménager un tas de feuilles ou de branches dans un coin tranquille et le laisser en paix pendant tout l'hiver, idéalement de façon permanente.
- Ne pas retourner les tas de compost et de feuilles en hiver, et ne jamais y enfoncer la fourche.
- Ne pas brûler les tas de branches et de brindilles. Si l'on doit les enlever, les déplacer d'abord à la main, couche par couche.
- Sécuriser les soupiraux et les étangs avec une aide à la sortie, par exemple une planche munie de tasseaux transversaux.
Nous rassemblons d'autres dangers, comme les tondeuses robots, les filets ou les granulés anti-limaces, dans le dossier «Animaux sauvages : le test des faits».
Quand un hérisson a besoin d'aide
Un jeune hérisson devrait peser au moins environ 500 grammes en novembre, et les hérissons adultes nettement plus d'un kilogramme (Centre de soins pour hérissons de Zurich). Si le poids est nettement inférieur, ou si l'animal paraît malade, blessé ou affaibli, s'il titube ou reste couché, une station de soins pour hérissons devrait évaluer la situation. Les hérissons en bonne santé n'ont besoin ni d'un nourrissage complémentaire ni d'un hivernage sous la garde de l'être humain. Garder soi-même un hérisson plus de quelques jours n'est autorisé qu'avec une autorisation.
On ne nourrit qu'après avoir consulté une station de soins pour hérissons, avec de la nourriture pour chats et jamais avec du lait, car les hérissons ne digèrent pas le lactose. Et si l'on découvre un hérisson endormi, on le laisse dormir.
Commentaire : oser le désordre
Un jardin avec des feuilles mortes sous la haie et un tas de branches dans un coin n'est pas négligé, il est habité. Le hérisson figure sur la Liste rouge et est animal de l'année 2026. Ses plus grands ennemis ne sont pas le renard ou le blaireau, qui ont toujours fait partie de sa vie, mais les routes, les outils de jardin et les jardins qui ne lui laissent plus de place. Contre tout cela, il existe en hiver une solution simple : laisser faire.
Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans nos dossiers sur la chasse de loisir réunissent des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond. Ce que dit la recherche à ce sujet est présenté dans La chasse sous l’angle des faits : l’état de la recherche.
La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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