La chasse ne se limite pas à la forêt ; elle relève aussi de l’administration. Depuis le 1er janvier 2026, la version actualisée de l’Ordonnance sur la chasse (JSV) est publiée sur Fedlex, ce qui en fait un document de référence pour toute objection, tout recours et toute initiative politique. Parallèlement, les campagnes de recrutement annuelles débutent dans les cantons : dans le canton de Zurich, les places pour l’examen de superviseur de chasse 2026 sont déjà toutes réservées et la date limite d’inscription est le 15 mars. Dans le canton de Schwyz, l’inscription au stage de chasse 2026/2027 est en cours et requiert un extrait de casier judiciaire, une attestation d’assurance responsabilité civile et une photo d’identité.
Ces dates ne sont pas de simples notes de bas de page. Elles marquent le début administratif d'une année où la chasse sera de nouveau proposée comme formation qualifiante – alors que, dans les faits, les questions de souffrance animale, d'impact écologique et de légitimité sociale resteront secondaires. Quiconque souhaite encadrer efficacement la chasse de loisir doit s'y prendre avant même le premier coup de feu : règles, formations, réglementations, accès aux dossiers et échéances. Ce dossier fournit les outils nécessaires à cet effet.
Qu'est-ce qui vous attend ici ?
- La chasse en 2026 comme routine administrative : comment le JSV mis à jour, les dates limites d’inscription et les formations renouvellent le système chaque année – et pourquoi cela est politiquement pertinent.
- Ce que la JSV 2026 réglemente à nouveau : Les changements les plus importants qui entreront en vigueur le 1er janvier 2026 et leurs conséquences sur la pratique et le contrôle de la chasse.
- La formation comme machine à normaliser : comment la formation à la chasse fonctionne comme un processus administratif – et que dit-on du bien-être animal, de la souffrance animale et de la responsabilité ? Très peu de choses.
- Protocole de transparence 2026 – Étape 1 : Rendre les décisions de chasse visibles au plus tôt : Pourquoi une ouverture formelle est cruciale et comment l’exiger.
- Protocole de transparence 2026 – Étape 2 : Accès sécurisé aux fichiers et aux échéances immédiatement : Quelles sont les étapes nécessaires, dans quels délais et quelles interventions irréversibles sont requises ?
- Protocole de transparence 2026 – Étape 3 : Questionnaire uniforme pour les cantons : L’instrument complet pour les organisations et les professionnels des médias – avec un modèle prêt à copier.
- Protocole de transparence 2026 – Étape 4 : Publication fondée sur le principe « Nous avons demandé » : Comment les enquêtes publiques deviennent une pression politique.
- Comparaison des logiques de formation cantonales : comment Zurich, Schwyz et d’autres cantons organisent la formation à la chasse – et ce qui manque.
- Argumentation : Réponses aux objections les plus courantes à une plus grande transparence dans l’administration de la chasse.
- Liens rapides : Tous les articles, règlements et ressources pertinents.
La chasse en 2026 comme routine administrative
Les « informations anodines », comme les mises à jour réglementaires et les dates limites d'inscription, peuvent paraître inoffensives. En réalité, elles constituent le fonctionnement normal d'un système qui organise et normalise socialement la mise à mort d'animaux sauvages comme condition d'obtention d'un permis de chasse. Quiconque critique la chasse récréative doit dénoncer cette normalisation avant toute nouvelle intervention.
Avec la publication de l'Ordonnance sur la chasse et la faune sauvage (JSV) au 1er janvier 2026, un texte de référence actuel et faisant autorité est disponible. Il définit les termes, les responsabilités et les seuils qui constituent l'application régulière de la réglementation relative aux populations d'animaux sauvages. Dans le canton de Zurich, les inscriptions à l'examen de chasse 2026 sont acceptées jusqu'au 15 mars – les frais d'examen s'élèvent à 250 CHF – l'examen de garde-chasse coûte 200 CHF – auxquels s'ajoutent 80 CHF pour l'examen de droit de la chasse et 100 CHF pour le cours de communication. Dans le canton de Schwyz, l'inscription au stage de chasse 2026/2027 requiert un extrait de casier judiciaire, une attestation d'assurance responsabilité civile et une photo d'identité – autant d'exigences administratives standard pour une activité qui entraîne la mort de dizaines de milliers d'animaux sauvages chaque année. Les autorités présentent la chasse comme un programme de formation géré comme une simple procédure administrative : date de début des inscriptions, échéances et obligations de déclaration. Ce langage est documenté et donc exploitable à des fins journalistiques et politiques.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Lois et contrôle de la chasse : pourquoi l’autorégulation ne suffit pas et Le lobby des chasseurs en Suisse : comment opère son influence.
Que réglementera à nouveau le JSV 2026 ?
L’Ordonnance révisée sur la chasse et la faune sauvage (JSV), entrée en vigueur le 1er février 2025 et actuellement applicable dans sa version du 1er janvier 2026, a introduit plusieurs modifications importantes. Les drones sont explicitement mentionnés comme aides à la chasse interdites, à l’exception de leur utilisation pour le sauvetage des faons. La longueur minimale du canon des armes de chasse a été réduite de 50 cm à 45 cm. Une interdiction de la chasse de nuit en forêt a été instaurée, assortie d’exceptions cantonales pour « prévention des dommages », qui autorisent en pratique encore le tir de nuit sous certaines conditions. La JSV fait désormais explicitement référence à la loi allemande sur la protection des animaux (TSchG) dans son préambule – une reconnaissance formelle qui, toutefois, reste inefficace sans mécanismes de contrôle effectifs.
Pour les organisations et les acteurs politiques, il est essentiel de rappeler que la loi JSV (Jagdschutzgesetz – Loi sur la chasse et la protection de la faune sauvage) mise à jour constitue le fondement juridique des arrêtés de chasse, des réglementations démographiques et des dérogations. Toute personne souhaitant contester un arrêté doit se référer à la version en vigueur, et non à celle de l'année précédente.
Pour en savoir plus : Chasse à l’affût : Attente, technologie et risques , et Chasse et armes : Pourquoi « loisir » et armes à feu sont politiquement liés
La formation comme machine de normalisation
La formation à la chasse en Suisse est réglementée différemment selon les cantons, mais suit une logique commune : elle se déroule en deux phases. Dans le canton de Zurich, l’examen théorique et l’épreuve de tir sont suivis d’une période de stage d’au moins deux ans dans une zone de chasse zurichoise avant de pouvoir passer l’examen pratique. Dans le canton de Schwyz, l’inscription au cours de chasse comprend une déclaration de protection des données, une vérification du casier judiciaire et une attestation d’assurance.
Ce qui manque cruellement dans tous les documents et communications de formation accessibles au public, c'est la question suivante : combien d'heures de formation sont spécifiquement consacrées à l'écologie de la faune sauvage, au comportement animal et au bien-être animal – par rapport à la manipulation des armes et à la pratique du tir ? Quel rôle joue la souffrance animale en tant que sujet d'étude, et non pas seulement comme moyen de corriger les erreurs ? Comment évalue-t-on la capacité de prise de décision – c'est-à-dire l'aptitude à décider quand un tir est éthiquement inacceptable – et pas seulement la précision au tir ? Ces questions restent sans réponse dans les dossiers de formation publics. Ce manque de réponse constitue en soi une information politique.
Pour en savoir plus : Le permis de chasse , la chasse et les enfants : que signifie vendre la mise à mort comme une expérience de nature ?
Protocole de transparence 2026
Le présent protocole s'adresse aux organisations ayant le statut de parti et aux acteurs politiques qui souhaitent non seulement commenter les décisions relatives à la chasse, mais aussi les contrôler de manière vérifiable. Le cadre juridique et la liste des organisations autorisées sont disponibles à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Ceux qui ne critiquent la chasse qu'après les abattages sélectifs ne font que réagir à la répression. Une approche plus efficace consiste à agir en amont : en garantissant la transparence des critères de décision, des délais, de l'accès aux dossiers et en s'interrogeant sur l'organisation de la chasse comme critère de qualification.
Étape 1 : Rendre les décisions de chasse visibles dès le début
De nombreuses mesures relatives à la chasse sont communiquées de manière informelle – par le biais de sites web, de communiqués de presse ou de journaux officiels. Pour une protection juridique optimale, il est essentiel qu'une décision soit formellement émise et puisse faire l'objet d'un recours, accompagnée de sa justification, de ses conditions et des informations relatives aux voies de recours légales. En l'absence de notification formelle, il convient d'en faire la demande. Les autorités administratives sont tenues d'émettre une notification formelle dès qu'une organisation ayant qualité de partie en fait la demande. Ceci confère à la communication officielle un statut juridiquement contraignant.
Étape 2 : Sécuriser immédiatement l’accès aux fichiers et aux échéances
Le droit de consulter les dossiers est une composante du droit d'être entendu et est bien établi en droit administratif suisse. Il s'applique généralement aux procédures en cours et peut être exercé de manière informelle, y compris par courriel. Une fois la décision rendue, quatre étapes sont nécessaires :
- Demande d'accès aux fichiers : notamment aux sources de données, aux évaluations de proportionnalité et aux solutions de rechange examinées.
- Consignez le délai de recours légal : documentez la date de début du délai – généralement à partir de l’ouverture officielle, et non à partir du communiqué de presse.
- Vérifier l’existence d’un effet suspensif : en cas d’interventions irréversibles telles que des retraits de groupes ou des réductions complètes de population, vérifier immédiatement si une demande d’effet suspensif ou de mesures de précaution est nécessaire.
- Constater le silence : Si une autorité ne répond pas dans le délai légal, son silence constitue également un acte administratif documenté ayant des conséquences juridiques.
Étape 3 : Questionnaire standardisé pour les cantons
Afin de garantir la vérifiabilité des critiques, chaque enquête est structurée de manière identique et documentée publiquement. Cela permet de mesurer le silence et d'établir des comparaisons entre cantons.
A. Fondement juridique et objectif :
Quel est le fondement juridique précis qui sous-tend cette décision – en faisant référence aux articles de la JSG et de la JSV ? Quel objectif poursuit la mesure et comment son succès est-il mesuré ?
B. Proportionnalité et souffrance animale :
Comment la souffrance animale est-elle prise en compte dans la mise en balance des intérêts ? Quelles alternatives non létales ont été examinées et pour quelles raisons précises ont-elles été rejetées ?
C. Base de données et contrôle
Quelles données de surveillance, quels rapports de dommages ou quelles estimations servent de base ? Qui les a recueillies ? Comment les incidents de tir, les recherches et les animaux blessés sont-ils enregistrés et publiés ?
D. Formation et compétences décisionnelles :
Combien d’heures de la formation cantonale à la chasse sont consacrées au maniement des armes et à la pratique du tir ? Et combien à l’écologie de la faune sauvage, au comportement animal et au bien-être animal ? Comment les compétences décisionnelles sont-elles évaluées ?
E. Transparence et protection juridique
Où la justification complète est-elle publiée ? Quel organisme est responsable des objections ? À partir de quelle date commence le délai de recours ?
Étape 4 : Publication basée sur le principe du « Nous avons demandé »
Chaque demande est consignée publiquement : date, destinataire, objet de la décision, échéance, liste des questions, état de la réponse et prochaine étape. Ceci permet de distinguer clairement les cantons transparents de ceux qui se soustraient à leurs responsabilités. Le silence systématique est exploitable politiquement : il démontre l’inefficacité du contrôle et justifie les prises de position publiques.
Modèle prêt à copier pour les demandes de renseignements des ONG
Objet : Demande de transparence concernant une décision de chasse : Fondements juridiques,
sources de données, proportionnalité, contrôle
Madame, Monsieur,
Nous sollicitons des informations et l'accès aux dossiers relatifs à la
décision de chasse suivante : [Titre, Date, Publication, Lien].
Veuillez confirmer les délais applicables, notamment
la date de début du délai de recours.
Nous avons les questions suivantes et vous demandons d'y répondre en
citant les sources juridiques et les données pertinentes, et si
possible, en faisant référence aux dossiers ou documents spécifiques :
[Insérer la liste des questions A à E].
Veuillez nous faire parvenir votre réponse avant le [Date] afin de
nous permettre d'examiner votre demande dans les délais impartis.
Cordialement
, [Organisation, Contact]
Informations complémentaires : Supervision indépendante de la chasse : Contrôle externe plutôt qu’autorégulation (initiative modèle) et Statistiques de chasse transparentes (initiative modèle)
Qu'est-ce qui devrait changer ?
- Obligation de publication pour la pondération de la formation : les cantons publient chaque année le nombre d’heures de formation consacrées au maniement des armes, à l’entraînement au tir, à l’écologie de la faune sauvage, au comportement animal et au bien-être animal. Sans ces données, une évaluation indépendante de la formation à la chasse est impossible.
- Obligation de divulgation formelle pour tous les ordres de chasse : Tout ordre imposant ou autorisant la chasse aux animaux sauvages doit être divulgué formellement et rendu public, avec une justification complète, les données utilisées et des informations sur les recours juridiques. Initiative modèle : Statistiques de chasse transparentes
- Le bien-être animal comme matière obligatoire dans la formation à la chasse : la souffrance animale, la biologie comportementale et les compétences décisionnelles (lorsqu’un tir est éthiquement inacceptable) seront intégrées comme matière distincte à l’examen cantonal de chasse, avec une note de passage spécifique. Proposition modèle : l’éthique comme composante obligatoire de l’examen de chasse
- Supervision indépendante de la chasse : Le contrôle des pratiques de chasse est assuré par un organisme indépendant des associations de chasse et des autorités cantonales de chasse. Proposition modèle : Supervision indépendante de la chasse : Contrôle externe plutôt qu’autorégulation.
- Obligation de réponse standardisée aux demandes de transparence : les cantons sont tenus de répondre intégralement aux demandes de transparence émanant d’organisations ayant le statut de parti dans un délai déterminé (par exemple, 30 jours). Le défaut de réponse est considéré comme un manquement à l’obligation d’information et peut faire l’objet d’un recours.
- Registre public de chasse au niveau fédéral : Le gouvernement fédéral créera un registre numérique accessible au public de tous les arrêtés cantonaux de chasse, des permis d'exemption et des décisions réglementaires, y compris la base juridique, la base de données et le résultat.
Argumentation
« La gestion de la chasse est techniquement inaccessible aux personnes extérieures. » C’est la finalité du système, et non sa caractéristique intrinsèque. En Suisse, le droit administratif, les délais et le droit de consultation des dossiers sont accessibles au public et clairement réglementés. Les organisations dotées du statut de partie ont un droit juridiquement garanti d’accéder à ces documents. La complexité technique ne saurait justifier un manque de transparence ; elle plaide plutôt en faveur d’un soutien indépendant.
« La formation à la chasse est déjà rigoureuse et complète. » Dans le canton de Zurich, le formulaire d'inscription à l'examen de chasse mentionne clairement les frais d'examen : 250 CHF. Cependant, le nombre d'heures consacrées au bien-être animal et à la prévention de la souffrance animale n'est indiqué dans aucun document public. Rigueur ne rime pas avec transparence. Tant que la pondération des différentes composantes de la formation reste confidentielle, aucune évaluation indépendante n'est possible.
Les objections ralentissent les mesures nécessaires de gestion de la faune sauvage. L'effet suspensif et le droit d'objection sont des droits délibérément institués par le législateur, notamment en cas d'interventions irréversibles. Si les autorités jugent les mesures si urgentes qu'elles refusent tout recours légal, cela constitue en soi un problème juridique. La proportionnalité et le bien-être animal ne sont pas des obstacles à la gestion de la faune sauvage ; ils en sont les conditions préalables légales.
« Certaines organisations détournent les procédures à des fins politiques. » Les recours légaux et les demandes de transparence ne sont pas de la manipulation : ils relèvent de la démocratie. Quiconque met en œuvre des décisions officielles avec des fonds publics doit être soumis au contrôle public. Cela s’applique à toutes les activités administratives. La chasse de loisir ne fait pas exception.
Liens rapides
Articles sur Wild beim Wild :
- La chasse de 2026 commence au bureau : Article original (janvier 2026)
- Exemples de textes pour des initiatives critiques de la chasse
- Supervision indépendante de la chasse : contrôle externe au lieu d’autorégulation (initiative modèle)
- Statistiques de chasse transparentes : divulgation des tirs abattus, des recherches et des tirs manqués (initiative modèle)
- Le lobby des chasseurs en Suisse : comment fonctionne l'influence
- Chasse en haute altitude dans les Grisons : contrôle et conséquences pour les chasseurs de loisir
Dossiers connexes :
- Lois et contrôle de la chasse : pourquoi l’autosurveillance ne suffit pas
- Le lobby des chasseurs en Suisse : comment fonctionne l'influence
- Le permis de chasse
- La chasse en Suisse : vérification des faits, méthodes de chasse, critiques
- Introduction à la critique de la chasse
Sources externes :
- Fedlex : Règlement de chasse JSV, à compter du 1er janvier 2026
- Fedlex : Amendement JSV AS 2025 12 (en vigueur à compter du 1er février 2025)
- Fedlex : Amendement JSV AS 2025 771 (26 novembre 2025)
- Canton de Zurich : Formation à la chasse – informations et inscription
- Canton de Zurich : Inscription à l'examen de chasse 2026 (PDF)
- Canton de Zurich : Inscription à l'examen de superviseur de chasse 2026 (PDF)
- Canton de Schwyz : Inscription au cours de chasse 2026/2027 (PDF)
- Canton de Thurgovie : Modifications du Règlement sur la chasse et la pêche 2025 – Explications (Administration de la chasse et de la pêche)
- FOEN : Application de la Loi sur la chasse – Responsabilités et fondement juridique
Notre revendication
La chasse récréative ne commence pas dans les bois. Elle commence dans les bureaux : avec des réglementations, des délais d’inscription, des frais d’examen et des décrets qui encadrent la mise à mort d’animaux sauvages comme une simple formalité administrative. Quiconque souhaite contrôler ce système doit s’y prendre avant la chasse, et non après. Ce dossier fournit les outils opérationnels nécessaires : fondements juridiques, échéances, questionnaire standardisé et modèle reproductible pour les demandes de transparence.
IG Wild beim Wild documente non seulement ce qui se passe en forêt, mais aussi les décisions prises par les instances gouvernementales, permettant ainsi au public d'évaluer si la gestion de la chasse contribue au bien-être animal ou se contente de le gérer. Ce dossier est mis à jour annuellement, conformément aux nouvelles réglementations de chasse, aux règles cantonales ou aux décisions de justice.
Appel à l'action : Avez-vous adressé une demande de transparence à une autorité cantonale de chasse et reçu une réponse ou un silence éloquent ? Partagez les deux avec nous : wildbeimwild.com/kontakt
À propos de la chasse de loisir : dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des rapports de fond.