Ordonnance sur la chasse : davantage de protection réclamée pour le loup
La consultation sur l'ordonnance sur la chasse est en cours. Les organisations de protection des animaux et de la nature réclament un soutien accru pour la coexistence avec le loup.
Jusqu'à la mi-semaine prochaine, la consultation sur les adaptations de l'ordonnance sur la chasse.
Du point de vue des organisations de protection de la nature, les modifications proposées satisfont largement à trois exigences déterminantes : le respect de la volonté populaire exprimée par le non à la loi sur la chasse, la promotion de la coexistence du loup et des populations de montagne, ainsi que la préservation des populations régionales de loups.
Le pilier essentiel de la coexistence entre le loup et les populations de montagne est la protection des troupeaux. À cet égard, le projet du Conseil fédéral s'avère décevant : seul un demi-million de francs supplémentaire doit être alloué à la protection des troupeaux.
L'ordonnance doit combler les lacunes en matière de protection des troupeaux
Les contributions au gardiennage sont aujourd'hui bien trop faibles, en particulier pour les petits troupeaux d'ovins et de caprins. Lors d'interventions contre le loup, son rôle déterminant dans l'écosystème forestier doit être pris en compte. En particulier dans les forêts de montagne et les forêts protectrices, l'influence du loup sur les populations d'ongulés et son rôle dans l'amélioration du renouvellement naturel de la forêt doivent être davantage pris en considération.
Une révision législative rapide avec des améliorations pour la protection des animaux sauvages
Les organisations de protection de la nature demandent que la modification de l'ordonnance entre en vigueur au début de l'estivage. C'est pourquoi une révision de la loi sur la chasse et la protection doit intervenir rapidement, intégrant les préoccupations liées à la protection.
Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans le dossier Rôle et critique des chasseurs de loisir nous mettons en lumière la formation, le pouvoir et l'image de soi des chasseurs de loisir. Ce que dit la recherche à ce sujet est présenté dans La chasse sous l’angle des faits : l’état de la recherche.
La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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