2 avril 2026, 02:05

Saisissez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler.

Raton laveur en Suisse : abattu suite à une origine erronée

Le raton laveur est un nouvel arrivant en Suisse. Depuis sa première observation en 1976 dans le canton de Schaffhouse, il s'est lentement répandu depuis le nord. Il reste rare : 44 individus ont été abattus en Suisse en 2023. Cependant, en tant que « néozoon », il peut être chassé toute l'année sans restriction de saison. Le fondement scientifique de ce statut légal est fragile. L'étude de terrain la plus complète menée en Europe conclut que le raton laveur n'est pas un prédateur. Malgré cela, la Suisse continue de le persécuter.

Profil

Le raton laveur ( Procyon lotor ) appartient à la famille des Procyonidés et est originaire d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale. C'est un mammifère de taille moyenne mesurant de 41 à 71 centimètres de long (sans la queue) et pesant de 3,6 à 9 kilogrammes, bien que son poids varie considérablement selon la saison et la disponibilité de nourriture. Son masque facial noir, qui lui confère une apparence unique, est sa caractéristique la plus distinctive. Sa queue touffue est annelée de noir et de blanc. Ses pattes avant, exceptionnellement agiles, ressemblent à de petites mains ; le raton laveur les utilise pour tâter, ouvrir et « laver » sa nourriture.

Biologie et mode de vie

Le raton laveur est principalement crépusculaire et nocturne. Excellent grimpeur et nageur, il affectionne les forêts de feuillus et les forêts mixtes riches en eau. Il choisit pour dormir les arbres creux, les terriers de renard ou de blaireau, les crevasses rocheuses ou, près des habitations, les greniers et les abris de jardin (Service de conseil environnemental de Lucerne, Waldwissen.net). En Suisse, sa population se développe principalement le long des cours d'eau, avec une forte concentration dans le nord-ouest du pays : en 2023, 35 des 44 ratons laveurs abattus l'ont été dans le canton de Bâle-Campagne (Waldwissen.net, 2025). Des observations ont également été signalées en Suisse centrale, au lac de Walen et au lac Léman.

Les ratons laveurs vivent selon des structures sociales plus complexes qu'on ne le pensait. Les femelles forment des groupes matrilinéaires, appelés familles matriarcales, avec des frontières territoriales fixes qui les séparent des autres groupes. Les mâles migrent entre les territoires des femelles, évitant délibérément de s'accoupler avec leurs propres filles (Michler, Raccoon Project, Parc national de Müritz, 2018). Cette structure sociale révèle un comportement très élaboré qui contredit l'étiquette simpliste de « nuisible invasif » apposée aux ratons laveurs.

Reproduction

La saison des amours a lieu en février et mars. Après une gestation d'environ 63 jours, la femelle donne naissance en moyenne à 2 à 5 petits en avril ou mai. À l'état sauvage, l'espérance de vie n'est que de 1,8 à 3,1 ans (Wikipedia, Raton laveur). La chasse et les accidents de la route sont les deux principales causes de mortalité. Les populations de ratons laveurs présentent un mécanisme de compensation bien marqué : si des individus disparaissent à cause de maladies ou de la chasse, les jeunes femelles participent plus activement à la reproduction et compensent rapidement les pertes (Michler, 2018).

nourriture

Le raton laveur est un animal opportuniste qui se nourrit de diverses manières. L'étude européenne la plus complète, menée dans le parc national de Müritz (Dr Berit Michler et Dr Frank-Uwe Michler, TU Dresden, 2006-2017), montre qu'en moyenne, plus de 50 % de son alimentation est composée de mollusques tels que les vers de terre et les escargots. Les végétaux (fruits, baies, noix) représentent environ 32 %. Les vertébrés n'en constituent qu'une faible proportion (IG Wild beim Wild, Nordkurier, 2019). Le raton laveur n'est pas un chasseur spécialisé, mais un cueilleur qui se nourrit de ce qu'il trouve.

Comment le raton laveur est arrivé en Europe : une histoire créée par l'homme

élevages et lâchers d'animaux à fourrure

Le raton laveur n'est pas une espèce invasive arrivée spontanément en Europe. Il y a été introduit par l'homme. Dans les années 1920 et 1930, des éleveurs de fourrure ont importé des ratons laveurs d'Amérique du Nord en Allemagne. En 1934, deux couples ont été délibérément relâchés dans la nature, au lac Edersee en Hesse, afin d'« enrichir la faune locale » (Wikipedia, Raton laveur). Après la guerre, de nombreux animaux se sont échappés d'élevages de fourrure détruits. L'ensemble de la population européenne est issue de ces évasions.

Arrivée en Suisse

Le raton laveur a été observé pour la première fois en Suisse en 1976, dans le canton de Schaffhouse. Depuis 2003, il fréquente également les rives du lac Léman. Son immigration se fait naturellement en provenance des populations allemandes situées de l'autre côté de la frontière nord. Des observations ont été confirmées dans les cantons de Soleure, Bâle-Campagne, Thurgovie et Schaffhouse dans les années 1980 (Waldwissen.net, 2025). La population demeure très réduite : aucun recensement précis n'est disponible, mais les statistiques de chasse (2020 : 2, 2021 : 13, 2022 : 17, 2023 : 44) montrent une croissance lente mais régulière (Statistiques fédérales de chasse, 20 Minuten, Waldwissen.net).

Le raton laveur se trouve en Suisse parce que l'homme l'a introduit en Europe. Il n'a pas « volé » son habitat ; il a été transporté ici et s'y est adapté du mieux qu'il peut.

Chasse : Saison ouverte.

Situation juridique

En Suisse, le raton laveur est considéré comme une espèce non indigène (néozoon) et, conformément à la Loi fédérale sur la chasse (LFJ, art. 7a), sa chasse est autorisée toute l'année, sans restriction de saison. Il n'existe ni quotas de chasse, ni obligation de consommer la carcasse. Tout chasseur amateur titulaire d'un permis valide peut en abattre un à n'importe quel moment de l'année, même pendant la période de reproduction. Le canton de Soleure le qualifie d'« hôte plutôt indésirable » et de « vecteur potentiel de maladies » (Canton de Soleure). L'objectif affiché des autorités est « d'empêcher l'implantation du raton laveur en Suisse » (Administrateur de la chasse et de la pêche, canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, RFA, 2021).

L'ampleur de l'abattage

Le nombre de ratons laveurs abattus reste faible, mais en forte augmentation : 2 ratons laveurs ont été tués en 2020, 17 en 2022 et 44 en 2023, dont 35 dans le canton de Bâle-Campagne (Statistiques fédérales de la chasse, Waldwissen.net). En 2023, plus de 30 ratons laveurs ont été recensés dans ce canton, et les autorités s’attendent à une poursuite de la hausse (20 Minuten, 2024). Dans plusieurs cantons, les chasseurs de loisir sont tenus d’abattre les ratons laveurs qu’ils rencontrent. Des pièges sont utilisés, mais doivent être relevés au moins une fois par jour.

L'échec de la stratégie d'extermination

L'exemple de l'Allemagne démontre pourquoi la stratégie de « prévention de l'installation » est vouée à l'échec. En Allemagne, plus de 200 000 ratons laveurs ont été abattus durant la saison de chasse 2020/21. La population est estimée à plus d'un million d'individus et continue de croître (Wikipedia, Waldwissen.net). Le zoologiste Frank-Uwe Michler a calculé qu'il faudrait tuer au moins 300 000 animaux par an pour obtenir une véritable réduction de la population. La chasse n'a même pas freiné la prolifération du raton laveur en Allemagne. Rien ne permet de penser que la situation en Suisse sera différente.

Le chercheur Hohmann, spécialiste des ratons laveurs, précise que la simple absence de prédateurs naturels en Europe ne justifie pas une chasse intensive, car la prédation naturelle ne constitue pas une cause de mortalité significative, même dans l'aire de répartition nord-américaine du raton laveur (Wikipedia, Raton laveur). En Suisse, le hibou grand-duc est le principal prédateur naturel du raton laveur (Service de conseil environnemental de Lucerne).

Lire la suite : Pourquoi la chasse récréative échoue comme moyen de contrôle des populations

Le récit du « tueur d’espèces » : ce que dit réellement la science

L'étude de Müritz

L'étude de terrain la plus exhaustive et la plus longue menée sur les ratons laveurs en Europe s'est déroulée de 2006 à 2017 dans le parc national de Müritz (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale). L'équipe dirigée par les docteurs Berit Michler et Frank-Uwe Michler de l'Université technique de Dresde a capturé 145 animaux au fil des ans, en a équipé 69 d'un collier émetteur et a collecté des centaines d'échantillons d'excréments pour l'analyse de leur régime alimentaire. La question centrale était la suivante : le raton laveur représente-t-il une menace pour les espèces animales indigènes et protégées ?

La recherche conclut : Non. Les calculs ont montré que les vertébrés n’étaient la proie que de très faibles quantités et que les espèces affectées étaient très abondantes dans la zone d’étude. La plupart des espèces protégées de la région ne figuraient pas parmi les proies des ratons laveurs. La thèse de Berit Michler (TU Dresden, 2017) indique que, compte tenu de la structure de population documentée et de l’absence de spécialisation alimentaire, aucun impact écologique négatif n’est attendu à l’avenir. Les résultats suggèrent une utilisation très opportuniste des ressources alimentaires disponibles dans la région.

NABU Gifhorn résume la situation de la recherche comme suit : « Bien que l’impact négatif du raton laveur en tant que pilleur de nids et prédateur de petit gibier soit régulièrement rapporté, d’un point de vue scientifique, il n’existe aucune preuve scientifiquement reproductible de son aire de répartition allochtone, même avec une croissance démographique progressive » (NABU Gifhorn, selon Michler 2017).

Reconnaître les risques locaux, rejeter les jugements hâtifs.

L'étude de Müritz n'exclut pas la possibilité que les ratons laveurs aient un impact négatif sur certaines espèces à l'échelle locale et dans les zones fortement perturbées par l'activité humaine, notamment sur les oiseaux nichant au sol et les amphibiens. Des études menées en Saxe-Anhalt ont documenté des pertes de reproduction chez le milan royal, le martinet noir, le torcol fourmilier et le gobemouche noir (Wikipedia, Raton laveur). Ces observations locales doivent être prises au sérieux, mais elles ne justifient pas une stratégie d'éradication systématique. La conservation des espèces est plus efficace lorsqu'elle s'attaque à des menaces concrètes : perte et fragmentation de l'habitat, utilisation de pesticides et perturbations. Faire du raton laveur un bouc émissaire pour les problèmes causés par l'homme est certes pratique, mais contre-productif.

Le mécanisme de compensation

L'étude de Müritz a mis en évidence un mécanisme qui souligne particulièrement l'inutilité de la chasse : lorsque des ratons laveurs disparaissent à cause de maladies ou d'abattages sélectifs, les femelles d'un an, qui ne se reproduisent généralement pas, participent plus activement à la reproduction l'année suivante, compensant ainsi rapidement les pertes (Michler, 2018). De plus, la maladie de Carré, qui a entraîné un déclin de la population dans la zone d'étude, est restée circonscrite à un seul territoire car les limites territoriales établies par les familles mères ont empêché sa propagation. Ce système social est plus résilient aux interventions que les chasseurs de loisir ne veulent bien l'admettre.

Le débat sur le raton laveur et les « néozoaires »

Que signifie réellement « non-natif » ?

En Suisse, le raton laveur est classé comme « néozoon envahissant ». Mais que signifie « non indigène » dans un monde où l'homme déplace des espèces à travers le globe depuis des siècles ? Le raton laveur n'est pas arrivé en Europe de son plein gré. Il a été importé et relâché par l'homme et se retrouve désormais livré à lui-même. Le punir pour avoir survécu et s'être adapté à son nouvel environnement est moralement discutable.

Le collectif IG Wild beim Wild (IG Wild avec la nature) critique le statut légal permanent du raton laveur, le qualifiant de « condamnation pseudobiologique et non écologique d'espèces non indigènes » (IG Wild beim Wild, 2021). Le professeur Markus Wild (Université de Bâle), spécialiste de l'éthique animale, a soutenu une pétition pour la protection du raton laveur en Suisse en 2021.

La comparaison allemande

Plus d'un million de ratons laveurs vivent en Allemagne, et plus de 200 000 sont abattus chaque année. Malgré cela, leur population continue de croître. Certaines villes, comme Berlin, envisagent déjà de considérer le raton laveur comme faisant partie de la faune urbaine et de gérer sa population par des programmes de castration et des mesures préventives plutôt que par l'abattage (TierWelt, 2021). La Suisse a l'opportunité de tirer les leçons des erreurs commises par l'Allemagne au lieu de les reproduire.

Pour en savoir plus : Les faits plutôt que les légendes urbaines sur les ratons laveurs

Qu'est-ce qui devrait changer ?

  • Instauration d'une période de fermeture de la chasse pendant l'élevage des jeunes : Le fait que le raton laveur soit la seule espèce de mammifère en Suisse pouvant être chassée toute l'année sans restriction de saison, même pendant la mise bas et l'élevage des jeunes, contrevient aux principes de la loi suisse sur la protection des animaux (LPA). Les espèces non indigènes ont également droit à des normes minimales de bien-être animal. La mise à mort des mères et de leurs petits doit être interdite.
  • Gestion fondée sur la science plutôt que persécution systématique : La stratégie actuelle de « prévention de l’installation » a échoué. Le raton laveur est arrivé en Suisse et compte bien s’y installer durablement. Les autorités doivent abandonner la stratégie d’éradication et mettre en place un système de gestion de la coexistence fondé sur la science, qui prenne en compte les conflits locaux sans recourir à la persécution systématique de l’espèce.
  • Prévention plutôt qu'abattage en zone résidentielle : la présence de ratons laveurs en zone résidentielle pose un problème de gestion, et non de chasse. Seules des poubelles à l'épreuve des martres, des accès sécurisés aux toits et une interdiction stricte de les nourrir constituent des mesures efficaces. L'expérience de Kassel et d'autres villes allemandes démontre qu'une gestion préventive des conflits permet de minimiser efficacement les problèmes (Michler et Michler, 2012).
  • Protection de la faune indigène par l'amélioration des habitats : Lorsque les ratons laveurs menacent des espèces protégées, comme les oiseaux nichant au sol ou les amphibiens, les mesures de conservation doivent s'attaquer à la source du problème : améliorer les habitats de reproduction, créer des frayères protégées des prédateurs et accroître la diversité structurale des écosystèmes. Abattre les ratons laveurs tout en détruisant les habitats des espèces concernées n'est pas une stratégie de conservation.
  • Recherche et suivi : Il n’existe pas de données fiables sur la population de ratons laveurs en Suisse. La carte de répartition d’Infofaune repose sur des signalements et des observations fortuites. Un suivi systématique est indispensable pour toute décision fondée sur des données probantes.
  • Pas de criminalisation de l'animal : le raton laveur n'est pas responsable de sa présence en Europe. La responsabilité incombe aux humains qui l'y ont introduit. Le fait de le qualifier systématiquement d'« espèce envahissante nuisible » et d'autoriser sa chasse toute l'année véhicule une image qui relève davantage de la xénophobie que de la science.

Argumentation

Le raton laveur est une espèce invasive et doit être éradiqué avant qu'il ne se propage davantage. L'exemple de l'Allemagne montre que la stratégie d'éradication a échoué. Malgré l'abattage de plus de 200 000 ratons laveurs chaque année, leur population continue de croître. Le raton laveur possède un mécanisme de compensation biologique qui compense les pertes par une reproduction accrue. La Suisse ne pourra plus se débarrasser du raton laveur. La question n'est plus de savoir si le pays peut coexister avec lui, mais comment.

« Le raton laveur est un prédateur d’espèces qui menace les espèces animales indigènes. » L’étude de terrain européenne la plus complète (Michler et Michler, Parc national de Müritz, 2006-2017) conclut que le raton laveur n’est pas un prédateur d’espèces. Son régime alimentaire se compose à plus de 50 % de mollusques et à environ 32 % de végétaux. La plupart des espèces protégées de la zone d’étude ne font pas partie de ses proies. Les conflits locaux avec les oiseaux nichant au sol sont réels, mais peuvent être résolus plus efficacement par la protection de l’habitat que par l’abattage.

« Le raton laveur n'a pas de prédateurs naturels en Europe et doit donc être chassé. » Le chercheur Hohmann a démontré que la prédation naturelle ne constitue pas une cause significative de mortalité chez le raton laveur, même dans son aire de répartition naturelle en Amérique du Nord. En Suisse, le hibou grand-duc est un prédateur naturel. Le retour du loup pourrait également avoir un impact à long terme. L'absence de prédateurs ne justifie pas la persécution systématique d'une espèce dont la dynamique de population s'autorégule grâce à la territorialité et à la disponibilité de nourriture.

« Il n'y a pas de période de chasse interdite car chaque animal abattu compte. » La chasse autorisée toute l'année, sans restriction de saison, signifie que des femelles avec leurs petits peuvent être abattues alors que ces derniers dépendent encore d'elles. Ceci contrevient à l'esprit de la loi sur le bien-être animal, qui impose la protection des jeunes, des femelles allaitantes et des mères qui nourrissent leurs petits. Les animaux d'autres régions ressentent eux aussi la douleur et la peur. Leur origine n'y change rien.

Les ratons laveurs transmettent le dangereux ver rond du raton laveur. Ce ver ( Baylisascaris procyonis ) représente un risque sanitaire réel qui doit être pris au sérieux. Cependant, aucune infestation n'a été détectée dans le parc national de Müritz (Michler, 2017). Aucun cas n'est actuellement confirmé en Suisse. Le risque est efficacement géré par des mesures d'hygiène (éviter tout contact avec les excréments de raton laveur, vermifugation des chiens). Il ne justifie pas un abattage massif.

Liens rapides

Articles sur Wild beim Wild :

Dossiers connexes

Sources

  • Statistiques fédérales de chasse, FOEN/Faune Suisse : http://www.jagdstatistik.ch (Données sur les ratons laveurs tués et les animaux tués sur la route)
  • Waldwissen.net/WSL : Le raton laveur, un coquin au potentiel destructeur (Lässig, 2003, mis à jour en 2025)
  • Michler, BA (2017/2020) : Études coproscopiques sur le régime alimentaire des ratons laveurs dans le parc national de Müritz. Thèse, TU Dresden
  • Michler, F.-U. (2016/2018) : Recherche de terrain sur la biologie des populations de ratons laveurs dans le parc national de Müritz. Thèse, TU Dresden
  • Michler, F.-U. et Michler, B. (2012) : Importance écologique, économique et épidémiologique du raton laveur en Allemagne. Contributions to Hunting and Wildlife Research 37 : 387–395
  • SRF News (2021) : Visite fatale : un raton laveur se perd à Appenzell et est abattu.
  • 20 Minutes (2024) : Pas d'ennemis, beaucoup de nourriture : la Suisse est menacée par une invasion de ratons laveurs
  • Le Monde Animal (2021) : Faut-il protéger ou chasser les ratons laveurs ?
  • Conseils environnementaux Lucerne : Raton laveur (umweltberatung-luzern.ch)
  • Canton de Soleure : Raton laveur (so.ch)
  • NABU Gifhorn : Le raton laveur n’est pas un tueur d’espèces (nabu-gifhorn.jimdoweb.com)
  • Infofaune, Centre national de données et d'information sur la faune suisse : Carte de répartition du raton laveur
  • IG Wild beim Wild (2019/2021) : Des faits plutôt que des histoires de chasseurs sur les ratons laveurs, pétition pour la protection du raton laveur (wildbeimwild.com)
  • Wikipédia : Raton laveur (Procyon lotor)
  • Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et des oiseaux sauvages (JSG, SR 922.0)
  • Loi sur le bien-être animal (TSchG, SR 455)

Notre revendication

Le raton laveur paie le prix des erreurs humaines. Introduit en Europe pour y être élevé et tué pour sa fourrure, il s'est échappé et adapté à son nouvel environnement, devenant ainsi une « espèce invasive » et de nouveau soumis à la chasse. Cette chasse permanente, sans période de restriction, qui ne préserve même pas les mères et leurs petits, viole tous les principes fondamentaux du bien-être animal. L'étude de terrain la plus complète menée en Europe conclut que le raton laveur n'est pas une espèce prédatrice. L'exemple de l'Allemagne prouve l'échec de la stratégie d'éradication. La Suisse a l'opportunité d'emprunter une autre voie : la coexistence plutôt que la persécution, la prévention plutôt que l'abattage systématique, la science plutôt que les récits de chasseurs. Le raton laveur est là, et il restera. Il nous appartient de l'accepter comme un cohabitant ou de continuer à le persécuter sans raison. Ce dossier sera régulièrement mis à jour en fonction des nouvelles données, études ou évolutions politiques.

À propos de la chasse de loisir : dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des rapports de fond.