La chasse est souvent présentée comme une activité maîtrisée. La sécurité est un élément fondamental de l'image que les chasseurs ont d'eux-mêmes. Pourtant, un problème demeure étonnamment passé sous silence : les accidents de chasse. Il ne s'agit pas seulement d'incidents tragiques et isolés, mais d'un risque structurel découlant d'un simple fait : la chasse implique l'utilisation d'armes à feu dans un environnement densément peuplé où humains, animaux domestiques et animaux sauvages cohabitent.
Les chiffres de l'OFSP (Conseil suisse pour la prévention des accidents) et de la SUVA (Caisse nationale d'assurance accidents) sont éloquents : de 2000 à 2019, plus de 75 personnes ont perdu la vie dans des accidents de chasse en Suisse. Statistiquement, un accident de chasse se produit toutes les 29 heures, soit environ tous les trois mois et demi, une personne décède. Or, l'ampleur réelle de ces accidents est bien supérieure aux chiffres officiels. Ce rapport met en lumière les facteurs sous-jacents à ces chiffres et explique pourquoi le débat public sur cette question reste ouvert.
Qu'est-ce qui vous attend ici ?
- Ce que les statistiques montrent – et ce qu’elles dissimulent : les chiffres de la BFU, les données SUVA et le nombre systématique de cas non déclarés dans les statistiques suisses sur les accidents de chasse.
- Scénarios d'accidents typiques : chutes, fusillades, confusions : quelles sont les causes les plus fréquentes d'accidents et quels facteurs augmentent le risque ?
- Chasses en battue : Risques structurels accrus : Pourquoi les chasses en battue présentent des dangers particuliers pour les tireurs, les conducteurs et les spectateurs.
- Ricochets et rebonds : le risque sous-estimé dans les espaces publics : ce que montrent les études sur le comportement des balles de fusil lors des ricochets – et pourquoi cela est pertinent pour le paysage récréatif suisse.
- Animaux de compagnie en danger : des cas illustrant les dysfonctionnements structurels : du Braque de Weimar à Sedrun au chien de protection des troupeaux en Valais.
- Chasse nocturne et nouvelles technologies : quand l'efficacité accroît le risque : ce que l'élargissement des options de chasse signifie pour la situation sécuritaire.
- Transparence et contrôle : qui enregistre quoi et qui contrôle qui ? La faiblesse structurelle des statistiques suisses sur les accidents de chasse.
- Ce que signifierait une politique de sécurité cohérente : des normes minimales concrètes qui nécessiteraient un débat sérieux sur la sécurité.
- Argumentation : Réponses aux objections les plus courantes à un débat indépendant sur la sécurité.
- Liens rapides : Tous les articles, statistiques et dossiers pertinents.
Ce que les statistiques révèlent – et ce qu’elles dissimulent
Les données sont suffisamment claires pour tirer la sonnette d'alarme, mais si incomplètes que l'ampleur réelle du problème demeure invisible. Les statistiques du Conseil suisse pour la prévention des accidents (BFU) recensent plus de 75 décès liés à des accidents de chasse entre 2000 et 2019. Une analyse des données de l'Autorité suisse de surveillance des accidents de chasse (SUVA) pour la période 2006-2015 révèle environ 300 accidents recensés chaque année lors de la chasse de loisir, avec environ deux décès par an, deux nouvelles pensions d'invalidité versées annuellement et un coût annuel d'environ 3,6 millions de francs suisses. Des analyses plus récentes, portant sur la période 2016-2020, confirment ce constat : toujours environ 300 accidents par an, un décès par an et deux nouvelles pensions d'invalidité versées.
Ce que ces statistiques omettent est crucial : les données de la SUVA concernent exclusivement les personnes salariées bénéficiant d’une assurance accident obligatoire. Les enfants, les étudiants, les personnes au foyer, les travailleurs indépendants et – point particulièrement pertinent – les chasseurs de loisir retraités en sont totalement absents. Ces derniers, notamment, représentent une part importante des personnes manipulant activement des armes de chasse. Le canton des Grisons enregistre un nombre particulièrement élevé d’accidents de chasse, suivi du Tessin, de l’Argovie, du Valais, de Saint-Gall et de Berne. Toutes les personnes décédées dans des accidents de chasse depuis 2000 et dont le décès est enregistré par le Conseil suisse de prévention des accidents (CSP) étaient résidentes de Suisse. Le nombre réel d’accidents et de décès liés à la chasse est nettement supérieur aux chiffres officiels – un écart considérable ne peut être déterminé sans une collecte de données centralisée et indépendante. Il s’agit là d’un problème politique.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Suisse : Statistiques sur les accidents de chasse mortels et Chasse et armes : Risques, accidents et dangers liés à la chasse de loisir armée
Types d'accidents typiques : chutes, fusillades, erreurs sur la personne
Contrairement à une idée reçue, les blessures par balle ne sont pas la cause la plus fréquente de décès lors d'accidents de chasse en Suisse. Les chutes et les accidents de chute en terrain difficile sont bien plus courants, souvent dus à la tension du terrain, à l'obscurité, au manque de visibilité et à la pression du temps. Cela s'explique par le profil des personnes à risque : il s'agit principalement d'hommes âgés qui pratiquent la chasse en terrain accidenté, armés d'armes et de matériel lourd, souvent dans des situations où le stress, la pression sociale et l'adrénaline jouent un rôle important. Dans de telles situations, une erreur peut avoir des conséquences fatales.
Les accidents de chasse suivent des schémas typiques : confusion entre l’animal et la cible, mauvaise visibilité, lignes de tir imprécises, problèmes de communication au sein du groupe et actions impulsives sous la pression sociale. Un exemple récent est l’accident de chasse mortel survenu à Oulens-sous-Échallens, dans le canton de Vaud : fin novembre 2024, un chasseur amateur de 64 ans a été tué par un tir accidentel d’un autre chasseur alors qu’un groupe tentait de débusquer une harde de sangliers dans un fourré. Le parquet a ouvert une enquête. Ce cas illustre un phénomène bien connu : au sein des groupes de chasse, la dynamique de groupe peut systématiquement réduire la prudence individuelle. Ceux qui ne souhaitent pas « contribuer » au groupe sont plus susceptibles d’agir impulsivement, au détriment de leur propre sécurité.
Pour en savoir plus sur ce sujet : La chasse en haute altitude en Suisse : rituel traditionnel, zone de violence et test de résistance ; et la chasse de loisir et la criminalité : vérifications d’aptitude, obligations de déclaration et conséquences (initiative modèle)
Chasses en battue : Risque structurellement accru
Les battues et les chasses en battue présentent le risque d'accident de chasse le plus élevé. Plusieurs personnes tirent simultanément, les animaux sauvages se déplacent rapidement et l'orientation spatiale peut être perdue en quelques secondes. Les chefs de chasse sont responsables de l'organisation des postes de tir, doivent connaître les zones dangereuses et les directions de ricochet de chaque configuration et veiller à ce que personne ne quitte sa position.
Les réalités techniques aggravent le problème : les balles sans plomb – de plus en plus utilisées car les plombs de chasse seront interdits en 2030 – ont une masse supérieure de 36 % et une énergie supérieure de 28 % après ricochet par rapport aux balles en plomb, selon des études de DEVA. Les ricochets issus des battues parcourent donc une plus grande distance et ont un impact plus important qu’auparavant. Des ricochets dangereux se produisent systématiquement sur les routes, sur les sols rocailleux des forêts et en bordure des sentiers. Les sentiers de randonnée, les chemins forestiers et les activités de loisirs dans les forêts suisses sont monnaie courante. La chasse ne se pratique donc pas dans un environnement isolé, mais là où se trouvent des personnes, souvent sans qu’elles sachent qu’une battue est en cours.
Plus d'informations sur ce sujet : Interdiction de la chasse en battue (initiative modèle) et munitions au plomb et toxines environnementales issues de la chasse récréative
Balles perdues et ricochets : le risque sous-estimé dans les espaces publics
Même en respectant les règles de tir, la sécurité d'autrui n'est pas garantie. Les balles peuvent être déviées par des branches, des pierres, un sol gelé ou des traces de pneus. Un angle d'impact d'au moins 10 degrés sur sol meuble est nécessaire pour qu'un projectile soit correctement absorbé ; pour un chasseur tirant debout sans appui, cela correspond à une distance de seulement dix mètres du sol. Lors des battues, où le gibier passe à une distance de 50 mètres, les angles d'impact faibles, avec le risque de ricochet que cela implique, sont la règle, et non l'exception.
La conséquence pour la société est claire : tant que la chasse – notamment la chasse en battue – se déroule sans fermeture systématique des sentiers publics et sans annonce claire, le risque de collisions avec le bétail demeure structurellement incontrôlable. Les randonneurs, cyclistes et promeneurs qui ignorent la présence d’une chasse en battue dans une zone boisée courent un risque qui ne leur est ni communiqué ni limité par les distances de sécurité obligatoires.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Sécurité publique : distances minimales, zones d’exclusion, obligations de déclaration (initiative modèle) et chasse et droits de l’homme
Animaux domestiques en danger : des cas illustrant ce qui tourne mal
Dans la nuit du 10 février 2024, à Sedrun (Groise), un chasseur amateur de 79 ans a abattu un braque de Weimar tenu en laisse, le prenant pour un renard. Le chasseur a tiré depuis sa maison sur l'animal, qui se promenait avec son propriétaire dans une rue résidentielle, après 23 heures, dans la pénombre. Le tireur n'a vu ni le propriétaire ni la laisse. L'indignation a été vive : « Le permis de chasse de ce chasseur devrait être révoqué », titrait le journal 20 Minuten. Le parquet et la police cantonale des Grisons mènent l'enquête.
Ce cas n'est pas isolé. En octobre 2024, un chasseur valaisan a abattu un chien de protection de troupeau, affirmant l'avoir pris pour un loup. Le chien, d'une valeur d'environ 8 000 francs suisses, a vu ses frais de dressage et de remplacement pris en charge par les contribuables. Cet incident illustre bien que les erreurs d'identification des animaux de compagnie et d'élevage ne sont pas des cas isolés. Elles résultent d'un système où de telles erreurs restent structurellement possibles, car la vérification de l'âge, les tests de vision et les normes techniques minimales pour les armes de chasse ne sont pas adaptés aux exigences de sécurité d'une zone de loisirs densément peuplée.
À ce sujet : Un chasseur amateur valaisan abat un chien de protection de troupeau au lieu d'un loup et lois et contrôles de la chasse : pourquoi l'autosurveillance ne suffit pas
Chasse nocturne et nouvelles technologies : quand l’efficacité accroît le risque
L’ordonnance révisée sur la chasse et la faune sauvage (JSV) interdit formellement la chasse de nuit en forêt, tout en prévoyant des dérogations cantonales à des fins de « prévention des dommages ». Dans le canton de Berne, les abattages nocturnes ciblés, effectués lors de périodes de pleine lune définies, sont déjà une pratique courante. Le plan de gestion du loup valaisan pour 2025/2026 autorise explicitement la chasse de nuit des meutes de loups.
La chasse de nuit accroît structurellement les risques pour la sécurité : l’inspection visuelle est limitée, l’identification des animaux devient plus difficile et les randonneurs et autres usagers de loisirs se retrouvent dehors la nuit sans signalisation. Les caméras thermiques et les systèmes de vision nocturne améliorent la précision, mais pas la capacité à percevoir pleinement le contexte autour de la cible. Ils permettent aux chasseurs de loisirs de tirer dans des situations où les générations précédentes ne l’auraient pas fait, non pas parce que c’est devenu plus sûr, mais parce que la technologie abaisse le seuil d’inhibition. Plus la technologie se développe, plus la chasse de nuit se répand, plus l’« efficacité » est un objectif, plus la question devient cruciale : qui fixe les limites ? Et s’agit-il d’un organisme véritablement indépendant ?
Pour en savoir plus sur ce sujet : la chasse nocturne et les technologies de chasse , et la chasse de loisir qui commence au bureau.
Transparence et contrôle : qui enregistre quoi – et qui contrôle qui ?
À ce jour, il n'existe aucune statistique complète et centralisée recensant tous les décès et blessures liés directement ou indirectement à la chasse de loisir en Suisse. JagdSchweiz (l'Association suisse de chasse) publie son propre document, « À propos des accidents de chasse », basé sur les données de la SUVA – la même organisation chargée de représenter les intérêts des chasseurs de loisir, communiquant ainsi sur l'ampleur des risques qu'elle encourt. Il s'agit là d'un conflit d'intérêts flagrant.
Ce qui manque : un système centralisé de statistiques sur les accidents de chasse, indépendant des gouvernements fédéral et cantonaux, qui recense tous les groupes concernés – retraités, enfants, accompagnateurs et témoins. Il manque également l’obligation de déclarer les incidents évités de justesse, les tirs sur des animaux domestiques et les incidents sans conséquence juridique mais révélateurs d’un problème de sécurité. Dans un système où les chasseurs participent à l’élaboration des règles et réglementations, un nombre important d’incidents non déclarés est inévitable. La sécurité doit être vérifiée de manière indépendante, et non par un système qui s’auto-légitimait.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Le lobby des chasseurs en Suisse : comment opère son influence et la supervision indépendante de la chasse : un contrôle externe plutôt qu’une autorégulation (initiative modèle).
Qu'est-ce qui devrait changer ?
- Statistiques centralisées et indépendantes sur les accidents de chasse : tenues par la BFU ou la BAFU, avec déclaration obligatoire de tous les accidents, quasi-accidents et incidents impliquant des tiers, quel que soit leur statut professionnel. Proposition modèle : supervision indépendante de la chasse : contrôle externe plutôt qu’autorégulation.
- Tests de vision et de réflexes obligatoires : condition préalable au renouvellement du permis de chasse, notamment pour les chasseurs de loisir de plus de 65 ans. Similaire aux tests d’aptitude à la conduite automobile. Proposition modèle : Chasse de loisir et criminalité : contrôles d’aptitude, obligations de déclaration et conséquences.
- Annonce publique obligatoire de toutes les chasses : Pour les chasses en battue : Obligation de publier l’annonce dans les journaux municipaux et les applications cantonales, en précisant le périmètre de la zone de chasse et la période concernée. Proposition modèle : Sécurité publique : Distances minimales, zones réglementées, obligations de déclaration.
- Fermeture des sentiers de randonnée et des chemins forestiers : lors des battues, la signalisation passive est insuffisante. Une fermeture active, assortie d’une signalisation obligatoire, répond aux normes applicables aux autres activités dangereuses dans les espaces publics.
- Interdiction de la chasse de nuit dans les zones de loisirs : La chasse nocturne sans périmètre de sécurité complet et sans autorisation indépendante est incompatible avec la protection du public.
- Limites d'âge et test d'aptitude technique : les permis de chasse doivent être renouvelés périodiquement à partir d'un âge défini, moyennant un test d'aptitude indépendant – analogue à celui du permis de conduire routier.
- Enquête indépendante sur les accidents : Tout accident de chasse ayant entraîné des blessures ou des décès de tiers doit faire l’objet d’une enquête menée par une autorité indépendante – et non par l’administration cantonale de la chasse, dont l’organisation est proche des acteurs du secteur. Proposition modèle : Supervision indépendante de la chasse : Contrôle externe plutôt qu’autorégulation.
Argumentation
Les accidents de chasse sont rares – statistiquement, la chasse est plus sûre que de nombreuses autres activités de loisirs. Les statistiques de la SUVA recensent environ 300 accidents officiellement reconnus par an, auxquels s'ajoute un nombre important de cas non déclarés impliquant des retraités, des enfants et des accompagnateurs. Par ailleurs, des accidents impliquant des tiers – randonneurs, propriétaires d'animaux – ne figurent dans aucune statistique spécifique à la chasse. Quiconque affirme que les accidents sont « rares » doit expliquer comment il le sait, étant donné que la collecte de données est systématiquement incomplète.
« Les chasseurs amateurs sont bien formés et prudents. » Dans le canton des Grisons, en cinq ans, environ 3 836 animaux ont été blessés au lieu d’être euthanasiés, ce qui a entraîné des amendes dépassant 700 000 francs suisses pour abattage illégal. En 2024, à Sedrun, un chasseur amateur de 79 ans a tiré sur un chien tenu en laisse, le prenant pour un renard. La formation et les qualifications ne protègent pas contre les risques structurels qui augmentent systématiquement en raison du vieillissement de la population, de la chasse de nuit et des battues.
« Les accidents peuvent survenir n’importe où – ce n’est pas un argument contre la chasse. » Certes, les accidents peuvent survenir n’importe où, mais le public ne devrait pas avoir à cofinancer ni à accepter un système qui utilise des armes à feu sans transparence totale dans les espaces publics partagés. La chasse ne se pratique pas dans des espaces clos. Le public supporte le risque résiduel et a donc droit à une surveillance indépendante, à des statistiques complètes et à des normes de sécurité contraignantes.
Liens rapides
Articles sur Wild beim Wild :
- Suisse : Statistiques sur les accidents de chasse mortels
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- Chasse en haute altitude dans les Grisons : contrôle et conséquences pour les chasseurs de loisir
- Chasse aux loisirs et criminalité : renforcer les contrôles d’aptitude, les obligations de déclaration et les conséquences (initiative modèle)
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- Chasse et bien-être animal : les conséquences de cette pratique sur les animaux sauvages
Sources externes :
- BFU / SUVA : Accidents de chasse en Suisse – Évaluation des données UVG 2006–2020
- La chasse en Suisse : Document « Sur le thème des accidents de chasse » (PDF)
- Statista : Mortalité liée à la chasse en Suisse (données de l’OFSP)
- Blick : Un chasseur abat un chien à Sedrun GR – Le chasseur s'exprime (février 2024)
- Frapp.ch : Un chasseur de 79 ans abat un chien en laisse (février 2024)
- 20 Minutes : « Le permis de chasse devrait être révoqué. »
- PETA Allemagne : Chronique des accidents de chasse en Allemagne, en Autriche et en Suisse
- Revue de chasse : Sécurité lors des battues – risque de ricochet (étude DEVA)
- FSO : Décès par armes à feu en Suisse 1995–2021 (tableau)
Un accident de chasse toutes les 29 heures, un décès tous les trois mois et demi : il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais d’un risque structurel découlant d’un simple constat : la présence d’armes à feu dans une zone de loisirs densément peuplée, soumise à un système d’autosurveillance. Le Conseil suisse de prévention des accidents (BFU) a recensé plus de 75 décès en vingt ans. La Caisse nationale d’assurance-accidents (SUVA) enregistre environ 300 accidents par an, mais exclut les retraités, les enfants et les passants. Le nombre réel de décès reste inconnu, faute de collecte. Il ne s’agit pas d’un manque de surveillance, mais d’un échec politique.
Ce dossier documente les structures sous-jacentes aux chiffres à l'aide des données BFU et SUVA, d'études de cas et d'études scientifiques. Les informations sont mises à jour en continu en fonction des nouveaux accidents, des décisions de justice ou des développements politiques.
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