Sur la «fête de l'amour» de Noël
Noël approche, mais pour des millions d'animaux sauvages, la saison de chasse bat son plein. Un plaidoyer contre la violence envers les animaux.
Noël approche à nouveau et certains, qui ont déjà «tout», cherchent peut-être justement en cette occasion quelque chose de «spécial» pour eux et leurs proches.
Pourquoi pas un cadeau vivant sous le sapin de Noël ? Certes souvent demandé par les enfants, c'est pourtant une décision souvent irréfléchie qui, à long terme, n'est pas une bonne idée. Car selon l'espèce animale — chien, chat, souris ou compagnon à plumes — il faut être prêt à partager son foyer pendant 15 ans ou plus avec ce nouveau membre animal de la famille (espérons que l'on le considère comme tel !). Si, après mûre réflexion, on se décide en ce sens, il est judicieux d'en «adopter» un dans un refuge et de ne surtout pas l'acheter chez un éleveur, afin de ne pas encourager davantage le commerce de l'animal comme «marchandise». Les organisations de protection des animaux savent de quoi elles parlent : pas de décisions spontanées – car il s'est avéré que, chaque année précisément après Noël, le nombre d'animaux abandonnés ou déposés dans les refuges augmente malheureusement de façon considérable.
Cette période (espérons-le !) calme et recueillie qui précède Noël, la fête de l'amour, est propice à une réflexion plus approfondie sur la situation des animaux qui nous entourent.
Si l'on en croit les déclarations des politiciens, tout va pour le mieux. N'avons-nous pas en Allemagne, en Autriche et en Suisse «la meilleure loi sur la protection des animaux du monde» ?
Les connaisseurs en la matière parlent en revanche d'une « loi sur l'utilisation des animaux », qui en pratique ne protège aucun animal contre les mauvais traitements. Car le terme « loi sur la protection des animaux » masque le fait que l'objectif principal de cette loi est malheureusement davantage de réguler — et finalement de légaliser — l'exploitation impitoyable des animaux que de les protéger. Et nous comptons parmi les pays les plus respectueux des animaux — dit-on. Car il y a beaucoup d'amis des animaux chez nous. Énormément. Que ce soit lors de sondages officiels ou de conversations privées, la population ne cesse d'affirmer combien elle est « attachée aux animaux »…
C'est « tendance », cela fait partie des bonnes manières aujourd'hui que de se déclarer ostensiblement favorable à la protection de l'environnement et de manifester de l'affection pour les animaux. Mais dans quelle mesure sommes-nous vraiment respectueux des animaux au quotidien ? Quelle est la réalité ? Beaucoup de choses ne sont-elles peut-être que de vaines déclarations d'intention ?
Ainsi, un expérimentateur animalier — occupé dans la journée à instiller des liquides corrosifs dans les yeux de lapins — se présente le soir, lors d'une interview télévisée, comme un ami des animaux, tout en caressant ostensiblement son chien qui remue la queue devant la caméra.
Ce n'est pas pour rien que, sur décision de la plus haute juridiction, les produits issus d'un mode d'élevage de poules en cages exiguës peuvent être désignés sous le terme d'« œufs de camp de concentration ». Un tel jugement avait déjà été obtenu il y a des années par le célèbre «professeur des animaux» Dr. Bernhard Grzimek. Mais l'exploitant d'un tel élevage se considère lui aussi comme un ami des animaux et n'a pas honte de tenter de défendre cette répugnante maltraitance animale avec des prétextes perfides : «ses poules seraient ainsi protégées avec bienveillance de leurs ennemis naturels (renard, épervier) et pondraient leurs œufs bien au chaud, en toute sécurité“.
On peut comparer l'internement de masse forcé des animaux aux bidonvilles humains dans les zones sinistrées, où seul le recours massif à des produits chimiques permet encore d'éviter l'éclatement d'épidémies. Un état sanitaire catastrophique est en permanence présent dans de nombreux élevages intensifs en raison de la surpopulation animale.
Des cavaliers qui, par ambition, épuisent leur « équipement sportif» le cheval, allant jusqu'à le surmener à mort ; des éleveurs de tout bord qui, fiers de leur travail, « créent» souvent en plus des élevages de sélection pathologiques produisant des animaux difformes, ou qui en fin de compte ne font que multiplier l'« marchandise» animale pour l'abattoir ; sans oublier les marchands d'animaux professionnels et autres opportunistes, et ainsi de suite… — tous, absolument tous errent comme des fantômes en tant que «Amis des animaux" à travers les statistiques.
Même chez les amateurs de petits animaux, le pas entre l'amour des animaux et la maltraitance n'est pas si grand. Souvent par méconnaissance des besoins des animaux, par indifférence ou par stupidité coupable, des oiseaux végètent dans des volières trop petites, des poissons dans des aquariums mal ventilés et surpeuplés, et des lapins, cochons d'Inde, hamsters, rats domestiques ou souris, devenus ennuyeux pour leur propriétaire après la première période d'intérêt, ne sont plus que sommairement entretenus, jusqu'à ce qu'une mort clémente les délivre de leurs souffrances dans leurs cages. Des chats sont souvent, sciemment, non castrés par de prétendus "amis des animaux" par pure avarice — malgré la surpopulation féline, malgré une misère des chats flagrante et les appels désespérés permanents des associations de protection animale. Le chien reste enchaîné à vie, ne sort jamais de son chenil ou de sombres caves — son «propriétaire» se considère lui aussi comme un ami des animaux, puisqu'il le nourrit consciencieusement avec les restes de table, à la manière d'une poubelle à quatre pattes, pour autant qu'il en reste.
Le touriste allemand qui, en achetant un billet d'entrée, soutient la barbarie de la corrida dans les arènes poussiéreuses d'Espagne (citation : «… il faut bien l'avoir vu pour pouvoir en parler»), puis déguste avec délectation dans un restaurant chic un homard torturé à mort dans l'eau bouillante vivant, ou un foie gras d'oie d'une consistance rappelant la "graisse à essieu" en guise de "délicatesse", se qualifiera peut-être lui aussi d'ami des animaux — n'a-t-il pas installé un joli nichoir dans son jardin ?
Des prêtres des Églises institutionnelles, des prétendus experts en charité chrétienne, prononcent des sermons onctueux en chaire, tout en tolérant "politiquement correct" les pires actes de cruauté envers les animaux, comme l'abattage sans étourdissement (abattage rituel), ou glorifient pharisaïquement sous le nom de gestion cynégétique les agissements de leurs compagnons de chasse, encensant dans de trompeuses "messes de la Saint-Hubert" avec un cérémonial hypocrite le fait de tuer des animaux dans les forêts et les champs. C'est vraiment déplorable, quelles fâcheuses erreurs le bon Dieu a commises dans sa Création, en créant, outre de malveillants "nuisibles" concurrents comme les renards, les chiens errants et les chats, le chevreuil broutant la végétation, et même les sangliers fouisseurs et d'autres animaux gênants. Tous ces manquements, la nobleÉpines”-Krone der Schöpfung im grünen Rock, nun mühsam mit Fallen, Schießeisen und über 1500 Tonnen Blei und Eisen jährlich ausbügeln. Mit im Jagdfieber zitternder Hand, werden so Tiere „angeschweißt”, krüppelig geschossen, sterben qualvoll mit zerfetzten Läufen und durchlöchertem Torso oft erst nach Wochen oder Monaten – keinesfalls bleiben die Tiere alle wunschgemäß “im Feuer” liegen. “Wir Jäger sind begnadete Menschen” formulierte so einst auch in überwältigend bescheidener Selbsteinschätzung Jagdautor Fritz von Forell. Für diese lodengrün gewandeten, begnadeten Auserwählten, übertrifft wohl nur noch ihre Lust am Töten der Tiere, die Freude am vermeintlich so exorbitanten Wert ihres Menschdaseins…
So bastelt sich jeder nach eigenem Gutdünken (s)ein beliebiges Tierschutzverständnis zurecht und lässt beliebig Hornhaut auf seinem Empathieempfinden wuchern. Für viele Tiere hat der Teufel keinen Klumpfuß und keine Hörner – sondern eine Menschenfratze.
Das Wort „Tierfreund“, sprich „Freund des Tieres“ wird zu leichtfertig gebraucht, ja vielfach missbraucht, stellt es doch im Sinne der Begrifflichkeit angewandt, eine hohen Anspruch. So ist es leicht und eigentlich selbstverständlich, dem im eigenen Haushalt lebenden Hund, oder der Katze, die artgerecht mit Familienanschluss gehalten werden, ein guter „Freund“ zu sein. Man mag dann ein Hunde- oder Katzenfreund sein.
Aber ist man deshalb schon ein Tierfreund? Hier ist ein großes Fragezeichen angebracht.
Soll unsere Freundschaft, unser Mitgefühl zum Tier glaubhaft und ernsthaft sein, darf sie nicht selektieren und klassifizieren in Streichel-, Nutz-, Versuchs- und Pelztiere, wie es oft – zu oft – auch von manchen selbsternannten Tierfreunden geschieht. Denn Freunde nutzt man nicht aus, zieht ihnen nicht das Fell über die Ohren – und Freunde landen auch nicht als Weihnachtsbraten auf dem Tisch, um sie einfach aufzuessen.-
Denn “Fleisch ist kein notwendiger Bestandteil der menschlichen Ernährung.(…) Der Verzicht auf dieses Nahrungsmittel stellt keine unzumutbare Beschränkung der persönlichen Entfaltungsmöglichkeiten dar.” Diese weisen Erkenntnisse stammen nicht etwa aus einem Vegetarierhandbuch. Sondern, man höre und staune – es sind Zitate die im Zusammenhang mit dem (nach hier importierten) grauenvollen betäubungslosen Schächten von Tieren, schwarz auf weiß in den Urteilsbegründungen des Oberverwaltungsgerichts Hamburg und dem Bundesverwaltungsgericht Berlin nachzulesen sind.
Hochrichterlich wird hier bestätigt was Mediziner, ernährungsbewusste Bürger und Tierfreunde schon lange wissen: Fleischessen ist absolut unnötig. Im Gegenteil, es ist bekanntlich maßgeblich verantwortlich für viele Krankheiten: Fettsucht mit infolge Kreislaufproblemen, Bluthochdruck, Schlaganfällen, Herzinfarkten, Diabetes, hohe Harnsäurewerte, Arthritis, Gicht, usw., usw.
Der Verzehr von Tierleichenteilen kann grundsätzlich nicht gesund sein – unabhängig von immer wieder bekannt werdenden Skandalen mit Salmonellen etc. und ekelerregenden halbverwesten Gammelfleischprodukten.
Fleischessen ist unnötig wie ein Kropf und zweifellos nicht nur schädlich für das betroffene Tier. Zudem: Fleisch das auf Deinem Teller liegt – sich bald als Speckgürtel um deine Hüften schmiegt!
Wer möchte schon als Tierquäler oder Tiertöter dastehen? Doch genau letzteres ist jedem Fleischesser indirekt vorzuwerfen. Denn die Nachfrage regelt das Angebot! Und Fleisch wächst bekanntlich nicht auf Bäumen – sondern wird als Massenware unter vielfach erbärmlichsten Bedingungen “erzeugt” und dann zu Billigstpreisen verramscht.
Der Begriff ‚Tierfreund‘ beinhaltet Verantwortung gegenüber aller Kreatur, gegenüber allen Tierindividuen und Arten, auch wenn sie uns persönlich nicht nahe stehen oder besonders sympathisch sind. Zur Verdeutlichung sei ein Beispiel angeführt: Wer zwingt uns das «Ekeltier» Spinne in der Wohnung totzuschlagen, anstatt das nützliche Krabbeltier zu fangen und unversehrt aus dem Fenster zu befördern? Ist es das Gefühl uns dabei lächerlich zu machen, oder nur Gedankenlosigkeit? Schon vor über 150 Jahren schrieb dazu Heinrich Heine: „Jeder dumme Junge kann einen Käfer zertreten, aber alle Professoren der Welt können keinen herstellen.“
Gefordert ist mehr ehrliches Tierschutzverhalten im Alltagsgeschehen. Glaubwürdigkeit misst sich weniger an hehren Absichtserklärungen oder markigen Lippenbekenntnissen – sondern am Verhalten. Une éthique des convictions noble doit déboucher sur une éthique de l'action. À quoi sert d'inscrire la protection animale comme objectif d'État en Allemagne, si la mise en œuvre de cette exigence constitutionnelle est brutalement bloquée par le refus des parlementaires fédéraux d'introduire le droit de recours associatif pour les organisations de protection animale ? Chaque «Non» d'un représentant du peuple à cet instrument de l'État de droit qu'est le «droit de recours associatif» trahit aussi le non sans équivoque de ce politique à la protection animale — et doit influencer le comportement électoral de tout ami sincère(!) des animaux !
Dans tous les aspects de la vie quotidienne, un peu plus de sérieux et de réflexion pourrait faire avancer la cause de la protection animale. Cela commence dès l'acte d'achat. Le célèbre défenseur des animaux Dr Andreas Grasmüller, de Munich, déclarait déjà dans une interview télévisée il y a 40 ans : «Si toutes les femmes au foyer qui prétendent aimer les animaux refusaient d'acheter des œufs de batteries, le problème des cages à poules serait depuis longtemps résolu». C'est la demande qui régit l'offre. Les œufs issus d'un élevage en plein air respectueux de l'espèce sont désormais disponibles partout. À défaut, demandez-en explicitement — y compris pour d'autres produits d'origine animale — afin d'inciter le commerçant à référencer des produits animaux issus d'une production aussi exempte de souffrance que possible, avec un label bio. Si nous renonçons à porter des vêtements en fourrure à la manière des Néandertaliens (y compris les accessoires, ou la fourrure dissimulée en doublure), de nombreuses souffrances totalement inutiles seraient également évitées dans ce domaine. À l'ère des technologies de fabrication les plus modernes et des matériaux de haute technologie, nous pouvons nous habiller chaudement et élégamment sans avoir à satisfaire de perverses vanités aux dépens d'animaux sauvages capturés douloureusement dans des pièges, ou d'animaux d'élevage «pelletier» estropiés. «Un manteau de fourrure est censé représenter le raffinement. Mais face à tant de souffrance, de détresse et de sang de la créature martyrisée, il révèle une toute autre mentalité — froideur affective, arrogance et rien d'autre qu'une sotte vanité». Sinon, il faut poser la question : «Comment Madame désire-t-elle sa fourrure – gazée, étranglée, ou prise au piège ?»
Dans le développement de produits toujours nouveaux, absolument superflus pour notre bien-être, sortis des laboratoires de chimie pour cosmétiques, produits de nettoyage et lessives, des milliers d'animaux sont «consommésIls souffrent et meurent dans les laboratoires pour des produits qui existent déjà en abondance insurmontable sur le marché. Cela ne devrait pas être nécessaire si le consommateur — conscient de sa responsabilité et de son pouvoir d'achat — se tournait exclusivement vers des produits naturels ou des articles éprouvés qui ne sont plus testés sur des animaux.
Enfin, dans le domaine médical : quand allons-nous comprendre, face aux nombreux scandales pharmaceutiques, que les connaissances vétérinaires — acquises par l'expérimentation animale — ne permettent pas de guérir les maladies de l'Homo sapiens ? Car l'être humain n'est pas une souris ! Et c'est précisément ici, comme dans le cas des manipulations génétiques récemment critiquées, que s'applique tout particulièrement ce principe : tout ce qui semble faisable n'est pas pour autant permis. La morale et l'éthique ne peuvent pas être appliquées ou divisées selon le bon vouloir de chacun.
Ne nous laissons donc pas décourager dans notre engagement pour nos compagnons animaux — véritables plus pauvres parmi les pauvres. Jeremy Bentham (1748-1832) : "Ce qui importe, ce n'est pas le nombre de pattes, le pelage ou la couleur de la peau (…) Un cheval adulte ou un chien adulte sont bien plus raisonnables qu'un enfant âgé d'un jour, d'une semaine, voire d'un mois. Mais même si ce n'était pas le cas, qu'est-ce que cela changerait ? La question n'est pas : peuvent-ils penser ou parler, mais : peuvent-ils souffrir ?”
Les animaux sont les esclaves de notre époque. Les plus pauvres parmi les pauvres. Et tant que nous ne pouvons pas briser leurs chaînes, nous devons au moins les alléger, sans perdre de vue l'objectif ultime — la libération de toute créature gémissant sous le joug des hommes.
Ainsi, le travail en faveur de la protection des animaux est aujourd'hui, plus que jamais, une triste nécessité. La compassion seule ne suffit pas – agir est essentiel ! Et chacun peut aider à sa façon, selon ses propres possibilités. Que ce soit par une participation active au mouvement de protection des animaux, ou par un soutien financier à une organisation engagée en laquelle il a confiance. Chaque individu, chaque ami des animaux au vrai sens du terme – en tant qu'ami de l'animal – peut, par son comportement, contribuer à donner plus de vie à la protection animale. En agissant de manière responsable envers toutes (!) les espèces et tous les individus animaux, et en s'engageant, notamment dans les situations du quotidien – au-delà de son propre domaine – pour le droit et la protection de nos frères et sœurs animaux, plus anciens mais si vulnérables.
Prenons-en véritablement la résolution pour la Nouvelle Année 2022 !
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La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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