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Loi sur la chasse

La France interdit les animaux sauvages dans les cirques

Le Parlement français approuve l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants. L'achat, la vente et l'élevage d'animaux sauvages sont interdits.

Rédaction Wild beim Wild — 22 novembre 2021

À l'avenir, la France ne devrait plus accueillir d'animaux sauvages dans les cirques.

Le Parlement de Paris a définitivement approuvé la loi correspondante par un vote au Sénat. La Suisse accuse encore un sérieux retard dans la protection des animaux sauvages.

L'achat, la vente et l'élevage seront interdits

L'achat, la vente et l'élevage d'animaux sauvages destinés à se produire dans des cirques itinérants seront interdits dès deux ans après la promulgation officielle de la loi. Les représentations elles-mêmes, ainsi que la détention et le transport, deviendront illégaux sept ans après la promulgation.

La loi française prévoit également qu'un délai de réflexion d'une semaine doit s'écouler avant l'achat d'un animal de compagnie. C'est ainsi que l'on entend lutter contre les achats impulsifs, qui constituent l'une des principales causes d'abandon d'animaux, a indiqué le Sénat. Des sanctions plus lourdes seront désormais applicables en cas d'abandon et de maltraitance d'animaux de compagnie.

La Suisse à la traîne

En Suisse, les numéros de cirque avec des animaux sauvages sont encore autorisés. Et ce, bien que notre pays dispose, à bien des égards, d'une loi sur la protection des animaux plus stricte que dans d'autres pays. Diverses organisations de protection des animaux ainsi que les partis PS et les Verts ont fait adopter en janvier de cette année une motion visant à interdire ces attractions au conseil municipal de Zurich.

Les efforts en faveur de la protection des animaux ont été particulièrement bloqués par les partis bourgeois. Le porte-parole de l'UDC a déclaré que cette initiative émanait de milieux radicaux de la protection des animaux. Le PLR estimait également que les conditions de détention dans le cirque ne posaient aucun problème. «Chaque cheval préférerait être au cirque Knie plutôt que de vivre dans la nature sauvage», a déclaré Elisabeth Schoch, elle-même cavalière.

Restrictions en Allemagne

En Allemagne, l'ordonnance sur la protection des animaux dans les cirques, proposée par la ministre fédérale Julia Klöckner, prévoyait que les cirques ne pourraient plus acquérir de nouvelles girafes, éléphants, rhinocéros, hippopotames, primates et grands ours. Cependant, le Bundesrat a rejeté le projet de loi fin juin 2021. Du point de vue des organisations de protection des animaux, il était de toute façon insuffisant, car les espèces animales mentionnées ne sont plus guère présentes dans les cirques. Les lions et les tigres, que l'on voit pourtant plus fréquemment dans les arènes, pourraient encore être détenus.

L'organisation PETA a également souligné qu'aucune disposition n'était prévue pour interdire la détention continue des animaux sauvages appartenant déjà aux cirques. Il n'existait pas non plus d'interdiction du dressage des animaux sauvages, qui «est toujours lié à la contrainte et à la violence». Environ 60 communes allemandes ont établi leurs propres interdictions concernant les animaux sauvages dans les cirques. Toutefois, les cirques peuvent contester ces décisions en justice et se produire quand même avec des chameaux ou des félins.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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