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Raton laveur Suisse : abattage pour mauvaise origine

Le raton laveur est un nouveau venu en Suisse. Depuis la première observation en 1976 dans le canton de Schaffhouse, il s'étend lentement depuis le nord. Il reste encore rare : en 2023, 44 animaux ont été abattus dans toute la Suisse. Mais en tant qu'« espèce néozoaire », il peut être chassé toute l'année et sans période de protection. La base scientifique de cette déclaration de nuisible est mince. L'étude de terrain la plus complète d'Europe conclut : le raton laveur n'est pas un tueur d'espèces. La Suisse le persécute malgré tout.

Fiche d'identité

Le raton laveur (Procyon lotor) appartient à la famille des petits ours (Procyonidae) et est originaire d'Amérique du Nord et centrale. C'est un mammifère de taille moyenne avec une longueur corporelle de 41 à 71 centimètres (sans la queue) et un poids de 3,6 à 9 kilogrammes, le poids variant considérablement selon la saison et l'offre alimentaire. Son trait le plus marquant est le masque facial noir qui lui donne une apparence distinctive. La queue touffue est annelée de noir et blanc. Les pattes antérieures sont exceptionnellement habiles et ressemblent à de petites mains, avec lesquelles le raton laveur peut palper, ouvrir et « laver » sa nourriture.

Biologie et mode de vie

Le raton laveur est principalement actif au crépuscule et la nuit. C'est un excellent grimpeur et nageur qui colonise de préférence les forêts de feuillus et mixtes riches en cours d'eau. Il choisit ses lieux de repos dans des arbres creux, des terriers de renards ou de blaireaux, des fissures rocheuses ou, à proximité des habitations, dans des greniers et des remises à outils (Umweltberatung Luzern, Waldwissen.net). En Suisse, il se propage principalement le long des cours d'eau, avec un foyer d'expansion dans le nord-ouest du pays : en 2023, 35 des 44 ratons laveurs abattus l'ont été dans le canton de Bâle-Campagne (Waldwissen.net, 2025). Des observations existent désormais aussi en Suisse centrale, au Walensee et au lac Léman.

Le raton laveur vit dans des structures sociales plus complexes qu'on ne l'a longtemps supposé. Les femelles forment des groupes matrilinéaires, appelés familles maternelles, avec des frontières territoriales fixes par rapport aux autres groupes. Les mâles migrent entre les territoires des femelles en évitant délibérément l'accouplement avec leurs propres filles (Michler, Projet Waschbär, Parc national de Müritz, 2018). Cette structure sociale révèle un comportement hautement développé qui contredit l'étiquetage simpliste d'« espèce invasive nuisible ».

Reproduction

La période d'accouplement se déroule en février et mars. Après une gestation d'environ 63 jours, la femelle met bas en avril ou mai de 2 à 5 petits en moyenne. Dans la nature, l'espérance de vie n'est que de 1,8 à 3,1 ans (Wikipedia, Waschbär). La chasse et les accidents de la route sont les deux causes de mortalité les plus fréquentes. Les populations de ratons laveurs disposent d'un mécanisme de compensation prononcé : quand des animaux disparaissent à cause de maladies ou de la chasse, de jeunes femelles participent davantage à la reproduction et compensent rapidement les pertes (Michler, 2018).

Alimentation

Le raton laveur est un opportuniste alimentaire prononcé. L'étude européenne la plus exhaustive, le projet de recherche du Parc national de Müritz (Dr. Berit Michler et Dr. Frank-Uwe Michler, TU Dresden, 2006–2017), montre que son alimentation se compose en moyenne annuelle de plus de 50 pour cent de mollusques comme les vers de terre et les escargots. La nourriture végétale (fruits, baies, noix) représente environ 32 pour cent. Les vertébrés ne constituent qu'une faible proportion (IG Wild beim Wild, Nordkurier, 2019). Le raton laveur n'est pas un chasseur spécialisé, mais un cueilleur qui prend ce qui est disponible.

Comment le raton laveur est arrivé en Europe : une histoire d'origine humaine

Élevages de fourrure et lâchers

Le raton laveur n'est pas un intrus qui s'est frayé son propre chemin vers l'Europe. Il a été amené ici par l'homme. Dans les années 1920 et 1930, des exploitants d'élevages de fourrure ont importé des ratons laveurs d'Amérique du Nord vers l'Allemagne. En 1934, deux couples ont été délibérément relâchés dans la nature au lac Eder en Hesse, pour « enrichir la faune indigène » (Wikipedia, Waschbär). Après-guerre, d'autres animaux se sont échappés d'élevages de fourrure détruits. C'est à partir de ces sources que s'est développée toute la population européenne.

Arrivée en Suisse

En 1976, un raton laveur a été observé pour la première fois en Suisse dans le canton de Schaffhouse. Depuis 2003, il colonise aussi la région riveraine du lac Léman. L'immigration se fait naturellement à partir des populations allemandes via la frontière nord. Dans les années 1980 ont suivi des preuves de présence dans les cantons de Soleure, Bâle-Campagne, Thurgovie et Schaffhouse (Waldwissen.net, 2025). L'effectif reste très faible : il n'existe pas de comptage exact, mais les chiffres d'abattage (2020 : 2, 2021 : 13, 2022 : 17, 2023 : 44) montrent une croissance lente mais constante (Statistique fédérale de la chasse, 20 Minuten, Waldwissen.net).

Le raton laveur est en Suisse parce que l'homme l'a amené en Europe. Il ne s'est pas « volé » son habitat, il a été transporté ici et fait maintenant de son mieux avec la situation.

La chasse : gibier libre toute l'année

Situation juridique

Le raton laveur est considéré en Suisse comme une «espèce allochtone» (néozoaire) et peut être chassé toute l'année sans période de protection selon la loi fédérale sur la chasse (LChP, art. 7a). Il n'y a pas de plans d'abattage, pas de réglementation par quotas et aucune obligation de valorisation. Chaque chasseur de loisir titulaire d'un permis valide peut l'abattre à tout moment de l'année, même pendant l'élevage des jeunes. Le canton de Soleure le désigne comme un «hôte plutôt indésirable» et un «porteur potentiel de maladies» (canton de Soleure). L'objectif déclaré des autorités est de «ne pas permettre du tout l'installation du raton laveur en Suisse» (responsable de la chasse et de la pêche du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, SRF, 2021).

L'ampleur des abattages

Les chiffres d'abattage sont encore faibles, mais en forte augmentation : 2 ratons laveurs ont été abattus en 2020, 17 en 2022, déjà 44 en 2023, dont 35 dans le canton de Bâle-Campagne (statistiques fédérales de la chasse, Waldwissen.net). Dans le canton de Bâle-Campagne, plus de 30 ratons laveurs ont été recensés en 2023, et les autorités partent du principe que les chiffres continueront d'augmenter (20 Minuten, 2024). Les chasseurs de loisir sont incités dans plusieurs cantons à abattre les ratons laveurs lors de rencontres. Des pièges vivants sont utilisés, mais doivent être contrôlés au moins une fois par jour.

L'échec de la stratégie d'éradication

L'exemple de l'Allemagne montre pourquoi la stratégie de «prévention d'installation» est vouée à l'échec. En Allemagne, plus de 200’000 ratons laveurs ont été abattus lors de la saison de chasse 2020/21. L'effectif est estimé à plus d'un million d'animaux et continue de croître (Wikipedia, Waldwissen.net). Le zoologue Frank-Uwe Michler a calculé qu'au moins 300’000 animaux par an devraient être abattus pour une réduction réelle des effectifs. La chasse n'a même pas ralenti la propagation du raton laveur en Allemagne. Il n'y a aucune raison de supposer que la situation évoluera différemment en Suisse.

Le chercheur spécialiste du raton laveur Hohmann précise que la seule absence d'ennemis naturels dans l'espace européen ne justifie pas une chasse intensive, car la prédation naturelle ne joue pas non plus un rôle essentiel comme cause de mortalité dans l'aire d'origine nord-américaine (Wikipedia, raton laveur). En Suisse, le grand-duc d'Europe est le plus grand ennemi naturel du raton laveur (conseil environnemental de Lucerne).

En savoir plus : Pourquoi la chasse de loisir échoue comme contrôle des populations

Le narratif «tueur d'espèces» : ce que dit vraiment la science

L'étude de Müritz

L'étude de terrain la plus complète et la plus longue sur le raton laveur en Europe a été menée de 2006 à 2017 dans le parc national de Müritz (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale). L'équipe dirigée par Dr. Berit Michler et Dr. Frank-Uwe Michler de l'université technique de Dresde a capturé 145 animaux au fil des années, équipé 69 d'entre eux de colliers émetteurs et collecté des centaines d'échantillons d'excréments pour l'analyse alimentaire. La question centrale était : le raton laveur est-il dangereux pour les espèces animales indigènes et protégées ?

La conclusion des recherches est : non. Les calculs ont révélé que les vertébrés n'étaient capturés qu'en très petites quantités et que les espèces concernées présentaient une forte abondance dans la zone d'étude. La plupart des espèces protégées de la région n'appartenaient pas au spectre de proies des ratons laveurs. La thèse de Berit Michler (université technique de Dresde, 2017) constate qu'en raison de la structure démographique documentée et de l'absence de spécialisation alimentaire, aucun impact écologique négatif n'est à prévoir à l'avenir. Les résultats plaident pour une «utilisation hautement opportuniste des ressources alimentaires disponibles dans la région».

Le NABU Gifhorn résume ainsi l'état des études : « Bien qu'il soit régulièrement fait état de l'influence négative du raton laveur comme pilleur de nids et prédateur de petit gibier, il n'existe pas, du point de vue scientifique, de preuves scientifiquement reproductibles dans son aire de répartition allochtone, même avec une croissance démographique progressive » (NABU Gifhorn, d'après Michler 2017).

Reconnaître les risques locaux, rejeter les jugements généralisés

L'étude de Müritz n'exclut pas que le raton laveur puisse avoir une influence négative sur certaines espèces au niveau local et dans les zones plus perturbées par l'homme, en particulier sur les oiseaux nichant au sol et les amphibiens. Des études de Saxe-Anhalt ont documenté des pertes de reproduction chez le milan rouge, le martinet noir, le torcol fourmilier et le gobemouche noir (Wikipedia, raton laveur). Ces résultats locaux doivent être pris au sérieux, mais ne justifient pas une stratégie d'extermination généralisée. La protection des espèces est plus efficace quand elle s'attaque aux menaces concrètes : perte d'habitat, fragmentation, usage de pesticides et dérangement. Faire du raton laveur le bouc émissaire de problèmes causés par l'homme est commode, mais improductif.

Le mécanisme de compensation

L'étude de Müritz a documenté un mécanisme qui rend particulièrement évidente l'inutilité de la chasse : lorsque des ratons laveurs disparaissent à cause de maladies ou d'abattages, les femelles d'un an, qui normalement ne se reproduisent pas encore, participent davantage à la reproduction l'année suivante et compensent rapidement les pertes (Michler, 2018). La maladie de Carré, qui a causé un effondrement des effectifs dans la zone d'étude, est d'ailleurs restée limitée à un seul territoire, car les frontières territoriales fixes des familles maternelles ont empêché sa propagation. Ce système social est plus résistant aux interventions que les chasseurs de loisir ne veulent bien l'admettre.

Le raton laveur et le débat sur les « néozoaires »

Ce que signifie vraiment « allochtone »

Le raton laveur est classifié en Suisse comme « néozoaire invasif ». Mais que signifie « allochtone » dans un monde où l'homme déplace des espèces autour du globe depuis des siècles ? Le raton laveur n'est pas venu en Europe de son propre chef. Il a été importé par l'homme, relâché et se débrouille maintenant seul. Le punir parce qu'il survit et s'est adapté aux nouvelles conditions est éthiquement discutable.

L'IG Wild beim Wild critique la mise hors-la-loi permanente du raton laveur comme une « condamnation pseudo-biologique et anti-écologique d'espèces étrangères » (IG Wild beim Wild, 2021). L'éthicien animalier Prof. Markus Wild (Université de Bâle) a soutenu en 2021 une pétition pour la protection du raton laveur en Suisse.

La comparaison allemande

En Allemagne vivent plus d'un million de ratons laveurs, et plus de 200 000 sont abattus chaque année. Les effectifs continuent pourtant de croître. Certaines villes comme Berlin discutent déjà de savoir si le raton laveur ne devrait pas être accepté comme partie intégrante de la faune urbaine et géré avec des programmes de castration et de prévention plutôt qu'avec des abattages (TierWelt, 2021). La Suisse a la chance d'apprendre des erreurs allemandes au lieu de les répéter.

En savoir plus : Faits plutôt que balivernes de chasseurs sur les ratons laveurs

Ce qui devrait changer

  • Introduction d'une période de protection pendant l'élevage des jeunes : Que le raton laveur soit la seule espèce de mammifère en Suisse à pouvoir être chassée toute l'année sans aucune période de protection, même pendant la naissance et l'élevage des jeunes, contrevient aux principes de la loi sur la protection des animaux (LPA). Même les espèces allochtones ont droit à des standards minimaux en matière de protection animale. L'abattage de femelles accompagnées de jeunes doit être interdit.
  • Gestion basée sur la science plutôt que persécution généralisée: La stratégie actuelle de «prévention d'une installation» a échoué. Le raton laveur est arrivé en Suisse et y restera. Les autorités doivent abandonner la stratégie d'éradication et développer une gestion de coexistence basée sur la science, qui traite les conflits locaux sans poursuivre l'espèce de manière générale.
  • Prévention au lieu d'abattage en zone d'habitation: Les ratons laveurs en zone d'habitation constituent un problème de gestion, non un problème de chasse. Les conteneurs à déchets sécurisés contre les martres, les accès aux toits protégés et une interdiction stricte de nourrissage sont les seules mesures efficaces. Les expériences de Kassel et d'autres villes allemandes montrent qu'une gestion préventive des conflits minimise efficacement les problèmes (Michler et Michler, 2012).
  • Protection de la faune indigène par valorisation de l'habitat: Là où le raton laveur menace effectivement des espèces protégées, comme les nicheurs au sol ou les amphibiens, les mesures de protection doivent s'attaquer à la source : valorisation des habitats de nidification, création de plans d'eau de reproduction avec protection contre la prédation, amélioration de la diversité structurelle. Tirer sur le raton laveur tout en détruisant simultanément les habitats des espèces concernées n'est pas une stratégie de protection des espèces.
  • Recherche et monitoring: Il n'existe pas de données fiables sur les effectifs du raton laveur en Suisse. La carte de répartition d'info fauna se base sur des signalements et des observations fortuites. Un monitoring systématique est la condition préalable à toute décision fondée sur des preuves.
  • Pas de criminalisation de l'animal: Le raton laveur n'est pas responsable de sa présence en Europe. La responsabilité incombe à l'homme qui l'y a amené. La désignation générale comme «nuisible invasif» et l'autorisation de chasse toute l'année véhiculent une image qui relève plus de la xénophobie envers les espèces que de la science.

Argumentaire

«Le raton laveur est un néozoaire invasif et doit être éliminé avant qu'il ne se propage davantage.» L'exemple de l'Allemagne montre que la stratégie d'éradication a échoué. Malgré plus de 200’000 abattages par an, la population continue de croître. Le raton laveur dispose d'un mécanisme de compensation biologique qui compense les pertes par une reproduction renforcée. La Suisse ne se débarrassera plus du raton laveur. La question n'est pas de savoir si, mais comment elle cohabitera avec lui.

«Le raton laveur est un tueur d'espèces qui menace les espèces animales indigènes.» L'étude de terrain européenne la plus complète (Michler et Michler, Parc national de Müritz, 2006–2017) conclut que le raton laveur n'est pas un tueur d'espèces. Son spectre alimentaire se compose à plus de 50 pour cent de mollusques et à environ 32 pour cent de végétaux. La plupart des espèces protégées dans la zone d'étude ne faisaient pas partie de son spectre de proies. Les conflits locaux avec les nicheurs au sol sont réels, mais plus efficacement résolus par la protection de l'habitat que par les abattages.

«Le raton laveur n'a pas d'ennemis naturels en Europe et doit donc être chassé.» Le chercheur spécialiste du raton laveur Hohmann a démontré que la prédation naturelle ne constitue pas non plus une cause majeure de mortalité pour les ratons laveurs dans leur région d'origine nord-américaine. En Suisse, le grand-duc est un ennemi naturel. Le retour du loup pourrait également avoir une influence à long terme. L'absence de prédateurs ne justifie pas une poursuite générale d'une espèce dont la dynamique de population se régule d'elle-même par la territorialité et la disponibilité alimentaire.

«Il n'y a pas de période de protection parce que chaque abattage compte.» L'autorisation de chasse toute l'année sans période de protection signifie que les mères accompagnées peuvent être tirées alors que leurs jeunes dépendent encore d'elles. Ceci contrevient à l'esprit de la loi sur la protection des animaux, qui prescrit la protection des parents jeunes, accompagnés ou nourrissants. Les animaux allochtones ressentent aussi la douleur et l'angoisse. Leur origine n'y change rien.

«Le raton laveur transmet le dangereux ver du raton laveur.» L'ascaris du raton laveur (Baylisascaris procyonis) constitue un risque sanitaire réel qui doit être pris au sérieux. Dans le parc national de Müritz, aucune infestation par l'ascaris n'a cependant pu être démontrée (Michler, 2017). En Suisse, il n'existe à ce jour aucun cas confirmé. Le risque est efficacement géré par des mesures d'hygiène (pas de contact avec les excréments de raton laveur, vermifugation des chiens). Cela ne justifie aucun massacre.

Liens rapides

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Dossiers connexes

Références

  • Statistique fédérale de la chasse, OFEV/Wildtier Schweiz : http://www.jagdstatistik.ch (données d'abattage et de gibier trouvé mort raton laveur)
  • Waldwissen.net/WSL : Le raton laveur, un garnement au potentiel destructeur (Lässig, 2003, actualisé 2025)
  • Michler, B. A. (2017/2020) : Examens coproscopiques du spectre alimentaire du raton laveur dans le parc national de Müritz. Thèse TU Dresden
  • Michler, F.-U. (2016/2018) : Recherche mammalogique de terrain sur la biologie des populations du raton laveur dans le parc national de Müritz. Thèse TU Dresden
  • Michler, F.-U. et Michler, B. (2012) : Importance écologique, économique et épidémiologique du raton laveur en Allemagne. Contributions à la recherche cynégétique et sur la faune sauvage 37 : 387–395
  • SRF News (2021) : Visite mortelle, un raton laveur s'égare en Appenzell et est abattu
  • 20 Minuten (2024) : Pas d'ennemis, beaucoup de nourriture : la Suisse menacée d'une invasion de ratons laveurs
  • TierWelt (2021) : Protéger ou chasser les ratons laveurs ?
  • Conseil environnemental de Lucerne : Raton laveur (umweltberatung-luzern.ch)
  • Canton de Soleure : Raton laveur (so.ch)
  • NABU Gifhorn : Le raton laveur, pas un tueur d'espèces (nabu-gifhorn.jimdoweb.com)
  • Info fauna, Centre national de données et d'information de la faune suisse : Carte de répartition raton laveur
  • IG Wild beim Wild (2019/2021) : Des faits au lieu de vantardises de chasseurs sur les ratons laveurs, Pétition protection du raton laveur (wildbeimwild.com)
  • Wikipedia : Raton laveur (Procyon lotor)
  • Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (LChP, RS 922.0)
  • Loi sur la protection des animaux (LPA, RS 455)

Notre exigence

Le raton laveur est un animal qui paie pour les erreurs de l'homme. Il a été amené en Europe pour être élevé et tué pour sa fourrure. Quand il s'est échappé et s'est adapté aux nouvelles conditions, il a été déclaré « néozoaire invasif » et de nouveau autorisé à l'abattage. La chasse annuelle sans période de protection, qui n'épargne même pas les femelles reproductrices, constitue une violation de tout principe fondamental de la protection animale. La plus vaste étude de terrain européenne établit que le raton laveur n'est pas un tueur d'espèces. L'exemple de l'Allemagne prouve que la stratégie d'extermination a échoué. La Suisse a la chance d'emprunter une autre voie : coexistence au lieu de persécution, prévention au lieu d'abattage systématique, science au lieu de mythes de chasseurs. Le raton laveur est là, et il restera. Il nous appartient de l'accepter comme cohabitant ou de continuer à le poursuivre inutilement. Ce dossier sera régulièrement actualisé lorsque de nouveaux chiffres, études ou développements politiques l'exigeront.

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans notre Dossier sur la chasse nous regroupons des vérifications de faits, analyses et reportages de fond.