Arrêt judiciaire sur la régulation du loup
Les décisions d'approbation de l'Office fédéral de l'environnement concernant les régulations du loup ne peuvent pas être contestées par un recours corporatif auprès du Tribunal administratif fédéral.
L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a approuvé fin novembre 2023 les demandes des cantons des Grisons et du Valais visant à abattre préventivement certaines populations de loups.
Par des décisions correspondantes, les départements cantonaux compétents ont autorisé l'abattage par la garde de la faune cantonale. Contre les deux décisions de l'OFEV, les organisations de protection de la nature Pro Natura, WWF Suisse et Protection Suisse des Oiseaux ont déposé un recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) les 7 et 11 décembre 2023 respectivement. Le TAF a confirmé début janvier 2024 l'effet suspensif des recours.
Clarification préventive de la situation juridique
L'OFEV a approuvé la régulation des populations de loups jusqu'au 31 janvier 2024. En raison de l'écoulement du temps, il n'existe plus d'intérêt actuel à la protection juridique. La question juridique litigieuse de savoir si un recours corporatif peut être formé contre la décision d'approbation de l'OFEV pourrait toutefois se poser chaque année. Dans cette perspective, le TAF renonce exceptionnellement à l'actualité de l'intérêt à la protection juridique et clarifie la situation juridique par les présents arrêts.
Pour la défense des intérêts généraux de la protection de la nature et du patrimoine, la loi fédérale correspondante accorde aux organisations environnementales actives à l'échelle nationale le droit de former un recours corporatif contre des projets ou des décisions d'une autorité.
Le TAF constate que la régulation des populations de loups ne peut être ordonnée ou révoquée que par une décision cantonale. L'OFEV ne peut ni ordonner ni lever des régulations de populations. Les éventuels recours d'organisations ne peuvent porter que sur la décision cantonale, la vérification de la conformité juridique incombant aux instances cantonales. Si la décision d'approbation de l'OFEV était également soumise à un contrôle judiciaire devant le Tribunal administratif fédéral, il en résulterait des chevauchements susceptibles d'engendrer une insécurité juridique. Aucun recours d'organisation ne peut donc être formé contre la décision d'approbation de l'OFEV. Le TAF n'entre par conséquent pas en matière sur les recours.
Ces arrêts peuvent être contestés devant le Tribunal fédéral.
Articles complémentaires
- Les prairies suisses perdent massivement en biodiversité
- Quand moutons, bovins et autres espèces occupent l'espace des animaux sauvages
- La Protection suisse des animaux critique les tirs de loups prévus comme une menace pour les structures de meutes et la protection des troupeaux
- Dans les Grisons, l'incompétence en matière de loups fait rage
- Val Fex : quand le concept de protection des troupeaux est plus troué que la clôture
- Tirs au lieu de protection – la Suisse sur la voie de l'extermination silencieuse du loup
- Défaillance de communication auprès de l'Office de la chasse et de la pêche des Grisons
- Chasse illégale au loup en Suisse
- Les louveteaux en Suisse sous le feu croisé
- La Suisse vend le massacre de loups comme un succès
- Négligences au bureau de Katrin Schneeberger
- Le pâturage par le bétail modifie le sol, les plantes et les populations d'insectes
- La chasse insensée aux loups en Suisse
- La vérité sur la mortalité des moutons en Suisse : causes et statistiques
- Les tirs de loups en Suisse : inquiétude au sujet du politicien de parti Albert Rösti
- Stoppons la frénésie destructrice de l'UDC
- Action participative : un appel pour un changement en Suisse
- 200 organisations environnementales de 6 continents demandent au gouvernement suisse : Stoppez les tirs de loups
- Le Conseil fédéral vivement critiqué par des experts du loup
- Les conséquences de la gestion controversée du loup en Suisse
- Loup : le conseiller fédéral Rösti (UDC) contourne le droit et l'ordre
- Es Burebüebli mahn i nit
- L'OFEV et les administrations de la chasse travaillent-ils encore sérieusement ?
- Le conseiller fédéral Albert Rösti piétine la volonté populaire
- Les conséquences de la gestion controversée du loup en Suisse
- Trop de moutons nuisent à la biodiversité
- L'exploitation agricole détruit les alpages
- Attaques malgré la protection des troupeaux, comment est-ce possible ?
- La pomme pourrie au sein de l'administration de la chasse de Saint-Gall
- Pro Natura réclame une stratégie globale pour l'estivage des moutons
- Selon une étude d'Agridea, la protection des troupeaux avec des chiens fonctionne bien
- Grâce à la protection des troupeaux, les loups tuent moins d'animaux de rente en Suisse
- Les agriculteurs voient les champs comme une décharge
- Biomasse des animaux sauvages
- Des éleveurs de moutons et des autorités aux contours flous
- La double morale des opposants au loup
Soutiens notre travail
Avec ton don, tu aides à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.
Faire un don →