23 avril 2026, 07h32

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Autorégulation des populations sauvages : preuves scientifiques issues de Genève, du Parc national et de comparaisons internationales

L'autorégulation n'est pas une théorie : 50 ans à Genève et 110 ans de Parc national démontrent que les animaux sauvages se stabilisent sans chasse de loisir.

La question de savoir si les populations sauvages peuvent s'autoréguler sans chasse de loisir est centrale pour la légitimation de la pratique cynégétique suisse, et fortement chargée politiquement.

Le lobby des chasseurs de loisir soutient qu'en l'absence de tirs, l'équilibre écologique s'effondrerait. La position opposée, étayée par des observations à long terme dans le canton de Genève, au Parc national suisse et par des recherches internationales, est tout autre : les populations sauvages se régulent principalement par la disponibilité alimentaire, les prédateurs et la capacité des habitats, et non par des contingents d'abattage. Ce dossier rassemble les preuves scientifiques et expose honnêtement les points sur lesquels les chercheurs sont réellement en désaccord.

Ce qui vous attend ici

  • Canton de Genève depuis 1974 : 50 ans d'expérience à long terme dans un canton densément peuplé, avec une biodiversité intacte et des populations stables d'ongulés.
  • Parc national suisse depuis 1914 : 110 ans d'interdiction de chasse, une diversité des espèces scientifiquement documentée et un traitement approfondi du problème du cerf dans les années 1980.
  • Reproduction compensatoire : pourquoi la chasse de loisir engendre les populations mêmes qu'elle prétend réguler. Preuves issues du sanglier, du cerf élaphe, de l'ours, du puma et du chacal.
  • Points de désaccord entre chercheurs : abroutissement, prédateurs en remplacement de la chasse et transposabilité du modèle genevois.
  • Résultats de comparaisons internationales : du Luxembourg à Yellowstone en passant par le Parc national de Słowiński en Pologne.
  • Ce qui doit s'ensuivre sur le plan politique : revendications concrètes à l'adresse de la Confédération, des cantons et de la recherche.
  • Argumentaire : réponses aux six objections les plus fréquentes contre la thèse de l'autorégulation.
  • Liens rapides : vers des dossiers connexes et des synthèses d'études.

Canton de Genève depuis 1974 : la plus longue expérience de terrain en Europe

Le canton de Genève constitue l'expérience à long terme unique au monde d'une interdiction de chasse dans un espace densément peuplé et à usage économique intensif. Le 19 mai 1974, environ deux tiers de la population genevoise a voté en faveur de l'abolition de la chasse milicienne. Depuis lors, douze gardes-faune cantonaux de la « Police de la nature » assurent toutes les interventions nécessaires en matière de faune sauvage.

Ce que les données révèlent après plus de cinquante ans est impressionnant. Une étude cantonale longitudinale documente une forte augmentation de la biodiversité depuis 1974. Genève est aujourd'hui considérée, malgré une forte densité de population, la viticulture et un aéroport international, comme l'un des cantons les plus riches en biodiversité de Suisse. Le lac Léman et le Rhône sont devenus des réserves d'oiseaux aquatiques d'importance internationale. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants a augmenté de façon spectaculaire après l'interdiction de la chasse, sans tendance comparable dans les cantons voisins. La densité de lièvres des champs s'élève à 17,7 individus par 100 hectares, bien au-dessus de la moyenne suisse. Les populations d'ongulés sont également stables : environ 100 cerfs élaphe et 330 chevreuils. Les chevreuils, les cerfs et les sangliers, qui en 1974 étaient considérés comme presque disparus, se sont rétablis.

L'acceptation publique est écrasante. En 2004, près de 90 pourcent de la population genevoise s'est prononcée contre la réintroduction de la chasse de loisir. En 2009, le parlement cantonal a rejeté une motion en ce sens par 71 voix contre 5.

Les limites du modèle genevois

Même les chercheurs les plus critiques doivent le reconnaître : le modèle genevois n'est pas un modèle sans aucune régulation. Lorsque les populations de gibier ont augmenté, d'importants dégâts forestiers causés par les ongulés ont été documentés, obligeant à l'élaboration d'un concept forêt-gibier conformément aux instructions d'exécution de l'OFEV. En guise de contre-mesures, les clôtures de protection ont été renforcées et des tirs ciblés de chevreuils ont été effectués, sous la responsabilité de gardes-faune professionnels.

La revue spécialisée dans la chasse «Tierwelt» note que «si bien que même ce petit canton ne peut se passer de la chasse», et rapporte que la population de lièvres des champs a dû être maîtrisée. En 2007, environ 60 animaux ont été transférés en Valais et en France. De plus, la croissance des populations de gibier a accru le risque d'accidents impliquant des animaux sauvages. Entre 50 et 100 de ces incidents sont signalés chaque année.

La mise en contexte critique est essentielle : le modèle genevois réfute l'affirmation selon laquelle les systèmes sans chasse conduiraient à l'effondrement. Il démontre en même temps que des interventions professionnelles restent nécessaires, mais qu'elles doivent être assurées par des gardes-faune formés et non par des chasseurs amateurs armés. L'inspecteur de la faune Gottlieb Dandliker affirme clairement que le chevreuil ne menace pas la forêt et que dans les forêts de chênes prédominantes, peu de dégâts sont à déplorer.

En savoir plus : Genève et l'interdiction de la chasse et Études sur l'impact de la chasse sur les animaux sauvages

Le Parc national suisse depuis 1914 : la plus ancienne expérience

Depuis sa fondation en 1914, le Parc national suisse est protégé par la loi en tant que réserve soustraite à toute intervention humaine, y compris la chasse. Il constitue ainsi la zone sans chasse la plus ancienne et la plus stricte de Suisse.

En 1914, les botanistes estimaient que les anciens alpages allaient rapidement se boiser. Les résultats de la recherche démontrent le contraire. La diversité des espèces est passée d'une moyenne de 17 espèces par mètre carré en 1921 à 42 espèces par mètre carré en 2011. Par leur pâturage, les biches maintiennent les pelouses rases et favorisent ainsi la biodiversité. Des études récentes attestent que la régénération des jeunes arbres est moins influencée par le broutage qu'elle ne dépend des conditions stationnelles et climatiques. À la densité actuelle de cerfs, le renouvellement forestier n'est nullement compromis. Une étude publiée en 2025 dans «Ecology and Evolution» a en outre montré comment les cerfs élaphes adaptent de manière contrastée leur choix d'habitat à l'intérieur et à l'extérieur du parc national, témoignant d'adaptations comportementales complexes dans un espace sans chasse.

Le «problème du cerf» dans les années 1980 : crise réelle ou instrumentalisation politique ?

C'est ici que réside la plus grande controverse scientifique. Après la fondation du parc national, les populations de cerfs élaphes ont évolué de manière exponentielle. Dans les années 1980, des pics d'environ 3 000 individus ont été atteints. Les causes étaient multiples : le parc national est totalement dépourvu de prédateurs naturels, en particulier le loup. Hors du parc national, la chasse était jusqu'aux années 1970 principalement orientée vers les cerfs mâles, autrement dit la chasse au trophée, et ne parvenait pas à freiner l'évolution des effectifs. Le nourrissage hivernal pratiqué hors du parc a en outre engendré des dégâts forestiers supplémentaires et des mortalités hivernales.

Les effectifs élevés ont entraîné des mortalités hivernales massives et répétées, des atteintes au renouvellement forestier et des pertes de rendements agricoles. Cela a suscité des controverses politiques entre les années 1950 et 1990, qui ont ébranlé jusqu'aux fondements mêmes du parc national. Le jugement de la recherche sur le parc national est toutefois nuancé. Les craintes d'une catastrophe écologique se seraient révélées infondées au regard des connaissances actuelles. Une régulation cynégétique de la population de cerfs élaphe aurait néanmoins été indiquée. La solution retenue fut une chasse en deux étapes à l'extérieur de la zone protégée — la haute chasse en septembre et la chasse spéciale en fin d'automne —, sans enfreindre l'interdiction de chasse en vigueur dans le parc national.

Concurrence interspécifique : pas seulement de l'idylle

Des résultats de recherche issus de la Val Trupchun montrent qu'en cas de forte densité de cerfs élaphes, les chamois se replient de plus en plus vers des éboulis moins riches en nourriture. La croissance des cornes des cabris chamois est corrélée négativement avec la densité de cerfs élaphes. Un effectif de cerfs plus élevé influe également de manière négative sur le taux de croissance des populations de bouquetins. Une étude polonaise réalisée dans le parc national de Slowinski, sans chasse, révèle un schéma comparable : de fortes densités de cerfs élaphes y ont significativement évincé la population de chevreuils par compétition pour les ressources. L'autorégulation ne rime donc pas automatiquement avec harmonie pour toutes les espèces simultanément. Elle peut favoriser des espèces dominantes qui en supplantent d'autres.

Pour en savoir plus : Le chamois en Suisse et Le cerf élaphe en Suisse

Reproduction compensatoire : le principal contre-argument scientifique

Un principe biologique fondamental vient étayer la position des critiques de la chasse : la reproduction compensatoire. Les populations de faune sauvage réagissent aux pertes dues à la chasse par une augmentation des taux de natalité, une maturité sexuelle précoce et des portées plus nombreuses.

Les preuves sont internationales et touchent plusieurs espèces. Une étude longitudinale française sur 22 ans a démontré que la pression de chasse augmente significativement le taux de reproduction des sangliers. En temps normal, seule la laie dominante se reproduit. Si elle est abattue, toutes les femelles du groupe se reproduisent. En Suisse, les effectifs de cerfs élaphes ont augmenté depuis l'an 2000, passant d'environ 23'000 à plus de 40'000 individus en 2024, alors que les chiffres d'abattage ont pratiquement doublé durant la même période. La chasse de loisir cible de préférence les mâles — et donc les trophées — ce qui fait pencher le rapport des sexes en faveur des femelles fécondes.

Des études internationales apportent d'autres éléments. Des chercheurs suédois ont montré que les ourses raccourcissent la période d'élevage de leurs petits en réponse à la pression de chasse, afin de pouvoir se reproduire à nouveau plus rapidement. Une étude menée dans l'État de Washington a réfuté l'«hypothèse de la mortalité compensatoire» pour les pumas. Une chasse intensive était corrélée à une immigration accrue, à un taux de survie plus faible des jeunes et à une structure d'âge plus jeune, sans pour autant entraîner la stabilisation des populations attendue. Chez le chacal à dos noir, la chasse a engendré une structure d'âge plus jeune et une population en expansion plutôt que stable, en raison de la disparition du contrôle social exercé par les individus plus âgés.

Ces résultats soutiennent la thèse centrale de la critique de la chasse : la chasse de loisir produit précisément les effectifs qu'elle prétend prévenir.

Pour en savoir plus : Pourquoi la chasse de loisir échoue comme outil de régulation des populations et Mythes de la chasse : 12 affirmations examinées de manière critique

Les points sur lesquels les chercheurs sont réellement en désaccord

Les prédateurs naturels comme substitut à la chasse de loisir ?

Les chercheurs de la WSL Andrea Kupferschmid et Kurt Bollmann montrent que les loups modifient significativement le comportement spatial des ongulés et réduisent localement les dégâts d'abroutissement. Cet effet ne vaut toutefois que dans certaines conditions, et le tableau est plus nuancé qu'une simple relation de causalité. Dans la région de la Calanda, où s'est formée la première meute de loups de Suisse, les dégâts d'abroutissement sur le sapin, l'érable et le sorbier des oiseleurs ont nettement diminué au cœur du territoire. L'influence du lynx sur l'abroutissement par le chevreuil est également attestée, notamment par des travaux menés à la BOKU de Vienne dans le canton de Saint-Gall.

Dans le même temps, des associations forestières comme la Société forestière suisse se positionnent clairement : «Les grands prédateurs comme le lynx et le loup ne peuvent pas résoudre le problème du rajeunissement», mais ils exercent une influence sur la répartition spatiale et le comportement des ongulés. Ces associations réclament donc une intensification de la chasse de loisir. Cela est remarquable, car les données du WSL montrent simultanément que les professionnels de la forêt évaluent l'influence du gibier comme faible ou négligeable sur environ 68 pourcent des surfaces forestières analysées.

Abroutissement : problème généralisé ou limité à certaines zones ?

Le rapport forestier 2025 de l'OFEV et du WSL confirme que des populations de gibier trop élevées dans certaines régions nuisent au rajeunissement naturel. Il identifie toutefois la chaleur, la sécheresse, les tempêtes et les organismes nuisibles comme des menaces plus importantes. Selon la chercheuse du WSL Kupferschmid, les professionnels de la forêt évaluent l'influence du gibier comme faible ou négligeable sur 68 pourcent des surfaces forestières. Seuls 5 pourcent sont considérés comme sylviculturalement inacceptables. La question de l'abroutissement ne se prête pas à des réponses simples par oui ou par non.

Transposabilité du modèle genevois

L'argument le plus fréquemment avancé par le lobby de la chasse est que Genève est trop petite et trop urbaine, et que le modèle n'est pas transposable. La contre-argumentation est solide sur le fond. Genève est densément peuplée, dispose d'une viticulture intensive, d'un aéroport international et d'un trafic frontalier direct avec des zones de chasse intensive en France et dans le canton de Vaud. Si une gestion professionnelle de la faune fonctionne dans ce contexte, il n'existe pas d'argument structurel contre la transposabilité à des cantons plus grands et moins densément peuplés. La question de la scalabilité est néanmoins un véritable sujet de recherche. Genève couvre 282 kilomètres carrés, les Grisons 7'105 kilomètres carrés. Douze gardes-faune cantonaux suffisent pour Genève. Combien en faudrait-il pour les Grisons ? Des modélisations fiables font défaut dans la littérature.

En savoir plus : Le conflit forêt-gibier en Suisse et Le loup en Suisse : faits, politique et limites de la chasse

Panorama des comparaisons internationales

  • Canton de Genève, depuis 1974 : La biodiversité augmente, les populations d'ongulés sont stables, le lièvre brun atteint son niveau le plus élevé en Suisse. Limite : des interventions professionnelles restent nécessaires.
  • Parc national suisse, depuis 1914 : La diversité des espèces a nettement augmenté, sans catastrophe écologique. Limite : le problème des cerfs dans les années 1980 a nécessité des mesures spéciales en dehors du parc.
  • Luxembourg, interdiction de la chasse au renard depuis 2015 : Aucune épidémie, aucune explosion des populations de renards. Réserve : série temporelle courte.
  • Yellowstone, réintroduction du loup : Changement de comportement chez le cerf élaphe, végétation en régénération. Réserve : cascades trophiques complexes, non directement transposables à l'Europe centrale.
  • Parc national de Słowiński en Pologne, sans chasse : Le cerf élaphe supplante le chevreuil par compétition pour les ressources. Illustre les effets secondaires en l'absence de prédateurs.

Pour en savoir plus : Le renard en Suisse et Chasse et biodiversité : la chasse protège-t-elle la nature ?

Ce qui devrait changer

  • Reconnaissance des données scientifiques : La Confédération et les cantons doivent, lors des révisions de la loi sur la chasse, prendre en compte les résultats empiriques issus de Genève, du parc national et de la recherche internationale comme base de décision. Les données scientifiques ne peuvent pas être supplantées par des intérêts lobbystes.
  • Financer indépendamment le suivi à long terme : Une étude à long terme financée de manière indépendante doit documenter en parallèle les populations de gibier à Genève, dans le parc national et dans des cantons comparables à chasse intensive, sur au moins vingt ans. C'est la seule façon de répondre empiriquement à la question de la transposabilité.
  • Cantons pilotes pour des zones sans chasse : Deux à quatre cantons suisses testent le modèle des gardes-faune sur des surfaces définies, avec un calcul des coûts transparent et un contrôle des résultats ouvert. Proposition modèle : Des gardes-faune plutôt que des chasseurs amateurs.
  • Publication des statistiques d'abattage : L'évolution des populations malgré la hausse des chiffres d'abattage — par exemple le cerf élaphe passant de 23 000 à plus de 40 000 individus en 24 ans — doit entrer dans le débat public. La reproduction compensatoire n'est pas un sujet marginal, mais un argument structurel contre le récit de la régulation.
  • Dialogue entre sylviculture et biologie de la faune sauvage : La question de l'abroutissement est aujourd'hui dominée par les associations forestières, qui s'accrochent en même temps à la chasse de loisir. Un groupe de travail commun réunissant la biologie de la faune sauvage, le WSL, les autorités cantonales et les organisations de protection des animaux doit développer des alternatives viables.

Argumentaire : objections à la thèse de l'autorégulation, et ce qui est exact

« Sans chasse, les populations explosent et la nature s'effondre. » Genève réfute cette affirmation depuis 50 ans, le Parc national suisse depuis 110 ans. Dans les deux systèmes, la biodiversité ne s'est pas effondrée, elle a augmenté. La thèse centrale du lobby des chasseurs amateurs est empiriquement réfutée.

« Le modèle genevois n'est pas transposable, car Genève est urbaine. » Genève possède un aéroport international, une viticulture intensive et un trafic transfrontalier direct avec des régions à forte activité cynégétique. Si une gestion de la faune sauvage y fonctionne, aucun argument structurel ne s'oppose à ce qu'elle fonctionne tout aussi bien dans des cantons moins densément peuplés. La question de la mise à l'échelle est un mandat de recherche, non une réfutation.

«La chasse de loisir est nécessaire pour réguler les populations.» La reproduction compensatoire démontre le contraire. Les populations de cerfs rouges en Suisse sont passées de 23'000 à plus de 40'000 individus, alors que les abattages ont pratiquement doublé. La chasse de loisir engendre les populations qu'elle prétend prévenir.

«Sans chasse, la forêt s'effondre sous l'effet du abroutissement.» Les données du WSL montrent que les professionnels forestiers évaluent l'impact de la faune sauvage comme faible ou négligeable sur 68 pourcent de la surface forestière. Seuls 5 pourcent sont jugés insupportables du point de vue sylvicole. Le rapport forestier 2025 cite la chaleur, la sécheresse et les tempêtes comme des facteurs de stress plus importants que l'abroutissement.

«Les prédateurs seuls ne peuvent pas réguler les populations.» C'est exact, et personne ne le prétend. La position critique envers la chasse est la suivante : des gardes-faune professionnels, complétés par des prédateurs naturels et une gestion judicieuse des habitats, sont suffisants. La chasse de loisir n'est pas une partie de la solution, mais une partie du problème.

«Le problème des cerfs dans les années 1980 montre que les zones sans chasse ne fonctionnent pas.» Le jugement de la recherche sur les parcs nationaux est lui-même nuancé : les craintes d'une catastrophe écologique se seraient avérées infondées au regard des connaissances actuelles. Une régulation cynégétique à l'extérieur du parc aurait certes été indiquée, mais l'interdiction de chasse dans le parc lui-même n'a jamais eu à être remise en cause.

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L'autorégulation n'est pas une théorie, mais une expérience de terrain de 50 ans à Genève et de 110 ans dans le Parc National Suisse. Les données le montrent : les populations de faune sauvage se stabilisent, la biodiversité augmente, l'écosystème ne s'effondre pas. La reproduction compensatoire démasque la chasse de loisir comme un instrument de régulation structurellement inefficace. La vraie question n'est pas de savoir si un équilibre est possible sans la chasse de loisir. La question est de savoir pourquoi la Suisse politique ignore cet équilibre depuis des décennies.

L'IG Wild beim Wild rassemble les preuves scientifiques, car un débat de société honnête sur la chasse de loisir doit commencer par des faits, non par des mythes. Ce dossier est mis à jour en continu lorsque de nouvelles études, données ou évolutions politiques l'exigent.

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