Monts Métallifères : deux loups braconnés, le suspect se serait vanté de ces tirs
Un homme de 44 ans aurait abattu puis caché la louve et le mâle dans la zone de l'enclos de gibier de Fláje, près de Most. Il encourt jusqu'à trois ans de prison.
Image d'illustration. Photo : Robin Strahl / Unsplash
« Chant du loup »
Dans la partie tchèque des monts Métallifères, la police affirme avoir élucidé la mise à mort de deux loups. Un homme de 44 ans aurait abattu une louve et un mâle dans la zone de l'enclos de gibier de Fláje, près de Most, puis caché les corps dans la forêt. La police le poursuit pour braconnage et manipulation illicite d'espèces protégées.
Ce que communique la police
Selon un communiqué de la police de la région d'Ústí nad Labem du 2 novembre, les deux loups ont été abattus délibérément puis dissimulés dans la végétation afin que personne ne les trouve. L'acte n'a été connu que des mois plus tard. Selon la police, les enquêteurs du service de la criminalité économique ont élucidé l'affaire grâce au travail d'enquête et à l'examen de restes découverts sur les lieux. L'analyse a confirmé qu'il s'agissait de loups. L'agence de presse dpa indique que les faits se sont déroulés entre janvier et avril, comme le rapporte la Volksstimme.
Selon la dpa, les enquêteurs ont aussi remonté la piste du suspect parce qu'il se serait vanté de ces tirs. Lors d'une perquisition, la police a saisi plusieurs armes à feu détenues légalement, avec leurs munitions. En cas de condamnation, l'homme de 44 ans encourt jusqu'à trois ans de prison. Jusqu'à un jugement définitif, la présomption d'innocence prévaut.
Strictement protégés, abattus malgré tout
En Tchéquie, le loup est considéré comme une espèce en danger critique. Selon la dpa, le pays compte actuellement entre 350 et 400 loups. Les informations publiées ne permettent pas de savoir si les deux loups tués appartenaient à la même meute ou s'ils s'étaient reproduits.
Analyse : armes légales saisies
La police a saisi chez le prévenu plusieurs armes à feu détenues légalement ainsi que des munitions. Les informations publiées ne permettent pas de savoir si l'arme du crime figurait parmi elles, ni si l'homme possédait un permis de chasse. Selon le rapport de la dpa, ce sont ses vantardises présumées qui ont mis les enquêteurs sur sa piste. La police cite en outre l'exploitation d'indices et l'examen des restes retrouvés comme des étapes importantes pour élucider l'affaire.
Wild beim Wild traite un autre cas dans l'article «Plainte pénale : un chasseur de loisir tue un loup». D'autres cas se trouvent dans la rubrique Criminalité & Chasse.
Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans le dossier Braconnage et criminalité liée à la chasse en Suisse nous documentons les cas, les questions juridiques et les schémas récurrents. Les preuves scientifiques se trouvent dans l'aperçu Études sur les effets de la chasse de loisir.
La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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