Le 27 novembre 2025, JagdSchweiz a publié une prise de position sur la chasse au renard. Le message est clair : la chasse au renard est « raisonnable et utile » et doit « absolument être maintenue ». Les critiques des organisations de protection de la nature et des animaux sont balayées d’un revers de main, jugées émotionnelles et dénuées de fondement.
Pourtant, quiconque examine la situation réelle dans les régions où la chasse au renard est interdite, les décisions de justice et les statistiques officielles de la chasse se rend vite compte que ce document défend avant tout l'image que se font les chasseurs d'eux-mêmes et un loisir sanglant, difficilement compatible avec l'écologie moderne de la faune sauvage et le bien-être animal. Le Luxembourg a interdit toute chasse au renard depuis 2015 et Genève toute chasse de loisir depuis 1974 ; or, ni le canton ni le pays ne subissent les catastrophes que le lobby de la chasse met régulièrement en scène. La réalité réfute ce document de position avant même qu'une seule page n'ait été lue.
Qu'est-ce qui vous attend ici ?
- JagdSchweiz défend un système qui est depuis longtemps sur la défensive : ce que dit le document de position, ce qui manque – et pourquoi les deux sont révélateurs.
- Luxembourg : La chasse au renard interdite, aucun problème survenu : Ce que les autorités, les rapports indépendants et les enquêtes parlementaires ont documenté depuis 2015 – et comment le contraire des prédictions des groupes de pression s’est avéré exact.
- Canton de Genève : Cinquante ans de politique de la faune sauvage sans chasse récréative : comment le canton démontre que la nature ne s'effondre pas sans chasse récréative, mais prospère – avec la plus forte densité de lièvres bruns de Suisse.
- Parcs nationaux et zones sans chasse au renard : la menace reste théorique : que montrent les observations à long terme menées dans les zones sans chasse en Europe concernant la densité et la biodiversité des renards ?
- La culture de la violence dans la chasse de loisir devant les tribunaux : que dit le verdict juridiquement contraignant du tribunal correctionnel de Bellinzone sur la chasse en Suisse, la liberté d’expression et les faits documentés ?
- Grisons : Les chiffres officiels dévoilent l’image idéale : Ce que les statistiques officielles de la chasse en haute altitude révèlent sur les tirs accidentels, les abattages illégaux et les animaux blessés.
- Le renard, bouc émissaire des problèmes agricoles : pourquoi le déclin des oiseaux nichant au sol et des lièvres n’est pas dû au renard – et quels sont les facteurs que les experts et les autorités mettent réellement en avant.
- Maladies : Le succès de la médecine, et non celui des fusils : Que révèlent l’histoire de la lutte contre la rage et les données sur le ténia du renard au Luxembourg concernant la prétendue prévention des maladies par la chasse au renard ?
- Ce dont une politique moderne de protection de la faune sauvage a réellement besoin : trois priorités concrètes comme alternative à la chasse de loisir aux renards.
- Droit du bien-être animal contre logique de la chasse : pourquoi la rhétorique de l’usage dans le document de position contredit l’esprit de la loi suisse sur le bien-être animal et du Code civil.
- Argumentation : Réponses aux justifications les plus courantes du lobby de la chasse au renard.
- Liens rapides : Tous les articles, études et dossiers pertinents.
Hunting Switzerland défend un système qui est depuis longtemps sur la défensive.
Dans sa prise de position de novembre 2025, JagdSchweiz (l'association suisse de chasse) répond au débat récurrent lancé par les organisations de protection de la nature et de bien-être animal concernant la finalité et l'avenir de la chasse au renard. L'organisation affirme que la chasse récréative au renard est nécessaire pour réguler les populations, prévenir les dégâts, lutter contre les maladies et protéger les autres espèces sauvages. Le renard est ainsi indirectement présenté comme un fléau dont la prolifération deviendrait incontrôlable sans l'usage de fusils et de carabines.
Ce qui frappe, c'est l'absence d'une évaluation objective et scientifique des expériences vécues dans les régions où la chasse au renard est interdite depuis des années, voire des décennies, ainsi que d'un examen honnête des graves lacunes de leurs propres clients en matière de pratiques de chasse. Le document de position considère les renards comme un « bien public sans propriétaire » et comme une marchandise dont le prix de la fourrure est fluctuant. Ce qui compte, ce sont les droits de chasse, le nombre d'animaux tués et le marché – et non l'animal en tant qu'être sensible. C'est la vision du monde d'un groupe d'intérêt qui a déjà fait son temps – et qui ne s'en rend même pas compte.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Le lobby des chasseurs en Suisse : comment opère l’influence et La liste noire de JagdSchweiz (
Luxembourg : La chasse au renard interdite, aucun problème n'a été constaté.
Le Luxembourg a totalement interdit la chasse au renard à des fins récréatives début 2015. Avant cette interdiction, environ 3 000 renards étaient tués chaque année par des chasseurs amateurs dans le Grand-Duché. Les associations de chasse prévoyaient une explosion démographique, un risque accru de maladies et des dégâts de plus en plus importants pour les oiseaux nichant au sol et le bétail. Rien de tout cela ne s'est produit.
La ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg, a confirmé à plusieurs reprises, en réponse aux questions parlementaires de l'opposition : « Il n'existe aucune preuve d'une augmentation de la population de renards. Le suivi par pièges photographiques et les recensements indiquent une population stable et constante. » Les conclusions concernant le ténia du renard sont particulièrement significatives : alors que le taux d'infestation chez les renards dans une zone test allemande a augmenté de 15 % en raison de l'intensification de la chasse, ce taux a diminué d'environ 20 % au Luxembourg pendant l'interdiction de la chasse. La chasse au renard n'est donc pas seulement un moyen inadapté de lutter contre le ténia du renard ; elle favorise manifestement sa propagation. La Fédération luxembourgeoise de chasse (FSHCL) a même intenté une action en justice contre cette interdiction. Elle a été rejetée.
Plus d'informations à ce sujet : Le Luxembourg prolonge l'interdiction de la chasse au renard et les chasseurs amateurs propagent des maladies
Canton de Genève : Cinquante ans de politique de la faune sauvage sans chasse récréative
Le constat est encore plus frappant en Suisse même. Dans le canton de Genève, la chasse à courre a été abolie par référendum en 1974. Avant le vote, les défenseurs de la chasse affirmaient que, sans chasse, le lièvre brun du canton serait menacé d'extinction par les prédateurs. Or, c'est le contraire qui s'est produit : Genève possède aujourd'hui la plus forte densité de lièvres bruns de toute la Suisse.
Au début des années 1970, les grands animaux sauvages du canton de Genève ont quasiment disparu en raison d'une chasse récréative excessive : il ne restait que quelques dizaines de cerfs, et les cerfs élaphes et les sangliers avaient disparu depuis des décennies. Après l'interdiction de la chasse, les populations se sont rétablies. Aujourd'hui, Genève est l'un des derniers bastions du lapin et de la perdrix en Suisse et abrite la dernière population de perdrix du pays. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants le long des rives du lac Léman et du Rhône a considérablement augmenté, conséquence directe de la disparition de la chasse récréative. Cinquante années d'observation de la faune dans le canton de Genève constituent l'argument le plus convaincant contre les projections démographiques alarmistes des défenseurs de la chasse.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Le modèle du garde-chasse : une gestion professionnelle de la faune sauvage avec un code de déontologie et Genève : interdiction de la chasse depuis 1974
Parcs nationaux et zones sans chasse au renard : la menace reste théorique.
Outre le Luxembourg et Genève, il existe d'autres régions d'Europe où le renard n'est pas chassé, ou très rarement, depuis des années, notamment des parcs nationaux comme la Forêt bavaroise et Berchtesgaden, ainsi que de vastes zones sans chasse. Les conclusions sont unanimes :
- Il n'existe aucun cas documenté d'« explosion démographique des renards » suivie d'un effondrement des populations d'oiseaux nichant au sol ou de lièvres.
- La densité de population des renards s'adapte aux conditions naturelles et anthropiques, notamment à la disponibilité alimentaire.
- Là où l'homme n'intervient pas avec des armes à feu, l'approvisionnement alimentaire, les maladies et la compétition intraspécifique régulent les populations d'elles-mêmes.
Cela pose un problème de taille à JagdSchweiz : alors que sa prise de position présente des scénarios alarmistes, des essais concrets menés sur le terrain à deux niveaux – au niveau national dans le canton de Genève et au niveau international au Luxembourg – démontrent le contraire. Les zones sans chasse au renard ne sont pas des zones à problèmes écologiques. Ce sont souvent des points chauds de biodiversité.
La culture de la violence dans la chasse récréative devant les tribunaux
Le fonctionnement de la communauté de chasseurs gravitant autour de JagdSchweiz est illustré par une affaire portée devant le tribunal correctionnel de Bellinzone. JagdSchweiz avait porté plainte contre IG Wild beim Wild, arguant que son honneur avait été bafoué par des critiques acerbes. L'affaire portait sur des déclarations qualifiant JagdSchweiz d'« organisation militante problématique », accusée d'encourager une culture de la violence, de faire preuve d'irrespect envers la faune sauvage et d'exercer d'importantes pressions politiques par l'intimidation et la désinformation.
Après avoir examiné les éléments de preuve, le juge Siro Quadri a conclu que ces déclarations ne constituaient pas des mensonges et n'étaient donc pas diffamatoires. La plainte a été rejetée et le verdict est définitif. Juridiquement, cela signifie que même des descriptions extrêmes d'un « milieu de chasse militant » et d'une « culture de la violence » ont été considérées par le tribunal pénal comme protégées par la liberté d'expression et, en substance, étayées par les faits et le contexte présentés. Ceci éclaire clairement le contexte dans lequel le document de position actuel a été élaboré.
Pour en savoir plus : Chasse et bien-être animal : les conséquences de cette pratique sur les animaux sauvages et la psychologie de la chasse
Grisons : Les chiffres officiels révèlent l'image idéalisée
La chasse en haute altitude dans les Grisons est souvent présentée par JagdSchweiz (la Fédération suisse de chasse) comme un exemple de gestion responsable de la faune sauvage. Les chiffres officiels dressent un tout autre tableau. Durant la saison de chasse en haute altitude, environ 10 000 cerfs, chamois, chevreuils et sangliers sont abattus chaque année dans le canton. Près de 9 % de ces abattages sont illégaux. Rien que durant les cinq années précédant 2016, les chasseurs de loisir ont payé plus de 700 000 francs suisses d’amendes, soit jusqu’à 177 000 francs par an.
Les chiffres concernant les animaux blessés sont particulièrement alarmants : entre 2012 et 2016, 56 403 cerfs, chevreuils, chamois et sangliers ont été tués dans les Grisons. Dans 3 836 cas, les animaux ont été seulement blessés et ont donc succombé aux conséquences de leurs blessures ou sont morts indemnes. Durant la haute saison de chasse 2022, l’Office de la chasse et de la pêche a recensé 790 abattages accidentels sur environ 9 200 animaux tués. Le biologiste de la faune sauvage Lukas Walser a confirmé à la SRF : « Cette proportion est sensiblement la même chaque année. » Extrapolé à tous les cantons de chasse et sur de plus longues périodes, cela représente des dizaines de milliers d’animaux tués illégalement ou en violation des normes de bien-être animal. L’image du chasseur récréatif discipliné et respectueux de la loi que JagdSchweiz (l’association suisse de chasse) présente au public relève de la publicité, et non de la réalité.
Pour en savoir plus : La chasse en haute altitude en Suisse : rituel traditionnel, zone de violence et test de stress pour les animaux sauvages ; et la chasse en haute altitude dans les Grisons : contrôle et conséquences.
Le renard, bouc émissaire des évolutions négatives de l'agriculture
Un argument central en faveur de la chasse est que les renards déciment les oiseaux nichant au sol et les lièvres dans les paysages cultivés, à tel point que seule une chasse récréative intensive de ces prédateurs peut les protéger. Cependant, l'évolution de la situation au Luxembourg, à Genève et dans les parcs nationaux où la chasse au renard est interdite démontre le contraire.
Le problème principal ne vient pas du renard, mais de son environnement. Articles d'experts et rapports officiels convergent tous vers le même constat :
- Destruction des habitats due au remembrement, au drainage et à la disparition des haies et des jachères
- l'utilisation massive de pesticides et d'engrais, qui détruit les insectes et donc les sources de nourriture.
- Fauche précoce et fréquente avec des engins lourds qui tuent directement les nids et les jeunes animaux
La politique environnementale du Luxembourg attribue explicitement le déclin de diverses espèces d'oiseaux des terres agricoles à ces facteurs, et non aux renards. Là où les prairies sont fauchées plus tard et plus délicatement, où l'utilisation de pesticides est réduite et où des refuges sont créés, les populations se rétablissent, sans aucun recours à la chasse au renard. Faire des renards les boucs émissaires des conséquences d'une politique agricole malavisée peut s'avérer politiquement commode, mais scientifiquement, il s'agit d'une manœuvre de diversion.
Lire aussi : Chasse et biodiversité : la chasse récréative protège-t-elle réellement la nature ? et Mythes de la chasse : 12 affirmations à examiner de manière critique
Maladies : Succès de la médecine, non des armes à feu.
Un autre argument souvent avancé par les associations de chasse est la lutte contre les maladies. Le renard est désigné comme bouc émissaire pour la rage, le ténia du renard et d'autres zoonoses. Cependant, l'histoire de la lutte contre la rage en Europe montre clairement que le succès a été obtenu grâce à des programmes de vaccination par appâts à grande échelle, et non par la chasse de loisir. En Suisse et dans les pays voisins, des millions d'appâts vaccinaux ont été distribués, ce qui a permis d'éradiquer la rage du renard en quelques années.
Il en va de même pour le ténia du renard : l’hygiène, l’éducation et, si nécessaire, le traitement ciblé par appâtage avec un vermifuge dans les zones à risque sont essentiels. Les données luxembourgeoises contredisent même les affirmations des défenseurs de la chasse : la proportion de renards infectés a diminué d’environ 20 % après l’interdiction de la chasse, alors qu’elle a augmenté dans les zones de chasse intensive. La prévention des maladies ne justifie donc pas la persécution générale et permanente des renards. C’est un argument qui, à y regarder de plus près, se retourne contre la chasse au renard.
Pour en savoir plus sur ce sujet : La chasse au petit gibier et les maladies de la faune sauvage , et comment la chasse récréative favorise les maladies
Ce dont une politique moderne en matière de faune sauvage a réellement besoin
Au lieu de s'accrocher à une chasse au renard mal justifiée, la Suisse pourrait s'inspirer de modèles existants et performants. Une gestion moderne de la faune sauvage se concentrerait sur trois axes principaux :
Politiques de gestion des déchets et d'alimentation en milieu urbain : des systèmes de gestion des déchets sécurisés, des interdictions claires d'alimentation et des campagnes de sensibilisation du public permettraient de limiter efficacement et sans cruauté les populations de renards en ville. Les renards suivent les ressources alimentaires, et non les discours moralisateurs des associations de chasse.
Privilégier l’habitat au plomb pour les espèces menacées : faucher les prairies plus tard, réduire l’utilisation de pesticides, favoriser les petits habitats, créer des zones de tranquillité – ces mesures aident bien plus les oiseaux nichant au sol et les lièvres bruns qu’une chasse systématique aux prédateurs. Genève, qui abrite la plus forte densité de lièvres bruns de Suisse, en est un exemple.
Interventions ciblées et professionnelles plutôt que chasse récréative : en cas de dommages importants et avérés, les gardes-chasse de l’État peuvent intervenir de manière sélective, munis de mandats précis et d’un suivi scientifique. Le modèle genevois a démontré l’efficacité de cette approche depuis cinquante ans. Des observations à long terme montrent que la biodiversité du canton a considérablement augmenté depuis l’interdiction de la chasse récréative en 1974.
Droit du bien-être animal versus logique de la chasse
La loi suisse sur la protection animale stipule clairement que son but est de protéger la dignité et le bien-être des animaux. Le Code civil précise que les animaux ne sont pas des objets. Un argument qui justifie la chasse au renard principalement par son intérêt économique et son utilité réduit de fait le renard à l'état de marchandise – et contredit l'esprit de la loi suisse sur la protection animale.
La prise de position de JagdSchweiz (l'association suisse de chasse) ne dit mot de la capacité du renard à souffrir, des tirs accidentels et de leurs conséquences, du bien-être animal lors des chasses nocturnes au fusil, ni des effets stressants de la chasse sur les familles. Elle ne parle que du prix de la fourrure, des droits de chasse, des quotas de chasse et de l'intérêt de préserver un loisir. Quiconque écrit sur la faune sauvage de cette manière ne parle pas d'êtres vivants, mais de ressources. Ce n'est pas une gestion moderne de la faune sauvage. C'est un vestige d'une époque où le fusil était considéré comme la solution miracle à nos propres problèmes.
Pour en savoir plus sur ce sujet : les animaux sauvages, la peur de la mort et l’absence d’étourdissement , ainsi qu’une introduction à la critique de la chasse.
Qu'est-ce qui devrait changer ?
- Protection immédiate des renards en Suisse : la chasse récréative au renard sera interdite par la loi fédérale. Des interventions ciblées et documentées de gardes-chasse professionnels resteront possibles en cas de dommages graves et avérés. Le Luxembourg et Genève ont démontré depuis des années l’efficacité de cette solution. Initiative modèle : interdire la chasse au renard inconsidérée.
- Interdiction de la chasse au renard dans les tanières et autres méthodes cruelles : La chasse au renard dans les tanières, où les chiens sont amenés dans les terriers, est l’une des méthodes de chasse les plus cruelles et doit être interdite au niveau fédéral. Il en va de même pour les pièges non relevés quotidiennement et la chasse à l’appelant en hiver. Proposition : Interdiction du piégeage cruel et de la chasse à l’appelant.
- Des études scientifiques indépendantes sur les populations de renards sont nécessaires, en lieu et place des statistiques de chasse : la politique suisse en la matière s’est jusqu’à présent appuyée sur des quotas de chasse comme indicateur de population. Cette méthode est méthodologiquement inadéquate. Des études de population standardisées et indépendantes, inspirées du modèle luxembourgeois (pièges photographiques, comptages transects, analyse des excréments), sont indispensables.
- mesures de politique agricole plutôt que la persécution des prédateurs : les oiseaux nichant au sol et les lièvres ne sont pas protégés par la chasse au renard, mais par la fauche tardive, la réduction des pesticides, la promotion des haies et la création de zones de tranquillité. Ces mesures doivent être inscrites dans la loi et financées, au lieu d’être remplacées par un contrôle symbolique des prédateurs.
- Exigence de transparence pour les prises de position de JagdSchweiz : Les prises de position des associations de chasse qui influencent les décisions politiques doivent divulguer leurs sources de données et résister à un examen indépendant. Lorsque des données officielles et des études scientifiques contredisent les affirmations, cela doit être documenté publiquement. Initiative modèle : Statistiques de chasse transparentes
Argumentation
« Sans la chasse au renard, les populations explosent. » Le Luxembourg démontre le contraire depuis 2015, et Genève depuis 1974 : des populations stables, sans explosion démographique ni effondrement écologique. Le suivi par pièges photographiques et les recensements confirment des densités de renards constantes ou en baisse dans les deux cas. La théorie de l’explosion démographique est une prédiction réfutée.
« Les renards déciment les populations d’oiseaux nichant au sol et de lièvres. » Le canton de Genève possède la plus forte densité de lièvres de Suisse et la dernière population de perdrix du pays, et ce, sans chasse au renard. Cet argument n’est qu’une diversion qui masque les véritables causes : les pesticides, l’aménagement du territoire et la fauche précoce.
« La chasse au renard combat le ténia du renard et la rage. » Concernant le ténia du renard, les données luxembourgeoises démontrent le contraire. Une chasse plus intensive a augmenté le taux d'infestation de 15 %, tandis que l'interdiction de la chasse l'a réduit de 20 %. La rage a été éradiquée en Europe grâce à la vaccination par appâts, et non par les fusils de chasse. La prévention des maladies n'est pas un argument valable en faveur de la chasse au renard. Cet argument est réfuté.
La chasse au renard est une forme nécessaire de gestion de la faune sauvage. Le modèle genevois, avec ses gardes-chasse d'État et ses interventions ciblées et documentées, fonctionne depuis cinquante ans, fait l'objet d'un suivi scientifique et s'avère nettement plus respectueux de l'environnement que la chasse récréative généralisée. Une gestion efficace est possible, sans chasse récréative.
« JagdSchweiz agit dans l'intérêt de la nature. » Le tribunal correctionnel de Bellinzone a statué, dans un jugement exécutoire, que la critique d'une « culture de la violence » au sein de l'organisation JagdSchweiz ne constitue pas une diffamation, mais plutôt un jugement de valeur admissible, étayé par les faits présentés. Ceux qui agissent au nom de la nature doivent être jugés sur les faits, et non sur leur propre autopromotion.
Liens rapides
Articles sur Wild beim Wild :
- L'interdiction de la chasse au renard, pratique insensée, est attendue depuis trop longtemps
- Le Luxembourg prolonge l'interdiction de la chasse au renard
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- Chasse et biodiversité : la chasse récréative protège-t-elle vraiment la nature ?
- Introduction à la critique de la chasse
Sources externes :
- Chasse en Suisse : Document de position sur la chasse au renard, novembre 2025 (PDF)
- Protection de la faune sauvage en Allemagne : Au Luxembourg, la nature suit son cours même sans chasse au renard
- Action Alliance Fox : Interdiction de la chasse au renard au Luxembourg pour la sixième année consécutive
- Gouvernement luxembourgeois : FAQ sur la levée de la chasse au renard (PDF)
- Agence luxembourgeoise pour l'environnement : Les renards au Luxembourg – Rapport 2021 (PDF)
- Liberté pour les animaux : 50 ans d’interdiction de la chasse dans le canton de Genève
- SRF : Chasse en haute altitude dans les Grisons – amendes dépassant 700 000 francs suisses (2016)
- SRF Rundschau : À la chasse dans les Grisons – un cerf sur dix seulement est blessé
- Statistiques fédérales sur la chasse
- Littérature scientifique : Études sur le renard roux (PDF)
- Tierwelt.ch : 50 ans de chasse d’État dans le canton de Genève – comment se portent aujourd’hui les populations d’animaux sauvages ?
Notre revendication
Hunting Switzerland a publié une prise de position qui s'appuie sur des scénarios depuis longtemps réfutés à Luxembourg et à Genève. Ce dossier réfute ces scénarios par des faits vérifiables : données officielles, décisions de justice, statistiques officielles de chasse et observations à long terme menées dans des zones exemptes de chasse au renard. Le renard n'a pas besoin d'un chasseur amateur. Il a besoin d'une société qui cesse d'en faire le bouc émissaire de politiques agricoles malavisées et d'un modèle de chasse obsolète.
IG Wild beim Wild documente le décalage entre le discours des lobbies de la chasse et la réalité, en s'appuyant sur des sources vérifiables par tous. Ce dossier sera mis à jour en fonction des nouveaux rapports luxembourgeois, des décisions de justice suisses ou de l'évolution de la situation politique.
À propos de la chasse de loisir : dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des rapports de fond.