Chasse au Tessin 2026/27 : incidents, infractions et évolutions en un coup d'œil
Wild beim Wild documente en continu la saison de chasse 2026/27 au Tessin. Le ticker publie les communications officielles, incidents, infractions, tirs et autres faits marquants – mis à jour de manière chronologique.
Depuis le 5 septembre 2026, la saison de chasse 2026/27 est ouverte au Tessin. Avec le début de la haute chasse, environ 1’800 chasseuses et chasseurs de loisir parcourent le canton.
L’article suivant montre à quel point la chasse de loisir est culturellement ancrée au Tessin : Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Tessin.
Direct
18.09.2026
Ve 16h45
Sondage dans le pays voisin : 82 % jugent la chasse de loisir dangereuse, seuls 3 % veulent la promouvoir
Juste derrière la frontière tessinoise se trouve depuis cette semaine l'une des plus grandes enquêtes jamais réalisées en Europe sur la chasse de loisir : Ipsos Doxa a interrogé 7002 personnes en Italie pour le compte de la Fondazione Capellino. 75 % souhaitent abolir la chasse de loisir, la laisser s'éteindre progressivement ou la limiter à quelques cas d'urgence, seuls 3 % veulent la promouvoir. 82 % la jugent pas vraiment ou pas du tout sûre, en particulier aussi pour les personnes qui se déplacent en forêt et sur les chemins de randonnée. Même l'électorat des partis au pouvoir, qui assouplissent actuellement la loi sur la chasse, souhaite majoritairement le contraire. Pour le Tessin, il ne s'agit pas simplement d'un regard par-dessus la clôture : ici, une distance de sécurité de 50 mètres par rapport aux habitations reste en vigueur, la haute chasse en cours a déjà coûté la vie à deux personnes, et des chasseurs de loisir tessinois sont également actifs de l'autre côté de la frontière. Le canton n'a jamais commandé de sondage comparable auprès de la population tessinoise. Plus d'informations dans le article détaillé.
16.09.2026
Me 15h15
Le président de la FCT qualifie les infractions de « presque disparues », le rapport de chasse recense 186 procédures
Sur tio.ch, Davide Corti, président de la Federazione Cacciatori Ticinesi, présente la chasse de loisir comme une « gestion scientifique de la faune », une prévention des épizooties et une protection de l'environnement. Les infractions graves et le braconnage seraient « presque disparus ». Le rapport de chasse 2024 du canton le contredit sur tous les points : 190 autodénonciations, 82 amendes disciplinaires, 186 procédures pour infractions, neuf délits transmis au ministère public et au moins 16 retraits du droit de chasse, voire 37 selon le tableau statistique du même rapport. Ce n'est pas un phénomène marginal, mais la limite inférieure documentée d'un problème d'application de la loi. Corti lui-même désigne, dans la même interview, l'usage illégal de dispositifs de vision nocturne comme la « principale préoccupation » de l'association ; ce qui serait censé avoir disparu ne peut pas être en même temps le plus grand sujet d'inquiétude.
L’«éthique» revendiquée se mesure à la pratique: 3’377 cerfs, chevreuils et sangliers tués lors de la haute chasse 2024, un record, soit 48 pour cent de plus qu’il y a dix ans; 143 biches allaitantes abattues, dont 87 amenées au contrôle sans faon, ce que le canton présente comme un progrès. Les tirs de sangliers ont quintuplé depuis 2000, et la recherche en biologie de la faune explique depuis vingt ans pourquoi une pression de chasse élevée est justement à l’origine de cette reproduction accrue. Chez le chamois, deux fois plus de boucs que de chèvres sont tués; le canton désigne la chasse au trophée comme cause, mais l’autorise malgré tout. Corti veut «gérer le loup comme les autres espèces», des tirs préventifs d’un prédateur protégé dont l’effet protecteur n’est, selon KORA, toujours pas prouvé à ce jour.
Le journaliste ne pose pas une seule question de suivi, ne cite aucun chiffre, ne mentionne ni les deux chasseurs de loisir morts lors du week-end d’ouverture, ni le féminicide de Faido, où un chasseur de loisir muni d’un silencieux a abattu une femme. Son titre est le souvenir le plus fort de Corti en quarante ans de chasse à patente: le premier gibier de sa fille. C’est la phrase la plus honnête de l’interview, et elle en dit plus sur la chasse de loisir que tout le vocabulaire de gestion qui la précède. Vers l’analyse
15.09.2026
Ma 14:32
Cerf par hélicoptère depuis le Piémont : la police provinciale confirme l'implication d'un chasseur de loisir tessinois
Le cerf couronné, abattu le week-end dernier dans la vallée d’Ossola et transporté par hélicoptère au-delà de la frontière, est une affaire tessinoise. Le commandant de la police provinciale de Verbano-Cusio-Ossola l’a confirmé à tio.ch: le chasseur de loisir est titulaire d’un permis de chasse au Tessin et dispose en outre d’une autorisation dans la province VCO; l’hélicoptère appartient à une entreprise tessinoise, et l’animal a été déposé près de Cimalmotto, dans la commune de Campo (Vallemaggia). Sont mis en cause le survol d’une zone de protection des oiseaux sans les déclarations obligatoires ainsi que le fait que le chasseur de loisir se trouvait lui-même à bord, ce qui est interdit aux chasseurs en Italie. Le chasseur de loisir et la compagnie aérienne doivent chacun payer une amende de plus de 5’000 euros. L’affaire relève donc entièrement de la responsabilité tessinoise; nous avons demandé si l’Ufficio della caccia e della pesca examine des conséquences en matière de droit de chasse. Plus de détails dans le article détaillé.
06.09.2026
Di 12:18
Un chasseur de loisir de 54 ans fait une chute mortelle lors de la chasse de loisir au Pizzo Sassariente (Locarnese)
Un Suisse de 54 ans domicilié dans le Locarnese a perdu la vie samedi après-midi lors d'une chasse de loisir dans la région du Pizzo Sassariente. C'est ce qu'a annoncé la police cantonale tessinoise dimanche matin.
L'avis de disparition est parvenu peu après 16h30 à la centrale d'alarme commune (CECAL). Une opération de recherche impliquant la police cantonale, le Secours Alpin Suisse (SAS) et la REGA a été lancée. Vers 18 heures, le corps sans vie a été retrouvé à environ 1450 mètres d'altitude sur le versant du Val della Porta. Selon les premières constatations, l'homme aurait chuté pendant la chasse. Les circonstances exactes font l'objet d'une enquête. Le Care Team a été mobilisé pour accompagner les proches.
Analyse : La haute chasse tessinoise réclame à nouveau une vie humaine, et ce n'est encore une fois pas un « accident tombé du ciel », mais la conséquence prévisible d'une activité de loisir qui pousse des personnes dans des terrains extrêmement escarpés et exposés aux chutes, seules, en dehors des chemins sécurisés, souvent au crépuscule. La chute à 1450 mètres s'inscrit dans une longue série d'accidents de chasse mortels dans l'espace alpin. Aucun cerf, aucun chevreuil ne vaut une vie humaine. La chasse de loisir n'est pas de la protection de la nature, mais un risque mortel que les chasseurs prennent volontairement et qui met régulièrement en danger des tiers non impliqués.
05.09.2026
Sa 19h08
Lors du premier week-end de la haute chasse tessinoise, la saison a fait sa première victime mortelle. Peu après 13 heures, un Suisse de 69 ans domicilié dans le district de la Riviera a fait une chute sur un versant près du Riale Crenone, dans la région de Biasca, à environ 700 mètres d'altitude. Malgré les tentatives de réanimation menées par la Rega, les secours n'ont pu que constater le décès de l'homme. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour les proches. Selon la police cantonale, les circonstances exactes de la chute font encore l'objet d'une enquête.
Ce cas s'inscrit dans un schéma récurrent : une grande partie des accidents de chasse mortels en Suisse ne sont pas des accidents de tir, mais des chutes dans un terrain escarpé et difficile d'accès, où les chasseurs de loisir se rendent pour pratiquer leur activité récréative. Qu'une personne de 69 ans se déplace dans un tel terrain pour abattre des animaux sauvages n'est pas un cas isolé, mais relève d'un problème structurel.
C'est précisément là que s'inscrivent les revendications de longue date de l'IG Wild beim Wild. La classe d'âge la plus représentée chez les chasseurs de loisir est celle des 65 ans et plus, c'est-à-dire celle qui présente des faiblesses croissantes liées à l'âge, à la vue, à la concentration et aux réflexes. Dès 45 ans, le nombre d'accidents touchant les êtres humains et les animaux augmente nettement. C'est pourquoi l'IG demande depuis longtemps que les chasseurs de loisir soient soumis régulièrement à un test d'aptitude médico-psychologique, sur le modèle des Pays-Bas, et qu'une limite d'âge soit introduite pour l'exercice actif de la chasse de loisir. Ces deux exigences vont depuis longtemps de soi dans d'autres activités relevant de la sécurité.
Sur le fond, l'IG Wild beim Wild demande l'abolition de la chasse de loisir et son remplacement par une gestion professionnelle de la faune sauvage placée sous la responsabilité de l'État. La régulation des animaux sauvages, là où elle est réellement nécessaire, doit être confiée à des spécialistes formés et salariés, avec des normes claires, et non laissée aux loisirs de particuliers. Un tel système serait non seulement plus respectueux des animaux sauvages et mieux fondé sur le plan technique, mais il contribuerait aussi à éviter des tragédies comme celle de Biasca.
La responsabilité ne s'arrête pas au seul chasseur de loisir. C'est le canton qui autorise en premier lieu la chasse de loisir sur des terrains dangereux, sans tests d'aptitude médico-psychologiques obligatoires et sans limite d'âge supérieure. Tant qu'il s'accroche à ce système et refuse de répondre aux revendications formulées depuis des années en faveur d'une plus grande sécurité, il porte, du point de vue de l'IG Wild beim Wild, une coresponsabilité politique dans les nombreux décès survenus ces dernières années.
05.09.2026
Sa 08h44
De l’« usager » au « gestionnaire de la faune » : comment Corti transforme le quadruplement des tirs en responsabilité
À la veille de l’ouverture de la haute chasse Davide Corti, président de la fédération tessinoise des chasseurs de loisir, déclare que le chasseur alpin moderne n’est pas un « usager », mais un « gestionnaire de la faune alpine ». Le chiffre déterminant, il le livre lui-même : lorsqu’il a obtenu sa patente de chasse, environ 1’600 ongulés étaient tirés chaque année au Tessin, aujourd’hui ils sont quelque 7’000. Ce qui est ici vendu comme une « responsabilité » accrue et du « management » est en réalité un quadruplement des mises à mort. Un gestionnaire dont la seule performance mesurable consiste à tuer quatre fois plus d’animaux qu’auparavant ne fait pas de la protection de la nature : il justifie l’extension de la chasse de loisir sous une nouvelle étiquette.
La manière dont Corti traite la pression accrue sur les animaux sauvages est particulièrement effrontée : la faute en reviendrait au tourisme et aux loisirs, et non à la chasse de loisir. Or les randonneurs, les vététistes et les touristes ne tuent ni ne martyrisent les animaux sauvages. La chasse de loisir, elle, le fait, et au Tessin pratiquement toute l’année. Prises ensemble, la chasse d’été, la haute chasse, la chasse au renard et au sanglier ainsi que la régulation du loup créent un système dans lequel les animaux sauvages sont chassés ou dérangés par des activités de chasse de loisir inutiles pendant une grande partie de l’année. Pour de nombreux animaux concernés, une longue phase de tranquillité fiable à l’échelle du canton est à peine perceptible.
Aperçu des périodes de chasse au Tessin
- Chasse d’été au sanglier : de juin à août ; en juin sur les surfaces ouvertes au crépuscule, en juillet et août la nuit depuis des miradors attribués en forêt.
- Haute chasse : du 5 au 19 septembre ainsi que du 23 au 27 septembre 2026.
- Chasse au renard (« Caccia bassa ») : selon la réglementation cantonale annuelle de la saison ; durant les mois d’hiver, avec des méthodes supplémentaires selon le secteur et les autorisations.
- Chasse d’arrière-automne au cerf et au chevreuil : chasse complémentaire possible après la haute chasse si les objectifs cantonaux de tir ne sont pas atteints ; les dates pour 2026/27 restent à définir.
- Chasse hivernale au sanglier : sur ordonnance cantonale ; les dates pour 2026/27 restent à définir.
- Régulation proactive du loup : sur ordre cantonal, dans le délai d'autorisation en vigueur.
Presque aucun mois ne reste libre. La référence de Corti au tourisme détourne précisément l'attention de ce point.
Silencieux : « que des avantages » ? Deux cas tessinois prouvent le contraire
Concernant les silencieux désormais autorisés, Corti ne s'embarrasse pas non plus de nuances : ils n'auraient « que des avantages ». Le même canton montre pourtant à deux reprises en l'espace de quelques mois comment ces avantages peuvent se traduire entre les mains des chasseurs de loisir. Un chasseur de loisir tessinois a été condamné pour braconnage, avec silencieux, dispositif de vision nocturne et pièges d'appât illégaux. Et lors du féminicide de Faido commis par un chasseur de loisir, personne n'a entendu le coup de feu mortel tiré sur la femme de 56 ans, raison pour laquelle la police part du principe qu'un silencieux a été utilisé. La diffusion de silencieux via des autorisations exceptionnelles relevant du droit de la chasse n'est donc pas un pur « avantage », mais un problème de contrôle avec des victimes réelles, et pas seulement dans le monde animal.
05.09.2026
Sa 06h51
L'Office tessinois de la chasse et de la pêche (UCP) invite la population à signaler les observations de louveteaux nés cette année, en indiquant la date, le lieu et si possible en fournissant des photos ou des vidéos. L'autorité explique ouvertement que le but est de faciliter les demandes de « régulation proactive » des meutes de loups. La veille, le Conseil d'État tessinois avait décidé de faire tuer, dans les meutes de Molare et du Lepontino, jusqu'à deux tiers des jeunes loups nés durant l'année en cours – avec la participation de chasseurs de loisir.
L'IG Wild beim Wild recommande donc de ne pas signaler de telles observations à l'UCP. Les indications demandées ne servent manifestement ni à un monitoring scientifique indépendant, ni à la protection des troupeaux, ni à une coexistence apaisée, mais à la préparation de tirs préventifs de louveteaux. Cela contredit une protection de la faune qui prend au sérieux les structures sociales des meutes, la régulation naturelle et la fonction écologique du loup. Une dynamique naturelle intacte est également importante pour la forêt protectrice : les prédateurs peuvent influencer l'utilisation de l'espace et le comportement des ongulés et ainsi contrer localement un abroutissement excessif.
De plus, les loups ne se reproduisent pas indéfiniment en un même lieu. Les jeunes animaux se dispersent, colonisent des habitats libres et appropriés et relient les populations par-delà les frontières cantonales et nationales, à l'échelle du continent.
Communiqué original de l'UCP
Segnalazione di giovani lupi – Afin de faciliter les demandes de régulation proactive des meutes de loups au Tessin, l’UCP invite à signaler toute observation de jeunes loups de l’année. Les signalements, indiquant la date et le lieu de l’observation et accompagnés si possible de photographies ou de vidéos, peuvent être transmis à:
4 septembre 2026 – Actualités, Dipartimento del territorio
04.09.2026
Ve 14:51
Le loup comme bouc émissaire: les chiffres officiels révèlent qui échoue réellement
Les chiffres officiels de l’UCP Bellinzone («Lupo – Predazioni 2026», état au 3 septembre) le montrent sans ménagement: sur 108 animaux de rente tués par des loups cette année, 4 seulement étaient protégés de manière adéquate, soit même pas 4 pour cent. Dans 96 pour cent des cas de prédation, les détenteurs d’animaux n’avaient tout simplement pas rempli leur obligation légale de protection. Et pourtant, c’est le loup que l’on régule, que l’on chasse et que l’on autorise à abattre, tandis que les véritables responsables restent impunis. Comme Wild beim Wild l’a déjà documenté dans le cas de Paudo et dans l’analyse de la pratique d’exécution de l’Office vétérinaire, il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais d’un système: depuis des années, le Tessin tolère des troupeaux non protégés dans des zones à loups connues, ne sanctionne pas les infractions et fait ensuite payer aux prédateurs ses propres défaillances de contrôle.
04.09.2026
Ve 11:25
Tableau record pour le cerf: même les chasseurs de loisir organisés doutent de la justification officielle
Le canton a massivement durci la chasse au cerf élaphe ces dernières années: 2’163 animaux durant la haute chasse 2025, contre 1’787 en 2022. Révélateur: en 2021 déjà, la fédération cantonale des chasseurs FCTI contredisait l’hypothèse officielle d’une population croissante et mettait en garde contre une «lutte sans merci» contre le cerf. Pour le chamois, le schéma est inversé: le contingent maximal de 800 animaux n’a jamais été atteint depuis 2022 et, dans la région Gambarogno-Tamaro-Lema, la population s’est même effondrée au point que la chasse a dû y être suspendue durant trois ans. Les chiffres de tir ne disent donc pas grand-chose sur le fait que la mise à mort soit écologiquement justifiée: ils reflètent avant tout la politique d’autorisation du canton lui-même. Après la haute chasse 2025, le Tessin a en outre enregistré plus de 140 auto-dénonciations et 19 retraits de patente pour des infractions graves, dont un cas de braconnage avec une arme munie d’un silencieux et une caméra thermique. Plus d’informations dans l’article détaillé.
04.09.2026
Ve 10:54
Ouverture de la saison avec une distance de sécurité de 50 mètres : l'augmentation promise depuis 2019 manque toujours à l'appel
Depuis le 5 septembre, environ 1’800 chasseurs de loisir parcourent à nouveau tout le canton durant la haute chasse, en deux phases jusqu'au 27 septembre. Un détail montre à quel point la protection de la population est mesurée de façon précaire : selon l'Office de la chasse et de la pêche, les chasseurs de loisir ne doivent respecter qu'une distance de 50 mètres par rapport aux habitations, aux campings et aux sentiers didactiques nature, soit la longueur d'un bassin de natation. Après de graves accidents de chasse survenus à l'automne 2019, au cours desquels un ramoneur portant un gilet de signalisation avait notamment été abattu, le canton avait annoncé une augmentation à 200 mètres. Elle n'a jamais été mise en œuvre : la règle des 50 mètres reste en vigueur aujourd'hui. Depuis juillet 2026, les silencieux sont en outre autorisés, ce qui rend les tirs à proximité des zones habitées plus discrets, mais pas plus sûrs. Dans la vallée de Blenio, où la haute chasse commence maintenant, l'affaire de Faido/Leontica continue par ailleurs de résonner : un chasseur de loisir y avait abattu son ex-épouse et fait sauter une maison, une preuve supplémentaire du schéma récurrent associant accès légal aux armes et violence dans le milieu de la chasse. Plus d'informations dans le article détaillé.
03.09.2026
Je 16:58
Le Tessin autorise le tir des meutes de Molare et du Lepontino, sans une seule attaque prouvée
Le 3 septembre, le Conseil d'État a ordonné, avec la bénédiction de l'OFEV, la mise à mort de jusqu'à deux tiers des jeunes nés en 2026 dans les meutes de Molare et du Lepontino, exécutée aussi par des chasseurs de loisir spécialement formés. Ni pour Molare ni pour le Lepontino le canton ne cite une seule attaque attribuée à la meute concernée comme motif : la justification cantonale reste délibérément générale. Selon l'ordonnance sur la chasse révisée, la simple preuve de la présence de deux louveteaux ou plus nés dans l'année suffit déjà, soit une mise à mort par anticipation, sans aucune preuve d'un comportement problématique individuel. Les décisions visent expressément les « giovani lupi » et enjoignent même aux chasseurs de loisir de ne pas tirer lorsque les animaux sont de taille à peu près équivalente, afin de ne pas atteindre un adulte reproducteur. Ce n'est donc pas une meute ayant causé des dommages prouvés qui est punie, mais le simple fait qu'elle se soit reproduite. Plus d'informations dans le article détaillé.
Contexte
- Dossier : Combien d'accidents de chasse se produisent en Suisse ?
- Dossier : Braconnage et criminalité liée à la chasse en Suisse
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