De nombreux adultes associent la chasse à une expérience en pleine nature. Lorsqu'elle implique des enfants, elle est souvent présentée comme « éducative » : les enfants sont censés « apprendre d'où vient la viande » ou développer un « respect de la nature ». Mais la question cruciale est : quelles valeurs sont réellement véhiculées lorsque tuer est présenté comme une façon normale de gérer les animaux sauvages ?
La chasse de loisir est une pratique qui incite à normaliser et à valoriser la violence envers les animaux. Sans une certaine désensibilisation à la souffrance, la plupart des gens ne pourraient pas pratiquer la chasse de loisir sur le long terme. Lorsque les enfants sont initiés à cet environnement dès leur plus jeune âge – par le biais de sorties de chasse, de visites scolaires de chasseurs de loisir, de supports pédagogiques d'organisations comme JagdSchweiz (la Fédération suisse de chasse) ou de camps de chasse – aucune éducation à l'environnement n'est dispensée. Il s'agit plutôt d'une socialisation : l'inculcation d'un système de valeurs où la violence envers les animaux est considérée comme une tradition, un savoir-faire et un ciment social.
Qu'est-ce qui vous attend ici ?
- Les enfants apprennent par l'exemple : ce que la socialisation à la chasse transmet spécifiquement : comment les rituels, le langage et la reconnaissance dans l'environnement de la chasse façonnent le cadre moral des enfants.
- Initier la chasse à l'école : JagdSchweiz comme « éducateur à la nature » : Ce que JagdSchweiz propose spécifiquement via la plateforme kiknet et les visites scolaires – et ce qui manque à ces supports.
- Armes et enfants : que disent les recherches sur l’exposition précoce aux armes ? Comment le contact précoce avec les armes dans des contextes sociaux valorisés façonne les attitudes envers la violence.
- Souffrance animale et enfants : désensibilisation ou perturbation ? Que se passe-t-il lorsque des enfants sont confrontés à la mort et au sang lors de chasses ? – différent dans certains cas, mais pertinent dans d’autres.
- Le langage de la chasse comme barrière protectrice : comment des termes comme « préparer le gibier », « dépecer » et « tuer » normalisent la violence – et ce que cela signifie pour les enfants qui apprennent ce langage en premier.
- Conséquences sociétales : Quand la chasse devient identité : Pourquoi la socialisation précoce à la chasse complique structurellement les débats démocratiques sur la politique de chasse.
- Ce que peut accomplir une éducation à la nature pertinente : quelles approches transmettent l’empathie, le sens des responsabilités et des rencontres avec la nature sans la tuer ?
- Bien-être animal et droits de l'enfant : que disent la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, la loi allemande sur le bien-être animal (TSchG) et les normes éducatives minimales sur cette question ?
- Argumentation : Réponses aux justifications les plus courantes des programmes pour enfants liés à la chasse.
- Liens rapides : Tous les articles, études et dossiers pertinents.
Les enfants apprennent par l'exemple : ce que la socialisation à la chasse transmet
Les enfants n'apprennent pas principalement le sens moral par des explications, mais par l'observation, l'imitation et l'engagement émotionnel. Lorsque des adultes vont en forêt armés, tuent des animaux, ritualisent la mise à mort – en disposant le gibier, en prenant des photos des chasseurs, en exposant les trophées – et en reçoivent une reconnaissance sociale, cela façonne le paysage moral. Le message qui en découle n'est pas « Tuer est mal », mais plutôt : la violence est un outil légitime lorsqu'elle est ancrée dans la tradition, légale et socialement acceptée.
Ce message est implicite. Les enfants qui grandissent dans un contexte de chasse apprennent que l'empathie est négociable. La compassion pour l'animal est relativisée dès que la tradition, un loisir ou une prétendue « responsabilité de conservation » entrent en jeu. Quiconque est dégoûté ou attristé par la mort de l'animal est aussitôt qualifié de « trop sensible ». Les enfants apprennent à refouler ces sentiments au lieu de les prendre au sérieux. Il ne s'agit pas d'éducation à l'environnement, mais d'une pratique précoce d'indifférence à la souffrance, institutionnalisée et rituellement ancrée.
Pour en savoir plus : Psychologie de la chasse et images du chasseur : Deux poids, deux mesures, dignité et angle mort de la chasse récréative
Introduire la chasse à l'école : Hunting Switzerland comme « éducateur à la nature »
JagdSchweiz propose sa propre plateforme pédagogique pour les écoles et organise des interventions en classe pour les enseignants et leurs élèves. Sous le slogan « La chasse en classe », les modules pédagogiques sont présentés comme adaptés à l'âge des élèves et combinant idéalement des éléments linguistiques, mathématiques, artistiques et visuels. Parallèlement, JagdSchweiz met à disposition, via la plateforme Kiknet, des ressources pédagogiques présentant la chasse comme une pratique durable pour préserver la biodiversité et prévenir les atteintes à l'environnement.
Ce qui manque à ces ressources est bien documenté : le bien-être animal, les tirs accidentels, la souffrance animale, la chasse en battue, les controverses sociétales et les données réelles sur les tirs accidentels et les animaux blessés sont à peine abordés, voire pas du tout. Des chasseurs amateurs interviennent dans les écoles et les jardins d’enfants comme de prétendus éducateurs à la nature, alors que leur principal intérêt est de se faire accepter et d’attirer de nouveaux adeptes à un loisir qui consiste à tuer des animaux avec des armes à feu. Les supports pédagogiques provenant de groupes d’intérêts particuliers, utilisés de manière unilatérale et sans analyse critique, ne constituent pas une éducation. Il s’agit de lobbying en milieu scolaire.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Le lobby des chasseurs en Suisse : comment opère son influence et Non à la propagande de la chasse par les chasseurs amateurs dans les écoles (initiative modèle)
Armes à feu et enfants : que signifie l’exposition précoce aux armes à feu ?
Les armes ne sont pas des objets neutres. Elles sont conçues dans un seul but : blesser ou tuer. Manipuler des armes dans un contexte présenté comme relevant de la « nature », de la « tradition » et de l’« aventure » crée chez l’enfant une association de sens particulière : les armes font partie de la nature, elles sont des outils de la compétence adulte et elles sont des objets socialement acceptés.
Ceux qui souhaitent rapprocher les enfants de la nature n'ont pas besoin d'armes. La Suisse offre d'innombrables possibilités d'observer la faune sauvage, de déchiffrer les traces, de découvrir les habitats et de comprendre les interactions écologiques, sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré. Dans le canton de Zurich, les jeunes suivant une formation à la chasse reçoivent, durant leurs premières années, un enseignement comprenant un module spécifique sur « l'utilisation des armes à feu, des armes blanches et des chiens de chasse ». Or, aucun module documenté n'aborde la souffrance animale, la dignité animale et la prise de décision éthique. Il ne s'agit pas d'éducation à la nature, mais d'un entraînement au maniement des armes dans un cadre naturel.
Pour en savoir plus : Chasse et armes : risques, accidents et dangers liés à la chasse récréative armée et au permis de chasse
Souffrance animale et enfants : désensibilisation ou perturbation
La chasse est synonyme de sang, de mort, parfois d'animaux blessés, de traque du gibier blessé et de souffrances prolongées. Les adultes décident souvent pour les enfants de ce qui est « acceptable », mais les enfants réagissent très différemment. Certains montrent des signes de désensibilisation : ils apprennent à ignorer ce qui est visible et à forcer l'expérience à entrer dans le cadre d'évaluation prescrit. D'autres réagissent avec détresse, tristesse ou rejet, et sont alors qualifiés d'« hypersensibles ».
Dans les deux cas, une question pédagogique fondamentale se pose : qu’apprend réellement un enfant ? Le sang, les cadavres et les ventres d’animaux lacérés sont présentés comme « parfaitement normaux ». On parle d’« ouvrir » au lieu de déchirer, de « tracer une piste » au lieu de carcasses. Le langage protège les adultes, mais il façonne aussi la perception des enfants. La violence n’apparaît plus comme quelque chose de choquant, mais comme une routine, une coutume, une source de fierté. Les enfants qui doivent réprimer leur empathie naturelle pour les animaux afin de s’intégrer socialement n’apprennent pas le respect de la nature. Ils apprennent à désactiver leur compassion dès qu’elle devient gênante.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Animaux sauvages, peur de la mort et absence d’étourdissement , et chasse et bien-être animal : quelles conséquences la réalité a-t-elle sur les animaux sauvages ?
Le langage de la chasse comme couche protectrice
La terminologie de la chasse n'est pas une curiosité folklorique. C'est un mécanisme de défense psychologique. On dit « tirer » au lieu de « tuer », « éviscérer » au lieu d'« ouvrir », « mettre dans un sac » au lieu d'« amas de cadavres », « régulation » au lieu de massacre, « gestion des populations » au lieu de campagne d'abattage. Ce langage a une fonction : il crée une distance émotionnelle entre l'action et sa signification.
Chez les adultes, il s'agit d'une stratégie de protection acquise. Chez les enfants qui découvrent ce langage, quelque chose d'autre se développe : dès le départ, ils intériorisent une perception du monde où les animaux ne sont pas des individus sensibles, mais plutôt des « populations », des « territoires » et des « matières premières ». Il ne s'agit pas d'une simple distinction linguistique. Le langage façonne la pensée. Un enfant qui apprend qu'un cerf mort est une « proie » aura une perception différente des animaux sauvages par rapport à celui qui a appris qu'un cerf est un animal social, capable d'apprendre, doté d'une individualité et de la capacité de souffrir.
Lire aussi : Mythes de la chasse : 12 affirmations à examiner de manière critique et Enfants, chasse et socialisation de la violence
Conséquence sociétale : Quand la chasse devient identité
Ceux qui grandissent dans un environnement de chasse où celle-ci symbolise l'identité, la tradition familiale et l'appartenance sociale seront plus enclins à la défendre, non pas parce que les arguments sont convaincants, mais parce que toute critique est perçue comme une atteinte à leur propre héritage. Il ne s'agit pas d'un échec individuel, mais d'une conséquence prévisible d'une socialisation précoce et profonde.
Les conséquences sociétales sont importantes : la politique de chasse en Suisse est fortement influencée par une petite minorité – environ 30 000 chasseurs de loisir – qui ont été socialisés de manière disproportionnée au sein de structures liées à la chasse. Leurs convictions ne résultent pas d’une réflexion libre sur les alternatives, mais souvent d’une socialisation qui ignore ces alternatives. Lorsque la chasse est acceptée comme une norme incontestable dès le plus jeune âge, toute critique devient structurellement plus difficile par la suite – non pas parce qu’elle est erronée, mais parce qu’elle contredit une identité profondément ancrée. Cela entrave le débat démocratique et stabilise un système dont l’éthique est controversée.
Pour en savoir plus : Introduction à la critique de la chasse et à la fin des violences récréatives envers les animaux
Ce que peut faire une éducation à la nature significative à la place
Une éducation à l'environnement digne de ce nom initie les enfants aux animaux sauvages sans les diaboliser. Elle explique les liens écologiques, illustre les conflits entre humains et animaux et recherche des solutions non létales. Il ne s'agit pas de naïveté, mais d'un choix pédagogique fondamental : privilégier l'empathie comme objectif d'apprentissage. Alternatives concrètes :
- Observation de la faune sauvage : observation des cerfs dans les clairières forestières tôt le matin, observation des familles de renards au printemps, documentation de la migration des oiseaux – le tout sans armes, sans bruit, sans perturbation.
- Pistage : Trouver et classer les traces d'animaux dans la neige, les traces d'alimentation, les terriers et les lieux de repos – une rencontre intense avec la nature qui présente les animaux comme des sujets d'étude.
- Relations écologiques : expliquer les chaînes alimentaires, la qualité de l’habitat, la dynamique prédateur-proie et les influences humaines – sans laisser entendre que tuer est la réponse normale.
- Médiation des conflits : Que se passe-t-il si un renard s’introduit dans le poulailler ? Comment une clôture peut-elle assurer la protection ? Qu’est-ce qui rend un habitat sûr pour les animaux sauvages et les animaux d’élevage ? Les enfants peuvent trouver des solutions qui ne mettent personne en danger.
L’éducation en milieu sauvage et l’éducation fondée sur la nature démontrent systématiquement que les expériences en pleine nature favorisent le bien-être des enfants, renforcent l’empathie et créent des comportements plus respectueux de l’environnement – sans qu’un seul coup de feu soit nécessaire.
Pour en savoir plus sur ce sujet : Alternatives à la chasse : ce qui aide vraiment sans tuer d’animaux , et Genève et l’interdiction de la chasse
dimensions du bien-être animal et des droits de l'enfant
La Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, à laquelle la Suisse est signataire, garantit aux enfants, à l'article 19, la protection contre toutes les formes de violence physique et psychologique et, à l'article 29, le droit à une éducation qui promeut le respect de l'environnement et de la dignité humaine. Les supports pédagogiques qui présentent la violence envers les animaux sous un jour unilatéralement positif et qui ignorent systématiquement les points de vue critiques sont difficilement compatibles avec ce mandat éducatif.
La loi suisse sur la protection animale garantit la dignité et le bien-être des animaux. L'éducation à la nature qui présente les animaux sauvages comme des proies pour la chasse et comme du « gibier » contrevient à l'esprit d'une loi qui protège explicitement la dignité animale. L'éducation n'est jamais neutre. Quiconque initie des enfants à la chasse porte un jugement de valeur, et ce jugement mérite un débat public, non une approbation tacite.
Pour en savoir plus : Interdiction de la chasse aux enfants et aux jeunes (proposition type) et modèles de textes pour les motions critiquant la chasse dans les parlements cantonaux
Qu'est-ce qui devrait changer ?
- Interdiction de la participation des enfants et des jeunes à la chasse : Les mineurs ne peuvent participer activement à la chasse récréative et ne peuvent assister ni au tir, ni au pistage, ni à la mise en place du gibier. La protection contre les confrontations violentes doit primer sur les intérêts de recrutement des chasseurs récréatifs. Proposition modèle : Interdiction de la chasse aux enfants et aux jeunes
- Interdiction de tout matériel pédagogique provenant d'associations de chasse dans les écoles publiques : les documents de JagdSchweiz, de Kiknet ou d'autres organisations liées à la chasse ne peuvent être utilisés dans les écoles publiques tant qu'ils sont partiaux et ignorent la souffrance animale, les tirs accidentels et les controverses sociétales. Les visites scolaires de chasseurs amateurs en tant qu'« éducateurs à la nature » doivent être remplacées par des experts indépendants. Initiative modèle : aucune propagande de chasse par des chasseurs amateurs dans les écoles.
- Directives cantonales pour l'éducation à la nature sans exposition à la violence : les cantons doivent publier des directives contraignantes exigeant que l'éducation à la nature dans les écoles et les programmes jeunesse utilise des méthodes non violentes : observation de la faune, pistage, connaissance des habitats, relations écologiques au lieu d'armes et de démonstrations de tir.
- Protection de la dignité animale dans le contexte éducatif : les images de chasseurs, les expositions de trophées et la mise en scène rituelle d’animaux abattus ne doivent pas être utilisées comme matériel pédagogique. La dignité animale (art. 3 de la loi sur la protection animale) doit également être la norme dans l’éducation. Proposition : Réglementer les images de chasseurs.
- Relever à 18 ans l'âge minimum pour commencer la formation à la chasse à l'échelle nationale : la formation à la chasse, qui inclut le maniement des armes à feu, des armes blanches et des chiens de chasse, ne devrait être possible qu'à partir de la majorité. Les jeunes doivent d'abord recevoir une éducation éthique complète avant d'être autorisés à pratiquer une activité qui consiste à tuer des animaux sensibles.
Argumentation
« Les enfants apprennent d'où vient la viande lorsqu'ils chassent. » Or, la viande provient d'un abattoir ou d'une ferme ; cela peut s'expliquer sans arme à feu. Quiconque souhaite expliquer « d'où vient la viande » de manière pédagogique a bien d'autres options qu'une chasse en battue dans les bois en automne. Et quiconque explique honnêtement d'où vient la viande explique aussi la souffrance animale, les conditions d'abattage et les alternatives, et pas seulement les aspects positifs de la tradition de la chasse.
« Les enfants apprennent le respect de la nature en chassant. » Le respect de la nature naît de l’observation, de l’émerveillement et de l’empathie, et non de la mise à mort. Des études sur l’éducation en milieu naturel montrent que les enfants développent une compréhension écologique plus profonde grâce à des expériences positives et non invasives au contact de la nature. Le respect qui découle de rituels et d’une intégration sociale dans un contexte de chasse n’est pas un respect pour les animaux sauvages, mais un respect pour le groupe.
« Les supports de JagdSchweiz sont neutres et élaborés par des experts. » JagdSchweiz est une association de défense des droits des chasseurs dont l'objectif déclaré est de maintenir l'acceptation publique de la chasse et d'attirer de nouveaux membres. Les supports pédagogiques qui présentent la chasse de manière unilatérale, comme une pratique durable et scientifiquement fondée, sans aborder les accidents de tir, la souffrance animale, les problèmes liés aux battues et les controverses sociétales, constituent une communication biaisée et non une éducation neutre. Ceci est valable quel que soit leur auteur.
« Les jeunes peuvent décider eux-mêmes s'ils veulent chasser. » C'est vrai, mais seulement s'ils ont été informés au préalable des alternatives, s'ils connaissent les données réelles et s'ils n'ont pas déjà été socialisés dans un environnement où toute critique est perçue comme une atteinte à leur identité. Une socialisation précoce et intensive à la chasse ne restreint pas formellement la liberté de choix, mais elle la restreint dans les faits.
Liens rapides
Articles sur Wild beim Wild :
- Les enfants, la chasse et la socialisation à la violence
- Chasse et enfants : Article original (janvier 2026)
- Pas de propagande sur la chasse par les chasseurs amateurs dans les écoles (initiative modèle)
- Interdiction de la chasse aux enfants et aux jeunes (proposition modèle)
- Réglementer les images des animaux chassés : protéger la dignité animale après la mort (initiative modèle)
- La chasse de loisir comme événement : quand la mise à mort devient une activité de loisir
- Chasse et bien-être animal : les conséquences de cette pratique sur les animaux sauvages
Dossiers connexes :
- Psychologie de la chasse
- Photos de chasseurs : Deux poids, deux mesures, dignité et angle mort de la chasse récréative
- Chasse et armes : risques, accidents et dangers liés à la chasse récréative armée
- Animaux sauvages, peur mortelle et absence d'anesthésie
- La chasse de loisir comme événement : quand la mise à mort devient une activité de loisir
- Alternatives à la chasse : ce qui aide vraiment sans tuer d'animaux
- Mettre fin à la violence récréative envers les animaux
Sources externes :
- La chasse en Suisse : un environnement d'apprentissage pour les jeunes
- La chasse en Suisse : « Initier les enseignants à la chasse » – une proposition pour les enseignants
- Chasse en Suisse : « Enseigner en plein air, c'est génial ! »
- HAW Hambourg : Éducation en milieu sauvage – Potentiel pour une relation positive avec la nature (Étude 2023, PDF)
- Droit animalier : la chasse en Suisse – Tradition, défis et bien-être animal (2024)
- Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant : articles 19 et 29 (Fedlex)
- Fedlex : Loi sur la protection des animaux (TSchG), art. 3 – Dignité de l’animal
Notre revendication
Les enfants méritent une éducation à l'environnement qui favorise l'empathie, et non qui la réprime. Lorsque des chasseurs amateurs interviennent dans les écoles, que des associations de chasse distribuent du matériel pédagogique et que les enfants sont confrontés à la mort et à la violence lors d'événements de chasse, il ne s'agit pas d'éducation. Il s'agit d'un endoctrinement précoce à l'acceptation de la violence déguisée en tradition. Ce dossier explique pourquoi cette situation est problématique, ce que la recherche et les droits de l'enfant en disent, et quelles alternatives existent. Il est mis à jour régulièrement en fonction des nouvelles données, études ou évolutions politiques.
Si des programmes de chasse sont proposés dans les écoles, les jardins d'enfants ou les groupes de jeunes de votre région, veuillez nous contacter . Nous documentons les activités enseignées, les personnes qui les organisent et les alternatives existantes.
À propos de la chasse de loisir : dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des rapports de fond.