20 juin 2026, 09h17

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Stopper la chasse au renard – écrire au Grand Conseil de Glaris

Le canton de Glaris a rejeté en juin 2026 la pétition visant à l'examen scientifique de la chasse au renard – en invoquant la compétence fédérale, sans citer une seule étude. La réponse du landamman Dr Markus Heer comprend trois paragraphes. La lettre ouverte de l'IG Wild beim Wild, comportant sept questions concrètes et un délai de deux semaines, est restée sans réponse. Le 14 juin 2026 ont eu lieu les élections au Grand Conseil; la nouvelle liste des membres 2026–2030 sera publiée dans les prochaines semaines.

Important: Merci de ne pas écrire à toutes les personnes en même temps. Choisissez 1 à 2 personnes qui vous représentent en tant qu'habitante ou habitant, et écrivez-leur personnellement depuis votre propre messagerie.

Lettre type – copiez ce texte dans votre messagerie

Objet: Chasse au renard à Glaris – veuillez agir

Madame [Nom] / Monsieur [Nom],

Je m'adresse à vous directement en tant que citoyenne / citoyen, car la pratique de la chasse au renard dans notre canton me préoccupe.

Le Conseil d'État glaronnais a rejeté en juin 2026 la pétition visant à l'examen scientifique de la chasse au renard en trois paragraphes et sans citer une seule étude. Le renvoi au droit fédéral répond à la mauvaise question: aucune loi fédérale n'oblige le canton de Glaris à tirer des renards. La pétition ne demandait pas si cela était autorisé, mais si cela était nécessaire et opportun.

L'état de la recherche est sans équivoque: les effets de compensation comblent rapidement les tirs – taux de natalité plus élevés, immigration (Baker & Harris 2006; Rushton et al. 2006; Kämmerle et al. 2019). Le canton de Lucerne, seul canton à recenser les données sanitaires sur les renards tirés, le montre: sur 2'217 renards tués, seuls 39 présentaient un diagnostic de maladie – plus de 98 pour cent étaient sains. Concernant l'échinococcose, la chasse est même contre-productive: une étude française (Comte et al. 2017) montre qu'une chasse intensive a fait passer la prévalence de 44 à 55 pour cent. Au Luxembourg, elle est passée d'environ 40 à moins de 20 pour cent après l'interdiction de chasse de 2015.

Les renards protègent en outre contre les maladies transmises par les tiques: ils régulent les rongeurs, réservoirs de la borréliose. Tirer des renards affaiblit ce rempart protecteur. Le Parc national suisse est exempt de chasse depuis 1914 – plus de cent ans, aucune explosion des populations, aucun problème d'épidémie. Le canton de Genève se passe de chasse de loisir depuis 1974, pour environ un million de francs par an de gestion de la faune sauvage.

Le canton de Zoug a été le seul canton à commander en 2025 une étude indépendante auprès de SWILD. Le résultat (mai 2026) : la chasse au renard ne régule rien, n'améliore pas la lutte contre les épizooties, et les méthodes non létales sont supérieures. Glaris pourrait emprunter la même voie.

Le canton de Genève se passe de chasse de loisir depuis 1974 – et donc de fait aussi de chasse au renard : seuls les garde-faune étatiques peuvent y intervenir, sans un seul tir de régulation ces deux dernières années.

Je vous prie de vous engager au Grand Conseil en faveur d'un examen scientifiquement fondé de la chasse au renard – plutôt que d'invoquer la compétence fédérale, alors que la Confédération laisse elle-même une marge de manœuvre.

Cordialement
[Votre nom]
[Votre domicile]

Ce qui a été décidé dans le canton de Glaris

Le Landammann Dr Markus Heer a répondu en juin 2026 à la pétition de Pascal Wolf en trois paragraphes. Message central : la Confédération autorise la chasse, donc tout est en ordre. Aucune étude scientifique n'a été mentionnée. L'IG Wild beim Wild a alors envoyé une lettre ouverte avec sept questions concrètes au Landammann Heer et a fixé un délai de deux semaines. Aucune réponse n'a suivi.

Le canton de Zoug a utilisé cette même marge de manœuvre et a commandé une étude indépendante. Le résultat : la chasse au renard n'est pas justifiable scientifiquement. Glaris n'a pas emprunté cette voie – et garde le silence lorsqu'on l'interroge.

Les sept questions au Conseil d'État glaronnais

La lettre ouverte de l'IG Wild beim Wild au Landammann Heer posait les questions suivantes, restées sans réponse :

1. «Aucun indice» – mais aucune source : Sur quelles données se fonde le constat selon lequel la chasse au renard ne contredit pas la durabilité ? Le canton a-t-il jamais examiné la littérature scientifique ?

2. «Peut» n'est pas «doit» : Le droit fédéral autorise la chasse au renard. Il n'y oblige pas. Pourquoi le Conseil d'État répond-il à une question que personne n'a posée – et laisse-t-il la question posée sans réponse ?

3. L'état des connaissances scientifiques : Les effets de compensation lors de la chasse au renard sont documentés depuis des décennies. Lucerne le montre : plus de 98 pour cent des renards abattus étaient sains. Luxembourg : la prévalence de l'échinococcose alvéolaire a baissé de 40 à 25 pour cent après l'interdiction. Le Conseil d'État avait-il connaissance de cet état des faits ?

4. Les espaces sans chasse comme test pratique : Canton de Genève – sans chasse de loisir depuis 1974, un million de francs par an, aucun des problèmes prophétisés. Parc national suisse – exempt de chasse depuis 1914, documenté sur plus de cent ans. Le Conseil d'État a-t-il tenu compte de ces expériences ?

5. Voix issues de la chasse : Le chasseur de loisir zurichois Franz Balmer : «Nous nuisons davantage à l'image de la chasse que nous ne lui sommes utiles.» La biologiste de la faune Sandra Gloor : le tir d'un renard ne produit «absolument rien». L'ancien président des chasseurs grisons Robert Brunold : «La basse chasse n'est pas nécessaire.» Sur quoi le Conseil d'État glaronnais fonde-t-il sa certitude contraire ?

6. Loi sur la protection des animaux : L'art. 4 al. 2 LPA interdit d'infliger sans justification des souffrances aux animaux. Comment le canton justifie-t-il l'abattage annuel de renards lorsqu'il refuse expressément d'examiner cette utilité ?

7. Risque sanitaire : Les renards régulent les rongeurs en tant que réservoirs de tiques et protègent ainsi de la borréliose. Selon la recherche, une chasse intensive du renard accroît la prévalence de l'échinococcose. La rage a été vaincue par des appâts vaccinaux, et non par la chasse. Quiconque prétend donc que la chasse au renard sert à la protection de la santé doit expliquer pourquoi cette même chasse n'a pas pu endiguer la rage, alors que les appâts vaccinaux y sont parvenus.

Le texte intégral de la lettre : Lettre ouverte au Landamman glaronnais

Ce que dit la science

Régulation des populations : Les effets de compensation rééquilibrent rapidement les tirs (Baker et al. 2002 ; Kämmerle et al. 2019 ; Rushton et al. 2006). Même le tir des trois quarts d'une population est rééquilibré l'année suivante.

Rage : Ce n'est pas la chasse, mais les programmes d'appâts vaccinaux à partir de 1978 qui ont vaincu la rage. Les méthodes létales peuvent aggraver les épidémies.

Échinococcose : Une chasse intensive accroît la prévalence (Comte et al. 2017). Au Luxembourg, elle est passée après l'interdiction de 2015 de 40 à moins de 20 pour cent.

Borréliose : Les renards régulent les rongeurs en tant que réservoirs de tiques. Dans les zones à plus forte activité de prédateurs, on observe 10 à 20 pour cent de rongeurs porteurs de tiques en moins (Hofmeester et al., Proc. Royal Soc. B).

Parc national / Genève : Exempts de chasse depuis 1914 respectivement 1974 – aucune explosion des populations, aucune situation sanitaire plus défavorable.

Aperçu complet des études : Études : impact de la chasse de loisir sur les animaux sauvages

Membres du Grand Conseil de Glaris – contacts

Le Grand Conseil glaronnais ne publie aucune adresse e-mail dans la liste officielle des membres. Coordonnées actuelles (législature 2026–2030) sur gl.ch/parlament/landrat.

PS

Grünenfelder Priska – Kistler Benjamin – Steinmann Sabine – Zingg Samuel – Küng Sarah – Kälin Werner – Isenegger Rahel Nassim

Grüne / Junge Grüne

Weibel Kaj – Grossenbacher Marius – Keller Regula N. – Keller Sven – Schriber Cinia – Zopfi Mathias

GLP

Müller Wahl Priska – Landolt Franz – Landolt Rüegg Nadine – Schwitter Ruedi – Birkeland Nils

Die Mitte

Schrepfer-Landolt Liliane – Stüssi Dominique – Gallati Bruno – Noser Beat – Rimini Luca – Schwitter Cyrill – Schubiger Hans – Leuzinger Pedro – Luchsinger Andreas – Trummer Andrea – Elmer Euphemia – Vögeli Andreas

FDP

Meier Jud Gabriela – Heer Albert – Laager Michael – Haller Philippe – Goethe Remo – Goethe Roland – Jenny Hans – Jenny Jacqueline – Hug Rafaela – Zopfi Martin – Muggli Stephan

SVP

Staub-Tremp Fridolin – Küng Emil (Président) – Hager Adrian – Krieg Kaspar – Rothlin Peter – Schnyder Stefan – Carrara Yvonne – Koller Edwin – Zehnder Roman – Schnyder Matthias – Blumer Rolf – Freuler Franz – Schnyder Markus – Glarner Reto – Gisler Toni – Baumgartner Martin – Vögeli Barbara – Rhyner Barbara

Source : gl.ch/parlament/landrat, état juin 2026. La nouvelle liste du Grand Conseil 2026–2030 sera publiée après sa constitution.

Ce qui s'est passé jusqu'ici dans le canton de Glaris

📌 Glaris rejette une pétition sur la chasse au renard sans en examiner les preuves
Trois paragraphes, pas une seule étude. Une analyse des arguments d'esquive.

📌 Lettre ouverte au landamman glaronnais concernant le rejet de la pétition sur la chasse au renard
Sept questions au landamman Dr Markus Heer, deux semaines de délai – aucune réponse.

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