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Environnement & protection de la nature

Le gypaète barbu en Suisse : la population se développe bien

Les Alpes suisses offrent des conditions de vie idéales pour le gypaète barbu : cette année, cinq nouveaux couples ont élevé un jeune oiseau.

Rédaction Wild beim Wild · 8 octobre 2019

Pas moins de cinq nouveaux couples de gypaètes barbus ont donné lieu cette année en Suisse à des nichées sauvages. La fondation Pro Gypaète souhaite désormais profiter de cette situation favorable en Suisse pour apporter du sang neuf à la population. La fondation prévoit, pour le début de l'été 2020, de relâcher dans la nature des jeunes oiseaux particulièrement précieux d'un point de vue génétique, issus du programme d'élevage du canton d'Obwald.

La fondation Pro Gypaète entend ainsi renforcer la diversité génétique encore limitée de la population alpine. Les gypaètes barbus relâchés dans la nature auraient en Suisse de très bonnes chances de survie et de commencer une première nichée à l'âge de cinq à six ans, précise-t-elle. Dans le canton d'Obwald, des gypaètes barbus ont été relâchés à plusieurs reprises par le passé.

Les effectifs sont en hausse

Les conditions de vie en Suisse sont particulièrement favorables aux gypaètes barbus, car ceux-ci trouvent suffisamment de nourriture grâce aux importants effectifs d'ongulés sauvages, le braconnage est peu répandu et les indices de présence d'appâts empoisonnés sont quasi inexistants, écrit la fondation. Ainsi, 21 des 51 couples nicheurs recensés dans l'ensemble des Alpes élèvent leurs jeunes en Suisse.

Dans l'ensemble, la population de gypaètes barbus dans les Alpes continue de croître, indique la fondation. Cette année, onze jeunes issus de nichées sauvages ont pris leur envol en Suisse, et 38 dans l'ensemble de l'arc alpin. Les experts estiment qu'aujourd'hui, 33 ans après le lancement du projet de réintroduction, près de 300 gypaètes barbus vivent dans les Alpes.227 ont été relâchés dans la nature, et 271 autres sont nés de nichées sauvages. Un succès pour la protection des espèces.

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans nos dossiers sur la chasse de loisir réunissent des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond. Ce que dit la recherche à ce sujet est présenté dans La chasse sous l’angle des faits : l’état de la recherche.

La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.

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