Un chasseur de loisir chasse pendant la période de protection
Un chasseur de loisir de la région de Saint-Gall a abattu un cerf pendant la période de protection. Il perd son permis de chasse et doit payer 8'000 francs.
Un tueur d'animaux sauvages de la région de Saint-Gall a abattu un cerf pendant la période de protection.
Il perd désormais son permis de chasse pour au moins un an – et beaucoup d'argent.
Tir délibéré pendant la période de protection
Les cerfs élaphe bénéficient à Saint-Gall d'une période de protection du 16.12 au 14.8. Le chasseur de loisir de 61 ans, originaire de la région de Linth, est pourtant parti à la chasse de loisir le 14.8.2020 et a abattu un cerf élaphe vers 21 heures, comme l'indique l'ordonnance pénale du parquet d'Uznach.Le chasseur de loisir a agi sciemment et volontairement – c'est-à-dire avec préméditation.
«Confondu avec un brocard»
Selon l'ordonnance pénale, l'homme a agi de manière ciblée. Il s'est approché discrètement de l'animal sauvage, a tiré un coup précis et s'est rendu sur les lieux de la prise. Lors de l'interrogatoire, il a déclaré avoir eu l'intention de récupérer le cerf abattu avec des complices partageant les mêmes idées. Cette façon de procéder, combinée à sa connaissance des périodes de chasse et de protection, prouve le caractère intentionnel de l'acte.Cependant, le chasseur de loisir a tenté, conformément à la nature de ce genre de personnes, d'excuser sa faute par un mensonge. Il aurait «mal identifié le cerf élaphe et l'aurait pris par erreur pour un brocard». Le procureur considère toutefois qu'il s'agit d'une affirmation de défense, qui ne change rien au caractère intentionnel du tir.
Il est absolument fondamental, en particulier chez les chasseurs et chasseuses de loisir, de regarder très attentivement. Nulle part ailleurs on ne manipule autant avec des contre-vérités, des histoires de chasseurs et des fake news. Violence et mensonges sont les deux faces d'une même pièce !

La gravité objective de l'acte commis par ce tueur d'animaux sauvages est «pas très grande». Car le cerf élaphe a certes été abattu sans autorisation, mais selon toutes les règles de la chasse de loisir. «Mais», poursuit l'ordonnance pénale, «la gravité subjective de l'acte est considérablement plus élevée.» Car l'accusé aurait eu suffisamment de possibilités de chasser au moment des faits. «Il n'aurait eu aucunement besoin de chasser pendant la période de protection.» En sa faveur, le fait qu'il n'ait pas de casier judiciaire, écrit le Zürichsee-Zeitung.
Mieux vaut acheter un cerf
Il se voit retirer son permis de chasse pour une durée d'un an. De plus, une amende de 6'600 francs lui est infligée, avec sursis pendant trois ans.
Le chasseur de loisir devra tout de même payer, et pas des moindres. Pour amendes, frais et dépenses particulières, près de 5'600 francs lui seront facturés. S'il avait acheté un cerf, il s'en serait tiré bien moins cher. Un cerf mâle coûte entre huit et dix francs le kilo. Ces animaux pèsent environ entre 80 et 130 kilogrammes. Selon le poids, le cerf lui aurait donc coûté environ 1'000 francs.
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La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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