Arrêter la chasse au renard – écrire au Grand Conseil de Glaris
En juin 2026, le canton de Glaris a rejeté la pétition demandant un examen scientifique de la chasse au renard – en invoquant la compétence fédérale, sans citer la moindre étude. La réponse du landamman Dr Markus Heer comporte trois paragraphes. La lettre ouverte de l'IG Wild beim Wild, comprenant sept questions concrètes et un délai de deux semaines, est restée sans réponse. Le 14 juin 2026 ont eu lieu les élections au Grand Conseil; la nouvelle liste des membres 2026–2030 sera publiée dans les prochaines semaines.
Tu peux agir, quel que soit le canton dans lequel tu vis. Adresse-toi directement à ton conseiller cantonal ou à ta conseillère nationale. C'est légal, efficace et cela ne demande que peu de temps.
Important: ne te fie pas uniquement au courriel. Plusieurs cantons nous ont fait savoir que des messages concernant la chasse de loisir au renard reviennent parfois comme non distribuables. Impossible de dire de l'extérieur si cela tient à des adresses erronées ou à un filtre ciblé. Mise donc plutôt sur plusieurs canaux: écris une lettre, téléphone ou cherche l'entretien personnel. Tu peux aussi t'adresser directement aux partis et aux groupes parlementaires – souvent, un message au secrétariat du parti ou du groupe est plus efficace qu'un message adressé à des membres individuels du conseil. Un appel ou une lettre se filtre moins facilement qu'un courriel et laisse souvent une impression plus forte.
Lettre type – copie ce texte dans ton logiciel de messagerie
Objet: Chasse au renard à Glaris – veuillez agir
Madame [Nom] / Monsieur [Nom]
Je m'adresse à vous directement en tant que citoyenne / citoyen, car la pratique de la chasse au renard dans notre canton me préoccupe.
En juin 2026, le Conseil d'État glaronnais a rejeté la pétition demandant un examen scientifique de la chasse au renard en trois paragraphes, sans citer la moindre étude. Le renvoi au droit fédéral répond à la mauvaise question: aucune loi fédérale n'oblige le canton de Glaris à tirer des renards. La pétition ne demandait pas si c'était autorisé, mais si c'était nécessaire et judicieux.
L'état de la recherche est sans équivoque : les effets de compensation compensent rapidement les tirs – taux de natalité plus élevés, immigration (Baker & Harris 2006 ; Rushton et al. 2006 ; Kämmerle et al. 2019). Le canton de Lucerne, le seul canton à collecter des données sanitaires sur le renard abattu, le montre : sur 2'217 renards tués, seuls 39 présentaient un résultat pathologique – plus de 98 pour cent étaient en bonne santé. Concernant l'échinococcose, la chasse est même contre-productive : une étude française menée dans la région de Nancy (Comte et al. 2017) montre que la chasse intensive a augmenté la prévalence de 44 à 55 pour cent. Au Luxembourg, elle a chuté après l'interdiction de chasse de 2015, passant d'environ 40 à moins de 10 pour cent.
Les renards protègent en outre contre les maladies transmises par les tiques : ils régulent les rongeurs en tant que réservoirs de borréliose. Celui qui tire les renards affaiblit ce rempart protecteur. Le Parc national suisse est exempt de chasse depuis 1914 – plus de cent ans, aucune explosion démographique, aucun problème d'épidémie. Le canton de Genève se passe de la chasse de loisir depuis 1974, pour environ un million de francs par an de gestion de la faune.
En 2025, le canton de Zoug a été le seul canton à commander une étude indépendante auprès de SWILD. Le résultat (mai 2026) : la chasse au renard ne régule rien, n'améliore pas la lutte contre les épidémies, les méthodes non létales sont supérieures. Glaris pourrait emprunter la même voie.
Le canton de Genève se passe de la chasse de loisir depuis 1974 – et donc de fait également de la chasse au renard : seuls les gardes-faune de l'État peuvent y intervenir, sans un seul tir de régulation au cours des deux dernières années.
Je vous prie de vous engager au sein du Grand Conseil pour un examen scientifiquement fondé de la chasse au renard – au lieu de renvoyer à la compétence fédérale, alors que la Confédération elle-même laisse une marge de manœuvre.
Meilleures salutations
[Votre nom]
[Votre lieu de résidence]
Ce qui a été décidé dans le canton de Glaris
Le landamman Dr Markus Heer a répondu en juin 2026 à la pétition de Pascal Wolf par trois paragraphes. Message central : la Confédération autorise la chasse, donc tout est en ordre. Aucune étude scientifique n'a été mentionnée. L'IG Wild beim Wild a alors adressé une lettre ouverte comportant sept questions concrètes au landamman Heer et a fixé un délai de deux semaines. Aucune réponse n'est parvenue.
Le canton de Zoug a utilisé la même marge de manœuvre et a commandé une étude indépendante. Le résultat : la chasse au renard n'est pas justifiable scientifiquement. Glaris n'a pas emprunté cette voie – et se tait lorsqu'on le questionne.
Les sept questions au Conseil d'État glaronnais
La lettre ouverte de l'IG Wild beim Wild au Landammann Heer posait les questions suivantes, restées sans réponse :
1. «Aucun indice» – mais aucune source : Sur quelles données se fonde le constat selon lequel la chasse au renard ne contredit pas la durabilité ? Le canton a-t-il jamais examiné la littérature scientifique ?
2. «Peut» n'est pas «doit» : Le droit fédéral autorise la chasse au renard. Il n'y oblige pas. Pourquoi le Conseil d'État répond-il à une question que personne n'a posée – et laisse-t-il sans réponse la question effectivement posée ?
3. L'état des connaissances scientifiques : Les effets de compensation liés à la chasse au renard sont documentés depuis des décennies. Lucerne le montre : plus de 98 pour cent des renards abattus étaient en bonne santé. Luxembourg : la prévalence de l'échinococcose alvéolaire a chuté d'environ 40 à moins de 10 pour cent après l'interdiction. Le Conseil d'État avait-il connaissance de cet état des connaissances ?
4. Les espaces sans chasse comme test pratique : Canton de Genève – sans chasse de loisir depuis 1974, un million de francs par an, aucun des problèmes annoncés. Parc national suisse – sans chasse depuis 1914, plus de cent ans documentés. Le Conseil d'État a-t-il tenu compte de ces expériences ?
5. Des voix issues de la chasse : Le chasseur de loisir zurichois Franz Balmer : «Nous nuisons plus à la réputation de la chasse que nous ne la servons.» La biologiste de la faune sauvage Sandra Gloor : le tir d'un renard n'a «absolument aucun effet». L'ancien président des chasseurs grisons Robert Brunold : «La petite chasse n'est pas nécessaire.» Sur quoi le Conseil d'État glaronnais fonde-t-il sa certitude contraire ?
6. Loi sur la protection des animaux : L'art. 4 al. 2 LPA interdit d'infliger des souffrances injustifiées aux animaux. Comment le canton justifie-t-il le tir annuel de renards, alors qu'il refuse expressément d'examiner cette utilité ?
7. Danger sanitaire : Les renards régulent les rongeurs, réservoirs à tiques, et protègent ainsi de la borréliose. Selon la recherche, une chasse intensive au renard augmente la prévalence de l'échinococcose alvéolaire. La rage a été vaincue par les appâts vaccinaux, non par la chasse. Quiconque prétend donc que la chasse au renard sert la protection de la santé doit expliquer pourquoi cette même chasse n'a pas pu endiguer la rage, alors que les appâts vaccinaux, eux, l'ont fait.
La lettre complète dans son intégralité : Lettre ouverte au Landammann glaronnais
Ce que dit la science
Régulation des populations : Les effets de compensation compensent rapidement les tirs (Baker et al. 2002 ; Kämmerle et al. 2019 ; Rushton et al. 2006). Même le tir de trois quarts d'une population est compensé l'année suivante.
Rage : Ce ne sont pas la chasse, mais les programmes d'appâts vaccinaux à partir de 1978 qui ont vaincu la rage. Les méthodes létales peuvent renforcer les épizooties.
Ténia du renard : Une chasse intensive augmente la prévalence (une étude française de la région de Nancy, Comte et al. 2017). Au Luxembourg, elle est passée d'environ 40 à moins de 10 pour cent après l'interdiction de 2015.
Borréliose : Les renards régulent les rongeurs, qui sont des réservoirs de tiques. Dans les zones à forte activité de prédateurs, on trouve 10 à 20 pour cent de rongeurs porteurs de tiques en moins (Hofmeester et al., Proc. Royal Soc. B).
Parc national / Genève : Sans chasse depuis 1914 respectivement 1974 – aucune explosion des populations, aucune situation sanitaire dégradée.
Aperçu complet des études : Études : impact de la chasse de loisir sur les animaux sauvages
Le rapport SWILD zougois
Le canton de Zoug est jusqu'à présent le seul canton suisse à avoir répondu à la pétition sur la chasse au renard de Pascal Wolf par une véritable étude scientifique. La Direction de l'intérieur a commandé à l'automne 2025 un rapport d'expertise à SWILD – Écologie urbaine, recherche sur la faune sauvage, communication. La deuxième version est parue en mai 2026 et a été présentée à la commission de la chasse le 16 juin 2026.
Le résultat est sans équivoque : la chasse au renard actuellement pratiquée ne peut pas réguler durablement les populations, n'améliore pas la lutte contre les épizooties et est inférieure aux méthodes non létales pour la protection des animaux de rente. Les expériences de Genève (depuis 1974) et du Luxembourg (depuis 2015) le confirment : la gestion de la faune sauvage fonctionne sans chasse de loisir au renard roux.
L'étude complète est accessible au public : Bases scientifiques sur la chasse au renard
Où trouver les coordonnées
Le Grand Conseil glaronnais (60 membres) ne publie aucune adresse e-mail dans la liste officielle des membres. La composition actuelle se trouve sous gl.ch/parlament/landrat. Les coordonnées des différents membres du Grand Conseil passent en règle générale par les partis respectifs ; le plus simple est de les joindre via les secrétariats des groupes parlementaires ou des partis.
Ce qui s'est passé jusqu'à présent dans le canton de Glaris
📌 Glaris rejette la pétition sur la chasse au renard sans examiner les preuves
Trois paragraphes, pas une seule étude. Une analyse des arguments évasifs.
📌 Lettre ouverte au Landammann glaronnais concernant le rejet de la pétition sur la chasse au renard
Sept questions au Landammann Dr Markus Heer, un délai de deux semaines – aucune réponse.
🧠 Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris
Ce qui se cache derrière un rejet qui renonce à tout examen scientifique.
