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Faune

Padma Purana : Écriture sacrée de l'hindouisme

La polémique surgit lorsque la religion est confrontée au fait que, dans de nombreux cas, de l'Antiquité à nos jours, des êtres intelligents venus d'autres planètes auraient rendu visite à l'humanité.

Rédaction Wild beim Wild · 17 juillet 2022

La littérature védique, fondement des enseignements religieux de l'hindouisme, est l'une des nombreuses sources religieuses qui servent de référence en la matière. Les écrits védiques, en particulier les quatre Védas, les Puranas et les Itihasas, prouvent sans ambiguïté l'existence d'espèces extraterrestres (êtres extraterrestres) et leurs interactions avec les êtres humains depuis l'ère védique. Ces êtres extraterrestres appartiennent à différentes catégories, décrites en détail dans certains textes.

Il existe parfois un fossé considérable entre la science et la religion, fondé sur l'attachement.

La science s'appuie sur une pensée systématique, en recourant à des règles et des méthodes précises pour examiner ou démontrer. La religion, en revanche, est le plus souvent imprégnée de foi, ce qui conduit fréquemment à une vision dogmatique immuable. La religion est toujours associée à des schémas de pensée prescrits et se voit ainsi qualifier de partiale lorsqu'il s'agit d'expliquer scientifiquement pourquoi quelque chose est cru ou pratiqué.

Le système de croyances védique ne repose cependant pas sur des dogmes. Le mot Veda signifie lui-même « connaissance » ; le Veda est donc en réalité une compilation de savoirs, ou Vidyas. Ainsi, le Veda n'existe pas sous la forme d'un livre unique, mais comme un ensemble de connaissances révélées. Selon leurs objets, on distingue deux catégories de connaissance : la Para-Vidya (connaissance de la réalité au-delà de la perception sensorielle et de la logique humaine) et l'Apara-Vidya (connaissance de la réalité matérielle). Les mathématiques, la chimie, la physique, les sciences sociales et les sciences de la santé relèvent du domaine de l'Apara-Vidya, tandis que la connaissance de la nature — qui distingue les manifestations matérielles de la réalité spirituelle — est connue sous le nom de Para-Vidya.

L'une des questions scientifiques les plus fascinantes est celle de l'existence de vie extraterrestre, communément désignée sous le terme d'extraterrestres. Les communautés scientifiques ont été poussées à explorer la possibilité d'une vie extraterrestre depuis l'apparition fréquente de cas inexpliqués d'enlèvements, de mutilations de bovins, de désorientation et d'hallucinations aux États-Unis dans les années 40 et 80, ainsi que pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Pour étudier ces étranges phénomènes, le gouvernement américain a lancé en 1952 le projet Blue Book, qui a réussi à recenser plus de 5’000 cas d'observations, de rencontres et d'enlèvements par des extraterrestres rien qu'aux États-Unis.

Le Centre d'études sur les OVNI de l'Illinois, aux États-Unis, rapporte que jusqu'en 1981, on comptait plus de 60’000 cas d'OVNI et d'incidents extraterrestres provenant de 113 nations à travers le monde. Parmi ces cas, 2’000 concernent des rencontres rapprochées avec des entités biologiques et non biologiques d'origine extraterrestre, 200 sont des cas d'enlèvements par des extraterrestres, et le reste correspond à des observations d'OVNI et d'extraterrestres.

L'existence de vie en dehors de la Terre est révélée dans de nombreuses parties des écrits védiques. Un verset remarquable est tiré du Padma Purana :

jalajā nava-lakṣāṇi
sthāvarā lakṣa-viṁśati
kṛmayo rudra-saṅkhyakāḥ
pakṣiṇāṁ daśa-lakṣaṇam
triṁśal-lakṣāṇi paśavaḥ
catur-lakṣāṇi mānuṣāḥ

«Il existe 900’000 espèces différentes vivant dans l'eau. Il existe 2’000’000 espèces immobiles comme les arbres et les plantes. Il existe 1’100’000 espèces d'insectes et de reptiles, et il existe 1’000’000 espèces d'oiseaux. En ce qui concerne les quadrupèdes, il en existe 3’000’000 espèces, et il existe 400’000 espèces humanoïdes.»

Les écrits yogiques indiquent qu'il existait à l'origine 8’400’000 asanas, représentant les 8’400’000 incarnations ou formes de vie que chaque être humain doit traverser avant de ne plus être lié au cycle des naissances et des morts. Ces asanas renvoient à une évolution progressive, de la forme de vie la plus simple jusqu'à l'être humain le plus complexe, l'être humain pleinement réalisé. Depuis l'époque lointaine des grands Rishis et Yogis, le nombre d'asanas a été réduit au niveau actuel de quelques centaines d'asanas. Entre autres, ces exercices permettent de contourner le processus karmique et de franchir de nombreuses étapes évolutives en une seule vie.

Les écrits védiques les plus célèbres, tels que le Mahabharata et le Ramayana, rapportent clairement des guerres entre espèces qui eurent lieu dans le passé.

On y trouve des descriptions de guerres entre demi-dieux (Devas) et démons (Asuras) sous diverses formes et de différents types. Dans le Mahabharata, il est décrit comment Arjuna combattit les démons Nivata-kavaca, qui vivaient sous les eaux et se déplaçaient à bord de vaisseaux spatiaux perfectionnés.

Dans le Bhagavata Purana, Canto 10, chapitre 76, il est fait mention d'une guerre entre le roi malfaisant Salva et les habitants de Dvaraka. Bien que des entités extraterrestres ne soient pas mentionnées dans ce chapitre, on y trouve la description de soucoupes volantes dotées d'une technologie extraordinaire et d'armes inhabituelles pour la race humaine.

Le Valmiki Ramayana, section Sundara Kanda, chapitre 8, verset 6, mentionne de manière vivante une race extraterrestre appelée Bhutaganas, qui contrôlait la machine volante de Ravana.

En référence à la Bhagavad-Gita, chapitre 3, il est mentionné que la manifestation universelle de Brahma fut créée et que tous les êtres vivants furent rendus existants par l'énergie du Dieu suprême à travers les Prajapatis. Les Prajapatis sont des êtres originels créés par le Seigneur Brahma afin de peupler l'univers de diverses sortes d'êtres vivants, en fonction de leurs activités et caractéristiques spécifiques.

Puisque tous les êtres vivants ont été créés par les Prajapatis, tous les êtres vivants sont fondamentalement liés les uns aux autres. Autrement dit, tous les êtres vivants s'inscrivent dans un grand cycle de symbiose mutuelle, appelé pravartitam cakram (Bhagavad-gita 3.16). Tous les êtres vivants sur les différentes planètes, qu'ils soient demi-dieux ou démons, humains ou animaux, sont issus d'une seule et même qualité spirituelle.

Cette qualité spirituelle est appelée Atma, ou âme spirituelle. Les écrits védiques décrivent les attributs et les propriétés de l'âme spirituelle à travers des exposés et des exemples vivants et détaillés dans les Upanishads ainsi que dans les Puranas. Étant donné que l'Atma est supérieur à toutes les conditions matérielles, il demeure insensible à toutes les influences matérielles. Sur la base de cette propriété substantielle de l'Atma, il est conclu que l'Atma existe également dans le soleil brûlant, la lune froide, Saturne aux vents violents, Vénus soumise à une haute pression et le sombre Pluton.

En raison de divers Gunas et Karmas, chaque Atma entre dans ce monde matériel en différents corps matériels de composition variée, sur différentes planètes. C'est pourquoi les écritures védiques décrivent l'Atma comme sarva-gatah, ou «existant partout dans l'univers». Sur la base de ce statut, l'existence de la vie sur d'autres planètes est indéniable selon les écritures védiques

Le Karma et les Gunas déterminent la taxonomie des êtres vivants dans l'univers. En se référant au Padma Purana concernant le nombre d'espèces dans l'univers, la taxonomie est clairement définie. Parce que la qualité de l'Atma est ininterrompue et non diminuée par quelque perturbation matérielle que ce soit dans cet univers, l'Atma peut se trouver dans n'importe quel corps matériel avec n'importe quelle composition matérielle. Lorsque l'Atma réside dans le soleil, la composition de ce corps matériel sera principalement constituée d'hydrogène et d'hélium. Lorsque les Atmas vivent sur la Terre, leurs corps matériels s'adapteront à l'environnement terrestre. Ainsi, selon les écritures védiques, l'existence de la vie est déterminée par la présence des Atmas, et partout où les Atmas entrent dans un corps matériel, la vie matérielle commence.

La classification de la taxonomie des êtres extraterrestres (aliens) est basée sur les descriptions du Padma Purana. Les principales classifications des extraterrestres reposent sur :

  1. les Gunas prédominants (selon qu'ils sont sattviques, rajasiques ou tamasiques)
  2. la physiologie et l'origine
  3. les royaumes (céleste, terrestre ou infernal)
  4. les composés chimiques qui constituent leur base moléculaire

Classification selon les Gunas dominants

Les êtres extraterrestres (aliens) sont classés en trois types principaux : les Suras (êtres bienveillants), les Manusas (êtres humains mortels) et les Asuras (êtres malveillants). Cette classification repose sur les dispositions prédominantes qui influencent leur mentalité, à savoir sattva (la bonté), rajas (la passion) et tamas (l'ignorance). Les animaux et les plantes n'entrent pas spécifiquement dans cette classification, mais d'autres textes, comme les textes ayurvédiques, mentionnent des plantes et des animaux à orientation sattvique, rajasique ou tamasique. Cette classification constitue une division générale entre les formes de vie intelligente bonnes et mauvaises dans l'univers. Les demi-dieux, Siddhas, Caranas et Vidyadharas sont classés parmi les Suras, tandis que les démons tels que les Bhutas, Pisacas, reptiles et gobelins sont des Asuras. Entre les deux se trouvent les êtres humains, qui luttent pour se libérer des influences asuras afin de s'élever vers des sphères célestes dotées des qualités suras.

Classification fondée sur la physiologie et l'origine

On dit que les formes de vie les plus primitives dépendent de l'eau pour respirer. Ce type d'êtres vivants est désigné sous le nom de Jalajas (créatures aquatiques et amphibiens). Sur différentes planètes, avec une intensité appropriée des composantes abiotiques, des êtres vivants peuvent évoluer vers des formes de vie plus intelligentes et plus complexes. Un reptile sur Terre pourrait, par exemple, sur une planète plus propice, avec une meilleure atmosphère, un ensoleillement adéquat, une composition du sol et une teneur en oxygène favorables, devenir un reptile très intelligent. Ainsi, une vie extraterrestre intelligente peut effectivement exister sur d'autres planètes, même si sur Terre elle ne se développe peut-être pas à vitesse maximale en raison de conditions abiotiques défavorables.

Krimayas désignent les bactéries, les virus, les êtres unicellulaires, les mollusques, les larves et les vers. Sur d'autres planètes, il existe des êtres extraterrestres de ce type capables de penser comme des humains. Ils construisent des villes et sillonnent l'espace à bord de vaisseaux spatiaux. Dans l'Atharvaveda, il est question de ce type d'êtres extraterrestres qui tombent sur Terre et y sèment le trouble. Les Krimayas craignent les températures élevées ; leurs planètes d'origine sont donc naturellement humides et sombres.

Sarabhas font partie de la famille des Krimayas, sous forme d'insectes et d'arachnides. Ils prospèrent dans des conditions optimales sur une planète à haute teneur en oxygène. Plus ils reçoivent d'oxygène, plus ils deviennent grands et intelligents. Le Bhagavata Purana mentionne les espèces Ruru, qui appartiennent aux Krimaya. Il est précisé dans le Bhagavata Purana que les Rurus n'existent pas sur Terre, mais qu'ils sont plus sauvages qu'un serpent.

Sthavaras, ou les plantes. Leur habitat naturel serait situé sur la Lune. En effet, la Lune est décrite comme un lieu frais et fertile (selon le Visnu Purana, le Padma Purana et le Garuda Purana), où les plantes poussent de manière optimale. Les Sthavaras peuvent guérir toutes les maladies et sont étroitement liées à l'eau et au carbone. Certaines plantes, qui produisent des substances médicinales, des fruits et des feuilles comestibles, peuvent absorber la lumière lunaire et la transformer en composés savoureux et nutritifs.

Rudranas, connus comme les espèces reptiliennes. Les reptiles appartiennent au clan des Asura, souvent qualifiés de malveillants envers les autres êtres vivants. Le Siva Purana, le Lingga Purana ainsi que le Mahabharata mentionnent en de nombreux passages les activités malveillantes des races reptiliennes tout au long de l'histoire védique. Leurs clans sont connus sous les noms de Nagas et d'Uragas. Ils ont interagi avec les humains dans le passé. Dans le Mahabharata, il est mentionné qu'Arjuna épousa Ulupi, une princesse Naga. Le Siva Purana rapporte ensuite des espèces Naga vivant sous l'océan hindou, qui enlevaient des humains pour se nourrir. Un jour, ils enlevèrent un brahmane. Ce brahmane implora l'aide du Seigneur Siva. Le Seigneur Siva détruisit alors tous les mauvais Nagas et est depuis connu sous le nom de Nagesvara.

Pasunas, ou mammifères. Certaines espèces Pasuna ont la forme d'un demi-lion ou d'une demi-vache. Par ailleurs, il existe également des Paksinas, ou espèces mi-oiseaux. Ils vivent dans un groupe de planètes appelé Kinnaraloka, dans la section Bhuvarloka de l'univers. Ils possèdent des ailes et des plumes, mais peuvent également penser et parler comme des humains. Les espèces Paksina dépendent des rayons solaires et d'une grande quantité d'oxygène.

Manusah, ou humanoïdes. Parmi les humanoïdes figurent les humains, les Devas, les Asuras, les Kinnaras (mi-humains, mi-animaux), les Kimpurusas (êtres ressemblant à des singes), les Gandharvas (musiciens célestes), les Apsaras (anges), les Vidyadharas (anges ailés), les Siddhas (surhommes), et ainsi de suite. Le Padma Purana mentionne qu'il existe 400’000 espèces humanoïdes dans l'ensemble de l'univers.

Bhutas, ou êtres éthérés. Ceux-ci comprennent les esprits, les Bhutaganas (connus sous le nom d'extraterrestres gris dans la culture occidentale), les Pisacas (démons dévoreurs d'enfants, comme Grippe-Sou), les lutins, et ainsi de suite.

Classification selon les plans d'existence

Cette classification se trouve dans le Bhagavata Purana, Cantos 3 et 5. Les royaumes célestes sont des planètes sur lesquelles résident les Devas, les Siddhas, les Caranas, les Vidyadharas, les Kinnaras et tous les êtres bienveillants. Les mondes souterrains ou Bila-Svargas sont des planètes sur lesquelles vivent les Asuras, les Krimayas, les reptiles et les Bhutas. Entre les deux se trouve le plan terrestre ou Bhurloka, où les esprits naissent et exercent certaines activités afin de s'enfoncer davantage dans l'existence matérielle ou de retourner vers la divinité.

Classification basée sur les composés chimiques et la base moléculaire

Ce type de classification est une combinaison entre la physiologie et les éléments fondamentaux présents dans les cellules. Par exemple, un mammifère sur une planète donnée peut être composé d'éléments différents de ceux des mammifères terrestres. Cet élément pourrait être non pas le carbone (comme dans les cellules des mammifères terrestres), mais le silicium, l'argent ou le cuivre. Cette anomalie se retrouve dans la composition chimique de certains mollusques terrestres, comme les crevettes, dont le sang contient l'élément cuivre plutôt que le fer, ce qui lui confère une teinte bleutée.

Aussi bien dans le Mahabharata que dans le Rigveda, il est dit que la plume du Garuda est composée d'un composé spécial qui neutralise les effets de la foudre. Certains écrits védiques le désignent comme Suvarnapaksa, ou «himmel aux ailes d'or». On pourrait donc en conclure que l'élément cellulaire fondamental du Garuda est l'or (aurum) et le calcium, contrairement aux oiseaux terrestres, bien qu'ils appartiennent physiologiquement à la même espèce aviaire.

Conclusion

Les descriptions et énumérations d'êtres extraterrestres dans les écrits védiques révèlent un fait remarquable sur la profondeur, l'étendue et l'honnêteté du savoir védique. Leur existence et leurs interactions avec les êtres humains, telles qu'elles sont consignées dans la littérature védique, notamment les Puranas et les Itihasas, prouvent que leur existence est incontestable.

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